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Modérateur : Équipe de modération

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par frelon
#4555374
Ce sujet sur Faurisson m'a inspiré la pensée suivante...
les déceptions dans la vie sont inversement proportionnelles à l'idée de ce qu'on se fait de l'homme durant son enfance...
Dans les faits, notre éducation chrétienne est véritablement une catastrophe! Elle m'a fait perdre au moins cinq ans de ma vie où j'ai dû corriger le tir pour remettre les pendules à la bonne heure...
Bref, contrairement à ce que préconise la morale chrétienne, les exceptions sont loin d'être la règle .
Les mecs qui tendent la joue droite quand ils se sont pris une tarte sur la joue gauche sont loin d'être majoritaires.
C'est pour cette raison qu'il faut absolument être impitoyable ! :evil:
C'est la seule règle pour notre survie.
Comprenne qui pourra!
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par polomnic
#4555384
Par ailleurs, voici les fameuses colonnes dans lesquelles étaient soit-disant versés les granulés de Zyklon B.

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https://www.rom.on.ca/fr/chambre-des-preuves

Je sais bien que les Krema ont été dynamités. Mais on devrait malgré tout retrouver trace de ces colonnes dans les décombres. Ces décombres étant toujours sur place. Quatre grandes colonnes grillagées comme celles-ci, même endommagées, n'ont pas pu se volatiliser par simple dynamitage. On doit forcément pouvoir retrouver ces grilles et ces colonnes en métal, même tordues et déformées par l'explosion et l'effondrement.

Image


Là, nous aurions une preuve matérielle concordante avec le fait que ces chambres avaient été conçues pour du gazage homicide. Voilà une recherche archéologique qui ne semble pas insurmontable et qui mettrait un sacré coup aux thèses révisionnistes.

PS : Merci Maxou, mais j'ai déjà consulté https://phdn.org/negation/introkremaii.html
Je ne parle même des trous, mais bien bien de ces colonnes en métal.

Mais bon bon, si vous considérez que cette photo soit la preuve d'un trou manufacturé. Je n'y vois personnellement qu'un trou du à l'effondrement. Probablement, l'endroit d'un pilier de soutènement sur lequel aurait été placé la dynamite, en tout logique.
Image
On n'y voit d'ailleurs pas trace d'une colonne grillagée. Ca aurait été sympa de faire une photo au flash bien à la verticale pour voir si on constate une colonne grillagée déformée à la base de ce trou. Et à fortiori, pas si déformée vu qu'il reste un espace entre le toit et le sol.
Modifié en dernier par polomnic le 09 nov. 2018, 13:50, modifié 5 fois.
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par frelon
#4555391
PS:la vraie règle étant: tu peux emmerder ton voisin jusqu'à ce qu'il soit prêt à sacrifier sa vie contre la tienne
Cette règle est infiniment variable puisqu'elle dépend non seulement de la valeur que l'on donne à sa vie, mais aussi de la valeur que donne les autres à la leur!
je pense que j'ai tout dit!
par MaxOu
#4555546
polomnic a écrit :
09 nov. 2018, 02:19
MaxOu a écrit :
08 nov. 2018, 23:08

Rapide sur Germar Rudolf (vu que je réponds aux deux pavés de Polomnic, ça prend du temps).

Germar Rudolf est tout simplement un falsificateur et un incompétent, malgré toute sa formation scientifique.

On dispose en français d'une démonstration magistrale de ces deux constats, due à Gilles Karmasyn, l'un des deux responsables de PHDN.

C'est là, et ça pique:
https://phdn.org/negation/rudolf/rudolf ... tions.html

Prenez votre temps, dégustez.

Bonus: la page de PHDN sur Gemar Rudolf:
https://phdn.org/negation/rudolf/index.html

Non, non, ne me remerciez pas.

Max
Ah ici, j'admets que la vitesse d'évaporation présentée par Rudolf ne tient pas la route, et que cet argument n'est pas valable. Ne serait-ce que parce que la température dans les chambres étaient forcément variables selon la saison.
Vincent Reynouard ne retient d'ailleurs pas cet argument dans sa présentation. Et moi même jusqu'ici, je n'étais pas au courant de cet argument, et n'ait donc pas bâti mon opinion sur ce dernier.
[nouveaux mensonge négationnistes recopiés par Polomnic non cités]

Et là, désolé Polomnic, mais je n'accepte pas cette danse là où vous changez de nouveau de sujet et vous contentez de recopier d'autres mensonges négationnistes. La question n'était pas:

Germar Rudolf ou Vincent Reynouard ont-ils tort?

La question que Polomnic posait était
Je me demande aussi ce que Maxou a à répondre au travail de Germar Rudolf sur la chimie des chambres à gaz.
Ma réponse, en substance, n'était pas "Germar Rudolf a tort" mais:

Germar Rudolf est un incompétent et un falsificateur et ceci est prouvé par l'exemple (spectaculaire) suivant:
https://phdn.org/negation/rudolf/rudolf ... tions.html

Le fait que Rudolf soit un serial menteur et un extrémiste politique étant également illustré par cette section:
https://phdn.org/negation/rudolf/index.html

A partir du moment où on montre de façon irréfutable qu'un type qui se dit compétent n'hésite pas à falsifier ses sources, ses chiffres, ses courbes, à utiliser des documents qu'il sait, in fine, être trafiqués, on est en droit absolu de dire: non, je ne vais pas m'intéresser au reste de sa production, car elle est évidemment entachée des mêmes travers rhédibitoires (ce qui dans le cas de Rudolf a été notamment démontré par le vrai docteur en Chimie, Richard Green).

