af90 a- l'élection en elle-même est un procédé aristocratique : élire le meilleur, le débat portant sur ce qu'est "le meilleur" relativement à la charge qui est en jeu, élément que j'ai précédemment oublié

L'idéal démocratique ne prétend pas au méritocratique.
Le meilleur serait alors "le plus representatif de ses idées" pour chacun quand aux questions de la vie publique de la Cité.

af90 b- la professionnalisation de la politique, et le renouvellement vraiment partiel ==> existe dans notre cité une "élite" ou "aristocratie" politique, partie prenante de "l'aristocratie" plus largement qu'il faudrait analyser. c- parmi cette élite politique, des ténors, des grands personnages qui mènent un peu la danse.

En effet, cette observation est partagée

  • af90 a répondu à ça.

    Neodadais
    Précisons qu'aristocratie signifie pouvoir ou gouvernement ou souveraineté aux meilleurs. En l'occurrence, notre système dit « démocratique » considère un procédé aristocratique, l'élection, comme le procédé démocratique par excellence.

    Le plus représentatif de ses idées, dites vous. Mais dites-moi à partir de quelle expérience, ou de quelle science, le citoyen, dont le seul acte de citoyen est de voter aux différentes élections, peut-il savoir quelles idées font alors le meilleur député, ou le meilleur président de la République, le plus apte à exercer la charge en question, parmi les candidats ?

      af90 Si notre régime politique n'est pas une démocratie, est opinion droite qu'il est une démocratie dite « représentative ». Cette opinion ou croyance est martelée par divers agents : gouvernement, médias, école… qui contribuent ainsi à la propager, à l'entretenir : un bourrage de crâne tel que ceux qui s'y livrent, ou du moins la plupart, aussi bien que ceux qui le subissent en sont dupes.

      Est fortement possible, que se développe en plus, une « science », plus motivée par la justification de cette croyance, que par un réel examen de la question : dans les démocraties qui ont existé, sont ainsi comptées les anciennes, et les modernes, les actuelles, comme une autre forme à considérer. Il devient même possible de donner des leçons de démocratie aux "anciennes".

      Cette démocratie prétends toutefois se définir par la souveraineté de son peuple.
      Je vous laisse jauger d'un régime qui affirme la souveraineté de sa nation à la place, considérons donc plutôt le souverain, celui dont le pouvoir n'est limité par celui d'aucun autre.

      Quid de la France ? Le titre XV et par exemple ses articles 88-6 ou 88-3 exposent très clairement des limites au pouvoir, fût-il délégué du peuple français.

      Au-delà de cette question fondamentale de Droit, se pose également la question pratique : un peuple dont les passions sont manipulées tant par des professionnels de la représentation que des professionnels de l'opinion et autres ploutocrates, peut-il seulement être souverain ?

      • af90 a répondu à ça.

        af90 Le plus représentatif de ses idées, dites vous. Mais dites-moi à partir de quelle expérience, ou de quelle science, le citoyen, dont le seul acte de citoyen est de voter aux différentes élections, peut-il savoir quelles idées font alors le meilleur député, ou le meilleur président de la République, le plus apte à exercer la charge en question, parmi les candidats ?

        Peu importe vous dirons les philosophes des lumières ? Si la volonté générale née des Raisons ne donne pas nécessairement le meilleur résultat, elle est supposé donner le plus juste ?

        • af90 a répondu à ça.

          Neodadais Cette démocratie prétends toutefois se définir par la souveraineté de son peuple.
          Je vous laisse jauger d'un régime qui affirme la souveraineté de sa nation à la place, considérons donc plutôt le souverain, celui dont le pouvoir n'est limité par celui d'aucun autre.

          J'ai corrigé mon précédent post avant de voir le vôtre, justement parce qu'il était trop confus. Juger d'une démocratie à partir de la réalité : l'action exercée par les différents citoyens en tant que souverains plutôt qu'en tant que sujets, pose problème dans la mesure où la notion implique contradiction. ==> voir précédent post.

          Mais même si l'on considère notre démocratie, dite « représentative » par rapport à la démocratie dite par opposition « directe », la nôtre relève de la mascarade : la seule activité de « souverain » que lesdits citoyens exercent est le bulletin dans l'urne aux différentes élections... Par opposition en démocratie directe, il y a au moins la participation à l'assemblée, l'accès à la parole pendant cette assemblée, et la possibilité d'exercer vraiment une ou des charges selon le nombre de citoyens pour une proportion relative de citoyens, au moins une fois dans sa vie. Quelle différence, me direz-vous ? Bah l'essentiel de ce qui fait l'activité de citoyen dans nos démocraties est monopolisée par nos politiques professionnels. Nous avons affaire à un sujet qui parce que de temps en temps, vote à des élections, se prend pour un citoyen.

