Le plus important forum indépendant de discussions politiques. Commentez l'actualité, participez aux débats sur les réformes et les lois.

Discutez des sujets touchant à notre société et ses institutions

Modérateur : Équipe de modération

#4601393
Lepen avait instigué selon clouscard, l'arabomusulmans : Un facies sans identité, et le juif, une identité sans faciès.

Il avait dit que derrières ces racismes antimétèques (pas trouvé mieux pour invoquer le mot racisme), se cachait des réalité social que le pen dénonçait. Puis je me suis mis à écouter du rap vraiment contestataire




réagit à un commentaire de themis et j'ai un tilt.

Il y a une certaine Islamisation en France qui progresse car dans le discourt social dominant, L'islamité est liés aux ZUS et à certaines classes défavorisées.
Ce qui expliquerait pourquoi certains qui ne sont pas d’origine immigrée.

Ha je cherche un message de Christianne où j'avais ctrl c +v du clouscard.

Ha voilà dans mes documents :
A DU FASCISME NATIONAL-SOCIALISTE AU
SYSTEME DES POPULISMES

1 Les racismes - fatales perversions de
l'économie du profit - et la stratégie capitaliste
de l'immigration


a/ Le riche n 'a pas de faciès et le pauvre n 'a pas
d'identité

Vous avez proposé une morale citoyenne, une éthique de la praxis.

Je peux même subsumer ces expressions par celle de
spiritualité laïque. Il faut les assumer et même les
revendiquer. C'est ce qui est accompli par la praxis et qui
s'intègre aussi dans les traditions de spiritualité. Le divin
horloger, avec nous ! Mais il est vrai que toute une
conceptualisation des rapports de la praxis, du socialisme, du
spirituel est à faire.

LePenn 'a pas de ces états d 'âme !

Rester sur son terrain, justement, c'est faire son jeu. Mais
il est vrai aussi que c'est au niveau du politique qu'il faut
intervenir d'urgence, trouver une riposte immédiate.

Ce sera vos travaux pratiques, la mise en pratique, sur le terrain,
des catégories proposées. Ce sera la mesure de leur fiabilité.

On verra si elles apportent un plus, d'abord dans
renonciation politique, puis dans la résolution. Les
observateurs, interprètes, commentateurs des médias ont
témoigné d'une impuissance conceptuelle fondamentale,
aussi inquiétante que l'irruption politique de Le Pen elle-
même. Le journalisme politique a révélé ses limites. Il lui


manque la conceptualisation philosophique, trop souvent
réduite aussi au journalisme. Les exégètes sont restés pantois
devant la clientèle électorale du Front National. Elle leur est
apparue comme un incompréhensible syncrétisme qui ne
ferait que corroborer la prétention lepéniste d'une synthèse
d'un front de toutes les composantes de la nation.

Le Pen nous a appris qu'il fallait au moins deux racismes
— divergents, mais complémentaires - pour faire un
populisme, à l'égard du Juif et de l'Arabe, de Rothschild et
de l'immigrant. C'est qu'il y a une logique des racismes.
Hitler ne s'en prenait qu'au Juif en particulier et aux races
inférieures en général. Il ne disposait pas de la dimension
que l'Arabe apporte.

Notre thèse : les racismes ne sont — en leur essence, en
leur nature — que des déviations fatales de l'économie du
profit, la dégénérescence fatale du chrématistique. De même
que l'accumulation primitive est l'origine criminelle du
capitalisme, les racismes déterminent la relation dialectique
du pauvre et du riche.

La paupérisation menaçante, c'est une race : l'Arabe. La
richesse interdite, c'est une race : le Juif. « On » est désigné
comme race. Les états de pauvre ou de riche sont ramenés à
un principe originel, matriciel, général. Le racisme est à
double face : il prétend à une supériorité, mais surtout il est
la désignation de l'altérité comme une erreur ontologique qui
associe la contingence et la malfaisance. L'Autre est de trop.
Il n'est qu'une excroissance cancéreuse de la Création. 11 n'a
rien et il n'est rien : c'est normal, puisqu'il est pure
contingence. Il n'est que la forme vide : une race.

