marcopolo

Exactement. Hitler = opposé aux élites (soit disant) => s'opposer aux élites = Hitler.
Variante: le peuple a voté Hitler => le peuple = Hitler.

Voilà le message, et ça marche encore.
Mais de moins en moins: le totalitarisme pour fonctionner doit être .. total. Le but c'est de faire passer l'unanimité pour un consensus et que les gens se disent qu'ils ne peuvent pas avoir raison contre tous le monde et n'osent même plus penser ce qu'ils pensent.
Mais la moindre voix discordante fout en l'air ce bel édifice, les gens réalisent qu'ils ne sont pas seuls. Les voix discordantes maintenant on les a avec CNews et dans une moindre mesure Le Figaro, Valeurs Actuelles et Causeur.
C'est pas grand chose mais c'est dévastateur et ça les rend dingue.

Nous vivons dans un pays où les élus sont devenus d’une médiocrité crasse, sans plus aucune vision politique au long cours pour la nation dont ils ont la charge.

Et les électeurs s’illusionnent encore de la notion de démocratie qui se résume, aujourd’hui, au suffrage universel dans un scrutin privilégiant des intérêts particuliers et des promesses partisanes.

Cette opinion tient toujours parce que ce vote de soutien est finalement accompagné par celui d'opposants faisant barrage, dans un réflexe de sauvegarde dite républicaine, à une calamité idéologique prétendue telle, dans l’exercice d’une présidentielle qui ne peut et ne doit mériter cette fatalité-là, au regard d'une servitude volontaire supposée citoyenne dont la population fait encore contre mauvaise fortune bon coeur, au contact de dirigeants qui gouvernent seulement pour eux-même et leur caste...Ce guetto du Gotha...

La France est définie comme une démocratie imparfaite en recul...

Hyper-présidentialisation et verticalité rigide de l'exécutif, instrumentalisation et diabolisation, voire censure insidieuse du discours contradictoire politico-culturel, magistère affiché et totalitaire de dogmes réfractaires à la libre expression ( wokisme et doxa médiatique ), porosité tendancieuse et compromissions politiciennes entre partis, injonctions et propagande mensongère portant sur la gestion de crise ( sanitaire, énergétique, retraites... ), soumission assumée aux groupes de pression internationaux (gouvernements et complexes industriels étrangers ), incurie en matière régalienne ( sécuritaire ) et immigrationniste (non contrôlé ), mesures et réformes sociales non concertées ( referendum ? ) ...Etant entendu que la dernière consultation directe a été bafouée dans les grandes largeurs.

D’où la participation citoyenne en baisse ( abstentionnisme en hausse ) et le différend civique sous-tendant le hiatus entre légalité et légitimité d’un régime...

La démocratie serait-elle cette chienlit, et cette pétaudière dont un peuple résigné jusqu’alors, a toléré le dysfonctionnement et la capacité de ses dirigeants à précipiter un pays dans l’anomie politique, l’autoritarisme méprisant dans leurs approximations et leurs errances ?
Et cette population aux colères rentrées est-elle encore en mesure d’en accepter le même augure, quant à un avenir sans futur, sinon à s’entendre répéter qu’un bon peuple se doit d’être résilient face à l’adversité...

    brisdeglace Et les électeurs s’illusionnent encore de la notion de démocratie qui se résume, aujourd’hui, au suffrage universel dans un scrutin privilégiant des intérêts particuliers et des promesses partisanes.

    Cette opinion tient toujours parce que

    Je puis me tromper mais,
    Il me semble que l'on parle bien plus de "democratie" que quelques décennies en avant ?

    Ne parlaient pas t-on alors plus de République ?
    Telle modification ne serait-elle pas le résultat tant de l'influence culturelle de notre suzerain américain que de la dissolution de la république dans le projet unioniste de l'Europe ?

    Qu'en disent les vieux ?

      Neodadais
      Le "république" à toutes les sauces, surtout quand c'est anti-républicain, c'est pas ça qui nous manque.
      Qu'on ose dire que la nationalisme, la citoyenneté ou la défense de notre territoire est anti républicain démontre une sacré dérive de ce qui est pour eux républicain chez les gauchistes.
      Le bourrage de crane fait le reste.

      Neodadais Je puis me tromper mais,

      Je tente de répondre.

      Je ne crois pas.
      Enfin, tout dépend de ton nombre de décennies.

      En 1986, Le Pen faisait un gros score aux législatives (15 ou 16%) déjà, on évoquait une menace pour la démocratie.

      A cette époque, le FN faisait figure de proue, pour tous les petits extremistes d'Europe.
      Le MSI (Italia) était naissant, Jorg Heider inconnu.
      Le passé nazi de Kurt Waldheim à peine dénoncé. l'Homo Pym Fortuyn encore trop jeune, et l'allemagne avait mis au silence tous ses petits nazillons qui se sont surtout reveillés à Roscoff, mais vers la chute du Mur, 1989
      Par la suite, le terme démocratie a été sorti un peu en toute circonstance "la démocratie est fragile, méfions nous des nationalistes"

      Maintenant, dans les années De Gaulle, je ne sais pas si le terme était ressorti sans arrêt. Je crois que Mitterrand traitait le général de dictateur.