On aura noté que Polomnic ne conteste nullement que Germar Rudolf est un falsificateur et un incompétent. Il évite simplement d'en parler et introduit de nouveaux mensonges négationnistes.

Ben non, je ne joue pas.

La même chose exactement est valable avec Reynouard. Polomnic a l'"honnêteté" d'admettre que Reynouard a tort, mais ce n'est PAS ce que j'ai montré. J'ai montré que Reynouard était un menteur éhonté et un incompétent total:
https://phdn.org/negation/bacasable/qua ... ouard.html

Dans ces deux cas, Rudolf et Reynouard, il faut bien voir une chose: réfuter les mensonges qu'ils profèrent, démontrer rigoureusement qu'ils mentent (et qu'ils savent qu'ils mentent) est tout à fait possible, mais cela prend un temps, un espace et une énergie considérables, largement plus de temps, d'espace et d'énergie qu'il n'a fallu à Reynouard et Rudolf pour proférer leurs mensonges.

C'est pour ça, qu'il est parfaitement impossible de "débattre" avec un négationniste. Il n'est pas possible de gagner de telles "guerres d'attrition argumentative" (l'expression pertinente est de Karmasyn, l'un des responsables de PHDN).

Je n'interviens d'ailleurs ici que pour en faire la démonstration, non dans l'espoir de "convaincre" les négationnistes qui se soulagent sur cette plateforme, mais en "support" dans un cadre d'enseignement pour quelques étudiants de confiance :-)

Max
par MaxOu
#4555582
polomnic a écrit :
09 nov. 2018, 13:34
Par ailleurs, voici les fameuses colonnes dans lesquelles étaient soit-disant versés les granulés de Zyklon B.

[...]

Je sais bien que les Krema ont été dynamités. Mais on devrait malgré tout retrouver trace de ces colonnes dans les décombres. Ces décombres étant toujours sur place. Quatre grandes colonnes grillagées comme celles-ci, même endommagées, n'ont pas pu se volatiliser par simple dynamitage. On doit forcément pouvoir retrouver ces grilles et ces colonnes en métal, même tordues et déformées par l'explosion et l'effondrement.

[...]

Là, nous aurions une preuve matérielle concordante avec le fait que ces chambres avaient été conçues pour du gazage homicide. Voilà une recherche archéologique qui ne semble pas insurmontable et qui mettrait un sacré coup aux thèses révisionnistes.

PS : Merci Maxou, mais j'ai déjà consulté https://phdn.org/negation/introkremaii.html
Je ne parle même des trous, mais bien bien de ces colonnes en métal.

[...]
Rapide, parce que là, je rigole doucement. Enfin, non je me "régale"...

Alors Polomnic, on a lu la page https://phdn.org/negation/introkremaii.html ?

C'est bien. Quel sérieux! Quelle bonne foi!

Et on affirme pourtant: « on devrait malgré tout retrouver trace de ces colonnes dans les décombres »?

JE

SUIS

MORT

DE

RIRE

Vous êtes un vrai guignol, Polomnic. Non seulement vous n'avez visiblement jamais ouvert un livre d'histoire sérieux sur Auschwitz (ne parlons pas du génocide), mais en plus, soit vous ne savez pas lire, soit vous prenez vos interlocuteurs et lecteurs pour des abrutis intégraux...

Que lit-on sur https://phdn.org/negation/introkremaii.html ?

Hein? Dites?

On lit ceci:

Fin 1944, les chambres à gaz furent démantelées, les orifices peut-être rebouchés, et début 1945, les bâtiments qui les abritaient furent dynamités. [...] Le dernier gazage à Auschwitz eut lieu en octobre 1944. En novembre, les chambres à gaz de Auschwitz II-Birkenau furent démantelées, notamment celle du Krema II. Les colonnes furent retirées.
Allez, partie gratuite: sur la page que vous prétendez avoir lu, il est rappelé (ce qui se trouve dans tous les bons bouquins d'histoire, oui oui, ceux que vous ne lisez pas non plus):

1. EN NOVEMBRE 1944, LES COLONNES D'INTRODUCTION DU ZYKLON SONT RETIRÉES.

2. EN JANVIER 1945, LES BÂTIMENTS OÙ ELLES SE TROUVAIENT SONT DYNAMITÉES.

Dans la page que vous vous prétendez avoir lue. Un truc que n'importe qui ayant fait un tout petit effort minuscule de se renseigner sait forcément. Cela figure même dans Maus de Art Spiegelman puisque le père du narrateur, Vladek, participa au démantellement des chambres à gaz et l'a raconté à son fils en mentionnant explicitement les colonnes d'introduction.

Et vous suggérez, la bouche en coeur, que vu qu'on n'a pas retrouvé la moindre trace des colonnes d'introduction de Zyklon dans les ruines des Krema II et III, c'est que (finement suggéré sous forme de question subtile) elles n'ont pas existé, ben tiens, ces fameuses colonnes... retirées pourtant genre DEUX MOIS AVANT le dynamitage!

Bouffon, va.

Max.
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par polomnic
#4556019
MaxOu a écrit :
09 nov. 2018, 17:32


On lit ceci:

Fin 1944, les chambres à gaz furent démantelées, les orifices peut-être rebouchés, et début 1945, les bâtiments qui les abritaient furent dynamités. [...] Le dernier gazage à Auschwitz eut lieu en octobre 1944. En novembre, les chambres à gaz de Auschwitz II-Birkenau furent démantelées, notamment celle du Krema II. Les colonnes furent retirées.
Allez, partie gratuite: sur la page que vous prétendez avoir lu, il est rappelé (ce qui se trouve dans tous les bons bouquins d'histoire, oui oui, ceux que vous ne lisez pas non plus):

1. EN NOVEMBRE 1944, LES COLONNES D'INTRODUCTION DU ZYKLON SONT RETIRÉES.

2. EN JANVIER 1945, LES BÂTIMENTS OÙ ELLES SE TROUVAIENT SONT DYNAMITÉES.

Dans la page que vous vous prétendez avoir lue. Un truc que n'importe qui ayant fait un tout petit effort minuscule de se renseigner sait forcément. Cela figure même dans Maus de Art Spiegelman puisque le père du narrateur, Vladek, participa au démantellement des chambres à gaz et l'a raconté à son fils en mentionnant explicitement les colonnes d'introduction.