Le pauvre, c'est l'immigrant, l'immigrant c'est l'Arabe.
Ainsi se constitue une race, un homme vide de toute culture,
de tout contenu qui n'est plus qu'une forme : un faciès. Le
lepéniste reconnaît la race par le faciès. L'Arabe, dira-t-il, a le


faciès de sa race. C'est le signe extérieur qui ne peut être
camouflé, le stigmate, la tache indélébile. Le faciès, c'est
l'aveu de la race. Et ce pauvre, ce faciès, est un envahisseur,
incroyable paradoxe.

Il est nul et il menace l'identité nationale ! Quel scandale !
La stratégie de l'immigrant aurait consisté à contourner...
Poitiers, le lieu officiel de l'arrêt de l'invasion Arabe. Ce qui
n'a pu être réalisé au sommet peut l'être en pénétrant la base.
C'est un entrisme de masse qui glisse l'Arabe au cœur même
du peuple. Ce dernier, dira Le Pen, doit se mettre en état de
légitime défense. Autrement nous deviendrons tous des
Arabes, c'est-à-dire des pauvres. Le discours raciste cache la
peur de la régression sociale, de la crise, de la paupérisation.
L'Arabe est bien plus qu'un bouc émissaire. Il est la relation
de l'identitaire et de l'altérité dans l'économie de marché.


Si l'envahisseur menace, s'il peut être encore repéré et
désigné par la vigilance nationaliste, l'autre ennemi de
l'identitaire a déjà pénétré dans la place : le Juif. Il est l'autre
face de l'altérité. L'identitaire est menacé à la fois par la
paupérisation et par la richesse, par les propres limites du
chrématistique. Le Juif a été désigné par l'Eglise comme
l'usurier, le prêteur, celui qui profite. Mais cette
stigmatisation ne suffit pas à expliquer l'antisémitisme. Il est
l'ennemi intérieur qui n'a pu s'enrichir qu'en profitant de
l'institution nationale sans participer aux frais. Corollaire :
l'enrichissez-vous est impossible. C'est le Juif qui détient et qui
conserve les moyens du chrématistique, qui dispose des
postes de création et de gestion. Les deux racismes sont
complémentaires : l'un à l'égard du pauvre, l'autre à l'égard
du riche. La peur de devenir pauvre s'exaspère de la colère
de ne pouvoir devenir riche.

L'économie politique s'est faite constitutive de la relation
du français lepéniste avec le Juif et l'Arabe. Les racismes
disent la relation à la paupérisation et à l'enrichissement.


Bien plus que des boucs émissaires, ils représentent les deux
perversités de l'économie du profit. Ils ne font que cacher
une stratégie du capitalisme que la plupart des antiracistes
méconnaissent. Autrement dit, les bons sentiments ne
suffisent pas à débusquer la bête immonde. Certains
militants font même le jeu de cette stratégie en défendant la
cause de l'immigrant à l'encontre de la logique de
l'immigration, en la réduisant au combat de l'homme libre
contre une administration bureaucratique.

b/ L'odyssée de l'immigrant

Je ne ferai ici qu'indiquer le schéma de la stratégie
capitaliste. Tout d'abord, il faut arracher aux pays en voie de
développement les moyens de ce développement. Le
capitalisme veut conserver ce sous développement car il
représente les meilleures conditions du post-colonialisme
(c'est toujours la mainmise sur l'énergie, les ressources
minières, la main d'oeuvre). En priorité, arracher les forces
vives de ces pays, la main d'œuvre des hommes jeunes sans
qualification professionnelle pour les « expulser » vers les
pays post-industriels. J'emploie le terme expulser car c'est le
départ de gens qui ne voudraient pas quitter le pays et qui y
sont forcés. Etrangers en leur pays, déjà.

