[supprimé] .... Par rapport à la sécurité surtout (économique comme sécuritaire ou du lendemain).... c'est le préliminaire pour l'accès au bonheur, sans sécurité et sans pouvoir se projeter dans l'avenir, personne ne peut être bien (la vigilance permanente, l'insécurité pécuniaire ou autre, ça use et ça déstabilise pas à pas des sociétés/nations entières, qui se divisent voir périclitent).

Mémoire courte...
1968, grand chambardement.
Dans les années 70, avec la droite au pouvoir, dans les journaux il était souvent question de délinquance et et sécurité, sous l'égide d'Alain peyrefitte, particulièrement.
On n'a jamais vu fleurir autant d'actes d'auto-défense, celle-ci confondue avec la légitime défense.

Et la voyoucratie qui s'adonnait allègrement aux braquages de banques et rapts de banquiers ou de grands patrons, sans parler des groupuscules activistes qui faisaient péter les symboles de la République, et autre Olp avec ses moudjahidins palestiniens qui eux détournaient les avions pour revendiquer leur existence...

Cette periode-là fut assez mouvementée, entre nous, encore qu'on ait eu l'insouciance de vivre les belles années beatnik et la mode hippie qui a permis d'en émanciper beaucoup. 😁

Et du boulot, il y en avait. Les augmentations de salaire négociées de gré à gré étaient presque toujours conclues favorablement pour le salarié. Sinon, pour le coup, il lui suffisait juste de traverser la rue pour être embauché ailleurs.
Forte inflation, taux d'interet énormissime ? Le crédit fonctionnait à merveille, le niveau de vie progressait, et la consommation était abordable. Et cerise sur ce gâteau savoureux, les libertés n'étaient pas remises en question.

Alors, heureux ? Vu comme ça, oui.

    • [supprimé]

    Il y en a qui regrette les années 60 , pour ceux qui avaient l'âge et pas de piston , c'était 24 mois en Algérie . Ceux qui regrettent n'étaient pas nés .

      [supprimé] Il y en a qui regrette les années 60 , pour ceux qui avaient l'âge et pas de piston , c'était 24 mois en Algérie . Ceux qui regrettent n'étaient pas nés .

      A chaque époque sa jeunesse perdue.....Mais, là c'est vraiment le cas.

        • [supprimé]

        JPS38

        C'était le cas de mon grand frère , il y a perdu sa jeunesse , mais il y a surtout perdu son âme .

          [supprimé] C'était le cas de mon grand frère , il y a perdu sa jeunesse , mais il y a surtout perdu son âme .

          Mon oncle aussi, qui était dans les chars, est revenu traumatisé par cette sale guerre . Mais y-a-il des guerres propres ?
          C'était vraiment un brave tonton...

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          JPS38 Mémoire courte (1968)

          Non, Je parle aussi des projections dans l'avenir (pour soi même et ses enfants) ... à cette époque là, tout était a reconstruire, les disparités étaient bien plus faibles, rien n'était bouché et figé comme de nos jours, et le réchauffement climatique n'affolait pas les masses, et nous n'étions pas sous état d'urgence (ou quasi comme) ...les libertés étaient bien plus grandes car l'avenir était sécurisé/balisé. Le seul salaire du mari suffisait pour toute une grande famille (les femmes ne travaillaient pas en général) , les maisons étaient abordables, avec un simple bac on était un notable, etc , etc ... Bref je ne veux pas dégoûter les jeunottes et jeunots, qui travailleront toute leur vie (jusqu'à 65 ans) pour finir en Epad avec 0€ de patrimoine a transmettre à leurs enfants

          ...de l'esclavagisme systémique, ni plus ni moins, et pour le plus grand nombre.

            [supprimé] Je parle aussi des projections

            Faire dans la prospective pour envisager quel avenir, pour soi quand on est encore jeune, et surtout pour ses enfants ?
            Tu as raison, c'est aussi une source d'angoisse vu l'horizon qu'on nous impose.

