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De 1956 à 1962, le FLN va mener une guerre subversive en métropole, qui se manifestera par des assassinats, des attentats contre les forces de l'ordre et les infrastructures. A Paris, dans les 13e, 14e et 18e arrondissements ainsi que dans les bidonvilles des banlieues, le FLN était comme un poisson dans l'eau. Le Second Front est inauguré par une série d'attentats perpétrés sur l'ensemble de notre territoire.
En 1959, la Préfecture de police va implanter à Paris une Force de Police Auxiliaire dont les membres sont recrutés parmi les Harkis et les Moghaznis, pour assister les forces de l'ordre dans leur lutte contre le FLN. Ces auxiliaires ou supplétifs vont participer en première ligne à la lutte dans la capitale et la banlieue. Pour lutter contre les groupes armés du FLN, le capitaine Montaner, un ancien d'Indochine, va créer une "harka" qui luttera avec efficacité. Il s'agit d'une force de police de 350 hommes dont beaucoup arrivent directement du bled. Cette nouvelle force de police sera implantée dans des quartiers à forte concentration algérienne sous emprise du FLN.
En 1960, les parisiens vont être surpris de voir patrouiller des groupes de policiers maghrébins en uniforme de la police parisienne et armés de pistolets mitrailleurs dans les rues de Paris. Désormais, ils feront partie du pays de la guerre d'Algérie dans notre capitale et de ce que le FLN a appelé la Bataille de Paris. Ces braves hommes de la force FPA vont être projetés dans une ambiance et un univers de violence quotidienne et de guérilla urbaine. Ciblés par les tueurs du FLN, ils feront l'objet de nombreux mitraillages et d'assassinats.
En métropole, 152 civils paieront de leurs vies la lutte anti-terroristes. Bien souvent ils furent victimes de fusillades dans nos rues ou alors qu'ils se trouvaient dans des établissements visés. Mais ce sont les musulmans qui ont payé le plus lourd tribu avec 900 morts rien que pour l'année 1958. Selon les chiffres du Ministère de l'intérieur, la Bataille de Paris aurait fait 4.300 morts et 9.000 blessés. On dénombre douze mille agressions.
Les attentats terroristes n'épargneront aucune région de France, mais c'est évidemment dans les zones de forte concentration musulmane comme Paris et sa banlieue, le Nord, la Moselle, le Rhône et les Bouches-du-Rhône qu'ils auraient été les plus nombreux. Les forces de la FPA ont engrangées de beaux succès et déstabilisé le FLN dans notre hexagone.