Les Lumières postulent que l'Homme est la mesure de toute chose. Aidé de la connaissance il peut tout maîtriser. Rien n'est au dessus de lui. Il n'a ni dieu ni maître, il est tout puissant. C'est là la porte ouverte à tous les totalitarismes.
La croyance en Dieu, créateur de toutes choses, dépassant l'Homme, le rend modeste, lui impose de relativiser sa force. Ayant un Être au dessus de lui, il est moins tenté par l'hubris, par le totalitarisme.
Les Lumières
Avant d'avoir détrôné les rois, les philosophes des Lumières ont commencé par détrôner Dieu dans les âmes. L'Encyclopédie qui devait être en principe la somme de toutes les connaissances humaines, est, en réalité, la plus formidable machine de guerre qui ait été dirigée contre le christianisme. Cette oeuvre de déchristianisation des philosophes des lumières fut bien sûr appuyée par la Franc-Maçonnerie.
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paulau
Quand des hommes se convainquent d'agir au nom d'une puissance supérieure, vous croyez que le totalitarisme est moins éloigné ? Quand la religion catholique a dissout nos clans, effacé nos cultures, régimenté les unions entre hommes et femmes, codifié la sexualité, brûlé des livres et des peintures, imposé le silence, légitimé la domination de l'aristocratie, désigné le monarque comme élu de Dieu, ça n'était pas du totalitarisme peut-être ?
Le totalitarisme consiste à subordonner la totalité des aspects de l'existence à une idéologie. Cela se produit chaque fois que quelqu'un se pense motivé par un impératif absolu, tel que le salut des âmes, l'égalité ou la volonté divine.
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vous êtes un vrai payen, au sens historique du terme. Vous auriez dû choisir comme pseudo Gaule-100 avt JC .
vous connaissez la chaine youtube Pagans TV . Ce Oleg de Normandie devrait vous plaire
https://www.youtube.com/channel/UCFcKiUrYezu0tEJfb86ixZQ
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marcopolo
Je n'ai aucun intérêt pour le mysticisme, qu'il soit celtique, chrétien ou progressiste. J'ai encore moins d'intérêt pour la télévision et le docu-spectacle.
A la rigueur je peux me retrouver dans le "paganisme" (sic) de la Nouvelle-droite : une déchristianisation nietzschéenne plutôt qu'une restauration de croyances perdues.
Mais je préfère le terme athée, bien que j'emploie parfois le terme "païen" pour souligner la nature religieuse du progressisme.
marcopolo Oleg est bien perché, c'est sûr!
Quant aux Celtes, ils ont su lâcher sur la forme quand leur temps était révolu; les chrétiens doivent s'y préparer, nous changeons d'ère et d'air aussi.
france2100 Quand des hommes se convainquent d'agir au nom d'une puissance supérieure, vous croyez que le totalitarisme est moins éloigné ?
Voila qui est très discutable. Le totalitarisme n'est-il pas présent dans la politique ? On pourrait même en dire autant de la Science qui veut nous faire croire que seules les réponses qu'elle apporte sont les bonnes. Parait-il que la connaissance objective scientifique serait la seule source de vérité authentique. Très bien mais cela veut-il dire que la Science épuiserait tout le réel humain ? A savoir que le totalitarisme quel qu'il soit cherche toujours à se faire religion.
france2100 Le totalitarisme consiste à subordonner la totalité des aspects de l'existence à une idéologie. Cela se produit chaque fois que quelqu'un se pense motivé par un impératif absolu, tel que le salut des âmes, l'égalité ou la volonté divine.
Il est un fait que le totalitarisme en tant qu'idéologie, nie toute autonomie à l'individu et s'emploie à la supprimer autoritairement au profit de sa propre vision. Le problème, c'est que la religion catholique n'est non seulement pas une prison, mais un véritable espace de liberté.
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chevalier-du-temple
Certes ,mais il ne faut pas généraliser avec la franc-maçonnerie ,une partie des F.M. étaient chrétiens et royalistes ,comme le plus fameux penseur de la contre-révolution Joseph de Maistre .
Rosssel une partie des F.M. étaient chrétiens et royalistes
C'est le résultat du progrès de l'incrédulité, cet esprit païen de la Renaissance. Les libertins du XVIIIe siècle se sont surtout affichés pendant les débauches de la Régence et sous le règne de Louis XV. Ils tenaient leurs réunions dans certains salons où la légèreté des moeurs rivalisait avec l'incrédulité des esprits.
De grands seigneurs et même des prêtres firent partie de la Franc-Maçonnerie, bien que le caractère de cette corporation était antireligieux. Grâce à la protection de certains princes et de leurs ministres, elle recruta de nombreux adhérents. Il faut se rappeler que la toute première loge maçonnique ouverte à Paris en 1725, avait pour Grand Maître le duc d'Orléans en personne. D'un côté, les rois protègeaient ceux qui allaient allumer l'incendie, et de l'autre, ils supprimaient ceux qui pouvaient encore lui barrer la route. La Révolution était donc une chose inévitable.
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chevalier-du-temple
Dixit celui qui estime que les blasphémateurs comme moi devraient être envoyés en prison, et qu'il faut laisser les Africains nous prendre notre pays, pourvu que ce soient des chrétiens. Au nom du Bien !
Nul n'est plus fou que celui qui pense agir au nom du Bien. Ces gens-là sèment l'horreur partout où ils passent.
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france2100 Ces gens-là sèment l'horreur partout où ils passent.
vous parlez de qui " ces gens là" ?
