[supprimé] Le but de la réforme de Macron est de faire en sorte que l'inactivité soit nettement moins satisfaisante que l'activité.

Non! Le but est de faire des économies. De toute façon, il y a infiniment plus de demandeurs d'emploi que d'offres. Un autre objectif est de faire baisser les chiffres du chômage, les chiffres officiels, bien sur.

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cheshire-cat a renommé le titre en Défense de l'état-providence le .
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SagesseLiberale
La concurrence et les lois du marché génèrent naturellement de l'innovation, mais pas forcément des progrès en termes de recherche. Ces deux notions sont subtilement différentes. Par exemple, la recherche fondamentale, qui débouche ensuite sur des innovations technologiques, est souvent le fait d'organisme d'état. Je pense à la Nasa, dont les recherches ont permis la découverte des puces électroniques, ou encore, à l'industrie spatiale russe, financée par l'état, qui a cartonné après guerre.
L'innovation, c'est autre chose. On rachète des brevets et on met au point des applications nouvelles. Dans bien des cas, on se contente d'acheter du matériel existant, que l'on utilise efficacement. Dans ce cas, le capitalisme constitue un moteur. On investit dans l'espoir de devenir concurrentiel. C'est là la démarche des financiers et des techniciens, pas des chercheurs
L'Urss a ébloui le monde du fait, jadis, de ses exploits spatiaux, financés par l'état (l'armée), mais son industrie n'a jamais décollé, sauf, une fois encore, dans le domaine militaire. Mais on n'a jamais vu en Russie de PME innovantes, ou de start-up se développant à la vitesse de la lumière. Le système communiste ne le permettait pas. Pas de profit, pas de motivation, et pas d'argent à réinvestir, ou de banques capables de prendre des risques.

    Poufpouf Par exemple, la recherche fondamentale, qui débouche ensuite sur des innovations technologiques, est souvent le fait d'organisme d'état. Je pense à la Nasa, dont les recherches ont permis la découverte des puces électroniques, ou encore, à l'industrie spatiale russe, financée par l'état, qui a cartonné après guerre.

    Les grands projets de recherche scientifiques ont souvent un intérêt industriel non par leurs résultats scientifiques, mais par les technologies qu'il a fallu mettre en œuvre pour les obtenir. Ainsi, pour citer un exemple parmi une multitude, les capteurs d'images de vos smartphones ont des performances comparables à ceux qui équipaient les grands télescopes il n'y a pas très longtemps, et qui valaient alors une fortune.

      cheshire-cat
      Ce que je voulais souligner, c'est que les révolutions technologiques sont le plus souvent initiées par les états, avec l'argent public, alors que les applications sont générées par le privé. Les opérateurs privés hésitent à se lancer dans le fondamental, sauf peut être quelques milliardaires comme Elon Musk.

      [supprimé]

      Je crains que dans cette histoire tu n’aies pas vraiment compris le sens de ce que tu écris. Il est évident que toutes les maladies existantes sont représentées partout, dans les quartiers défavorisés et dans les quartiers chics. Mais va en face de la porte du Lycée Henri IV à Paris, ou de l’École alsacienne. Ou à celle de n’importe laquelle de nos Grandes Écoles. Et compte combien tu vas voir passer d’étudiants obèses et d’étudiants parfaitement normaux .

      Et à Paris, va faire la même chose avenue Hoche, avenue Marceau ou du côté du boulevard de la Madeleine. Tu y obtiendras les mêmes résultats. Si tu y croises une femme obèse, il y a 97 chances sur 100 pour que ce soit une concierge portugaise du 16° ou une femme de ménage.

      Tu auras un obèse pour cent personnes. Et encore ce sera l’une des 3 % d’exceptions aux conditions diététiques de l’obésité.

        • [supprimé]

        Bonjour,

        L'état-providence aboutit à un endettement excessif puis à une crise monétaire et à l'inflation. L'état dans une économie de marchés ne doit pas être trop présent. L'état ne doit pas se substituer à la Nation.

        Cordialement.

          Alors il faut déprovidencer l'état. Mais est-ce seulement possible en France?

            • [supprimé]

            bianchi51 Bonjour,

            With the power of soul
            every thing is possible.

            Cordialement.