            Et difficile d'être confiant et positif compte tenu des réactions d'un monde devenu instable, comme de la nitro...
            Les gens vivent au jours le jour, souvent.

            C'est vrai qu'à l'époque, on savait que la société évoluait, puisque beaucoup pensaient qu'avec le progrès en marche, on verrait des soucoupes volantes en l'an 2000. On avait aussi ce luxe de rêver le futur...

              Sardou hait cette époque

              On peut avoir de la nostalgie, de périodes vécues ou fantasmées, mais "haïr" son époque est le signe évidant d'un manque de motivation, bref c'est un couillon. Si encore il l'avait exprimé en chanson, mais franchement sur un plateau avec des lunettes de soleil et ses 30 kilos de trop çà fait starlette sur le retour.

              Tout désespoir en politique est une sottise absolue.
              CM

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                merl1 On peut avoir de la nostalgie, de périodes vécues ou fantasmées, mais "haïr" son époque est le signe évidant d'un manque de motivation, bref c'est un couillon.

                "Haïr" , c'est du superlatif (il faut exagérer pour que ça imprime de nos jours) ... sinon la démarche reste vaine et inaudible ... c'est de la Comm "made in" nouveau monde ;-)

                JPS38 C'est vrai qu'à l'époque, on savait que la société évoluait, puisque beaucoup pensaient qu'avec le progrès en marche, on verrait des soucoupes volantes en l'an 2000. On avait aussi ce luxe de rêver le futur

                A l'époque existait le rêve de l'énergie infinie, qui n'est guère aujourd'hui qu'un mantra pour défendre sa consommation.

                merl1 On peut avoir de la nostalgie, de périodes vécues ou fantasmées, mais "haïr" son époque est le signe évidant d'un manque de motivation, bref c'est un couillon. Si encore il l'avait exprimé en chanson, mais franchement sur un plateau avec des lunettes de soleil et ses 30 kilos de trop çà fait starlette sur le retour.

                Tout désespoir en politique est une sottise absolue.
                CM

                Un pipole oublié, à son grand désespoir, par des ingrats qui parlent désormais de tout sauf de lui.
                Le type a bloqué son compteur en des temps qui ont fait sa célébrité et son bonheur...
                Mais qu'il ne soit pas déçu... certes moins V.I.P que bouche-trou d'une une actualité sans grande affiche spectaculaire, il reste cet hôte occasionnel attifé comme l'incarnation ventrue, joufflue et liftée qui dénonce sans l'avouer sa jeunesse qui a foutu le camp, et qui peut s'en désoler en cachant son regard pour le dire....Aujourd'hui, c'est un bourgeois qui vit de ses rentes. Et pourquoi pas. Mais c'est un bourgeois qui se fait chier à cent sous de l'heure...Alors, il dégoise.

                merl1
                Et que faudrait-il donc aimer dans cette époque ?!

                Enfant je sentais déjà bien intuitivement que je n'étais pas né à la bonne époque : la civilisation avait un coup dans l'aile, la moche ville croissait autour de la belle ville, la courtoisie se faisait la malle, l'américanisme s'immiscait sournoisement dans nos moeurs, et les immigrés peuplaient les interlopes.

                Aujourd'hui ça sent l'antichambre de la mort.

                Alors que devrais-je aimer de cette époque, dîtes-moi ? La colonisation africaine ? Le triomphe du rap ? La vindicte des élites contre la beauté et l'élégance ? La guerre de tous contre tous ? Qu'y trouvez-vous de désirable, vous ?

                Le style architectural de notre époque est le paramétricisme : l'abandon de toute idée de beauté et d'identité, sacrifiées à l'optimisation d'heuritstiques de valeurs utiles par des algorithmes auxquels nous dédions le soin de concevoir-calculer les bâtiments-espaces que nous peuplerons. Je vous épargne les acronymes.

                Le calcul a remplacé la création. Le triomphe de l'optimisation comme fondement civilisationnel à la gloire de la compétition globale devenue principe de survie et règne de vie.

