Just dont 40% de ses habitants sont favorables à présent à l'utilisation d'armes nucléaires
Vous avez encore mal digéré votre biberon "LCI". Cette fois, celui du 2 décembre, distribué à 22 heures.
Moi aussi j'ai entendu. Mais moi, plus j'entends et plus je développe des anticorps contre l'intox. Vous, plus vous écoutez "LCI" truc, plus on constate, hélas, ses progrès chez vous. Vous buvez l'intox comme le buvard boit l'encre.
Le 2 décembre, il y avait en effet un "micro-trottoir" où étaient interviewés des Russes de base dans la rue.
Ces passants étaient majoritairement de l'opinion, grandissante, selon laquelle, pour calmer décidément enfin la frénésie occidentale contre la Russie, et vu que tous les moyens diplomatiques ont été épuisés, un rappel à la Realpolitik nucléaire devenait __ hélas __ de plus en plus envisageable, suite aux provocations continues de l'Otan en Ukraine. Bien sûr, haro de tout le plateau "LCI", qui se déchaîne à qui mieux-mieux contre ce peuple russe "irresponsable".
Sauf une seule personne sur le plateau. Pourtant gauchiste et anti "Poutine" notoire, et que vous auriez dû écouter attentivement. Il s'agit de Samantha de Bendern (comme quoi il n'y a pas de "Samantha" bête au monde...).
Voici son explication en bref. Elle connaît bien le monde russe pour y avoir souvent travaillé.
Pour les Russes, y compris les gens de la rue, les Occidentaux ont de moins en moins conscience de ce qu'est vraiment la dissuasion nucléaire, après 80 ans de "paix". Ils semblent croire de moins en moins à la dissuasion russe. Sinon, ils ne franchiraient pas, l'une après l'autre, toutes les lignes rouges de la Russie. Désormais, les Occidentaux font comme si ces lignes n'existaient pas. Alors peut-être, vu leur perte accentuée du sens des réalités, une frappe nucléaire, tactique, ne touchant pas leurs territoires, serait un électro-choc salutaire qui les rappellerait au vrai sens des réalités et à l'incontournable et nécessaire Realpolitik.
Selon les Russes, il devient nécessaire de redonner à nouveau peur du nucléaire aux Occidentaux, puisqu'ils semblent avoir perdu cette crainte salutaire, pour leur propre sauvegarde. Exactement comme ils en avaient peur depuis 80 ans. Les Occidentaux ont besoin de ré-apprendre à ne pas franchir les lignes rouges.
Fin de l'explication de Samantha de Bendern, le 2 décembre, qui a su se mettre un instant dans l'optique russe, tout en étant anti russe.