af90 T'es vraiment un énorme escroc.
Je préfère être qualifié d'escroc que de prophète.
af90 T'es vraiment un énorme escroc.
Je préfère être qualifié d'escroc que de prophète.
af90 J'explique depuis le début en quoi ce terme est équivoque, et qu'il vaut mieux utiliser le terme antijudaïsme, pour ceux qui combattent la religion juive.
Et comment appele-t-on ceux qui se fichent de la religion et haïssent "les juifs" ?
af90 Un peu plus subtil que cela : l'antisémitisme existe, lorsque l'on prend les juifs pour une race, de surcroît inférieure à d'autres. Cela se saurait si toutes les positions défendues par les hommes étaient fondées sur la vérité. Paradoxe : on peut être antisémite, si l'on pense que le juif est sémite, sans que ce soit forcément une vérité.
Mais c'est plus facile d'être un escroc qu'être un prophète.
Par convention, on les appelle des antisémites.
Même si ce n'est pas totalement fondé, comme l'explique af90.
La convention me convient, perso.
Worsley Étant donné que Sem n'a jamais existé. Les sémites n'existent pas. Et donc l'antisémitisme n'existe pas. Makes sense.
Il y a deux sortes de gens :
Il me semble que l'on peut différencier trois idées :
La notion d'antisémitisme, une sorte de "racisme" contre le "peuple juif".
La notion d'anti-judaisme pour la partie religieuse.
La notion d'antisionisme contre l'expansion d'Israël.
Aussi ceux qui pensent que les races existent, et le racisme aussi.
James
Quatre questions :
1) Comment nomme-t-on un phénomène ?
2) Question politique dans la manière de nommer : la récupération par les sophistes du nom, le changement de sens.
3) nier ou remettre en cause le nom, n'est pas nier les phénomènes sous-jacents.
4) le danger de la qualification d'une position politique.
1) Je réponds par la vérité : adéquation entre l'objet étudié et l'idée qui y correspond dans l'intelligence. Que le mot signifie le plus possible la chose. Ainsi, si j'élude la question politique, j'appelle antijudaïsme, l'opposition aux juifs, quelles que soient les raisons, vraies ou fausses. Je précise, alors pour chaque antijuif, ses raisons si l'on me demande de développer, et on examine alors, encore une fois, si elles sont vraies donc justifiées, ou fausses.
2) Je constate que les juifs ne s'embêtent pas avec ces distinctions : que tout antisémite pour eux est un raciste ; qu'ils se servent du nazisme comme réalité du XXème comme repoussoir, qu'ils font un procès d'intention à une partie de leurs opposants : vous êtes racistes, afin de les décrédibiliser.
Ils pourraient évidemment faire la même chose avec le terme "antijudaïsme", mais lorsque l'on cherche la vérité, l'on ne doit pas se soucier de la question politique, juste de la conformité entre l'idée et la réalité étudiée. Le juif est-il sémite ? L'est -il encore même en admettant la généalogie supposée ? Des questions que se pose un réaliste en quête de vérité, un bon philosophe en quête d'un mot et d'une définition ; des questions que ne se pose pas le nominaliste, que le philodoxe qu'il est repousse d'un revers de main : le terme antisémite est une convention faite par les hommes, un usage établi et reconnu par le consensus, il n'est donc pas question de le remettre en question.
3) On a nommé antisémitisme, toutes les oppositions aux juifs, sans considération de la réalité : qu'est-ce qu'un sémite ? Mais même mal nommé, les phénomènes sous-jacent existent. Ainsi il y avait et il y a bien des racistes antijuifs, des antijuifs comme moi pour des raisons religieuses et politiques. Le nazi est bien un raciste antijuif, par exemple.
4) Un homme peut se réclamer antisémite, s'il pense que les juifs sont sémites, et que les sémites sont une race inférieure. Alors certains l'appelleront même "antisémite", car ils qualifient sa position, sans se demander si elle correspond à une réalité, si elle est vérité : si les juifs sont bien sémites, si la généalogie en question qu'il admet de facto est juste. Si elle est fausse, mieux vaut l'appeler antijuif, ou raciste antijuif.
Je te donne un exemple plus simple. On qualifie l'orthodoxe par la position qu'il défend face à l'Eglise : je suis orthodoxe, mes opinions sont droites. Est-ce pour autant une vérité ? Si cela ne l'est pas, on a pris l'habitude de nommer orthodoxes, des hétérodoxes, simplement parce qu'ils s'affirment orthodoxes.
James La notion d'antisémitisme, une sorte de "racisme" contre le "peuple juif".
"racisme" est pris ici au sens large, "peuple" est polysémique, mais on peut considérer que cela désigne un groupe culturel.
Worsley
Non, c'est dire que tout jugement implique position. Le catholique, le protestant, l'orthodoxe, "l'hérétique"*... s'affirment tous orthodoxes. Il y a des questions à étudier, des réponses à donner : selon ce que je défends, j'adopte toujours une position, car affirmer quelque chose, c'est aussi nier autre chose, c'est prendre parti. En cela, la vérité n'est jamais "neutre".
*impropre.
cheshire-cat seriez-vous comme @katou, qui croit dur comme fer que Adam a existé et qu'il était le premier Homo Sapiens.
Il y a eu un premier homo sapiens qu'il soit nommé Adam ou pas, peu importe et depuis 30 000 ans, pour la toute première fois, une seule espèce d’Homo peuple la Terre : la nôtre.
Toi comprendre ?
af90 J'explique depuis le début en quoi ce terme est équivoque, et qu'il vaut mieux utiliser le terme antijudaïsme, pour ceux qui combattent la religion juive.
Je comprends bien ce que tu veux dire. Mais déjà que certains font sciemment l’amalgame entre antisionisme et antisémitisme, imagine le bordel intellectuel si là-dessus tu greffes l'antijudaïsme.
Pour résumer :
ed : Djeimse a donné les mêmes explications que moi, explications que je n'ai lues qu'après mon message.
[supprimé]
C'est une solution politique, pas philosophique. Si je suis politique, comme dans la phrase que tu cites, je m'en contente ; si je me fais philosophe, j'explique alors que c'est admettre des erreurs, propager la confusion.
katou Il y a eu un premier homo sapiens qu'il soit nommé Adam ou pas,
Ce n'est pas ainsi que se déroule l'évolution des espèces, le passage d'une espèce à l'autre se fait de manière progressive et il n'y a pas de frontière nette.
Ce terme d'Homo Sapiens, comme beaucoup d'autres ne définit donc pas quelque chose sans aucune ambiguïté.
Il est pourtant utile, mais il ne faut pas croire que les termes sont la même chose que la réalité.
cheshire-cat
1- Voilà, il n'y a pas d'espèces, mais l'on divise quand même en espèces. Faut être cohérent, s'il n'y a pas d'espèces, il n'y a que des individus : il faut alors abandonner les définitions, tout autant que les classifications. Il faut détruire pour rebâtir sur des fondements vrais. Pareil pour le genre.
2- On nomme sans signifier, on nomme sans considérer la réalité, que les hommes partagent tous une même nature, une même essence, qui explique justement qu'ils sont hommes : l'unité de l'espèce, l’être, derrière la multiplicité des individus. Alors comment nommer ? On se sert des prédécesseurs qui ont nommé conformément à cette réalité : on garde le nom, l'objet tout en le niant, car il est utile pour édifier des théories, pour bâtir.