[supprimé] La réponse a été donnée concernant l'efficacité des différents vaccins.

Des notions utiles sont abordées dès le lycée.

Exercice 2 4 points
Les parties A et B de cet exercice sont indépendantes.
Le virus de la grippe atteint chaque année, en période hivernale, une partie de la population d’une ville.
La vaccination contre la grippe est possible ; elle doit être renouvelée chaque année.
Partie A
L’efficacité du vaccin contre la grippe peut être diminuée en fonction des caractéristiques individuelles des
personnes vaccinées, ou en raison du vaccin, qui n’est pas toujours totalement adapté aux souches du virus qui
circulent. Il est donc possible de contracter la grippe tout en étant vacciné.
Une étude menée dans la population de la ville à l’issue de la période hivernale a permis de constater que :
. 40 % de la population est vaccinée ;
. 8 % des personnes vaccinées ont contracté la grippe ;
. 20 % de la population a contracté la grippe.
On choisit une personne au hasard dans la population de la ville et on considère les événements :
V : « la personne est vaccinée contre la grippe » ;
G : « la personne a contracté la grippe ».
1.a. Donner la probabilité de l’événement G.
1.b. Reproduire l’arbre pondéré ci-dessous et compléter les pointillés indiqués sur les quatre branches
...

  1. Déterminer la probabilité que la personne choisie ait contracté la grippe et soit vaccinée.
  2. La personne choisie n’est pas vaccinée. Montrer que la probabilité qu’elle ait contracté la grippe est égale
    à 0,28

baccalauréat S 2018

Vous avez quatre heures !

  • [supprimé]

  • Modifié

L'histoire des incompréhensions autour de ce covid, notamment une fois la stupeur générale passée, est effectivement liée à une mauvaise maîtrise des probabilités, pour ne pas dire une méconnaissance totale.

Pour info la réponse à la question 2 est : P (G inter V) = 3,2%

Raisonner en terme d'épidémiologie à partir d'un cas particulier, le fameux voisin qui est venu boire l'apéro et qui a raconté que....est au sens mathématique, donc logique, une absurdité.

    7 jours plus tard

    [supprimé] La météo peut intervenir sur la transmissibilité, mais aussi sur les contacts sociaux. Quant à la densité de population, elle influe évidemment également par le biais de ces mêmes contacts, forcément plus rapprochés en zone dense.

    Les modèles épidémiologiques classiques sont des modèles continus subdivisant la population en groupes, ou compartiments, dont l'effectif est régi par des équations différentielles.
    On utilise beaucoup le modèle SIR avec les compartiments Susceptibles (de contracter la maladie) Infectés (donc contagieux) et Retirés (immunisés ou morts), qui est le plus simple des modèles pertinents pour la Covid-19.

    On peut souhaiter une description plus fine du processus épidémique, c'est l'objet des modèles épidémiologiques en réseau, dont les concepts de base sont présentés ici.
    On considère l'ensemble des individus d'une population et leurs contacts, les individus sont les sommets d'un graphe et les contacts en sont les arrêtes, l'aspect temporel est pris en compte.
    Mais à quoi ressemblent ce graphes ? C'est du ressort de la théorie des réseaux sociaux, concept qui existait avant Mark Zuckerberg en sociologie et peut être mathématisé.

    Sur un réseau social, on peut classer chaque individu en susceptible, infecté et retirés. Il y a une certaine probabilité de contamination quand un infecté rencontre un susceptible, qui change alors de statut.

    Une difficulté est de connaitre le réseau social sous-jacent, c'est possible avec le bétail, avec les règles de traçabilités, cela a pu être fait dans des études, mais pour les humains, c'est plus compliqué.
    On utilise alors des graphes aléatoires, censés ressembler aux graphes réels.
    L'évolution de l'épidémie dépend des caractéristiques du graphe.

    Si les contaminations se font uniquement entre individus dont le lieu de résidence est proche, dans une population de densité homogène, on conçoit que le nombre total de cas aura au début de l'épidémie une croissance quadratique.

    On peut utiliser des graphes aléatoires d'Erdős et Rényi, dans ces graphes, les probabilités qu'il y ait une arrête entre deux sommets donnés sont identiques et indépendantes.
    On obtient alors asymptotiquement le modèle SIR continu classique, avec une progression exponentielle en début d'épidémie, toutefois, ce modèle n'est pas très réaliste, certaines personnes ont plus de contacts que d'autre, et les amis de nos amis sont souvent nos amis ...