      Alors, est ce qu'on ressort plus le mot "démocratie" qu'avant?
      Je ne sais pas.

      En tout cas on parle moins d'anarchie qu'avant, sauf depuis toi.

        Nymo En tout cas on parle moins d'anarchie qu'avant, sauf depuis toi.

        Allons. Pour quoi compte le petit microcosme d'un petit espace web ?

        Nymo Je tente de répondre.

        Je ne crois pas.
        (...)
        Alors, est ce qu'on ressort plus le mot "démocratie" qu'avant?
        Je ne sais pas.

        Normand va !

        Neodadais Je puis me tromper mais,
        Il me semble que l'on parle bien plus de "democratie" que quelques décennies en avant ?

        Ne parlaient pas t-on alors plus de République ?
        Telle modification ne serait-elle pas le résultat tant de l'influence culturelle de notre suzerain américain que de la dissolution de la république dans le projet unioniste de l'Europe ?

        Qu'en disent les vieux ?

        Effectivement, il n’y a pas plus républicain que le vote, puisque ce suffrage est fait pour légitimer les représentants que les citoyens élisent.
        Cependant, dès lors que le pouvoir ainsi missionné pour être au service du peuple, exerce sa suprêmatie en confisquant la souveraineté de ce dernier, il met en péril la démocratie...Et pourtant celle-ci est censée appartenir à la communauté nationale, de facto, par le biais de politiques mandatés pour en respecter la sacro-sainte règle...

        La république n’étant qu’un moyen tandis que la démocratie, elle, est une fin en soi...
        La première n’est devenue qu’un vocable galvaudé dont les politiciens bon chic bon genre abusent pour discréditer à partir d'un code moral faussement honorable, une opposition qui bénéficie d’un électorat important en dépit de sa diabolisation à l’approche de scrutins nationaux, alors que la seconde demeure un enjeu de société, voire de civilisation, susceptible d’être empêchée dans son développement et son organisation par le fait-même d’une action politique du clivage en tous genres.

        La démocratie française, puisqu’il faut l’appeler ainsi, n’a plus d’âme.
        Les grands personnages qui présidaient à sa destinée ne sont plus. Ils ne sont plus une institution qui arbitre le bien commun, ils sont devenus les étiquettes de l’arrivisme politicard dont l’opportunisme fait le mauvais communicant rompu à tous les reniements, pourvu que le pouvoir n'échappe pas à sa volonté de toute puissance, quitte à faire temporairement dans le populisme mondain, de fraîche date...

        • [supprimé]

        Neodadais -Le peuple gouverne.
        -La gouvernance n'a d'autre intérêt que celui du peuple.

        Non, désolé, il délègue le pouvoir par les élections, qui sont la base de l'expression démocratique. Le problème étant qu'une fois élus, les hommes au pouvoir se désintéressent du peuple, ou du moins font en sorte de ne pas en trop subir la gouvernance.

        Ils recommencent à écouter le peule à l'approche des élections... Pas tous, mais une majorité, du maire au président de la République.

          [supprimé]
          Démocratie = demos kratos, le pouvoir du peuple, pas le pouvoir des élections.

          Vous êtes libre de considérer que la république électorale est démocratique, mais en aucun cas définir la démocratie par l'élection.

            france2100 Ce qui peut inquiéter dans la démocratie, c'est le kratos, le pouvoir absolu

            Et aussi le demos, bien entendu.

            Il faut dire beaucoup de mal de la démocratie.

            • [supprimé]

            • Modifié

            france2100 C'est pourtant comme cela que fonctionnent toutes les démocraties, par l'élection, aussi imparfaites soient-elles.

            Transposer les systèmes de gouvernance de l'antiquité et les appliquer à notre époque est juste improbable : combien faudrait-il tirer au sort de citoyens français pour faire fonctionner un pays comme le nôtre ?

              [supprimé] C'est pourtant comme cela que fonctionnent toutes les démocraties, par l'élection, aussi imparfaites soient-elles.

              Transposer les systèmes de gouvernance de l'antiquité et les appliquer à notre époque est juste improbable : combien faudrait-il tirer au sort de citoyens français

              Bah non. Ce ne sont pas des démocraties...

              "Le grand avantage des représentants, c'est qu'ils sont capables de discuter des affaires. Le peuple n'y est point du tout propre : ce qui forme un des grands inconvénients de la démocratique"
              Montesquieu

              "Il y a une aristocratie naturelle, fondée sur le talent et la vertu, qui semble destinée au gouvernement des sociétés, et de toutes les formes politiques, la meilleure est celle qui pourvoit le plus efficacement à la pureté du triage de ces aristocrates naturels et à leur introduction au gouvernement"
              Jefferson

              "Dans la démocratie, les citoyens font eux-mêmes les lois, et nomment directement leurs officiers publics. Dans notre plan, les citoyens font, plus ou moins immédiatement, le choix de leurs députés à l’Assemblée législative ; la législation cesse donc d’être démocratique, et devient représentative"
              Sieyes

