[supprimé]
Les énormités imbéciles sont le pain quotidien de ce forum. Vu de qui sont sur le plan de la clarté des idées certains des intervenants habituels, c’est normal. Mais des conneries aussi stupides que celles de Claude dans cette discussion, là on bat tous les records. Claude devrait en demander l’homologation au Livre des Records, au Guinness Book.
Quant à l’autorisation d’utilisation de produits vétérinaires dans la médecine humaine en cette période de pénurie, s’en étonner est ne rien connaître des problèmes des pharmacopées en France. Il n’y a pas deux types de médicaments : un qui serait destiné aux pathologies humaines, et un qui serait destiné aux pathologies animales. Dans les indications semblables, l’on utilise exactement les mêmes molécules, les mêmes médicaments, en médecine vétérinaire et en médecine humaine. Seules les posologies sont différentes et adaptées. Et les noms diffèrent. En réalité l’on utilise pour les animaux strictement les mêmes médicaments, plus précisément les mêmes molécules, pour les clébards, les chevaux et nos voisins de palier.
Sur le plan médical ou pharmacologique, il n’y a strictement aucun inconvénient à utiliser les produits pour humains chez les animaux, ou l’inverse. Il suffit d’adapter les posologies aux poids des « patients »
La différence est à un niveau purement financier et administratif. Les molécules destinées aux deux finalités reviennent au même prix. Dans tous les cas ridiculement bas. Mais le système de Sécurité Sociale fait que les produits pour humains étant remboursés par la Sécu, les prix de vente au public de ces produits sont fonction non pas de leur prix de revient, mais des négociations avec la Sécu, et en fonction de critères qui ne sont généralement pas médicaux du tout.
Par contre, à de rares exceptions près de personnes ayant des assurances « maladies » pour leurs animaux auprès de compagnies d’assurances privées, les produits vétérinaires ne sont pas remboursés. Et ils sont vendus plusieurs fois moins cher à molécules égales que les mêmes molécules pour humains. En plus, le vétérinaire a le droit de vendre lui-même les médicaments animaux. D’être en même temps le médecin et le pharmacien.
C’est-à-dire que pour une pathologie humaine déterminée le médicament vaut tant, x euros. Mais si l’on prend le même médicament, la même molécule, destinée aux animaux dans cette indication, le médicament revient beaucoup moins cher. Souvent dix fois moins. Mais si le labo gagne dix fois moins, le percepteur perd sa part de la différente qui ne sera pas payée en raison de la diminution de la marge bénéficiaire du fabricant. Au seul bénéfice des éleveurs.
Les produits contre la diarrhée des bébés coûtent vingt fois plus cher (je dis 20 au hasard, mais la différence doit être encore plus grande) que la même molécule et le même produit sous un autre nom, utilisée contre la pulorose.
D'où l'obligation d'un décret ministériel pour utiliser un produit vétérinaire à la place d'un produit à usage humain.
Même si dans les deux cas c'est en réalité le même produit.