                C'est à son architecture que l'on mesure une époque.

                  france2100 Et que fraudrait-il donc aimer dans cette époque ?!

                  Le réaction.

                  bianchi51 Michel Sardou a également confié détester notre siècle, notre époque : "On n'a plus aucune liberté (...) Maintenant tout est des réseaux sociaux ridicules où les gens s'expriment quelques fois bien, mais très souvent ce ne sont que des abrutis"

                  https://www.programme-tv.net/news/musique/238869-michel-sardou-tire-a-boulets-rouges-contre-les-abrutis-des-reseaux-sociaux-je-hais-cette-epoque-video/

                  Qui pour lui donner tort?

                  Pax tibi europa mea
                  Est genus hominum, qui esse primos se omnium rerum volunt , Nec sunt

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                  ventcontraires pax tibi europa mea

                  Et que fraudrait-il donc aimer dans cette époque et cette UE ? ... la paix civile en gilet jaunes paupérisé, les pertes patentes de souveraineté et liberté des peuples piègés, les états d'urgences sécuritaires, le chômage lié aux dumpings entre pays membre en quête de toujours plus de compétitivité/cupidité, la Comm. et la méthode Coué "pédagogique" qui s'écarte de la lucidité, etc ???

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                  bianchi51

                  bianchi51 Michel Sardou a également confié détester notre siècle, notre époque : "On n'a plus aucune liberté (...) Maintenant tout est des réseaux sociaux ridicules où les gens s'expriment quelques fois bien, mais très souvent ce ne sont que des abrutis"

                  Lorsque Michel Serres vantait l'enrichissement par métissage et prêchait pour l'accueil inconditionnel des migrants, les cercles médiatiques applaudissaient ce grand penseur octogénaire des deux mains, sans qu'ils ne songent à railler cet "adorateur" de notre époque, voire le traiter de vieux croulant.

                  Pourquoi cette différence de traitement entre Sardou et Serres ? Parce que le premier représente à leurs yeux la mal-pensance réfractaire au progressisme du freluquet, et le second la bien-pensance anesthésiante.

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                    [supprimé] mal-pensance réfractaire au progressisme du freluquet, et le second la bien-pensance anesthésiante.

                    ... Entre bien-pensance et mal-pensance il n'y a qu'un cheveu ... la bien-penssance ce n'est qu'un nombre (+ de 51% au suffrage universel) ... La démocratie c'est la dictature du plus grand nombre.

                    [supprimé] Pourquoi cette différence de traitement entre Sardou et Serres ? Parce que le premier représente à leurs yeux la mal-pensance réfractaire au progressisme du freluquet, et le second la bien-pensance anesthésiante.

                    Sardou est juste cafardeux et mélancolique...Il se nourrit d'une aigreur qui a remplacé la reconnaissance du ventre pour ceux qui l'ont fait exister. Mais loin des yeux, loin du coeur.
                    Moi qui croyais... Pas de nouvelles, bonnes nouvelles.

                    Quant à Serres....Hors sol....Ou six pied sous terre. Je n'ai pas été averti. 😀

                    Perso je pense aussi un peu comme ce Sardou. Il aimait son pays...Et son pays, lentement mais surement a changé.
                    Les habitants ont changé et il ne reconnait plus son pays ...Disparu..
                    C'est devant un parterre de vieux comme LUI qu'il joue... Les jeunes lui sont étrangers et le resteront. Il a vécu en relative liberté, il finit sa vie en liberté surveillée...Surveillée par des MILLIERS de cameras chinoises, des milliers d'écrans plats coréens et taïwanais qui surveillent TOUS nos faits et gestes... Comment, lorsqu'on a vécu AUTRE CHOSE aimer cette époque sauvage? C'est impossible... Je le comprends. Les gilets jaunes ne sont que l'expression de ce malaise adulte face à un gamin appelé Jupiter qui ne pige RIEN au mal a l'âme des Gaulois.
                    Sa réforme des retraites bien mal embouché sera sa perte... Il ne sait pas réformer.Vous allez probablement...Le VIVRE.
                    Alors Sardou...