Ka va trop vite et je suis retraité (débordé donc . . .).
Pour le K d'habitude je ne précise pas mais pour éviter les digressions inutiles j'ajoute : ce n'est pas de la provocation. Quelqu'un sait-il faire un cé cédille en capitale ?
Effectivement, Poutine a pondu en 2022 une analyse historique dont la conclusion inclue l'Ukraine dans la Russie.
Pour l'histoire récente, auparavent ce n'était pas nécessaire, le consensus (ukraino-russe) à ce propos étant clair : l'Ukraine est une colonie de la Russie.. Il se trouve qu'en 1990 ce consensus a été malmené pour un moment, les divers émissaires russes n'arrivant pas à le rétablir, et pas faute d'essayer.
Je dis "colonie" car tous les éléments étaient réunis pour justifier l'appellation, même si c'est fort et pas très exact (si vous en avez un à proposer . . .) :
- diminution de la production littéraire locale, et inversement son augmentation lors de la diminution de la pression politique russe
- installation provisoire ou pérenne d'administrateurs russes, installés avec leur familles ou non, ne cherchant aucunement à s'intégrer
- nécessité pour les Ukrainiens souhaitant participer à la direction de leur pays de suivre des formations supérieures "à Moscou", et donc forcément d'apprendre la langues
- mise en place à haut niveau d'une surveillance des activités critiques (militaires, politiques, études supérieure, . . .) par les Russes eux-mêmes
- j'en oublie certainement
C'est à peu près ce qui se passait dans tous les "pays de l'est" à des degrès divers ainsi que dans le monde post-soviétique. Le président de la Biélorussie s'exprime en russe et un quart de la population s'exprime en biélorusse (lire/écrire/parler dans la vie courante).
Cela explique l'adhésion mitigée à la grande paix russe d'un pays indépendant, et la surprise qu'on éprouvé les Russes en venant libérer le euple qui était censé n'attendre que cela.
Le décret (pas vérifié l'exactitude du terme) concédant la Crimée a été signé par Lénine alors qu'il n'était pas en possession de ses moyens intellectuels (dixit Poutine l'historien) ? Et alors ? C'est déja arrivé ailleurs. Et justifierait une guerre 80 ans plus tard ?
A noter que jamais (au sens où "jamais" n'existe pas) il n'y eut le moindre problème à parler russe en Ukraine, ni dans la vie courante ni au travail.
Les premiers cas de friction concernant le sujet sont apparus avec l'agit-prop russe à Kharkov et le sud-est en général (et en gros), vers 2013 il me semble. Etonnant non ?