    On est peut donc être amené à cibler plus particulièrement certains groupes pour la prévention.
    Ceux qui ont beaucoup de contacts, les voyageurs, et il faut s'inquiéter de communautés qui pourraient être des réservoirs de la maladie même si les indicateurs globaux sont bons.

    On observe des disparités entre le Royaume-Uni et la France. Pour le premier, on a atteint le cap des 50 000 nouvelles contaminations par jour alors que l'on ne devrait guère dépasser les 30 000 cas chez nous. Par compte, le nombre d'hospitalisations est plus élevé en France avec 8000 cas sachant que l'on a pas atteint le pic contre seulement 5000 pour les anglais au plus fort de la quatrième vague.

      Parmi les malades hospitalisés actuellement, combien sont vacciné ?

      Avons nous des statistiques fiables ?

        jack127
        Vu la forte proportion de porteurs asymptomatiques, le nombre de cas détectés dépend fortement du nombre de tests réalisés.
        Une politique forte de traçage peut ainsi induire un plus grand nombre de cas détectés.
        Les chiffres d'hospitalisation sont moins sujet à ce biais, mais rendent compte des tendances avec un certain retard.

          cheshire-cat Justement, je penses que l'on devrait avoir beaucoup de personnes positives par rapport au nombre d'hospitalisations, vu que ces tests sont nécessaires pour ceux qui veulent s'adonner à certaines activités et qui n'ont pas le pass sanitaire et c'est le contraire qui se produit...

            jack127
            On trouve certainement davantage positif chez ceux qui se font tester car ils ont une raison de craindre d'être infectés, que chez ceux qui le font pour avoir le droit d'aller quelque part.
            L'idéal serait de séparer les deux dans les statistiques.

            jack127
            Les questions politiques n'ont pas droit de cité ici, uniquement des questions et considérations qui appellent une réponse scientifique ...

            18 jours plus tard

            [supprimé] Le problème posé en exergue n'est pas de savoir si le vaccin limite la transmission, plus personne de sérieux dans la communauté scientifique n'émet de doute à ce sujet

            Une étude validée par l’Université d’Oxford et publiée dans le Lancet constate que des professionnels de santé vaccinés et infectés par le Delta ont une charge virale 251 fois supérieure à celle de sujets non-vaccinés porteurs de la souche du virus originelle, datant de Mars - Avril 2020.
            L'étude pointe le niveau insuffisant d'anticorps générés par la vaccination comme cause de la transmission entre vaccinés, et conseille le maintien de la distanciation sociale, même entre vaccinés.
            De plus, il n'y a pas de corrélation entre le niveau d'anticorps générés par la vaccination, la charge virale, et les symptômes, chez les sujets observés.

            https://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=3897733

            L'inefficacité du vaccin à empêcher ou réduire la transmission a été constatée par les faits, par la progression fulgurante du virus dans les pays à haute couverture vaccinale. Exemple; 12.113 nouveaux cas hier en Israël, (pour 9 millions d’habitants l’équivalent de 90.000 en France).
            Cette étude vient confirmer ces observations statistiques, ainsi que celles du CDC.

              • [supprimé]

              • Modifié

              Monarch Une étude de l’Université d’Oxford publiée dans le Lancet constate que des professionnels de santé vaccinés et infectés par le Delta ont une charge virale 251 fois supérieure à celle de sujets non-vaccinés porteurs de la souche du virus originelle, datant de Mars - Avril 2020.

              a) La comparaison porte sur deux souches différentes, ce qui est gênant dès lors qu'on veut établir une règle transversale...
              b) L'étude porte sur...62 cas. Un échantillon considérable donc.
              c) il s'agit d'une étude conduite au Vietnam, et non menée par l'Université d'Oxford, mais autorisée par sa section...tropicale. C'est compliqué pour un profane, les arcanes de la recherche scientifique, même avec 200% de son temps passé sur l'internet.

              Monarch L'inefficacité du vaccin à empêcher ou réduire la transmission a été constatée par les faits, par la progression fulgurante du virus dans les pays à haute couverture vaccinale. Cette étude vient confirmer ces observations statistiques, ainsi que celles du CDC.

