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Modérateur : Équipe de modération

#4526148
- Pourquoi le juge Lambert que vous n'épargnez pas dans votre livre, vous a-t-il mis au « chômage technique » ?
Il a été sensible à la suspicion fomentée par les avocats de Bernard Laroche. Il s'est laissé gagner par le sentiment de défiance à notre égard et aux soupçons distillés à l'encontre de Christine Villemin. Or, les témoignages des « filles de la poste » utilisés ensuite par la police judiciaire, c'est bien nous qui les avons recueillis. Si nous avions eu le moindre indice ou témoignage à la charge de la mère de Grégory, nous n'aurions eu aucun état d'âme.
- On vous a reproché de ne pas avoir perquisitionné chez les parents Villemin ?
C'est ridicule, une absurdité absolue. Ils étaient victimes. Il n'y a jamais eu l'ombre d'un soupçon et encore moins de preuves à leur égard. Mais nous aurions peut-être aussi pu pousser chez Bernard Laroche, à sa charge ou à sa décharge.

- Vous semblez crédibiliser votre témoignage par l'autocritique, mais au fond, n'êtes-vous pas avant tout blessé ?
Complètement. Moi-même comme mes enquêteurs avons très mal vécu le glissement du juge Lambert et la stratégie des avocats de Laroche qui déposent plainte contre nous en décembre 1984.

- A ce moment-là, votre hiérarchie vous lâche dans le rôle de ce que vous appelez « les salauds de l'histoire » ?
Il faut distinguer la hiérarchie et le corps. La gendarmerie a tiré d'immenses enseignements de cette affaire et avec la création de son propre institut de police scientifique, elle est devenue une référence de premier plan. La gendarmerie a rattrapé un retard colossal. En revanche, au moment où nous étions accusés d'avoir subordonné une gamine de 15 ans, allégation révoltante, notre hiérarchie est restée silencieuse et nous immensément seuls.

- Dans la souffrance ?
Tous les enquêteurs ont encore cette époque sur le coeur. Si nous avions eu des chefs dignes de ce nom, c'eut été moins dur, et le juge Lambert n'aurait pas cédé aux sirènes de la police. Mais il n'y avait personne pour nous soutenir, mais plutôt autant de critiques et de suspicions à notre égard.

- Et quand en 2003, le commissaire Corazzi de la PJ sort son livre, les gendarmes en reprennent pour leur grade...
Et là encore, la hiérarchie de la gendarmerie, craintive, ne bouge pas. Chez nous, c'est pas de vagues. Je traduis cela par le mot lâcheté.

- Comment avez-vous apprécié les termes employés par Jacques Corazzi qui vous traite avec dérision ?
J'ai la plus grande estime pour la police où j'ai de nombreux amis. Je ne suis pas anti-flic. Mais je bénis le commissaire Corazzi. Son témoignage est édifiant car il avoue sans complexe sa connivence avec un clan de journalistes et d'avocats. Le masque est tombé. Je ne mesurai pas à quel point la police s'était emballée avec un tel parti-pris.

- Avez-vous ne serait-ce qu'un bon souvenir ?
Oui, celui de la rencontre avec le président Simon, d'une épaisseur à la mesure de la légèreté de son prédécesseur. Un grand magistrat, d'une immense humanité et d'une suprême vivacité d'esprit.

- Etes-vous rancunier vis à vis des journalistes ?
Non. Le dérapage médiatique était la conséquence d'une faillite de l'institution. Les médias étaient la caisse de résonance d'un secret de l'instruction violé chaque matin à Epinal.

- Et les avocats ?
Ceux qui ont balayé notre travail ont employé une tactique inédite, le procès d'intention, saper et salir les personnes pour éviter d'aborder le fond de l'affaire.


- Qui reste une énigme...
Oui, et de toute évidence, il y a des gens qui savent des choses. Le corbeau a fait un mal terrible. Il a su parfaitement se cacher pendant des années, tout en étant très proche, et ses victimes tourmentées subissaient, aveugles... Peut-être un jour, l'une d'elle ou un complice implicite parlera.

- En reconstituant les cinq pièces manquantes de votre puzzle, comme une délivrance...
J'ose y croire, tout en espérant ne pas rallumer la poudre, ni raviver des douleurs. J'oeuvre pour la vérité, et son absence fait souffrir.

ttps://www.estrepublicain.fr/faits-divers/2006 ... re-gregory
#4526158
FaC a écrit :
14 sept. 2018, 14:17
Merci beaucoup.

Dans cette vidéo, on entend Bolle 3 ans plus tard, au début de la vidéo et à la toute fin.

On entend aussi plusieurs protagonistes. C’est intéressant.

http://m.ina.fr/video/CPG95006823
Qu'est-ce qui est intéressant dans cette vidéo ?
#4526168
C’est une des rares vidéos où l’on voit et entend autant de protagonistes et dans un cadre familial.
Je trouve chaque instant intéressant pour essayer d’approcher la personnalité de chacun et l'atmosphère générale.

