- Modifié
Kruiss38
Je vais me faire l'avocat du diable, au risque de me tromper : et si ce n'était qu'une panique morale ordinaire face aux nouvelles technologies ?
Des ingénieurs ont réussi à abaisser le coût de production des idioties standards, et alors ? Il me semble que pour les entités manipulatrices (marketing, états étrangers), le problème n'était pas ce coût, mais la difficulté à se faire passer pour des utilisateurs ordinaires, ce qui nécessite des comptes établis de longue date, n'écrivant pas tous la même chose, n'agissant pas de façon trop concertée, opérant depuis des adresses différentes, capables de présenter des pièces d'identité, ...
Il se pourrait même qu'il y ait un niveau de saturation organique au-delà duquel il deviendrait inutile d'en rajouter, avec en prime le risque que les bots se retrouvent à discuter entre eux du fait de leur mise en relation par le réseau social du fait de leur similarité.
Quant à l'idée que ces algorithmes seraient capables de calibrer précisément leur discours, laissez-moi rire : personne ne dispose des données requises car celles-ci sont difficiles à mesurer et rapidement fluctuantes au fil du temps (élections, sujets, problématiques, ...).
Enfin, les étudiants ? Ça fait belle lurette que les devoirs maison ne valent plus rien du fait d'Internet.
Un vrai risque toutefois : que cela promeuve les communautés fermées, sur invitation ou preuve d'identité.