              Stupide. La progression aurait été fulgurante sans l'impact des vaccinations (cf les taux d'incidence en Guadeloupe par exemple, 10 fois supérieurs à ceux observés en métropole). Voici ce qu'apprennent les observations.
              Votre observation très personnelle des "faits" participant de l'obscurantisme.
              Cette rubrique n'autorise pas les manifestations de l'hystérie mais exige des références sérieuses. Notez-le bien.

              • [supprimé]

              • Modifié

              Monarch L'inefficacité du vaccin à empêcher ou réduire la transmission a été constatée par les faits, par la progression fulgurante du virus dans les pays à haute couverture vaccinale.
              Cette étude vient confirmer ces observations statistiques, ainsi que celles du CDC.

              "Informations" relégables au rang des fake-news

              Puisqu'on parle de statistiques :

              Selon les différentes statistiques compilées par la Drees, entre le 2 et le 8 août, «le nombre de tests RT-PCR positifs pour 100.000 habitants non-vaccinés s'élève à près de 400, alors qu'il n'est que d'un peu plus de 50 pour 100.000 habitants vaccinés», indique le communiqué, soit huit fois moins. «Les non-vaccinés représentent 76 % des testés positifs (contre 12 % pour les complètement vaccinés), alors qu'ils comptent pour 38 % de la population résidente totale (47 % pour les complètement vaccinés)», précise le communiqué. Selon la Drees, le taux de positivité des tests des personnes non vaccinées est deux fois et demie supérieur à celui des personnes entièrement vaccinées. Le taux de dépistage est lui aussi plus élevé pour les non-vaccinés du fait de l'application du passe sanitaire.

              Mais les différences entre les populations vaccinées et non vaccinées sont encore plus visibles à mesure que la maladie s'aggrave. Début août, « les entrées en soins critiques pour 100.000 personnes sont 11 fois moindres chez les personnes complètement vaccinées que parmi les personnes non-vaccinées», affirme le communiqué. «Les personnes non vaccinées représentent 84 % des entrées en soins critiques et 76 % de celles en hospitalisation conventionnelle durant la première semaine du mois d'août.» précise-t-on.

              https://www.lefigaro.fr/sciences/covid-19-la-vaccination-reduit-de-8-fois-le-risque-d-etre-positif-et-de-11-fois-celle-d-entrer-en-soins-critiques-20210820

              Monarch L'inefficacité du vaccin à empêcher ou réduire la transmission a été constatée par les faits, par la progression fulgurante du virus dans les pays à haute couverture vaccinale.

              Le fait que le virus continue à se transmettre ne permet pas de conclure à l'inefficacité du vaccin à réduire la transmission.

              Rappel :

              cheshire-cat Les argumentations devront être cohérentes.

              Monarch

              Les raisonnements logiquement défectueux ne sont pas à leur place ici.

              cheshire-cat par exemple les questions politiques, les anecdotes personnelles , les affirmations sans fondement scientifique, les messages fantaisistes seront supprimés par la modération comme hors sujet.

                Neodadais cheshire-cat Les raisonnements logiquement défectueux ne sont pas à leur place ici.

                Pourtant, dans le sujet, des individus prétendent à un lien de causalité ("le vaccin cause une baisse de par un facteur huit des contaminations") là où il n'y a que correlation.

                Tous les raisonnements légitimes n'entrent pas dans le cadre logico-mathématique.
                Il y a par exemple des raisonnements inductifs, abductifs ... et non déductifs qui ont leurs règles.

                On ne doit pas par exemple estimer l'efficacité d'un vaccin d'après des données épidémiologiques en comparant le nombre de personnes atteintes (plus ou moins gravement vaccinées ou non-vaccinées.
                On peut comparer les proportions de personnes atteintes chez les non vaccinés et chez les non-vaccinés en tenant compte du fait qu'il peut y avoir des biais qui peuvent être discutés.

                Généraliser à une population ce qui a été observé sur un échantillon vaste et varié de ses membres est de l'induction.
                Adopter une explication causale après s'être efforcé d'éliminer les autres explications possibles est de l'abduction.
                Bien entendu, cela n'a pas le même niveau de preuve que la déduction.

                Raisonner correctement s'apprend.
                Nous avons appris.