            • [supprimé]

            • Modifié

            Sargon C''est un peu fort de café que de suggérer que je ne comprends pas ce que j'écris premièrement. Il faut un culot de gauchiste. Ensuite, je ne fais pas la sortie des collèges pour vérifier le tour de te taille des petits garçons,////////////////Insulte gratuite Troisièmement, il se trouve que j'habite dans un de ces quariers, et je vous confirme qu'il y a de tout dans ces quartiers: grands et petits, maigres et gros, noirs ou blancs ou jaunes ou bronzés, chrétiens ou juifs ou arabes ou boudhistes , hétéros et homos.
            Effectivement les gamins sont majoritairement des enfants d'une élite bourgeoise et de fait très internatiionale, et s'ils sont en meilleur état physique c'est non seulement qu'ils mangent mieux, font plus d'exercice mais aussi qu'ils sont les produits d'une reproduction de l'élite. Cci n'empêche pas qu'il y a des gamins malades, génétiquement déficients, diabétiques et obèses.

              • [supprimé]

              [supprimé]

              L'état providence a ses défauts, mais il génère plus d'égalité et de justice à tous qu'un état qui n'intervient pas et qui laisse les entreprises privés pulluler uniquement. Un exemple simple serait une médicalisation privée, qui serait source d'une injustice flagrante selon les hôpitaux et cliniques accessible en proportion de son portefeuille.

              Nombre de gens militent pour la suppression des subventions accordées à autrui, mais changent vite d'avis quand ils sont concernés. Exemple, ils ne rechignent pas à encaisser la prime pour l'achat d'une voiture électrique, ou une aide pour isoler leur maison. Par contre, le SDF qui touche le RSA les indispose..
              Le système français essaie de conjuguer le capitalisme et le social. Il a permis d'éviter les famines du XIXe siècle.
              Aux USA, on peut mourir faute de soins à la porte de l'hôpital si l'on n'a pas d'argent.

                • [supprimé]

                Poufpouf Aux USA, on peut mourir faute de soins à la porte de l'hôpital si l'on n'a pas d'argent.

                C'est ce que je pensais aussi avant d'en savoir plus, en fait, le coût de l'hôpital s'il n'est pas gratuit aux USA, c'est quand même à la portée de la bourse de tous pour la majorité des maladies graves. A corriger si besoin, mais je crois ne pas me tromper.

                  • [supprimé]

                  Poufpouf Vous confondez des mécanismes d'incitation et d'assistance. La critique porte en général sur l'assistance, en ce qu'elle ne comporte pas de dimension incitative, quand elle n'est pas tout simplement desincitative.

                    [supprimé]

                    En définitive, ton propos ne fait que confirmer le mien.

                    Par contre, permets-moi de douter de ce que tu habites l’un des quartiers que j’ai cités. Sinon tu n’en ferais pas une telle description.

                    Il est bien évident que l’on peut retrouver des patients de toutes les pathologies dans n’importe quel coin des villes de France et de Navarre. Mais je te rappelle que nous sommes censés ici, dans le fil actuel de la discussion, parler de l’obésité. Pas de la fièvre jaune ou de la tuberculose.

                      [supprimé]
                      Consultation en gynécologie: 150 à 200 $... Et les mutuelles peuvent vous virer si vous êtes malade. Le système de sant américain est le plus coûteux du monde, mais en termes de résultats, il est classé sous celui du Sri Lanka.

                        [supprimé] Vous confondez des mécanismes d'incitation et d'assistance. La critique porte en général sur l'assistance, en ce qu'elle ne comporte pas de dimension incitative, quand elle n'est pas tout simplement desincitative.

                        Le RSA permet de survivre. Ca n'est pas pour autant que ceux qui le touchent renoncent à travailler, ou à essayer de travailler. Le pire est sans doute le fait que tous ceux qui y ont droit ne le touchent pas.
                        S'agissant des indemnités de chômage, petit rappel: On cotise pour ça. Idem pour la retraite.

                          • [supprimé]

                          Poufpouf

                          Voilà, c'est ça que j'avais noté, en fait, tout les américains ou presque ont une mutuelle, qui prend en charge la quasi totalité des soins en cas de maladie grave. Et il y a des mutuelles pour toutes les bourses je crois.

                          • [supprimé]

                          Poufpouf De nouveau, vous mélangez tout. Après les incitations fiscales et l'assistance, vous vous emmêlez les pinceaux entre des mécanismes d'assurance et d'assistance.
                          Effectivement, il faut avoir cotisé pour toucher une retraite, c'est une logique d'assurance. (Quoiqu'il existe aussi un dispositif reposant sur l'assistance: https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F16871 )
                          Il n'y a pas lieu d'introduire des mécanismes incitatifs dans la retraite, les retraités n'ont pas vocation à retravailler. Ce qui est le cas des chômistes en revanche. Jusqu'ici, il fallait avoir cotisé... quatre mois sur les 24 derniers mois pour pouvoir être indemnisé par l’assurance chômage. Un dispositif beaucoup trop généreux et qui poussait à l'inactivité, qu'il convenait de rendre plus incitatif.

