Cet article de Geo, qui est généralement très pro-occident comme chacun sait, résume assez bien la situation actuelle:
Au sujet des élites russes:
"Ces derniers soulignent une fatigue grandissante à l'égard du conflit et pointent des difficultés économiques substantielles, mais restent alignés derrière le président russe, au centre du jeu politique depuis plus d'un quart de siècle."
"L'émotion principale est la déception", souligne un officiel du gouvernement russe interrogé par Meduza. "Nous nous attendions à ce que la guerre se termine, à ce que les combats cessent. La fatigue est le sentiment dominant depuis longtemps".
"Les sources interrogées par Meduza soulignent que ce prolongement du conflit gène surtout en raison d'un malaise économique grandissant, qui touche particulièrement les milieux d'affaires et les industriels, impactés par le fort taux directeur mis en place par la Banque Centrale pour lutter (sans réel succès) contre l'inflation."
"Les différents membres de l'"élite" russe contactés jugent par ailleurs que tout espoir de paix s'est évaporé avec l'offensive ukrainienne dans la région de Koursk en août 2024."
Mais même sans cette incursion sans précédent dans le territoire russe depuis la Seconde Guerre mondiale, plusieurs d'entre eux jugent que la guerre se serait prolongée en raison de la personnalité de Vladimir Poutine. "
Le président aime se battre, c'est excitant pour lui. Pourquoi s'arrêter à mi-chemin si l'on peut leur mettre encore plus la pression?", résume ainsi une des sources proches du gouvernement.
Enfin au sujet du retour de Trump:
"Le retour au pouvoir de Donald Trump ravive les espoirs de paix parmi les officiels interrogés. Mais la divergence de vision entre le président américain et le Kremlin reste substantielle. Vladimir Poutine réclame le contrôle de quatre régions ukrainiennes partiellement occupées, en plus de la Crimée annexée depuis 2014, comme condition centrale. Mais Marco Rubio, le secrétaire d'État (équivalent du ministre des Affaires Étrangères), a rappelé qu'en vue d'un accord de paix, "la Russie devra faire des concessions, tout comme les Ukrainiens" : les positions jusqu'au-boutistes de Moscou risquent donc de prolonger le conflit pendant 2025, voire au-delà."
https://www.geo.fr/geopolitique/guerre-en-ukraine-les-elites-russes-epuisees-par-un-conflit-toujours-plus-long-et-couteux-224227