Et vous suggérez, la bouche en coeur, que vu qu'on n'a pas retrouvé la moindre trace des colonnes d'introduction de Zyklon dans les ruines des Krema II et III, c'est que (finement suggéré sous forme de question subtile) elles n'ont pas existé, ben tiens, ces fameuses colonnes... retirées pourtant genre DEUX MOIS AVANT le dynamitage!

Bouffon, va.

Max.
Oui, comme c'est pratique, on ne trouve aucune trace matérielle de ces fameuses chambres à gaz, et pour l'expliquer on nous sort un témoignage affirmant que les différents élements ont été démantelés.
Admettons que cela soit vrai, même si apparemment aucun document nazi ne fait état d'un ordre de démantèlement.
Admettons, donc. Si ces colonnes ont été démantelées, cela n'empêche pas qu'on aurait quand même du les retrouver quelque part. Quatre grandes colonnes grillagés comme celle-ci ça ne se fait pas disparaitre dans un four.
Vous allez me rétorquer qu'elles ont été probablement été envoyées par train pour les faire disparaitre ou recycler ailleurs. Mais, alors, on se demande pourquoi, si la volonté des nazis était de faire disparaitre toute trace de leurs crimes, ils ont laissé sur place ces montagnes de chaussures, de lunettes, d'alliances en or(ayant autrement plus de valeur économique que ces colonnes), qu'on nous avance comme preuve irréfutable des gazages.

Par ailleurs, même démantelées, ces colonnes étaient fixées au sol par des boulots, comme on peut le voir sur la photo de reconstitution. Les trous, et les traces de ces fixations, elles n'ont pas pu disparaitre. En creusant jusqu'au sol des chambres des traces doivent persister, prouvant matériellement la présence de ces colonnes.

Image
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par polomnic
#4556053
MaxOu a écrit :
09 nov. 2018, 17:02

Dans ces deux cas, Rudolf et Reynouard, il faut bien voir une chose: réfuter les mensonges qu'ils profèrent, démontrer rigoureusement qu'ils mentent (et qu'ils savent qu'ils mentent) est tout à fait possible, mais cela prend un temps, un espace et une énergie considérables, largement plus de temps, d'espace et d'énergie qu'il n'a fallu à Reynouard et Rudolf pour proférer leurs mensonges.

C'est pour ça, qu'il est parfaitement impossible de "débattre" avec un négationniste. Il n'est pas possible de gagner de telles "guerres d'attrition argumentative" (l'expression pertinente est de Karmasyn, l'un des responsables de PHDN).

Je n'interviens d'ailleurs ici que pour en faire la démonstration, non dans l'espoir de "convaincre" les négationnistes qui se soulagent sur cette plateforme, mais en "support" dans un cadre d'enseignement pour quelques étudiants de confiance :-)

Max
Maxou, tain, vous allez nous presque nous faire chialer. On vous fait travailler, mon pauvre. Même Klarsfeld a reconnu que grâce aux réviosionnistes la connaissance sur le fonctionnement s'était largement améliorée.
"Les négationnistes ont rendu un grand service involontairement: ils ont fait comprendre au monde juif et au monde scientifique qu'il fallait un grand travail universitaire à travers le monde occidental pour pouvoir écrire chaque page de la Shoah d'une façon très précise"
Ce qui donc visiblement ne coulait pas de source pour les historiens dits sérieux.
https://www.la-croix.com/Culture/Fauris ... 1300977747

Ce qui en somme veut dire que sans les révisionnistes, aucun travail sérieux n'aurait été fait sur le sujet.Rien qu'un exemple, c'est bien Faurisson qui a exhumé les plans des crématoires. Rien n'avait été publié auparavant. Pas un historien estampillé sérieux n'avait fait le boulot.

Par ailleurs, je constate que, par contre, le fait qu'un historien reconnu comme Pipper tronque une citation de Höss pour le faire coller à sa vision du fonctionnement, cela ne vous gène nullement. Cette malhonnêteté intellectuelle là, vous ne la relevez pas. Vous ne déconsidérez pas l'ensemble de son travail. On peut lui faire confiance sans réserve.

Je vais vous dire, la malhonnêteté consiste surtout à prétendre à la parfaite objectivité sur ce sujet. A être forcément exempt de tout biais cognitif, qui nous fait naturellement retenir ce qui conforte ce qu'on croit juste.
Personnellement, je reconnais sans aucun problème pouvoir être victime de ce genre de biais. C'est pourquoi, je prends la peine de rentrer dans ce débat brûlant, dans lequel je n'ai strictement rien à gagner. Tout simplement, parce que je me sais potentiellement victime de ce penchant. Et c'est justement en débattant que je peux me faire contredire. Certainement pas, en me contentant de ne lire que des écrits révisionnistes.

C'est pourquoi dans n'importe quel débat scientifique ou historique, la libre parole doit être de mis. Ca s'applique dans tous les domaines, sans que ça ne pose de problème particulier. Mais étrangement, seule cette période historique peut vous valoir de perdre votre emploi, être déclassé socialement, ruiné financièrement, voir battu à mort impunément.