Cet immigrant, en son pays « d'accueil », doit jouer le rôle
d'un « sous-prolétariat ». Il doit servir à casser le prolétariat,
la classe ouvrière, le mouvement social. Ouvrier sans
qualification professionnelle, il sert de manœuvre, de force
productive directe, la formation professionnelle - sommaire
— se faisant sur le tas. C'est une main d'œuvre taillable et
corvéable à merci, la couverture sociale étant inexistante.
Ainsi s'est constituée une « fracture » sociale au sein même
des travailleurs manuels. Cette division ne peut que ratifier le
schéma marxiste des rapports du sous-prolétariat et de la


lasse ouvrière. Mais avec cette fondamentale nouveauté :
c'est le travailleur étranger qui est devenu le sous-prolétariat.

Ultime opération du post-colonialisme : cet immigrant
renvoie des devises aux pays d'origine. Les potentats locaux,
après s'être débarrassés des forces vives et potentiellement
révolutionnaires, empochent le fruit du travail étranger. C'est
un profit sans investissement productif; d'où l'impossible
développement des pays en voie de développement.
#4601403
Tels sont les moments essentiels de la stratégie capitaliste,
l'odyssée de l'immigrant, avec en prime, bien installé dans la
demeure, un conflit de génération pour occuper les longues
journées du chômage. Bien sûr, il peut y avoir des variantes,
avec la flexibilité et la mondialisation...

c/ Une guerre civile invisible

La vie quotidienne s'est soumise à ce conditionnement.
L'immigrant est vite repéré, montré du doigt, ennemi
invisible à la tête bien connue : un faciès, la tête du passage à
l'acte, au délit. Sous l'immigré, l'Arabe, et sous l'Arabe, le
délinquant. Ainsi se constitue la plus grande « fracture
sociale » qui soit possible, toute une guerre symbolique et
fantasmatique.

Derrière la coexistence communautaire une guerre civile
invisible, du coin de rue, du métro, du comptoir. Elle se
camoufle dans le terme lui-même qui la désigne : la violence.
Comme si c'était la même chose, une bouffe à la récré ou
une bombe atomique sur Hiroshima. Le prétendu concept
indique une telle extension qu'il n'a plus de consistance en
compréhension. Le terme générique doit rester dans le vague
pour que le fantasmatique le pénètre et s'en serve. Cette
guerre sans trêve dans le tissu quotidien, de position,
d'escarmouche, de constant rappel à l'ordre, est devenue
constitutive de l'identité communautaire et de ses frontières
invisibles.


2 Un populisme peut en cacher un autre -
L'engendrement réciproque du permissif et du
répressif, le couple infernal

Est-ce « la faute à » Cohn-Bendit d'avoir engendré Le
Pen ou est-ce celui-ci qui a relancé Cohn-Bendit ? Vain
débat. Il suffit de reconnaître leur engendrement réciproque
celui du permissif et du répressif, celui du couple infernal.

Engendrement réciproque des populismes ! Parce que si
Le Pen en est un, Cohn-Bendit en est un autre. N'est-ce pas
le même référentiel, les mêmes composantes : leader
charismatique, spontanéisme de masse, rejets des partis et
des syndicats, absence de programme politique, thèmes
incantatoires uniquement revendicatifs.