          Neodadais Quid de la France ? Le titre XV et par exemple ses articles 88-6 ou 88-3 exposent très clairement des limites au pouvoir, fût-il délégué du peuple français.

          Au-delà de cette question fondamentale de Droit, se pose également la question pratique : un peuple dont les passions sont manipulées tant par des professionnels de la représentation que des professionnels de l'opinion et autres ploutocrates, peut-il seulement être souverain ?

          Dans la réalité, existe des individus ou citoyens qui peuvent exercer une action, pas le « peuple ». De la même façon, il n'y a pas un « peuple » dont les passions sont manipulées, mais éventuelles des citoyens, que l'on peut regrouper pour telle ou telle raison par catégorie : mouvements d'opinions par exemple, dont les passions sont manipulées. Une grande partie du problème vient de nos abstractions, en tant que nous ne les rattachons plus vraiment à la réalité.

          Neodadais
          Bah, cela, je l'ai évoqué dans mon premier post. Il s'agit de mon point 2. af90
          Plus particulièrement, je cite :

          af90 Notons afin d'ouvrir sur une autre question, une de celles posées en fin du point 1, que le même art de la divination, pratiqué en assemblée devrait permettre à un représentant de voter en considération de la volonté du peuple ou de la nation, pas de la sienne, ou de celle de son parti… Je vous laisse songer à ce qui se produit dans ces assemblées, à l'étude de leur fonctionnement, plutôt qu'à ce que l'on considère qui devrait être.

          Il n'y a pas de volonté d'un être "peuple" ou "nation". Existe une société qui est le produit de l'action de la somme des individus qui y prennent part, et qui y ont pris part, par le passé, en vue d'une ou de fins communes.

          En tant que tel, existe des hommes ou individus, qui ont des opinions et qui peuvent éventuellement se regrouper en fonction, en associations ou partis ou en groupes moins formels. Ils influent ainsi les uns sur les autres, se renforcent probablement dans leurs convictions face à des groupes concurrents qui font de même. Ils votent aussi plus ou moins relativement à ces idées ou convictions.

          Telle idée peut être partagée par une énorme majorité des citoyens, comme par une majorité plus relative, ou une forte minorité… Les questions : quelle est la proportion de citoyens qui s'accordent avec cette idée ? Comment le sait-on ? Pourquoi ou comment se fait-il que telle idée est si partagée, ou qu'au contraire elle est si minoritaire ? Comment les citoyens acquièrent-ils leurs convictions ? Par leur propre activité : instruction ou lecture, parce qu'ils sont soumis à tels agents de diffusion d'opinions : médias, industrie du divertissement… ? Par leur éducation ? Rôle alors des différents agents dans l'éducation : parents, école… ? Comment sont-elles entretenues une fois acquises ? Possible que l'on répète les questions précédentes.

            Ce topic est allé nulle part, comme je le pensais. Problème mal posé, discussion avortée.

            Dès que ça devient un peu intellectuel, beaucoup renoncent.

              af90 Comment les citoyens acquièrent-ils leurs convictions ? Par leur propre activité : instruction ou lecture, parce qu'ils sont soumis à tels agents de diffusion d'opinions : médias, industrie du divertissement… ? Par leur éducation ? Rôle alors des différents agents dans l'éducation : parents, école… ? Comment sont-elles entretenues une fois acquises ? Possible que l'on répète les questions précédentes.

              Par la Raison est la réponse naturelle.

              Il est lors du devoir de la société d'équiper ses citoyens des outils necessaires à son déploiement, et d'offrir à chaque citoyen la capacité de caractériser ses passions.

              Pas grand chose en réalité dont il est cependant souhaitable d'en acquérir la maîtrise ?
              Lecture, Ecriture, Calculs élémentaires, usage du dictionnaire et Logique élémentaire ?

              .

              Tous ne pourront y prétendre bien sûr, et nous observons suffisamment bien les affres d'une population soumise à des passions manipulées par des tiers pour considérer l'exigence nécessaire d'une instruction solide des savoirs basiques au bon fonctionnement d'une société, fût-ce-t-elle démocratique ou pas ?

              • af90 a répondu à ça.