Et oui, mon petit père, même derrière mon pseudo polomnic, je suis relativement facilement identifiable. Je prends le risque ici de débattre et de me voir poursuivi judiciairement contrairement à vous, bien à l'abri derrière le système en place. Mais bon, c'est évidemment vous qui nous devrions plaindre pour le travail harassant que nous vous imposons.
D'ailleurs, je ne doute pas que ce topic a probablement déjà fait l'objet d'un signalement quelconque.

Un guignol pour reprendre votre charmant qualificatif, n'en aurait tout simplement pas conscience.

PS : Vous noterez que personnellement depuis que nous discutons, à aucun moment je ne vous ai insulté.
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par sinistrevent
#4556095
*** Vatnis-Maxou, vos apports sont intéressants beaucoup plus que vos invectives, évitez donc de vous fourvoyer, vous êtes plus intéressant sans celà.
L'échange argumentaire est utile, certainement nécessaire, tout comme les éléments historiographiques qui en découlent. ***
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par frelon
#4556135
il est certain que paradoxalement, je n'ai jamais autant lu de documents sur les chambres à gaz que depuis la mort de Faurisson…

Il y a quand même une donnée importante que je n'arrive pas à trouver et c'est sur le Zyclon B...
j'ai lu que le zyclon B c'était de l'acide cyanidrique absorbé avec de la terre de kieselguhr .Un peu comme la dynamite est aussi le résultat final de l'absorbtion de la nitroglycérine avec le même kieselghur.
Question 1/ Quel était la quantité d'acide cyanidrique totale absorbée...dans mettons une boite d'un kg

Question 2/ (la plus importante)à quelle vitesse se libérait l'acide cyanidrique sous forme gazeuse, une fois la boite déversée au sol sur une surface disons d'un quart de m2 et quel était la quantité résiduelle qui demeurait prisonière du kieselghur?
Forcément, ces vitesses devaient être largement fonction de la température.
Or, les temps d'occupations des chambres à gaz sont largement dépendants de ces chiffres et malheureusement, on ne les trouve nul part... :?
par MaxOu
#4556158
frelon a écrit :
10 nov. 2018, 15:12
il est certain que paradoxalement, je n'ai jamais autant lu de documents sur les chambres à gaz que depuis la mort de Faurisson…

Il y a quand même une donnée importante que je n'arrive pas à trouver et c'est sur le Zyclon B...
j'ai lu que le zyclon B c'était de l'acide cyanidrique absorbé avec de la terre de kieselguhr .Un peu comme la dynamite est aussi le résultat final de l'absorbtion de la nitroglycérine avec le même kieselghur.
Question 1/ Quel était la quantité d'acide cyanidrique totale absobée...

Question 2/ à quelle vitesse se libérait l'acide cyanidrique sous forme gazeuse, une fois la boite déversée au sol sur une surface disons d'un quart de m2 et quel était la quantité résiduelle qui demeurait prisonière du kieselghur?
Forcément, ces vitesses devaient être largement fonction de la température.

Or, les temps d'occupations des chambres à gaz sont largement dépendants de ces chiffres et malheureusement, on ne les trouve nul part... :?
L'information se trouve en fait assez facilement (notamment en anglais).

Les boîtes de Zyklon B mentionnaient le poids d'acide cyanhydrique contenu dans dans une boîte. Typiquement, quatre boîtes de 1,5 kg d'acide cyanhydrique étaient utilisées pour un "séance" d'assassinats dans le Krema II de Birkenau. La vitesse d'évaporation était très rapide (notamment parce qu'on attendait que la température soit élevée, très probablement de loin supérieure à la température d'évaporation de l'HCN d'environ 26 °C). Une limite inférieure est mentionnée par un spécialise du Zyklon à 28% en 5 minutes. Si on fait l'hypothèse (réaliste) d'une cinétique d'évaporation de degré 1, en 10 minutes, 48% de l'acide cyanhydrique disponible s'est transformé en gaz. Ce sont des valeurs minimales car valables pour une température inférieure à la température d'évaporation, probablement dépassée dans les chambres à gaz.

Remarque: avec 6kg d'acide cyanhydrique dans une pièce de 500 m3, la dose mortelle de 300ppm serait déjà dépassée en 3 minutes pour une vitesse d'évaporation de seulement 5% en 5 minutes! On voit qu'on est très largement au dessus dans la réalité.

Max
par Vatnis
#4556243
Vatnis a écrit :
08 nov. 2018, 21:11
Max ou est-il capable de nous prouver l'existence des chambres à gaz homicides à Auschwitz ? Par exemple pour le crématoire 2 ?
Alors Max Ou ? pas de réponse ? Le crématoire 2 avait une chambre à gaz homicide ou non ?
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par frelon
#4556381
MaxOu a écrit :
10 nov. 2018, 15:32


L'information se trouve en fait assez facilement (notamment en anglais).

Les boîtes de Zyklon B mentionnaient le poids d'acide cyanhydrique contenu dans dans une boîte. Typiquement, quatre boîtes de 1,5 kg d'acide cyanhydrique étaient utilisées pour un "séance" d'assassinats dans le Krema II de Birkenau. La vitesse d'évaporation était très rapide (notamment parce qu'on attendait que la température soit élevée, très probablement de loin supérieure à la température d'évaporation de l'HCN d'environ 26 °C). Une limite inférieure est mentionnée par un spécialise du Zyklon à 28% en 5 minutes. Si on fait l'hypothèse (réaliste) d'une cinétique d'évaporation de degré 1, en 10 minutes, 48% de l'acide cyanhydrique disponible s'est transformé en gaz. Ce sont des valeurs minimales car valables pour une température inférieure à la température d'évaporation, probablement dépassée dans les chambres à gaz.

