Je voudrais sonder un maximum de personnes, pour voir la définition qu'ils ont de la Politique.
Mettre en commun (peut-être), et tomber sur une véritable, indéniable définition.
Bien à vous.

    girke tomber sur une véritable, indéniable définition.
    Bien à vous.

    les dictionnaires et encyclopédies sont là pour çà .

    la politique c'est la gestion de la cité.
    En entreprise, on différencie les choix politiques du dirigeant , sa vision stratégique à moyen et long terme, et sa gestion de l'opérationnel, la gestion au quotidien ou au jour le jour .

      marcopolo Entièrement d'accord mais je voudrais réitérer ceci pour pouvoir me fonder une vraie opinion. L'histoire ; une thèse de la politique, quelle soit belge, française ou religieuse, ...
      J'ai lu que derrière toute chose il y avait une politique. Que la mise en place d'un Etat n'était pas une fin en soi et que L'Etat était condamné à disparaître. Cela dépend bien évidemment de ce que l'on entend par politique mais je n'ai pas encore une thèse "irréfutable" de celle-ci.

      Pourriez-vous m'aider à réaliser cela ?

      Merci d'avance.

        girke Excusez-moi pour mes tournures de phrases mais cela fait un petit temps que je ne rédige plus et que je ne vois plus d'articles intéressants concernant la politique.

        la politique, ne se résume pas à la gestion de l'état central .
        Dans les états fédéraux, l'état ne gère que le régalien et même parfois en partie : défense, police, justice, diplomatie .
        La gestion de la cité, cela veut bien dire, que la politique municipale a autant d'importance que la gestion de l'état ou de l'empire

        La politique repose sur la pluralité humaine.

        Traditionnellement, la politique est d'une part, la science des rapports de l'individu et de l'Etat politique intérieure, d'autre part, la science des rapports de la nation et des autres nations politique extérieure. J'ajouterais que dans notre pays, elle consiste dans la lutte des partis avec le but de faire triompher tel ou tel parti dont on est membre.

        girke
        a) La politique est la répartition non-violente des pouvoirs et de leurs fruits.

        b) La politique est le choix collectif d'un destin.

        En pratique ce collectif n'est presque jamais le peuple, sans grand pouvoir en général, et bien plutôt une poignée d'individus. Dans une république libérale comme la nôtre c'est une polycratie de 50k personnes composée de journalistes, scénaristes, politiciens, patrons, juges, universitaires, activistes, ...

        c) L'état n'est que l'incarnation du pouvoir : les normes par lesquelles le collectif dominant s'auto-régule, et les moyens par lesquels il impose sa volonté (violence, loi, religion, propagande).

          france2100 La politique est la répartition non-violente des pouvoirs et de leurs fruits. La politique est le choix collectif d'un destin.

          les dictateurs ne font donc pas de politique ? Ne confondons pas la Politique, avec le débat démocratique politique .

          Dans une société idéale, nous devrions avoir un débat démocratique, sans populisme ni démagogie et ensuite des responsables politiques qui tranchent et décident en fonction des avis exprimés dans les débats politiques ( ce qui pour moi est différent qu'appliquer les simples voeux des électeurs )

            marcopolo
            Vous auriez aussi pu citer Clausewitz selon lequel la guerre est le prolongement de la politique par d'autres moyens. Pourtant je crois qu'il y a bien une frontière, certes floue, car les massacres mongols, les razzias arabes, ou les guerres de territoires entre caïds en France, ne me semblent pas relever de la politique.

            La guerre me semble donc bien être la fin de la politique, quand bien même elle continue la volonté sous-jacente à la politique.


            Quant à une société idéale fondée sur des représentants, cela n'a aucun sens : les représentants ne représentent qu'eux-mêmes. Gloser sur l'organisation d'une société d'inhumains inexistants n'a guère d'intérêt à mes yeux. Le seul espoir démocratique d'un peuple reposera toujours sur des tirages au sort pour constituer des comités éphémères.