                            Poufpouf

                            Tu n’es pas sérieux. Il y a aux USA, comme partout ailleurs, deux types de médecine et d’établissements de santé.

                            D’une part les établissements privés qui coûtent très cher, réservés aux patients dont les assurances personnelles peuvent payer de prix exorbitants pour les soins et les traitements. Ou dont la fortune personnelle permet de payer très cher les soins désirés.

                            Et d’autre part il y a des établissements publics, ou semi publics, subventionnés, dont tout ou une partie du budget dépendent de l’état ou/et, de subventions d’état, ou issues de fondations et associations privées. Et ces établissements doivent faire avec ce qu’ils ont.

                            En langage vernaculaire courant, il y a donc une médecine pour les riches, et une pour les pauvres. Comme partout sur la planète. Sauf que dans certains pays, l’Amérique du Nord et certains pays défavorisés ou carrément du Tiers Monde, cette différence est plus accentuée.

                            Mais au niveau des possibilités médicales et du niveau potentiel des interventions médicales ou chirurgicales au sens large, les USA sont le pays le plus avancé de la planète pour les patients qui ont les moyens de se payer des soins et des traitements coûteux. Leurs cliniques privées, du moins une large partie d’entre elles, sont à la pointe du progrès, et c’est dans les cliniques privées des USA que la majorité des découvertes médicales et des nouveaux traitements ou appareils divers, sont installés avant de se répandre autour de la planète. Les nouveaux traitements révolutionnaires et les appareils d’imagerie médicale, sont le plus souvent passés des labos médicaux de la Hadassah à ceux des cliniques privées américaines, dix ans avant de l’être en Europe.

                            Mais même en France, la médecine est très inégale entre ceux qui peuvent payer et ceux qui ne le peuvent pas. Tu en as la preuve actuellement simplement avec le panier de dentisterie éligible au 100 % sans restes à charge. Une partie des prothèses dentaires et des opérations de dentisterie est réservée à ceux qui peuvent payer des restes à charge élevés. Ceux qui ne le peuvent pas s ’inscriront chez les « sans dents », comme le dit aimablement et délicatement le zinzin que nous eûmes comme président « normal » de 2012 à 2017. Ces édentés n’ont plus qu’à s’acheter de la purée Mousseline.

                              Attaques personnelles.

                              Sargon
                              L'hôpital public américain est si délabré qu'on hésite à le classer parmi les dispositifs de santé des pays développés. D'où le mauvais classement d'un pays, dont, rappelons-le, les dépenses des santé battent des records. Laé France glisse doucement vers un système analogue. Chez moi, se faire opérer dans le public est juste suicidaire.
                              Par contre, la prise en charge chez nous des prothèses dentaires est une bénédiction. Le tarif des mutuelles, en revanche...

                              [supprimé] Jusqu'ici, il fallait avoir cotisé... quatre mois sur les 24 derniers mois pour pouvoir être indemnisé par l’assurance chômage. Un dispositif beaucoup trop généreux et qui poussait à l'inactivité, qu'il convenait de rendre plus incitatif.

                              Indemnisé 4 mois.

                                4 mois plus tard

                                Voici un sophisme souvent entendu pour persuader les gens qu'il faut baisser les impôts : « En France, l'Etat prélève 45% du PIB, c'est-à-dire, 45% de la richesse produite ».

                                C'est entièrement faux. Pour le prouver, un exemple d'une économie dans laquelle les recettes de l'Etat représentent 110% du PIB et pourtant dans laquelle existe aussi un secteur privé.

                                Soit un pays dans lequel :

                                • la production totale du privé est de 110
                                • la production non-marchande (services publics) est de 40
                                • les consommations intermédiaires pour la production privée sont de 40
                                • les consommations intermédiaires pour le public sont de 10
                                • la somme des salaires dans le privé est de 50 (25 de salaire net + 25 de cotisations sociales)
                                • la somme des salaires dans le public est de 30 (15 de salaire net + 15 de cotisations sociales)
                                • les profits du privé sont de 20 (10 vont aller à l'investissement, 10 vont former les revenus du patrimoine)
                                • les prestations sociales en espèces s'élèvent à 70 [40 de prestations de sécurité sociale (par ex. allocations familiales, indemnités chômage, retraites) + 30 de prestations de l'Etat (par ex. RSA)]
                                • les impôts (hors cotisations sociales) s'élèvent à 70

                                Je rappelle les trois relations fondamentales :

                                PIB = Production - Consommations Intermédiaires

                                PIB = Salaires + Profits

                                PIB = Consommation des ménages + Investissement

                                Dans notre exemple, on a PIB(marchand)=70, PIB(non-marchand)=30, PIB(total)=100.

