chevalier-du-temple Voilà du réalisme réel, Chevalier, de la part de la superpuissance russe.
On ne dira jamais assez que cette superpuissance pouvait, et peut toujours, "évaporer" l'Ukraine en 3 minutes.
Mais voilà : l'Ukraine est pour elle une sœur malheureuse, détournée par des forces de malfaisance.
La Russie n'a strictement rien contre le malheureux peuple ukrainien, écharpé par un ennemi qui est parvenu à utiliser sa terre juste comme tremplin pour atteindre la Russie, au moyen d'un régime préalablement installé dans cet objectif et pour rien d'autre.
Cibler ce régime installé par l'ennemi tout en épargnant autant que possible les malheureux Ukrainiens, voilà la raison de la précaution russe.
Ce dit, je vous propose ceci, du professeur américain Jeffrey Sachs :
"La Russie a tenté à plusieurs reprises de négocier en essayant :
"– d’empêcher l’élargissement de l’OTAN vers l’Est ;
"– de trouver des accords de sécurité appropriés avec les États-Unis et l’Europe ;
"– de régler les questions interethniques en Ukraine après 2014 (accords de Minsk) ;
– de maintenir des limites sur les missiles antibalistiques;
"– et de mettre fin à la guerre en Ukraine en 2022 via des négociations directes avec l’Ukraine.
"Dans tous les cas, le gouvernement américain a dédaigné, ignoré ou bloqué ces tentatives, avançant souvent le gros mensonge selon lequel la Russie, plutôt que les États-Unis, rejette les négociations. JFK l’a dit exactement en 1961 : « Ne négocions jamais par peur, mais n’ayons jamais peur de négocier. » Si seulement Biden tenait compte de la sagesse durable de JFK. Pour aider le public à aller au-delà du récit simpliste de Biden et des médias grand public, je propose une brève chronologie de certains événements clés menant à la guerre en cours."