La France est la meilleure élève de l'UE pour ses émissions de CO2, grâce au nucléaire : elle émet annuellement 5 Mt (millions de tonnes) par habitant en CO2, contre 6,9 en moyenne pour l'UE et 8,1 pour la Chine, 16,1 pour les USA (source AIE 2020).
Il n'est donc pas inutile de rappeler quelques fondamentaux.
Au global, la France a émis 396 Mt (millions de tonnes ) de CO2 en 2020, contre 605 pour l'Allemagne, 1027 pour le Japon, 4 450 pour la Russie et ..... 9 900 pour la Chine !!!!
Au plan de l'efficacité, seules des actions menées au niveau de la planète entière sont susceptibles d'avoir une réelle incidence sur le climat, à supposer que le dérèglement soit lié aux émissions de CO2, ce qui n'est pour l'instant nullement démontré scientifiquement. Ce n’est pas depuis Paris que l’on diminuera le taux de CO2 de la planète.
Il y a à ce jour 3 200 Mdt (milliards de tonnes) de CO2 au-dessus de nos têtes, accumulées depuis le début de l'humanité. Les émissions annuelles de CO2 sont à ce jour d'environ 16 Mdt, soit 0,5 % du total. Quoique l'on fasse sur terre, nous n'avons aucun moyen de diminuer le stock de CO2 accumulé (3 200 Mdt), on ne peut agir que sur le flux additionnel. Mais on comprend fort bien que quels que soient les efforts faits pour diminuer le flux, le stock ne bougera pas, il augmentera au fil du temps. Et c'est le stock qui influe sur le climat, non le flux. La régulation du flux et même son annulation si c'était possible n'aurait aucune incidence sur le climat, tant que le stock restera ce qu'il est.
Les émissions annuelles de CO2 sont essentiellement générées par quelques grands pays qui se foutent du réchauffement et ne font aucun effort, on l'a vu lors de la dernière COP 26 à Glasgow. Ces pays sont la Chine (50 à 60 % des émissions), les USA (25 à 30 %), l'Inde et les pays africains. Le Président chinois Li rit au nez des climatologues mondiaux.
Pour de très nombreuses années encore, le CO2 sera essentiellement émis par les énergies primaires d'origine fossile à 80 %, tout simplement parce que les pays gros consommateurs n'ont pas de centrales nucléaires (sauf la Chine) et que le renouvelable n'est pas assez puissant et surtout est une énergie intermittente et non stockable (la capacité des éoliennes est utilisée à 25 % environ). L'industrie et le domestique ont des besoins énergétiques permanents, ce que ne peuvent pas fournir les énergies renouvelables, qui ne sont pas pilotables. Seules les énergies nucléaire, pétrolière et gazière sont pilotables (pour faire simple, la réalité est bcp plus compliquée).
Ainsi, nos écolos verts et les fieux (les zozos de la FI) qui nous vendent l'idée du remplacement total à terme des énergies fossiles par les renouvelables racontent une énorme connerie, parce qu'il faudra toujours du fossile en substitution des énergies renouvelables, ponctuellement à l’arrêt (pas de vent ou trop de vent- ce qui nécessite l'arrêt- pour les éoliennes, pas de soleil pour les photovoltaïques).
Sur la production mondiale d'énergie, les réserves prouvées de pétrole sont aujourd'hui estimées à 50 années de production, les réserves probables sont au double de ce chiffre et chaque année apporte son lot de découvertes. Ainsi, à échéance du siècle à venir, on ne devrait pas manquer de pétrole. Les données gazières sont comparables (55 ans prouvées à ce jour, en constante augmentation). Pour rire un peu, en 1980 on nous racontait que le "pic pétrolier" était prévu pour 2000, 2010 au grand maximum. On peut imaginer que les producteurs d'huile noire n'étaient pas neutres dans ces annonces bidon qui ont servi à maintenir pour eux des prix élevés.
Or, depuis que l'homme exploite le pétrole, il est prouvé que le développement économique des zones économiques, des pays, ou des continents qui l'utilisent est lié à cette exploitation. La corrélation de ces deux phénomènes a été démontrée avec brio par Jean-Marc Jancovici, polytechnicien et spécialiste énergéticien reconnu.
L'Occident développé a bien sûr utilisé, directement ou indirectement, la manne pétrolière pour développer son économie, soit directement pour les pays producteurs, soit indirectement pour les pays consommateurs.
Les pays sous-développés ou en voie de développement ont bien l'intention, quoiqu'en disent les pays riches qui se veulent écologistes, d'amorcer ou de continuer leur développement par le biais du couple productiviste pétrole/développement et se moquent complètement des fantasmes écologistes des pays riches. L'écologie est une mode -qui passera- pour pays riches, non pour pays pauvres. Pire, vouloir réduire les émissions de CO2 ne pourrait se faire que par la contrainte forcée (et comment ?) à l'égard des pays pauvres en leur interdisant l'accès aux ressources naturelles fossiles, ce qui les mènerait à la famine et la mort. En Afrique et en Asie pauvres, l'électricité sauve des vies et permet à des populations ultra-défavorisées de sortir de la famine. Or, dans ces pays, l'électricité est toujours d'origine fossile. La Chine, l'Inde, le Pakistan, les pays africains ouvrent des mines à charbon à grande échelle, parce que c'est le moyen le plus facile et le moins cher pour fabriquer de l'électricité. Plus de 2 milliards d'êtres humains dépendront et pour longtemps encore de l'électricité fabriquée à partir d'énergies fossiles et ce sera vital pour eux. Rien ni personne ne pourra les empêcher de produire et de polluer à grande échelle la planète, l'électricité produite à partir du charbon et, à un degré moindre, du gaz, étant catastrophique en termes d'émission de CO2.
En conclusion et compte tenu de ce qui a été dit plus haut, les émissions de CO2 sur notre planète ne baisseront pas, quoiqu'on en dise, parce que les facteurs de hausse sont puissants et pérennes. Et l'on a bien vu, chiffres à l'appui, que l'action de l'humanité sur la masse de CO2 est dérisoire, puisque l'on n'accroît chaque année la quantité de CO2 dans l'atmosphère que de 0,5 % !!! Ajoutons que techniquement, il existe un délai de latence de 20 ans entre les émissions de CO2 et leur incidence éventuelle sur le climat. Ainsi, à ce jour, nous connaissons un climat qui est impacté de la quantité de CO2 présente dans l'atmosphère en l'an 2000.
Lorsque l'on écoute les discours écologistes que prononcent nos khmers verts, émaillés d'imprécations diverses, de catastrophisme, de la fameuse "urgence écologique", on voit bien qu'adossés aux arguments techniques et aux chiffres disponibles, ces gens-là nous prennent pour des buses ou même ignorent ces réalités. Quelques érudits et spécialistes énergétiques convaincus de l'inverse prêchent leurs idées dans le désert médiatique du moment, pour cause de mode écologique.