J'ouvre un nouveau fil, l'autre est parti en vrille, et une nouvelle ère s'ouvre pour Macron depuis ces Législatives et sa majorité relative.
Qu'a-t-il fallu comprendre de la brève apparition de Macron ce soir. Evidemment, il y a matière à interprétations, mais il a donné quelques pistes.
Déjà, il semble avoir compris que les Français, s'ils l'ont élu en avril, ne lui font pas pleinement confiance, et qu'ils veulent une autre manière de fonctionner. Une politique qui contentera le plus grand nombre. Se cacher derrière l'abstention comme il l'a fait est un faux problème.
Il s'est dit prêt à écouter et à discuter. Avec tout le monde, ou presque. C'est une bonne chose, même s'il ne cèdera sûrement pas sur l'essentiel et les réformes qu'il croit nécessaires : le pouvoir d'achat, enfin ! l'emploi, la confiance dans les institutions.
Il a esquissé aussi une petite passe le long de la ligne, à la limite de la touche en disant que s'il y avait des blocages ça ne serait pas de sa responsabilité. Ça veut dire deux choses : qu'il n'hésitera pas à dénoncer le moindre blocage de l'opposition extrémiste, porterait-elle sur des différences idéologiques, d'une part. D'autre part, si une réforme échoue, ce ne sera pas de sa faute, donc ! Suivez son regard ! A sa décharge, on a déjà vu à l'œuvre en France des oppositions d'une grande bêtise.
Il a remis l'Ukraine sur le tapis, histoire d'agréger les fragiles et les sentimentaux. Lui c'est un gentil. Surtout depuis son retour de Kiev et avant son départ pour Madrid.
Bref, un discours assez classique, plutôt honnête. Il prend sa part, assume.
En conclusion, j'ai compris qu'il allait faire différemment, mieux et plus écouter. Et surtout un peu tout le monde. Sauf peut-être les deux agités, là.
Dont acte.
Méfiance quand même, le mec est très malin. Vraiment très malin. Et s'il commet des erreurs et n'apprend pas toujours, il apprend tout de même. Mais c'est un gredin !