Un peuple mécontent de ses élites ?...
Et qui sont ces élites ?...Les meilleurs d’entre tous, ou supposés tels, choisis par des électeurs qui leur confient la gestion de la chose publique...
Dans l’idéal, bien sûr.
Et aujourd’hui, sont-elles représentatives d’un courant de pensée politique qui ferait consensus au sein de la société,
d’autant qu’une frange importante de Français a plutôt tendance à opter pour un bulletin qui tient lieu de recours à un pis-aller électoral avéré.
A partir de ce défaut républicain, comment un exécutif contesté d’emblée, compte-t-il gouverner dès lors qu’il n’a pas les faveurs d’une vraie majorité populaire ?
Et malgré ce plébiscite tronqué, ceux qui prétendent vouloir diriger le pays parce qu’ils auraient accès aux affaires de l'état, s’estiment contre toute réalité objective, dans leur bon droit à exercer la toute-puissance de leur fonction ?
Dans ces conditions, leur légitimité n’est en rien garantie.
Aurait-il fallu qu’ils soient seulement compétents...
Leur réaction épidermique appuyée par le soutien de leurs partisans, du moins ce qu’il en reste, se résume à
manifester leur haine à l’endroit d’un peuple qu’ils rêveraient de remplacer pour s’assurer que leur propension à la médiocrité soit inattaquable.
Et ces faux prophètes qui annoncent le chaos en dehors de leur magistère ne sont que dans le sauve-qui-peut d’un culte de la personne en rupture avec le sens de la démocratie...Ils ne font que s’obstiner à cliver la communauté nationale, entre bons et mauvais Français, juste pour jouir d’une position de leaders politiques dont la volonté légaliste
est de mobiliser la contestation sociale pour mieux la faire taire...
Voilà donc cette autre minorité qui, si elle en avait le temps et surtout le cran, ne manquerait pas de se distinguer davantage par sa tendance au despotisme si tant est qu’un peuple soumis à un pouvoir absolu et arbitraire ait aussitôt souscrit à sa servitude volontaire.
Une nature moutonnière qui ferait d’un peuple une nation de bénis-oui-oui astreints à l’obéissance civique dès
l’instant où parmi ceux-là, un électorat au garde-à-vous devant toutes les fatalités, aura été responsable d'avoir élu un type par défaut ?
L’histoire en dit les soubresauts...
A l’heure actuelle, même le verbe moralisant ne parvient plus à résonner comme une insulte à l’endroit d’une engeance dite populacière lorsqu’on veut la cantonner dans la banalité et le vulgaire, voire la faire tomber irrémédiablement dans la vulgarité...
Telle est l’intention de ces élites au front haut et à l’air pincé. Celle d’offenser et de culpabiliser dès qu’elles prononcent le mot « populisme » .
La main sur le coeur, donner quitus à cette fine fleur qui suit, comme hypnotisée, la course de son roi soleil ?
Les tournesols de la république...😇