                James

                Ce débat a au moins le mérite d'exister. Tout ce qui porte à réflexion est bon à prendre.

                Le gros écueil à éviter, me semble-t-il, est, qu'à force de vouloir examiner la question sous tous ses angles, de mettre en question chaque phrase à peine terminée, et de tout mettre en doute, on finisse par tourner en rond.

                Mais ces élucubrations montrent que rien n'est aussi simple qu'on veut parfois le faire croire.

                  ciceron8 Commencer ce topic par un titre "La démocratie criminelle" est absurde. C'est tellement grotesque que personne n'y vient.

                    [supprimé] Commencer ce topic par un titre "La démocratie criminelle" est absurde. C'est tellement grotesque que personne n'y vient.

                    Tâcher donc de le démontrer. Que nous nous régalions.

                      ciceron8 Ce débat a au moins le mérite d'exister. Tout ce qui porte à réflexion est bon à prendre.

                      Je suis à 100% d'accord.
                      Mais nous sommes sur un forum, pas dans une conférence. Il n'y a pas de régulateur pour orienter dans un sens ou un autre, canaliser.

                      Chacun est libre d'y ajouter sa pierre. Même ceux qui dénigrent sans même participer au débat.

                      • [supprimé]

                      Neodadais

                      1. La "démocratie criminelle" est absurde: il n'est pas difficile de démontrer que les démocraties occidentales postérieures à la 2nde Guerre Mondiale sont peu criminelles et beaucoup moins criminelles que les dictatures communistes, post-comunnistes ou autres qui existent dans notre bas monde. La Chine de Mao Tse Toung et sa suite avec le génocide des tibétains et des ouighours, l'URSS et ses camps, les Khmers Rouges, l'Ethiopie, l'Iran, et j'en passe n'est ce pas.
                      2. "c'est tellement grotesque que personne n'y vient": voyez vous même combien d'internautes se sont intéressés à votre topic.

                        [supprimé] La "démocratie criminelle" est absurde: il n'est pas difficile de démontrer que les démocraties occidentales postérieures à la 2nde Guerre Mondiale sont peu criminelles et beaucoup moins criminelles que les dictatures communistes, post-comunnistes ou autres qui existent dans notre bas monde. La Chine de Mao Tse Toung et sa suite avec le génocide des tibétains et des ouighours, l'URSS et ses camps, les Khmers Rouges, l'Ethiopie, l'Iran, et j'en passe n'est ce pas.

                        Utiliser une hierarchie des crimes pour en exonérer d'autres est la méthode du malfaisant. Pas du Juste ni du Vrai.
                        Votre tentative de démonstration appuie la thèse que vous tentâtes de contrer...

                        [supprimé] "c'est tellement grotesque que personne n'y vient": voyez vous même combien d'internautes se sont intéressés à votre topic.

                        Le grotesque du grossier peut se révéler raffinement de l'intellectuel.
                        Effectivement, ce sujet ne se prête guère aux brèves de comptoirs que vois semblez tant affectionner.
                        Cela compte bien, il ne comptait guère concourir au sujet de bistrot ni d'actualité de l'année.

                        Excusez qu'un espace soit proposé pour élever les débats.

                        D'aucuns ouvrant ce genre de sujet voient ce forum comme un bistrot, d'autres par ce sujet ici-même comme un lieu d'échanges d'idées.

                        Cela tombe bien, tous sont autorisés.

                          • [supprimé]

                          • Modifié

                          Neodadais Dois-je en déduire que seulement vous et @af90 seraient doués d'intelligence sur ce forum ? C'est un tantinet prétentieux. Votre dialogue verbeux et incompréhensible a fait fuire le chaland.

                            [supprimé] Dois-je en déduire que seulement vous et @af90 seraient doués d'intelligence sur ce forum

                            Déduis ce que tu veux, mais laisse ceux qui veulent discuter paisiblement le faire entre eux.
                            Si tu souhaites participer, tu es libre aussi de le faire, mais la règle habituelle est de la faire paisiblement.

                            Neodadais Par la Raison est la réponse naturelle.

                            1- Vous me répondez par une nouvelle abstraction, cher ami. Si plutôt que la raison, je remplace par le raisonnement. Qu'est-ce que le raisonnement ? Sans répondre véritablement à cette question, disons au moins : une opération, un exercice de l'intelligence. Les citoyens acquièrent-ils vraiment toutes leurs convictions par la réflexion : un effort qui se nourrirait aussi bien de leur propre expérience lorsqu'elle est utile relativement à un sujet, que de « la science » ou des lectures utiles au sujet en question ?

