La seule solution efficace pour le pouvoir d'achat des Français c'est la réinstauration de l'échelle mobile des salaires (indexation automatique sur l'inflation). En partant d'une inflation sans indexation à 5%, des salaires qui représentent environ 60% du prix, vous obtenez un maximum de 13.5% d'inflation si vous faites l'hypothèse que les hausses de salaires sont entièrement répercutées dans les prix. C'est certes élevé mais c'est comparable aux crises énergétiques du passé.
L'inflation s'installe
SagesseLiberale La seule solution efficace (...) c'est la réinstauration de l'échelle mobile des salaires
L'inflation est à la base un phénomène monétaire causé par l'excès de monnaie devenue supérieure à la valeur des biens disponibles sur le marché.
La conséquence est l'augmentation générale des prix et la perte de pouvoir d'achat.
L'échelle mobile des salaires adoucit la punition mais ne résout rien. Au contraire elle fait perdurer le phénomène inflationniste.
Si l'échelle mobile est une revendication assez classique des syndicats en période inflationniste, curieusement quand elle a existé en France et en Italie, ce sont des gouvernements de gauche qui y ont mis fin.
Mauroy en France et Amato en Italie.
Je ne suis pas convaincu par la théorie monétariste. Si l'on regarde les données OCDE/eurostat, la masse monétaire (M1) de la zone euro a augmenté entre 2010 et 2019 de plus de 85% quand la production augmentait de 12.5% et pourtant l'inflation n'a été que de 12.5% elle aussi. Il y a un écart énorme entre l'évolution de la masse monétaire et l'évolution de l'inflation compte tenu de la relative faible croissance de la production.
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SagesseLiberale Bonjour,
Les injections de liquidités de la BCE ont été disproportionné par rapport à l'effet de croissance escompté. Ceci étant la masse monétaire est toujours plus importante que la valeur du stock en capital car elle est aussi fondée sur une anticipation des profits avenir. C'est comme au poker.
Là je vois la BCE augmenter son taux à 0% c'est une plaisanterie. Il faut savoir que les dettes souveraines contractées à taux négatifs ne coutent rien à l'Etat dans le temps. Le taux négatif résorbe la dette dans le temps. L'estimation du montant de la dette publique Française est de ce fait exagérée.
Cordialement.
Sauf que ça entraîne dans une spirale inflationniste : on augmente les salaires donc les prix augmentent donc on augmente les salaires et ainsi de suite.
En même temps si on augmente pas les salaires et que les prix augmentent, c'est une paupérisation des salariés.
La quadrature du cercle...
en fait ça finit par se stabiliser. Comme je l'ai dit avec les hypothèses précédente, si l'inflation (hors augmentation de salaire) se maintenait à 5% pendant plusieurs années et compte tenu que les salaires représentent grosso mode 60% des prix (en moyenne), l'inflation finirait pas se stabiliser à environ 13.5%, élevé mais du même ordre que lors des crises énergétiques du passé. La sortie de crise et d'une inflation élevée se fera lorsque le prix des matières premièresse stabilisera.
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Bonjour,
Tout va se jouer à la rentrée. Si l'inflation se stabilise on peut amortir la nuisance. Par contre si l'inflation progresse encore ( au dessus de 10% ) cela va devenir critique. C'est à dire un risque de paupérisation plus élevé qu'il ne l'est actuellement. Il faudra surveiller ce qui se passe aux Etats-Unis pour mieux anticiper la situation. Quoique l'Europe est plutôt fainéante sur les sujets cruciaux.
Cordialement.
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Bonjour,
Je ne sais si cela a un rapport avec l'inflation mais quand observe l'évolution de la dette publique et celle des intérêts de la dette on s'aperçoit que plus la dette augmente plus les intérêts de la dette baissent. Autrement dit avec les taux négatifs les états Européens ont fait le plein d'endettement sachant que dans le temps les intérêts à verser vont décroitre. C'est une situation exceptionnelle où l'on voit la charge de la dette baisser au fur et à mesure que la dette augmente. Bien entendu on ne peut pas s'empêcher de penser que cet endettement massif apparemment indolore n'ait pas de conséquence sur l'inflation et la valse des prix vue la quantité à ce point massive de la monnaie en circulation. Reste une chose que l'on ose toujours pas faire c'est de diminuer officiellement par décision de la BCE le nominal de la dette des emprunts à taux négatifs histoire de se refaire une jeunesse. Faut pas pousser.
Cordialement.
[supprimé]
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Francois27 Bonjour,
Une chose qui est aussi exceptionnelle est que les taux n'ont jamais été aussi bas en pleine période d'inflation. Les augmentations des taux de la BCE sont purement symboliques. Dans les années 80 avec une inflation à 8 % les taux minimum étaient à 4.5 % pour ce qui est des produits financiers. Aujourd'hui l'écart en Europe entre les taux d'intérêts et l'inflation est si élevé qu'il incite à délaisser les placements en Europe au profit d'obligations internationales à court terme en Dollars. Les obligations Européennes ne valent plus rien. A la rentrée si l'inflation monte à plus de 10% les taux d'intérêts ne suivront toujours pas pour ménager l'endettement public Européen. Il y aura sans doute un conflit en Europe entre les cigales et les fourmis.
Cordialement.
Francois27
Morbleu
Juste en passant, la crise phynancière qui se prépare ne sera pas évidente à gérer !
Exit "le pognon de dingue", selon l'expression d'antan de Manu !
Retour sur terre, avec l'inflation rapide et la hausse des taux, mais bon, je lui fais confiance pour nous sortir une formule relookée !