Remarque: avec 6kg d'acide cyanhydrique dans une pièce de 500 m3, la dose mortelle de 300ppm serait déjà dépassée en 3 minutes pour une vitesse d'évaporation de seulement 5% en 5 minutes! On voit qu'on est très largement au dessus dans la réalité.

Max
tout d'abord, je tiens à vous remercier "MaxOu" pour votre réponse rapide qui malheureusement soulève pour moi encore plus de questions...
La première étant quelles sont ces sources en anglais qui parlent de la vitesse de dégagement et d'évaporation du gaz de cyanure d'hydrogène du zyclon B en fonction de la température... je n'aime pas parler anglais mais quand il le faut, je m'accroche et j'arrive tout de même à le comprendre! 8-)
Ma seconde question est que les chiffres que vous venez de me citer soulèvent encore plus de questions qu'elles n'en résolvent...
En effet, si j'admet vos chiffres de 28% pour 5 minutes pour lesquels pour l'instant je n'ai pas de preuve, mais admettons...
ils nécéssitent pour le moins une température de 26°
26° aller! ne soyons pas chiche, 30° c'est effectivement une température compatible avec une "salle de douche chambre à gaz", mais a t'on retrouvé un système de chauffage dimentionné à ces températures dans les pièces dynamitées...?
à mon avis , dans les camps, ça m'étonnerait qu'il y ai eu beaucoup de pièces chauffées à 30°C
Avatar du membre
par No pass
#4556389
Les baraquements étaient chauffés (rudimentairement) pour éviter que les prisonniers crèvent trop rapidement durant l'hiver.
Avatar du membre
par Django
#4556392
Je n'interviens d'ailleurs ici que pour en faire la démonstration, non dans l'espoir de "convaincre" les négationnistes qui se soulagent sur cette plateforme, mais en "support" dans un cadre d'enseignement pour quelques étudiants de confiance :-)
Soit dit en passant, ces échanges entre Polomnic et vous sont extrêmement intéressants et courtois, chose assez rare pour le souligner sur un tel sujet.
Avatar du membre
par cemab
#4556397
Django a écrit :
10 nov. 2018, 21:17
Je n'interviens d'ailleurs ici que pour en faire la démonstration, non dans l'espoir de "convaincre" les négationnistes qui se soulagent sur cette plateforme, mais en "support" dans un cadre d'enseignement pour quelques étudiants de confiance :-)
Soit dit en passant, ces échanges entre Polomnic et vous sont extrêmement intéressants et courtois, chose assez rare pour le souligner sur un tel sujet.
+1
par Courtial
#4556407
frelon a écrit :
09 nov. 2018, 13:24
Ce sujet sur Faurisson m'a inspiré la pensée suivante...
les déceptions dans la vie sont inversement proportionnelles à l'idée de ce qu'on se fait de l'homme durant son enfance...
Dans les faits, notre éducation chrétienne est véritablement une catastrophe! Elle m'a fait perdre au moins cinq ans de ma vie où j'ai dû corriger le tir pour remettre les pendules à la bonne heure...
Bref, contrairement à ce que préconise la morale chrétienne, les exceptions sont loin d'être la règle .
Les mecs qui tendent la joue droite quand ils se sont pris une tarte sur la joue gauche sont loin d'être majoritaires.
C'est pour cette raison qu'il faut absolument être impitoyable ! :evil:
C'est la seule règle pour notre survie.
Comprenne qui pourra!
Figurez-vous que j'ai cru faire la même observation, mais en tirant d'autres conclusions. J'ai noté que quand on se fait gifler, on ne pardonne rien du tout.
Et les Chrétiens encore moins que tous les autres. Ils n'attendent même pas de prendre la baffe pour ne rien vous pardonner. Il suffit juste que vous ayez émis un doute ou une différence pour vous enduire de poix et vous faire cramer comme un cierge ou vous balancer du haut d'une tour avec des piquiers pour vous recevoir en bas de l'édifice, histoire que ce soit quand même un peu amusant.
Mais j'en ai retiré la conséquence opposée : ne pas faire comme eux.
par MaxOu
#4556447
frelon a écrit :
10 nov. 2018, 20:35
MaxOu a écrit :
10 nov. 2018, 15:32


L'information se trouve en fait assez facilement (notamment en anglais).

Les boîtes de Zyklon B mentionnaient le poids d'acide cyanhydrique contenu dans dans une boîte. Typiquement, quatre boîtes de 1,5 kg d'acide cyanhydrique étaient utilisées pour un "séance" d'assassinats dans le Krema II de Birkenau. La vitesse d'évaporation était très rapide (notamment parce qu'on attendait que la température soit élevée, très probablement de loin supérieure à la température d'évaporation de l'HCN d'environ 26 °C). Une limite inférieure est mentionnée par un spécialise du Zyklon à 28% en 5 minutes. Si on fait l'hypothèse (réaliste) d'une cinétique d'évaporation de degré 1, en 10 minutes, 48% de l'acide cyanhydrique disponible s'est transformé en gaz. Ce sont des valeurs minimales car valables pour une température inférieure à la température d'évaporation, probablement dépassée dans les chambres à gaz.

Remarque: avec 6kg d'acide cyanhydrique dans une pièce de 500 m3, la dose mortelle de 300ppm serait déjà dépassée en 3 minutes pour une vitesse d'évaporation de seulement 5% en 5 minutes! On voit qu'on est très largement au dessus dans la réalité.