                            Je vous concède toutefois que mon propos suppose des notions qui ne sont pas moins mystérieuses que votre « raison » ; par exemple : qu'est-ce que l'intelligence ? A quoi se rattache-t-elle ?

                            Neodadais Pas grand chose en réalité dont il est cependant souhaitable d'en acquérir la maîtrise ?
                            Lecture, Ecriture, Calculs élémentaires, usage du dictionnaire et Logique élémentaire ?

                            .

                            Tous ne pourront y prétendre bien sûr, et nous observons suffisamment bien les affres d'une population soumise à des passions manipulées par des tiers pour considérer l'exigence nécessaire d'une instruction solide des savoirs basiques au bon fonctionnement d'une société, fût-ce-t-elle démocratique ou pas ?

                            2- Examinons la question, même d'un point de vue orthodoxe. Citons pour commencer un de mes précédents posts :
                            https://forum-politique.org/d/145272-la-guerre-en-ukraine-tome-2/24

                            Dans un régime qui admet la souveraineté de la « nation » ou du « peuple », dont une traduction possible est l'opinion publique, il faut que les citoyens soient avisés, sinon il y a clairement un problème. L'un des objectifs de l'instruction publique était de former un citoyen « éclairé », oui. Qu'est-ce alors qu'un citoyen « éclairé » ? Qu'est ce que cela demande comme instruction ? Qui est véritablement capable de devenir « éclairé » ? Par « éclairé » entend-on sage, ou savant, ou  éduqué dans les idées admises par les institutions et textes de la cité, c'est-à-dire orthodoxes ? Est-ce en adéquation avec les autres besoins de la cité ? Former de la main d'œuvre, disposer d'une hiérarchie qui répond aux besoins en question où la plupart des individus peuvent trouver leur place ? La dernière question n'est peut-être pas très bien formulée.

                            Développons. Qu'attendez-vous d'un citoyen éclairé ? Qu'il connaisse juste certains textes par cœur, comme la DDHC, et qu'il juge en fonction, c'est-à-dire l'idéologie admise de la cité comme critère pour tout ? Ce ne sera alors qu'un « âne avec brassard droit de l'homme au bras ». Qu'il soit capable de réfléchir aux problèmes qui se posent à tel instant en notre société : covid, politique étrangère, économie ? Pour ce faire, il lui faudra plus que les quelques rudiments que vous évoquez.

                            Dans un régime qui n'admettrait pas la souveraineté de la « nation », où le sujet n'aurait pas besoin d'être spécialement éclairé, l'instruction publique devrait certes encore éduquer dans les idées de la cité, mais pourrait se contenter d'être beaucoup plus sommaire, de produire une simple fidélité au régime, sans plus de réflexion, et se concentrer alors sur son autre objectif, déjà assez difficile à réaliser  : produire une hiérarchie sociale qui répond à ses besoins, où la plupart des individus sont susceptibles de trouver leur place.

                            3- Notons que le premier objectif : former des citoyens éclairés, afin qu'ils puissent participer au régime politique est démocratique ; tandis que le second ne l'est pas : il entérine dans notre société développée, l'inégalité des conditions, et des talents. Il est beaucoup plus conciliable avec une aristocratie : les meilleurs en question sont alors ceux qui ont suivi la voie des grandes écoles après bac, dont une petite partie pourra peut-être aspirer à plus dans notre société qu'à la condition de « bourgeois ». Notre instruction publique est en réalité face à une énorme contradiction, en raison des deux objectifs admis.


                            Voici la question que je me pose : l'évolution de "l'éducation nationale" sur les cinquante derrières années n'est-elle pas marquée par l'opposition entre les deux objectifs ? L'objectif démocratique ne viendrait-il pas ronger l'objectif plus aristocratique ? Pourquoi une sélection toujours plus tardive ? Je n'en connais certainement pas toutes les raisons, mais notons quand même que plus la sélection intervient tôt, moins il est question de former un citoyen éclairé ; nous constatons désormais que plus la sélection s'opère tard, plus la qualité de l'enseignement dispensé avant sélection peut en pâtir, pour ceux qui en profitent, ou qui le subissent, on ne sait plus très bien. Non seulement, l'objectif 2 en subit les conséquences, mais en plus l'objectif 1 n'est pas plus une réussite…

                            4- En abandonnant l'objectif : former un citoyen éclairé, le système scolaire aurait tout loisir de devenir aristocratique, plus exactement technocratique, sans contradiction, dans toutes ses composantes : que les meilleurs émergent. Si l'on restreint le corps des citoyens en fonction : ceux qui sont devenus éclairés, qui ont dépassé tel niveau d'études ou réussi tel examen ; et si l'on définit « peuple », par « l'ensemble des citoyens », le système scolaire en question devient-il compatible avec une démocratie ?

