C'est la guerre.
Macron l'a dit donc tirs à balles réelles sur les indisciplinés.
Publié le 31/03/2020 à 14:40
Au bord de l’implosion depuis la fermeture des parloirs, conséquente au confinement, plusieurs prisons connaissent de violentes mutineries. La plus invraisemblable s’est déroulée à Uzerche (Corrèze), où les surveillants ont été contraints de tirer à balles réelles, face à 200 détenus déchainés. Entre scénario de guerre et laxisme de l’administration, une surveillante, encore sous le choc, témoigne.
Il est 16h30, ce dimanche 22 mars, lorsque Alice*, surveillante depuis un an à la prison d’Uzerche, reçoit, comme tous ses collègues en repos, un message d’alerte. Une violente mutinerie vient d’éclater, les personnels en place ont d’urgence besoin de renforts. Une quarantaine de personnels de l’établissement, plus tard épaulés par deux brigades d’intervention, fera face des heures durant à deux cents détenus déchainés et ne reprendra le contrôle de la prison qu’après une heure du matin.