              "Dans ces sociétés [occidentale contemporaines] tout philosophe politique des temps classiques aurait reconnu des régimes d'oligarchie libérale : oligarchie, car une couche définie domine la société ; libérale, car cette couche laisse aux citoyens un certain nombre de libertés négatives ou défensives."
              Castoriadis

                La démocratie c'est pas idéal.
                Exemple les assemblées de copropriété:
                Rien de plus démocratique n'est ce pas ?
                Sauf que c'est ceux qui ont du temps à perdre qui s'en occupent, résultat c'est tenu par les cons et les procéduriers et les enfants n'ont même plus le droit de jouer dans la cour.
                Non ce qu'il faut c'est que la majorité décide mais dans un cadre restreint qui fait que les droits fondamentaux ne soient pas atteints même si on ne s'en occupe pas.
                Allons bon je viens d'inventer la République :-)

                  filochard Vous venez d'inventer les Droits de l'homme, censés être universels et imprescriptibles. Le monde entier les a adoptés. Ce sont les miens.

                  Vous invoquez les "droits fondamentaux", pourquoi pas si ce sont les mêmes.

                  Le problème vient des "droits" supplémentaires que chacun voudrait ajouter à ces Droits universels, par des décisions "démocratiques" ou non, là n'est pas la question.
                  Et que je te rajoute des droits de s'exprimer, des droits de voter, des droits du travailleur, des droits de la femme, des droits de la planète, des droits des migrants, des droits à avoir des enfants, des droits à mourir dans la dignité, des droits des gens qui veulent des nouveaux droits car c'est leur droit...
                  Et que je rajoute tout ça dans la Constitution pour bien en affirmer le caractère "fondamental".

                  Tous ces droits traduisent l'oppression opérée par un législateur incontrôlable et compulsif qui perd de vue les Droits de l'Homme et l'impératif de Liberté.

                  Tout droit nouveau octroyé est une défaite de la Liberté.

                    • [supprimé]

                    • Modifié

                    Neodadais Bah non. Ce ne sont pas des démocraties...

                    Ben si ! Elles sont devenues des démocraties représentatives. Et aujourd’hui, à part revenir à la monarchie, à l'anarchie ou à la dictature, je ne vois pas de modèle de gouvernance autre. D'autant que quel que soit le système le Français trouverait toujours moyen de se plaindre et râler...

                    Bref, on se fait tous mal au crâne pour pas grand chose car chaque fois que les Hommes en ont eu marre de leur classe dirigeante, ça a terminé en révolution, et pas toujours pour constater de l'amélioration, un système de gouvernance chassant l'autre.

                    On pourra toujours l'améliorer, certes, et donner plus de "pouvoir au peuple" en nommant X comités Théodule ou Y conseils représentatifs de ceci ou cela, ça n'empêchera pas qu'il faudra qu'il y ait toujours des gens pour représenter tout ça, qu'ils soient élus, cooptés ou choisis...

                    La démocratie telle qu'elle existe aujourd'hui n'est pas si mal que ça. Ça nous permet par exemple de changer de Gvt tous les 5 ou 10 ans... ce qui pose bien évidemment des problèmes de stabilité politique, les uns défaisant souvent ce qu'ont fait leurs devanciers.

                      [supprimé] Ben si ! Elles sont devenues des démocraties représentatives

                      Mensonge utile à la manipulation des masses.
                      Elles sont devenues des oligarchies électives.

                      Neodadais "Dans la démocratie, les citoyens font eux-mêmes les lois, et nomment directement leurs officiers publics. Dans notre plan, les citoyens font, plus ou moins immédiatement, le choix de leurs députés à l’Assemblée législative ; la législation cesse donc d’être démocratique, et devient représentative"
                      Sieyes

                      • Nymo a répondu à ça.

                        Neodadais

                        Votre démocratie, ressemble comme deux gouttes d'eau pure à l'Anarchie, n'existe nulle part, et jamais dans l'Histoire, un tel système n'a fait ses preuves.
                        hormis dans certaines tribus de premiers hommes, très sages, très responsables, capables d'avancer sans aucun chef.
                        Votre idéal n'est pas viable. Et n'existe nulle part.
                        Conclusion?

                          La démocratie d'aujourd'hui serait acceptable (au sens de Churchill) si le législateur ne tirait pas prétexte de sa légitimité populaire pour saper le monument qui en est le socle : la Déclaration des droits de l'Homme.

                          Je préférerais de loin une tyrannie, un absolutisme ou une dictature qui respecte les Droits de l'Homme.

                          Nymo Conclusion?

                          Nos sociétés sont des oligarchies électives ploutocratiques.
                          Nos sociétés ne sont pas des démocraties.

                          C'est pourtant simple :
                          Qui gouverne ? Pas le peuple => Ce n'est pas une démocratie.

                          • Nymo a répondu à ça.

                            Neodadais Qui gouverne ? Pas le peuple => Ce n'est pas une démocratie.

                            demos cratos, c'est pas peuple qui gouverne, c'est pouvoir au peuple.

                            Le peuple a son mot à dire dans une élection?
                            Une voix, un bulletin, ça vaut rien?