            Il faut toutefois distinguer pouvoir et légitimation. Les élections et les médias de masse sont utiles pour permettre à la polycratie de convaincre les masses de prendre ses désirs pour les leurs - dans une certaine mesure et davantage chez les instruments du pouvoir.

              La politique est l'art d'atteindre un objectif fixé à l'avance.

              Comparer des politiques suppose que l'objectif soit commun.

              Dans une entreprise c'est clair, l'objectif est de maximiser la somme actualisée des profits futurs. Le meilleur dirigeant est celui qui mène la meilleure politique à cette fin.

              Dans la Cité, aucun objectif n'étant défini préalablement, les politiciens se donnent pour mission de définir eux-mêmes les objectifs et se mordent ainsi la queue qui les nourrit.

                france2100 Quant à une société idéale fondée sur des représentants, cela n'a aucun sens : les représentants ne représentent qu'eux-mêmes. Gloser sur l'organisation d'une société d'inhumains inexistants n'a guère d'intérêt à mes yeux. Le seul espoir démocratique d'un peuple reposera toujours sur des tirages au sort pour constituer des comités éphémères.

                je ne suis pas un grand adepte des référendums, surtout en France, car ils sont assimilés à des plébiscites , pour ou contre le pouvoir en place et je suis encore plus opposé au tirage au sort .
                D'autres opposent à la démocratie élective, la démocratie participative . Or on l'a vu avec les propositions de la convention sur le climat, qui a quasiment repris mots pour mots les propositions des mouvements écolos, la soit disant démocratie participative , c'est plutot la dictature des lobbies .
                Moi, je crois à la démocratie participative, mais à partir de corps constitués reprrésentant la réalité de la société, dans son ensemble , mais pas la majorité passive, mais au contraire, la minorité active et dynamique . c'est au conseil économique et social ,qu'on retrouve le mieux cette minorité active ......à condition que les nominations , ne soit pas faites par le pouvoir politiques et ne servent pas de placard à des gens qu'on veut mettre sur la touche

                  marcopolo Le sujet, c'est la politique menée par les dirigeants.
                  Ça n'a rigoureusement aucun rapport avec le choix d'une méthode pour mettre en place ces dirigeants (force, hérédité, élection...).
                  Les dictateurs mènent des politiques, les monarques héréditaires ou électifs aussi, les soviets aussi, les élus au suffrage plus ou moins universel aussi, et l'on peut espérer que ce sont les mêmes, comme l'a très bien montré Machiavel.

                    candidus Le sujet, c'est la politique menée par les dirigeants.

                    l'initiateur de ce fil a posé une question ouverte, aucune raison de l'enfermer dans ta définition

                      • [supprimé]

                      La politique c'est un panier de crabes où chaque crabe essaie d'atteindre un rang plus élevé pour bénéficier de l'argent des autres ( les citoyens contribuables). Le reste est essentiellement de la posture malhonnête.

                      marcopolo Bien sûr, je réagissais effectivement à votre parallèle entre la politique d'entreprise où il s'agit de maximiser le profit et la conduite de la Cité où les dirigeants se demandent déjà ce qu'ils foutent là.

                      marcopolo
                      Le référendum ne tourne au plébiscite contre le gouvernement que dans le cas où le référendum est employé pour faire passer un projet en force. Mais c'est devenu une antienne bien commode du pouvoir pour légitimer la mise à l'écart du peuple.

                      Quant à la conférence sur le climat, elle ne fut pas conçue comme un outil démocratique mais comme une manipulation visant à légitimer les décisions du pouvoir : trop peu de temps pour un tel sujet, une assemblée fortement parisienne, et des "experts" imposés.

                      Enfin votre idée d'une démocratie des acteurs, de ceux déjà au centre du terrain, n'est rien de moins que l'officialisation du pouvoir des 1% : ceux suffisamment proches du pouvoir pour avoir le pouvoir de changer les choses, et donc qui se bougent. Les autres restent dans les gradins car ils savent qu'ils ne seront pas écoutés. Votre CESE en est un bon exemple : les syndicats ne représentent qu'eux-mêmes, les patrons ne représentent qu'eux-mêmes, les ONG ne représentent qu'elles-mêmes.