Moi, quand je lis çà, çà me fait penser à BHL ! partout où il passe haranguer les foules , 3 ans plus tard, le pays n'est plus que misère et désolation : Afghanistan, Bosnie, Libye, Kurdistan, Ukraine,............. et j'en oublie certainement
chevalier-du-temple
Le FM ne doit pas être vue en terme de complot ,Mais il faut voir que par exemple la Loge des Amis réunis regroupait à la veille de la Révolution environ 250 banquiers publics et privés ,qui en outre étaient souvent liés familialement. Il y avait donc là une structure financière propre à servir sans heurt une future république .
Rosssel La franc-maçonnerie n'a pas été innocente dans la Révolution française. Ses loges ont largement répandu partout sur notre territoire, les idées révolutionnaires et la culture du mécontentement. Cette société secrète qui a de beaucoup contribué à l'oeuvre de déchristianisation, a toujours été très redoutable en raison de ses mots d'ordre toujours exécutés. Elle a poursuivi sans se lasser un double but : troubler l'ordre social et détruire le catholicisme, en faisant voter des lois antireligieuses.
chevalier-du-temple
certes ,mais cela s'est passé à travers l'aristocratie et la bourgeoisie ,dont une partie a du pouvoir espérer en une solution type monarchie constitutionnelle dans laquelle ils auraient pu prospérer et accroitre leur pouvoir .
Au 17ème siècle, à côté de l'esprit catholique qui domine en France, sous Louis XIII et Louis XIV, il faut parler d'un mouvement profond d'esprit indépendant, favorable aux principes généraux de religion naturelle, croyance en Dieu, ordre providentiel de la nature, soumission de l'homme à un être suprême qu'il proclame supérieur à lui, mais hostile à toute religion révélée, au catholicisme en particulier.
Ce mouvement d'idées qu'on peut déjà distinguer au 16ème siècle, devient profond au 17ème siècle. Ses fidèles se trouvent en grand nombre dans toute la société, avec des dehors de piété officielle, des apparences de foi plus correctes que sincères. Les idées qu'ils professent entre eux dans des réunions privées ou fréquentent des esprits aux tendances diverses, opposées parfois, montrent en eux les propagateurs conscients ou inconscients des idées nouvelles imprégnées de scepticisme qui prendront corps, au 18ème siècle, avec l'Encyclopedie.
Cette influence clandestine ne se manifesta que très timidement pendant les années du règne de Louis XIV à cause du rayonnement permanent de la pensée catholique d'un Bossuet, d'un Bourdaloue et d'un Pascal qui démontraient magistralement l'accord de la raison et de la foi contre l'esprit libertin qui érigea le doute en système, inquiéta et troubla de nombreux esprits durant tout le Grand siècle.
[supprimé]
Si on écoutait chevalier-du-temple , nous serions tous sujets d'un Roy de France de droit divin et nous serions soumis à la dime et à la gabelle.
[supprimé] Vous êtes très loin de la vérité mon pauvre ami. Il n'y a pas plus républicain que moi, à part peut-être le général de Gaulle. Quant à votre allusion à la dime et à la gabelle, il y a de quoi sourire car aujourd'hui, Macron qui est loin d'être royaliste, nous fait payer la dime, cens, taille, gabelle, aides, maîtrises et jurandes et j'en passe. Savez-vous que notre système fiscal aujourd'hui, est composé de 214 impôts et taxes ? Alors la dime et la gabelle de ce temps-là c'était vraiment peu de chose.
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Le siècle des Lumières, c'est le siècle de la philosophie, de la critique religieuse et sociale, de la Révolution politique, du cosmopolitisme. une force nouvelle s'impose aux écrivains, l'opinion publique. C'est le siècle des forces qui déclinent : la monarchie, l'aristocratie, l'Eglise. C'est une période d'agitation sociale.
Dans ce monde moderne les âmes n'étaient plus les mêmes. Entre la fin du 17ème siècle et le début du 18ème siècle, il s'était produit une crise de conscience française. avec la querelle des Anciens et des Modernes. Les principes de l'organisation politique et sociale, de la religion étaient discutés. C'est un siècle qui s'appliquait à la critique.
Le 18ème siècle critique les idées reçues en religion et en politique, et réclame la tolérance pour toutes les formes de pensée. C'est une véritable force en action qui veut s'imposer. C'est le siècle de la Science aussi, qui consiste à rechercher les faits et à leur donner de l'importance. C'est une force qui veut conquérir les esprits.
Ce siècle qui est le siècle de la Révolution, a détruit le principe de l'autorité. acceptée sans contestation auparavant. On critique l'édifice sociale pour le renverser. Cosmopolitique aussi car on regarde au delà des frontières pour y chercher des idées et des leçons. On voyage beaucoup en Angleterre, en Allemagne, en Italie et en Russie par goût de la Science, de la liberté politique et du scepticisme religieux.
La force nouvelle c'est l'opinion publique et les philosophes cherchent à la conquérir. Cette force nopuvelle naissante ne pas cessera de grandir. Cette opinion n'est plus celle du roi et des gens en place mais celle du peuple. La littérature des philosophes se mettra à son service.
Toutes les forces qui faisaient la grandeur du 17ème siècle déclinent et perdent la faveur de l'opinion publique. La monarchie, au lieu de corriger ses abus les aggrave em employant la contrainte pour faire taire la critique. L'aristocratie prétend conserver le bénéfice d'une organisation sociale fondée sur une morale qu'elle ne pratique plus. L'Eglise, du fait des querelles religieuses perd du terrain. La Révolution se fait dans les esprits.
Les Lumières et leurs philosophes n'étaient pas en général blanc-bleus en ce qui concerne les normes actuelles notamment l'antisémitisme et l'esclavage...