                            Ne s'agit-il pas plutôt d'un moyen, voire d'un subterfuge, selon qui le défend, qui permet de déguiser une aristocratie en démocratie ? Les citoyens ainsi entendus sont les meilleurs parmi « la population » ; ceux qui n'ont pas conquis la citoyenneté sont de simples sujets. Quelle proportion de citoyens ? Quelle proportion de sujets ?

                            Une institution est dans ce cas en mesure de faire les citoyens, en plus de faire, ou disons plus exactement de délimiter l'avenir des enfants qui passent sous ses fourches caudines* : en gros, le salut ou l'avenir d'un enfant passe par elle, ou tend à ne pas exister. Si l'enfant veut réussir, et que la réussite passe par une institution, ne lui reste qu'à se soumettre bien docilement à son orthodoxie et son orthopraxie, quelle que soit la valeur de l'une et de l'autre : les opinions, et les codes, la conduite qui y est admise.

                            Si l'enfant ne se soumet que relativement, plus il progressera dans les études, plus il pourra s'agir d'un handicap par rapport à ses rivaux ou concurrents. Si l'enfant vient d'un milieu social dont les idées sont différentes, ou la conduite, alors il devra les acquérir, une difficulté que d'autres enfants n'auront pas forcément à affronter, au risque que cela deviennent comme pour le cas précédent, un handicap.


                            Note : même si l'on admet que pour enseigner à des enfants, certaines matières, il est difficile d'envisager un autre moyen que la contrainte, il reste absurde d'appeler une telle institution : "école", de « skholè ».

                              af90 1- Vous me répondez pas une nouvelle abstraction, cher ami. Si plutôt que la raison, je remplace par le raisonnement. Qu'est-ce que le raisonnement ? Sans répondre véritablement à cette question, disons au moins : une opération, un exercice de l'intelligence. Les citoyens acquièrent-ils vraiment toutes leurs convictions par la réflexion : un effort qui se nourrirait aussi bien de leur propre expérience lorsqu'elle est utile relativement à un sujet, que de « la science » ou des lectures utiles au sujet en question ?

                              Je vous proposerai pour définition "la souveraineté intellectuelle". L'exercice intellectuel libéré des passions et des oppressions.

                              Objectif utopiste dans sa forme la plus pure certainement. Il reste possible d'en doter la majorité du peuple de ses bases.

                              Il est certain que la démocratie ne prétendra pas, à contrario de votre aristocratie, donner la meilleure solution aux problèmes qui lui sont posés. Cependant, elle prétendra donner la solition la plus juste à la condition de ne pas être manipulée lors dévoyée ou subtilisée par des tiers.

                              af90 Développons. Qu'attendez-vous d'un citoyen éclairé ? Qu'il connaisse juste certains textes par cœur, comme la DDHC, et qu'il juge en fonction, c'est-à-dire l'idéologie admise de la cité comme critère pour tout ? Ce ne sera alors qu'un « âne avec brassard droit de l'homme au bras ». Qu'il soit capable de réfléchir aux problèmes qui se posent à tel instant en notre société : covid, politique étrangère, économie ? Pour ce faire, il lui faudra plus que les quelques rudiments que vous évoquez.

                              Je crois au contraire qu'il n'y aurait point besoin de plus que ce que j'évoquais pour réfléchir à ces sujets.
                              Pour répéter, il n'est pas prétention des meilleurs choix de solutions à chaque problème, mais des plus justes.

                              af90 4- En abandonnant l'objectif : former un citoyen éclairé, le système scolaire aurait tout loisir de devenir aristocratique, plus exactement technocratique, sans contradiction, dans toutes ses composantes : que les meilleurs émergent. Si l'on restreint le corps des citoyens en fonction : ceux qui sont devenus éclairés, qui ont dépassé tel niveau d'études ou réussi tel examen ; et si l'on définit « peuple », par « l'ensemble des citoyens », le système scolaire en question devient-il compatible avec une démocratie ?