Max
tout d'abord, je tiens à vous remercier "MaxOu" pour votre réponse rapide qui malheureusement soulève pour moi encore plus de questions...
La première étant quelles sont ces sources en anglais qui parlent de la vitesse de dégagement et d'évaporation du gaz de cyanure d'hydrogène du zyclon B en fonction de la température... je n'aime pas parler anglais mais quand il le faut, je m'accroche et j'arrive tout de même à le comprendre! 8-)
Ma seconde question est que les chiffres que vous venez de me citer soulèvent encore plus de questions qu'elles n'en résolvent...
En effet, si j'admet vos chiffres de 28% pour 5 minutes pour lesquels pour l'instant je n'ai pas de preuve, mais admettons...
ils nécéssitent pour le moins une température de 26°
26° aller! ne soyons pas chiche, 30° c'est effectivement une température compatible avec une "salle de douche chambre à gaz", mais a t'on retrouvé un système de chauffage dimentionné à ces températures dans les pièces dynamitées...?
à mon avis , dans les camps, ça m'étonnerait qu'il y ai eu beaucoup de pièces chauffées à 30°C
Pour les vitesses de dégagement, on a des sources en anglais et en allemand, pour de températures basses:
https://phdn.org/archives/holocaust-his ... asch-1941/
https://phdn.org/archives/holocaust-his ... cher-1942/

Le brevet de 1922 décrivant le principe du Zyklon stipule que "la concentration maximale du gaz dans la pièce est atteinte avec une rapidité extraordinaire". (mit ausserordentlicher Schnelligkeit). Et dans un article de 1933, l'un des spécialistes du Zyklon, G. Peters, écrivait que "à température ambiante, la plus grande partie du cyanure s’est déjà dégagée au bout d'une demi-heure":
https://phdn.org/archives/holocaust-his ... ters64.gif

Pour 20 °C on a, en outre, le témoignage de Herbert Rauscher, chimiste au sein de la Heli, une des sociétés spécialisées dans la distribution du Zyklon B pendant la guerre. Il confirme le brevet et l'article de Peters de 1933. C'est lui qui donne le chiffre de 28% en 5 minutes. C'est cité dans cette page (que j'ai déjà mentionnée):
https://phdn.org/negation/rudolf/rudolf ... tions.html

Ce chiffre ne nécessite pas du tout une température supérieure à 26 °C. Il est explicitement donné pour 20 °C. Il constitue donc très probablement un minimum dans les conditions qui régnaient dans les chambres à gaz d'Auschwitz. Par ailleurs il n'était pas nécessaire de préchauffer les chambres à gaz car une foule très compacte d'êtres humains dans une pièce fermée, la température de celle-ci augmente très rapidement (le corps humain, l'air exhalé est à 37 °C) ce dont des témoins ont attesté. Un exemple de tels témoignages est donné ici: https://phdn.org/negation/rudolf/rudolf ... tml#note12

Max
#4556454
Django a écrit :
10 nov. 2018, 21:17
Je n'interviens d'ailleurs ici que pour en faire la démonstration, non dans l'espoir de "convaincre" les négationnistes qui se soulagent sur cette plateforme, mais en "support" dans un cadre d'enseignement pour quelques étudiants de confiance :-)
Soit dit en passant, ces échanges entre Polomnic et vous (MaxOu) sont extrêmement intéressants et courtois, chose assez rare pour le souligner sur un tel sujet.
:) Je donne donc un extrait de ces échanges entre Polomic et MaxOu qui sont extrêmement intéressants et courtois pour Django :

Maxou a écrit : "[…] Vous êtes un vrai guignol, Polomnic. Non seulement vous n'avez visiblement jamais ouvert un livre d'histoire sérieux sur Auschwitz (ne parlons pas du génocide), mais en plus, soit vous ne savez pas lire, soit vous prenez vos interlocuteurs et lecteurs pour des abrutis intégraux [...] Bouffon, va […]"


Sinon perso je trouve que c'est plutôt le PHDN qui est intéressant. Par exemple au sujet de Dachau :

https://phdn.org/negation/66QER/qer04.html
"Les négationnistes de l’IHR répondent :
«Parce que après que les alliés ont capturé Dachau, des milliers de G.Is furent amenés à travers Dachau, on leur montra des bâtiments dont on prétendait que c’étaient des chambres à gaz, et parce que les masse-media ont largement, mais faussement, déclaré que Dachau était un camp de “gazage”»

Nizkor répond :
Dans la mesure où des dizaines de milliers de personnes ont été affamées à mort et sporadiquement assassinées dans ce camp, oui, Dachau était un camp de la mort. Le terme «camp d’extermination» ne devrait probablement pas être appliqué à Dachau, car il désigne en général un des grands camps de la Pologne occupée où des gazages de masses ont été effectués (cf. question 3).
Ce qui ne peut pas être remis en question, c’est qu'une chambre à gaz a effectivement existé. Les alliés ont mis la main sur une note envoyée par le Dr. Sigmund Rascher de Dachau à Himmler, que voici (cf. Kogon, Langbein, Rückerl, Les chambres à gaz secret d’état, Seuil, Points Histoire, pp. 252-253) :

«Comme vous le savez, on a construit au camp de concentration de Dachau les mêmes installations [les chambres à gaz] qu'à Linz [il s’agit de l’institut d’euthanasie de Hartheim]. Puisque les convois d’invalides finissent d’une manière ou d’une autre dans les chambres qui leur sont destinées, je pose la question suivante: ne serait-il pas possible de vérifier dans ces chambres, sur des personnes qui leur sont d’une manière ou d’une autre destinées, l’efficacité de nos gaz de combat? Jusqu'ici nous ne disposons que d’essais faits sur des animaux, ou de rapports relatifs à des accidents qui se sont produits lors de la fabrication. A cause de ce paragraphe j'envoie ma lettre sous la mention “Secret.”»