                                Intéressons-nous au revenu disponible des ménages, revenu qui correspond à ce que les ménages vont pouvoir dépenser auprès des entreprises privées, après avoir payé les impôts et reçu les prestations sociales.

                                Revenu Disponible = Salaires + Revenus du Patrimoine + Prestations Sociales - Impôts - Cotisations Sociales

                                Dans notre exemple, cela donne :

                                Revenu Disponible = 80 + 10 + 70 - 70 - 40 = 50

                                On a également les relations :

                                Dépenses Publiques = Salaires(public) + Consommations Intermédiaires(public) + Prestations Sociales

                                Recettes Publiques = Impôts + Cotisations Sociales

                                Dans notre exemple, cela donne

                                Dépenses Publiques = 30 + 10 + 70 = 110
                                Recettes Publiques = 70 + 40 = 110

                                On est ainsi face à une économie dans laquelle les recettes - et les dépenses - publiques représentent 110% du PIB et pourtant dans laquelle il existe un secteur privé productif et des individus qui disposent d'un revenu qu'ils peuvent dépenser à leur guise en consommant des biens et services produits par les entreprises privées ! Impossible alors de prétendre que l'Etat capte plus de 100% du PIB (ce qui serait déjà absurde) puisque les individus possèdent un revenu qu'ils peuvent dépenser librement et puisqu'une partie de la production privée est consommée par les ménages.

                                  SagesseLiberale la somme des salaires dans le privé est de 50 (25 de salaire net + 25 de cotisations sociales)

                                  Sur?

                                  Oui, c'est vrai que je parle du salaire superbrut (net+cotis salariale+cotis patronale)

                                    SagesseLiberale
                                    C'est un peu moins: Dans le pire des cas, un budget de 1.42 aboutit à 0.77 pour le salarié. Mais si on ajoute la CSG, (je ne sais pas si elle est comptée, on retombe sur votre estimation.
                                    "Une partie des cotisations sociales est payée par les salariés (charges salariales), l'autre est payée par leurs employeurs (charges patronales). Les charges salariales dont le détail figure sur les fiches de paie sont de 21% à 23% du salaire brut. Les charges patronales sont de 25% à 42% du salaire brut."
                                    Dont acte.

                                    Sargon Tu n'es autorisé à douter de rien dans cette affaire. J'habite un des arrondissemets centraux de Paris et si tu y venais de temps en temps, tu saurais que je dis vrai.

                                    6 jours plus tard

                                    Autre sophisme ou plutôt INFOX débité par nos commentateurs ou pseudo-experts médiatique : « Trop de prélèvements obligatoires nuisent à l'économie en réduisant la richesse produite ».

                                    Voyez par vous-même :

                                      • [supprimé]

                                      SagesseLiberale Vous ne pouvez pas faire dire ça à votre graphe. Il montre que le poids de l'Etat augmente avec la progression du PIB. Plus il y a de base taxable, plus l'Etat est taxophile et dépensolâtre. En revanche rien ne permet d'affirmer à sa lecture que ces pays n'auraient pas eu un PIB/ hab plus important avec des PO moins élevés.

                                        [supprimé]

                                        Certes, mais ce que montre le graphe (ou une analyse de corrélation statistique) c'est que l'hypothèse H : « plus les prélèvements obligatoires d'un pays sont élevés, plus la richesse produite est faible » n'est pas vérifiée.

                                          • [supprimé]

                                          SagesseLiberale « plus les prélèvements obligatoires d'un pays sont élevés, plus la richesse produite est faible » n'est pas vérifiée.

                                          Ce n'est pas ce que disent les libéraux, en tous cas si vous pensez à la courbe de Laffer. Un taux de PO trop élevé induit une production sous-optimale, ce qui ne siginifie pas qu'elle est faible, mais inférieure à ce qu'elle pourrait être avec un taux d'imposition optimal.

                                            [supprimé]

                                            Cependant, si cette hypothèse était vraie on devrait voir les pays avec les taux plus faibles avoir une richesse supérieure.