                              Le système éducatif peut tout à fait combiner ces deux objectifs selon l'estimation proposée plus haut ?
                              Dans un premier temps léguer les outils à la vie publique à chaque citoyen, puis dans un temps second perpétuer les apprentissages spécialisés, tant bénéfiques à l'individu qu'à la société, à ceux s'en montrant capables et volontaires ?

                              • af90 a répondu à ça.

                                Neodadais Je vous proposerai pour définition "la souveraineté intellectuelle". L'exercice intellectuel libéré des passions et des oppressions.

                                Objectif utopiste dans sa forme la plus pure certainement. Il reste possible d'en doter la majorité du peuple de ses bases.

                                Il est certain que la démocratie ne prétendra pas, à contrario de votre aristocratie, donner la meilleure solution aux problèmes qui lui sont posés. Cependant, elle prétendra donner la solition la plus juste à la condition de ne pas être manipulée lors dévoyée ou subtilisée par des tiers.

                                La souveraineté de la raison sur les passions, en vue de son bonheur implique de se soumettre à une éthique. Seulement ce qui est raisonnable pour une éthique peut être totalement déraisonnable pour l'autre, selon le critère admis. Vous attendez des citoyens qu'ils se transforment tous en philosophes. Il me semble qu'il s'agit du problème sous-jacent dans chacune de vos remarques : vous en attendez trop de chaque citoyen.

                                Résumons le problème qui est au cœur de votre post, et de mon précédent post. Si j’admets qu'un citoyen doit disposer de telle qualité moyenne, quelle quantité est conciliable avec cette qualité ?

                                Neodadais Je crois au contraire qu'il n'y aurait point besoin de plus que ce que j'évoquais pour réfléchir à ces sujets.
                                Pour répéter, il n'est pas prétention des meilleurs choix de solutions à chaque problème, mais des plus justes.

                                Il est question de bien réfléchir à ces sujets, au risque que votre cité ne cesse d'en pâtir. En l'absence de prudence, vertu à acquérir, pour revenir à l'éthique précédemment mentionnée, et d'une certaine science, ou art, relativement au sujet dont on parle, vos citoyens prétendront dans une grande majorité avoir des solutions, mais quelle sera la qualité des solutions en question ? D'ailleurs, avant de s'aventurer à proposer des solutions, il est nécessaire de bien comprendre les problématiques. Personnellement, je ne prétends pas avoir beaucoup de solutions. Même sur ce fil, je critique, mais je ne propose pas de modèle de cité alternatif.

                                Neodadais Le système éducatif peut tout à fait combiner ces deux objectifs selon l'estimation proposée plus haut ?
                                Dans un premier temps léguer les outils à la vie publique à chaque citoyen, puis dans un temps second perpétuer les apprentissages spécialisés, tant bénéfiques à l'individu qu'à la société, à ceux s'en montrant capables et volontaires ?

                                1- Revenons à note histoire de qualité et quantité. Si j'exige telle « qualité moyenne » de chaque élève, quelle quantité d'élèves cela peut-il concerner ? Dans une école d'élite, en puissance, les élèves peuvent aussi bien être formés pour devenir de bons citoyens, que pour acquérir certaines sciences, difficiles, qui leur permettront d'exercer plus tard tel métier d'élite. Toutefois, plus vous donnez à un objectif, plus vous retirez à l'autre : par exemple, une heure passée à l'un, est une heure que vous ne passez pas à l'autre. Une fois cela dit, il reste possible que les deux objectifs soient conciliables dans une école d'élite, étant donné la qualité des élèves qu'elle accueille ; parce qu'elle les sélectionne.

                                Si maintenant, vous prenez l'énorme masse d'élèves qui rejoint chaque année le système scolaire, parmi cette masse, qui est susceptible d'être formé pour devenir un citoyen éclairé, relativement à ce que vous attendez d'un citoyen éclairé, et relativement aussi à notre société, d'autant que vous avez plus ou moins ajouté à notre petite équation : une… certaine sagesse ?

                                2- Le problème posé est aussi relatif à ce que nous entendons dans notre société par citoyen. Si l'idée est simplement qu'il vote n'importe comment, à des élections, tous les deux ans en moyenne, après que quelques démagogues ou meneurs de l'opinion lui ont bien farci la tête, alors effectivement, quasiment tous les citoyens peuvent être formés en vue de cette fin, la formation étant comme vous dites minimale : on appelle cela, le "bétail à voter" ou "bétail qui vote" ou "bétail électoral".