Un reporter américain a fait un film qui montre la chambre à gaz peu après la capture du camp; on y voit qu'elle était désignée sous l’inscription «Brausebad» («douches»), malgré le fait qu'elle ne soit pourvue d’aucune installation de douche.
La question de savoir si on peut prouver si la chambre à gaz a été effectivement utilisée n’a pas reçu de réponse définitive. Certains historiens sont persuadées qu'elle ne fut jamais utilisée. D’autres disent que la question demeure ouverte. La réponse se trouve dans deux témoignages: celui d’un officier britannique nommé Payne-Best qui déclare qu'il a entendu parler de gazages par le Dr. Rascher, ainsi que celui effectué sous serment par le Dr. Franz Blaha, sur des gazages expérimentaux. Pour plus d’informations, on se reportera à l’ouvrage de Kogon, Langbein et Rückerl cité plus haut, pp. 252-253, ainsi que le témoignage de Blaha dans Trial of the Major War Criminals, 1947, vol. V, pp. 167-199. Le docteur Charles Larson, expert médico-légal, après avoir examiné des victimes de gazages à Dachau, a déclaré :

«Seul un nombre relativement faible de prisonniers que j’ai personnellement examinés à Dachau ont été assassinés de cette façon»
(John Dennis McCallum, Crime Doctor: Dr. Charles P. Larson, world’s foremost medical-detective, reports from his crime file, Writing Works, 1978, p. 61) [ce qui semble bien signifier qu'un certain nombre, l’a été (N.d.T)].

Les négationnistes, bien-sûr, présentent uniquement le point de vue de ceux qui soutiennent qu'aucun gazage n’a eu lieu à Dachau [sans rappeler toutefois l’existence effective de la chambre à gaz. (N.d.T)]. Ils s’appuient souvent sur un extrait d’une lettre de 1960 écrite par le directeur de l’Institut für Zeitgeschichte (L’institut d’histoire contemporaine), à Munich (cf. Die Zeit, 19 Août, 1960, p. 16) :

«Pas de Gazage à Dachau
Ni à Dachau, ni à Bergen-Belsen, ni à Buchenwald ne furent gazés de juifs ou d’autres prisonniers.»

La lettre, bien entendu, confirme ensuite que les gazages de masse ont eu lieu dans les plus grands camps. Les négationnistes n’aiment pas mentionner cette partie. Ils n’aiment pas non plus mentionner que, depuis 1960, l’Institut a effectué plus de recherches et est arrivé à de nouvelles conclusions. A présent ils déclarent :

«…une chambre à gaz a été établie [à Dachau] dans laquelle... quelques gazages expérimentaux furent effectués, ainsi que des recherches plus récentes l’ont confirmé.»

Enfin, les «mass media», pour la plupart, citent les faits: Dachau a été utilisé pour des gazages sur une très petite échelle. Que le terme «camp de gazage» fut approprié ou non dépend probablement du contexte. Si l’IHR peut présenter une citation qui démontre qu'un journal ou un magazine a imprimé des faits inexacts, ils sont les bienvenus. Ce ne sera ni la première ni dernière fois que quelque chose d’erroné est imprimé. Si les négateurs de génocide pensent que les erreurs dans les journaux les aident à prouver que la Shoah n’a pas eu lieu, ils se fourvoient manifestement.
[N.d.T : Si la preuve définitive de l’utilisation effective de la chambre à gaz de Dachau n’a pu être apportée, le consensus historiographique est néanmoins qu'elle a été utilisée à très petite échelle, au moins pour des expérimentations, mais probablement pas pour des exécutions de masse (Günther Kimmel, «Das Konzentrationslager Dachau. Eine Studie zu den nationalsozialistischen Gewaltverbrechen», in Martin Broszat et Elke Froehlich (éditeurs), Bayern in der NS-Zeit, bd II, R. Oldenburg Press, Munich, 1979, p. 391, cité par Institut für Zeitgeschichte, Les assassinats par gazages, un bilan, 1992. Voir surtout Stanislav Zámečník, C’était ça Dachau: 1933-1945, Cherche Midi, 2013 — 1re édition 2003 —, qui recoupe plusieurs témoignages concordants, attestant d’une utilisation ponctuelle de la chambre à gaz. Stanislav Zámečník, citoyen tchèque né en 1922, déporté à Dachau en février 1941, est devenu historien après la guerre, métier qu'il a pratiqué jusqu'au Printemps de Prague, en 1968, lorsque par mesure de rétorsion, le régime lui interdit de l’exercer. Il n’a ensuite cependant jamais cessé de mener à bien un travail sur l’histoire du camp de Dachau, utilisant les résultats des études les plus récentes sur l’administration du camp, et surtout en exploitant les centaines de témoignages, publiés ou non, en toutes langues. Le résultat a été publié au début des années 2000 et constitue la meilleure présentation disponible de l’histoire de Dachau. L’originalité du travail de Zámečník est d’avoir mis à jour et recoupé, notamment sur la question des gazages, des témoignages peu ou pas connus de l’historiographie occidentale et d’être allé au delà des deux principaux témoignages connus jusqu'alors, ceux de Blaha et Payne-Best).