Incessamment (sous peu)
hub'
[supprimé]
Oui, tremblons! mortels!
Les temps à venir seront terribles!
Le Covid, c'était juste pour rire.
Maintenant c'est du sérieux!
Suffit de voir les chiffres économiques! Tout plonge.
Save our Souls.
Morbleu
Je lui fais confiance (sic) ai-je écrit, pour qu'il trouve la formule idoine et donc l'adapter à la nouvelle donne !
Quant aux chiffres économiques, certains tiennent la route, d'autres un peu moins, mais bon, on va pas développer, l'inflation est patente, les taux remontent, l'Euro fond face au dollar, la balance commerciale atteint des niveaux abyssaux, mais Macron est capable de maintenir le bateau France à flot !
Effectivement
hub
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hubert Je lui fais confiance (sic) ai-je écrit, pour qu'il trouve la formule
ah
ce n'était pas ironique cette fois?
faut suivre!
Mais quand même, tremblons, apocalypse, incompétence, inflation.
bientôt la peste noire, ourdie par Biden et ses succubes
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hahaha
tres fin
et très vrai sur le personnage qui méprise tellement les petites gens.
Bien vu
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[supprimé] Une chose qui est aussi exceptionnelle est que les taux n'ont jamais été aussi bas en pleine période d'inflation
Les banques centrales remontent les taux afin de contrer l’inflation, qu’elles ont elles mêmes provoqué par les politiques monétaires ultra-expansionnistes pratiquées pendant des années, et qui se sont encore amplifié pendant la pandémie…
Aujourd’hui les banques centrales remontent leur taux pour contrer l’inflation, et vont provoquer une récession comme on le voit déjà aux USA.
En Europe, le chemin risque d’être plus difficile, du fait des sanctions que Bruxelles a surtout imposé à l'Europe, plutôt qu’à la Russie.. Car quand on n'a pas de pétrole ni de gaz, on ne ferme pas les robinets, on la ferme tout simplement...
Si l'Europe maintient ses sanctions, il est peu probable que le prix du pétrole et du gaz reviennent au niveau de jadis, avec donc un impact persistant sur le prix des marchandises. Sans parler des rendements agricoles en chute libre en Europe du fait de la sécheresse... Si bien que nous risquons de rentrer dans une longue période de stagflation.
[supprimé] Le Covid, c'était juste pour rire.
Maintenant c'est du sérieux!
Et oui, il ne faut pas avoir peur, mais très peur.
Beaucoup vont finir par trépasser de trouille.
Depuis que je suis à la retraite, j'ai décidé de "n'ayez pas peur" et c'est plutôt agréable
[supprimé]
stm Et oui, il ne faut pas avoir peur, mais très peur.
Beaucoup vont finir par trépasser de trouille.
Depuis que je suis à la retraite, j'ai décidé de "n'ayez pas peur" et c'est plutôt agréable
Heureusement, tu as eu peur du Vaccin, la morale est sauve.
Ouf.
[supprimé]
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Kruiss38 Bonjour,
Ce qui est aussi assez étonnant c'est l'optimisme des marchés boursiers. Il y a dix jours de cela les gourous prévoyaient une stabilisation à la baisse à 5800 / 5600 pts pour le CAC40 qui affiche maintenant 6500. Il faut saluer cet optimisme qui se joue de l'inflation, de la guerre en Ukraine et des tensions sur Taïwan. C'est de plus en plus difficile de faire des prévisions à partir de données réelles comme si le jeu était truqué. Normalement avec une contraction de l'activité économique on devrait avoir une tendance baissière même si on peut observer quelques exceptions comme toujours. Rien de cela on finira par croire que la contraction de l'activité n'est qu'un mensonge. En fait ce qui semble sauver la mise de cette contraction est la situation inédite de l'emploi. Les crises précédentes étaient sanctionnées par un fort chômage. Ce qui change est dans la crise actuelle c'est l'emploi qui progresse et qui peut être interprété comme neutralisant la baisse d'activité. Le tout est de savoir combien de temps cela peut durer. Pour l'inflation on verra si avec la baisse du cours du pétrole on observe une baisse de l'inflation. Je n'y crois pas trop car il me semble que c'est la politique monétaire des banquiers centraux ( Européens surtout ) qui a principalement mijoté cette inflation.
Cordialement.
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[supprimé] Ce qui est aussi assez étonnant c'est l'optimisme des marchés boursiers. Il y a dix jours de cela les gourous prévoyaient une stabilisation à la baisse à 5800 / 5600 pts pour le CAC40 qui affiche maintenant 6500.
Pendant des années j'ai essayé de développer un logiciel de prévisions boursières, par amusement, mais je me suis souvent heurté à ce constat ; les marchés n'ont absolument plus rien à voir avec l'économie réelle...
La seule chose qui intéressent les marchés c'est la "cocaïne" que leur procurent les banques centrales...
Les marchés essaient toujours d'anticiper ce qu'elles vont faire, et la logique est parfois un peu tordue..
Dans le cas présent, les indicateurs inflationnistes sont en légère baisse, tandis que des signes légers de récession apparaissent... Ce qui permet un rebond des marchés qui parient sur un possible atterrissage en douceur de l'économie, et donc une fin proche de la hausse des taux aux USA.. Quant aux marchés européens, ils ne sont que le toutou de wall street, comme dans d'autres domaines d'ailleurs...
Mais les marchés peuvent changer du jour au lendemain de paradigme, en anticipant autre chose, surtout lorsque des configurations graphiques spécifiques apparaissent sur les graphes des indices.