Nous vivons dans un pays où les élus sont devenus d’une médiocrité crasse, sans plus aucune vision politique au long cours pour la nation dont ils ont la charge.
Et les électeurs s’illusionnent encore de la notion de démocratie qui se résume, aujourd’hui, au suffrage universel dans un scrutin privilégiant des intérêts particuliers et des promesses partisanes.
Cette opinion tient toujours parce que ce vote de soutien est finalement accompagné par celui d'opposants faisant barrage, dans un réflexe de sauvegarde dite républicaine, à une calamité idéologique prétendue telle, dans l’exercice d’une présidentielle qui ne peut et ne doit mériter cette fatalité-là, au regard d'une servitude volontaire supposée citoyenne dont la population fait encore contre mauvaise fortune bon coeur, au contact de dirigeants qui gouvernent seulement pour eux-même et leur caste...Ce guetto du Gotha...
La France est définie comme une démocratie imparfaite en recul...
Hyper-présidentialisation et verticalité rigide de l'exécutif, instrumentalisation et diabolisation, voire censure insidieuse du discours contradictoire politico-culturel, magistère affiché et totalitaire de dogmes réfractaires à la libre expression ( wokisme et doxa médiatique ), porosité tendancieuse et compromissions politiciennes entre partis, injonctions et propagande mensongère portant sur la gestion de crise ( sanitaire, énergétique, retraites... ), soumission assumée aux groupes de pression internationaux (gouvernements et complexes industriels étrangers ), incurie en matière régalienne ( sécuritaire ) et immigrationniste (non contrôlé ), mesures et réformes sociales non concertées ( referendum ? ) ...Etant entendu que la dernière consultation directe a été bafouée dans les grandes largeurs.
D’où la participation citoyenne en baisse ( abstentionnisme en hausse ) et le différend civique sous-tendant le hiatus entre légalité et légitimité d’un régime...
La démocratie serait-elle cette chienlit, et cette pétaudière dont un peuple résigné jusqu’alors, a toléré le dysfonctionnement et la capacité de ses dirigeants à précipiter un pays dans l’anomie politique, l’autoritarisme méprisant dans leurs approximations et leurs errances ?
Et cette population aux colères rentrées est-elle encore en mesure d’en accepter le même augure, quant à un avenir sans futur, sinon à s’entendre répéter qu’un bon peuple se doit d’être résilient face à l’adversité...