Le prisonnier Frantisek Blaha, lui-même médecin, fait une première déposition le 3 mai 1945, quatre jours après la libération de Dachau par les Américains, attestant de l’utilisation – a minima expérimentale – de la chambre à gaz, dont il a observé directement l’utilisation à une occasion (d’après lui, la première). Lors de dépositions ultérieures, il confirme le principe de cette utilisation mais fournit un nombres de victimes différent pour ce premier gazage dont il avait été témoin (huit ou neuf au lieu de sept). Par contre, contrairement à ce qui a été parfois écrit dans l’historiographie de Dachau, dès cette première déposition Blaha a mentionné qu'il y avait eu d’autres gazages (tout en précisant qu’il n’avait été le témoin direct que d’un seul), ce que l’historien Stanislav Zámečník a confirmé dans son étude. Celui-ci, lui-même ancien déporté à Dachau et ayant connu personnellement Blaha, souligne d’ailleurs que la première déposition de Frantisek Blaha du 3 mai 1945 est sans doute fiable quant à la réalité des gazages car «elle concorde de manière extrêmement surprenante avec le contenu de la lettre de Rascher et que le 3 mai 1945, Frantisek Blaha encore au camp, juste après la libération ne pouvait absolument pas avoir eu connaissance de cette lettre.» (Stanislav Zámečník, C’était ça Dachau: 1933-1945, Cherche Midi, 2003, p. 333). Le capitaine des Renseignements de l’armée britannique Sigismund Payne-Best arrêté par les Allemands en 1939, a côtoyé à la toute fin de la guerre Rascher alors prisonnier (arrêté pour enlèvement d’enfant). Payne-Best a rapporté que Rascher lui avait confié qu'il était responsable de la construction de la chambre à gaz de Dachau et de son utilisation (S. Payne Best, The Venlo Incident, Hutchison & Co., London, 1950, page 186). On pourra compléter les présentes réflexions par la lecture de Barbara Distel, «Die Gaskammer in der “Baracke X” des Konzentrationslagers Dachau und die “Dachau-Lüge”» in Günter Morsch & Bertrand Perz (éd.), Neue Studien zu nationalsozialistischen Massentötungen durch Giftgas. Historische Bedeutung, technische Entwicklung, revisionistische Leugnung, Berlin: Metropol Verlag, 2012.

On retiendra enfin que les négationnistes passent très rapidement sur le fait que la chambre à gaz, avec ses pommeaux de douche fictifs, ses installations techniques particulières destinées à la ventilation et à l’introduction du gaz, sa fausse dénomination Brausebad alors même qu'aucune douche n’y était possible, est bien une pièce conçue pour permettre l’assassinat par gazage. Ils se perdent généralement dans des arguties techniques hypercritiques pour finir généralement par suggérer plus ou moins finement que ce sont les Américains qui ont effectué ces aménagement après la libération du camp, sans apporter le moindre élément probant à leurs allusions et faisant fi de la documentation disponible et des témoignages.]
"
par Courtial
#4556459
Tapez massacre de Babi Yar et charnier sur google. Ca laisse songeur.
Eux aussi sont partis en fumée sans laisser aucune trace.

Les Juifs sont des menteurs, les Russes aussi, il n'y a que Faurisson de vrai. Les Allemands n'ont pas tué de Russes, qui sont eux aussi des affabulateurs. Le monde n'est d'ailleurs qu'une congrégation de menteurs, sauf Faurisson.

Autre proposition : tapez Babi Yar et Dmitri Chostakovitch sur google.

Vous trouverez une symphonie géniale (n°13), de Chostakovitch. C'est merveilleux parce qu'on se dit que, contrairement à ce qu'on pourrait croire, Beethoven n'est pas mort. Que le souffle du génie n'a pas disparu, qu'il est revenu on ne sait pas comment, mais qu'il est encore là et bien là.
Cette symphonie-là n'est pas la plus facile et peut décontenancer. Pour ceux qui ne connaissent pas cet univers musical, je conseille de commencer par la Cinquième (eh oui...) et la Huitième après.

Les massacres auxquels se sont livrés les Allemands sur les territoires soviétiques (à l'époque), ont été épouvantables. Ils relèvent de la catégorie des crimes contre l'humanité. Ils ont procédé dans ces pays à une liquidation systématique de tout ce qui pouvait être vivant, avec sans doute des Juifs dans le tas, mais leur mission ne comportait pas ce genre de détail. Dès lors que la Wehrmacht (mot que Faurisson doit traduire par "bisounours", je suppose ? Et les SS, ça doit vouloir dire : Bugs Bunny) s'emparait du moindre bled biélorusse ou ukrainien, l'ordre était de tuer tout le monde.

Ce qui fait ma difficulté avec Roro, c'est un peu des question de traduction, d'ailleurs. Sur des documents allemands où on lit "Sbh", je crois Hillberg, qui me dit que cela veut dire "Sonderbehandlung" (=traitement spécial). Mais Faurisson m'explique que "traitement spécial", ça veut dire que les Juifs arrivant à Auschwitz auront d'abord droit à une fellation pour les accueillir, fellation qui peut aussi être un traitement spécial, une Sonderbehandlung, certainement.
Avatar du membre
par frelon
#4556466
MaxOu a écrit :
10 nov. 2018, 23:46

Le brevet de 1922 décrivant le principe du Zyklon stipule que "la concentration maximale du gaz dans la pièce est atteinte avec une rapidité extraordinaire". (mit ausserordentlicher Schnelligkeit). Et dans un article de 1933, l'un des spécialistes du Zyklon, G. Peters, écrivait que "à température ambiante, la plus grande partie du cyanure s’est déjà dégagée au bout d'une demi-heure":
je suis désolé, mais ça, ce ne sont pas des données scientifiques :D ça vaut quetch'i
Vous n'allez pas me laisser croire qu'un tel produit pour la désinfection n'a pas été testé 5°C par 5°C de -15°C à 30°C pour le temps de dégazage du HCN...
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