                25 jours plus tard

                Un peu d'histoire : avant Pasteur, il y eut Jenner et la vaccination, et encore avant l'inoculation, ou variolisation.

                Dans L’Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers (1751-1772)

                Inoculation, terme que l’usage a consacré à l’opération par laquelle on communique au corps sain la petite vérole par application, ou par insertion.

                L'article rend compte ensuite sur une quinzaine de pages des observations, des expériences des polémiques et commentaires à ce sujet
                conclusion

                Ainsi toutes les objections qu’on a élevées contre l’inoculation confiée à des yeux éclairés & à des mains sages, se détruisent par les faits, excepté celles​ que la malice, l’ignorance, la jalousie ou l’opiniâtreté, osent imaginer ; on leur donne du prix en y répondant, & c’est le seul qu’elles puissent avoir.

                La petite vérole artificielle préserve de la contagion, tout comme la petite vérole naturelle ; & s’il étoit vrai, ce qui n’a pas encore été décidé, qu’il y eût quelques exceptions à cette regle générale, on pourroit tout-au-plus en conclure, que la prudence prend quelquefois des précautions inutiles. L’inoculation ne communique aucune autre maladie, quoique la preuve n’en soit que négative ; qui est-ce qui ne s’en contentera pas ? la chose n’est pas susceptible d’une preuve positive. (b) Trente années d’observations, dont aucune jusqu’à présent ne l’invalide, doivent nous tranquilliser ; où est d’ailleurs le medecin sage qui n’exige qu’on soit attentif sur le choix du pus dont on se sert pour inoculer ? Si après tout ce qui a été dit & écrit sur cette matiere, il étoit besoin d’encouragemens, la petite vérole naturelle nous les donneroit en foule. C’est aux vrais medecins, & le nombre en est bien petit, à apprécier les complimens que les adversaires de l’inoculation leur prodiguent ; ils avoueront tout d’une voix, que dans les grandes épidémies les ressources de l’art sont très-petites, & les billets mortuaires n’en font que trop foi. Que seroit-ce si on ajoûtoit, que peut-être l’art même rend la mortalité plus grande, & que la petite vérole est de toutes les maladies celle qu’on traite le plus mal ? Epargnons au lecteur des réflexions aussi tristes, & aux medecins un compte aussi mortifiant ; chacun peut aisément juger de ce qui se passe sous ses yeux ; car quel est le pays, la ville, le bourg ou le village dont cette cruelle maladie ne décime les habitans ? Montpellier qui passe en France pour être un des sanctuaires de l’art, en a fait de nos jours la triste expérience ; mais tout le monde ne sait pas qu’au Brésil la petite vérole est mortelle pour le plus grand nombre d’habitans, que dans l’Amérique méridionale, elle fait autant de ravage que la peste ; qu’en Barbarie & au Levant, de cent il en meurt plus de trente. Passons sous silence les victimes qu’elle laisse languissantes & privées de la vûe & de l’oüie, mutilées & couvertes de cicatrices. Article de M. Tronchin​​.

                http://enccre.academie-sciences.fr/encyclopedie/article/v8-2484-0/ et article suivant.

                Épilogue, un peu plus critique

                Variolisation
                La variolisation est l'inoculation volontaire de la variole, prélevée sur un sujet faiblement malade, ou lui-même variolisé. Cette technique, qui remonterait à la Chine ancienne, protège les sujets d'une variole grave. Son manque de fiabilité (rien ne prouve que le sujet variolisé ne fera pas une variole grave) et le risque de dissémination de variole ont conduit à son abandon après la découverte de la vaccination.
                Cette pratique consistait à inoculer une forme qu'on espérait peu virulente de la variole en mettant en contact la personne à immuniser avec le contenu de la substance suppurant des vésicules d'un malade. Le résultat restait cependant aléatoire et risqué, le taux de mortalité pouvant atteindre 1 ou 2 % pour un taux de protection non chiffré. En 1760, Daniel Bernoulli démontra que, malgré les risques, la généralisation de cette pratique permettrait de gagner un peu plus de trois ans d'espérance de vie à la naissance1.
                Wikipédia.

                La variolisation fait penser à une vaccination empirique par virus atténué. L'apparition d'une méthode différente et innovante de vaccination l'a fait abandonner.