Je l’ai postée suite à ta remarque que l’on n’a jamais entendu Bolle. Là on l’entend.
#4526275
bianchi51 a écrit :
14 sept. 2018, 15:35
Pour moi c’est une vieille affaire qui ne connaîtra jamais un vrai dénouement. C’est malheureux, mais faut classer le dossier.
Le petit Grégory était un jeune espoir de la natation qui a déçu lors de sa première sortie, fin de l’histoire.
Pas assez de lest :
#4526577
FaC a écrit :
14 sept. 2018, 19:16
http://m.ina.fr/video/CPG95006823
Très émouvante la video de l'INA. Je l'avais déjà visionnée en 2017 lors des mises en examen. A l'époque, je découvrais en partie cette affaire et n'avais pas encore d'opinion.

Il y a une telle sincérité chez cette petite fille qui avait 15 ans à l'époque. Tellement seule et tellement fragile. On imagine aisément une poupée désarticulée lors de ses 48h de garde à vue .


En 1987, il était encore permis aux medias de faire preuve d'un peu d'objectivité. Pourtant, Laurence Lacour avait déjà sorti son livre "le bûcher des innocents". Je crois que c'est à partir de 1987 lorsque Simon a repris le dossier et l'instruction depuis le début que les choses ont changé. Simon a fait complètement basculer la situation sous l'influence de sa maîtresse Lacour dont il était fou amoureux et le débat a été verrouillé. Une seule et unique vérité, la leur !
Pour moi, le livre de Patricia Tourancheau (2017) est un livre commandité par Lacour qui répond à deux objectifs :
1)Permettre de réécrire la relation intime avec Simon-Lacour .
2) Présenter comme la seule vérité le ridicule rapport que la gendarmerie a pondu en 2017. D
#4526592

Intéressant cette video. Un passage m'avait échappé.
JMV dit "c'est toujours une femme qui appelait pour déranger (comprendre pour faire un mauvais coup) et lui rappelait juste après. Le corbeau (le vrai) a toujours été une seule et même personne.

Or il est établi d'après les enregistrements que le corbeau est une femme. Tous les experts phoniatres assermentés le disent .
Les sonogrammes réalisés ( analyse spectrale des sons) décèlent une fréquence de 200 à 300 hertz. Une voix d'homme oscille entre 100 et 150 hertz.
La femme corbeau est seule quand elle appelle et prend tour à tour une voix de femme et d'homme.


C'est une femme qui demande à parler à Jean-Marie au directeur de l'usine lors du dernier appel avant l'assassinat. Puis c'est une voix déguisée en homme lorsque Jean-Marie prend la communication. Cette femme lui dit alors qu'il retrouvera son fils en bas (dans la Vologne) et je sais pourquoi.

C'est bien une femme qui annonce à Jean-Marie qu'elle tuera le fils du chef.



La voix de la femme corbeau : un appel à JMV et à Liliane.
#4527453
Tu es grossière mais cela on l'a déjà souvent remarqué.

Tu parles d'une femme qui a menacé par téléphone, comme C Villemin a reçu aussi un coup de téléphone de cette femme, pourquoi pas celle que soupçonne les enquêteurs à savoir la tante Jacob.
#4527492
katou a écrit :
16 sept. 2018, 18:07
Tu es grossière mais cela on l'a déjà souvent remarqué.

Tu parles d'une femme qui a menacé par téléphone, comme C Villemin a reçu aussi un coup de téléphone de cette femme, pourquoi pas celle que soupçonne les enquêteurs à savoir la tante Jacob.
La zoologie n'a rien de grossier. J'essaie de t'expliquer ton comportement.

CV n'a jamais reçu un seul appel quand elle était avec JM. Elle n'a jamais pu enregistrer un seul appel. Contrairement à tous ceux qui ont été importunés par la femme corbeau.
#4527495
Mon comportement est celui d'une personne qui suit une discussion, que cette discussion soit tenue par une grossière et imbuvable ou pas. Si je trouve intéressant une remarque faite par cette personne, j'interviens.
CV n'a jamais reçu un seul appel quand elle était avec JM. Elle n'a jamais pu enregistrer un seul appel.
Dans la vidéo JMV parle de cette femme corbeau que C Villemin a eue au bout du fil.
Modifié en dernier par katou le 16 sept. 2018, 19:17, modifié 1 fois.
#4527497
katou a écrit :
16 sept. 2018, 19:14
Mon comportement est celui d'une personne qui suit une discussion, que cette discussion soit tenue par une grossière et imbuvable ou pas. Si je trouve intéressant une remarque faite par cette personne, j'interviens.
je préfère une personne grossière à une femme qui a des fantasmes de jeunes filles dénudées avec des animaux.

La vraie vulgarité, c'est la médiocrité.
Modifié en dernier par Raphaëlle le 16 sept. 2018, 19:23, modifié 2 fois.
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