La notion de populisme estudiantin permet de saisir le
fonctionnement idéologique (de l'inconscient de classe) «la
main dans le sac ». Tout le consensus idéologique consiste à
ne pas le savoir et, si c'est soupçonné, à ne pas le dire — la
seule énonciation de ce populisme étant déjà scandaleuse.
Comment la chère tête blonde pourrait être populiste !
Comment l'enfant choyé, le chic type, pourrait se transmuer
en cette vulgarité ! Cohn-Bendit pourrait être populiste alors
que son ennemi l'est déjà ? C'est que le mot étudiant -
estudiantin — est chargé de tout un narcissisme spécifique de
la classe sociale. Il est l'enfant chéri de tout un paternage et
maternage. Il est porteur de tous les espoirs des parents de la
nation républicaine et libérale. Derrière Cohn-Bendit,
maman et papa. Ce sont les parents qui ont ratifié le Mai 68
de leurs enfants pour en faire une révolution. L'affreux Jojo
— l'enfant à qui on passe tout — sera le fruit de ce fistonnage-
paternage, narcissisme et népotisme conjugués : « la
préférence familiale », du clan, du réseau.

Un populisme peut en cacher un autre alors qu'il y a
engendrement réciproque du populisme répressif et du


populisme permissif. Ne pas se tromper de manif. Aucune
garantie de l'étanchéité. Ne peut-on alors glisser d'un
populisme à l'autre ? Ou tenir les deux discours à la fois en

fonction des circonstances ? L'hyper-populisme sera cette

confusion des valeurs.


3 Du nationalisme au mondialisme
a/ Le national- socialisme

Phénomène majeur passé inaperçu, cassure idéologique :
le populisme s'est substitué au national-socialisme. Il n'y a
qu'un national-socialisme. L'après-guerre (de 40) met en
scène un système de populismes. Aussi faut-il établir la
spécificité du national-socialisme, la révélation de son rôle
historique pour déterminer le passage aux populismes en
tant que « rectification » du national-socialisme.

Le fascisme traditionnel est le national-socialisme. Il est
spécifique d'un mode de production : le capitalisme
concurrentiel libéral. Il témoigne de la crise. C'est qu'il porte
en lui une contradiction, fatale, entre la nation et le
capitalisme.

En un premier moment, le national (socialisme) accède au
pouvoir grâce au développement du capitalisme et peut
même en venir à un capitalisme d'Etat. C'est la période de la
complémentarité, nationale et socialiste. Elle se concrétise
par des réalisations fondamentales, infrastructurales et
superstructurales : politique autarcique de l'énergie;
concentration de la production en trusts; industrie lourde ;
infrastructures de la nation, communication (autoroutes),
équipements collectifs et des ménages ; production de série
limitée aux biens de subsistance mais permettant d'accéder à
un certain confort (Volkswagen, voiture populaire). Les
capitaux américains favorisent ce développement.


Le nationalisme, en tant qu'émanation de la province H
campagnes (notables et petits hobereaux), des classes
moyennes, de la caste des services et fonctions de la natio
(qui s'identifie au parti-bureaucratie) peut prétendre avoir
accompli l'unité nationale et même avoir concrétisé le rêve
allemand.

L'Etat fort homogénéise les dynasties régionales (Ruhr
Bavière), autant de places fortes qui doivent se mettre au
service du Grand Reich. La xénophobie et le racisme seront
les moyens d'homogénéiser cette nation, stratégies de l'Etat
fasciste pour imposer le sentiment nationaliste aux
régionalismes et corporatismes. Tout cela, j'insiste, avec
l'aide des capitaux américains.

En un second moment, la dualité de complémentarité -
du national et du socialisme, de l'expansion économique et
du développement de la nation — se transforme en
contradiction, en dualité antagoniste. La stratégie
expansionniste de la Nation, du Grand Reich, freine, retarde,
empêche le développement de la logique capitaliste, la course
aux plus grands profits.

Il n'y aura plus l'aide américaine et l'industrie de guerre va
se détourner de la production de série dévolue à la
consommation de masse. La conquête du territoire, les
annexions, le Reich rêvant du Grand Reich, se font
prédominants. L'économie politique est totalement
surdéterminée par le nationalisme. La conquête n'est plus
celle d'un marché mais d'un territoire. A la fin il ne s'agira
plus que de défendre le sol national.

b/ La mondialisation permet au capitalisme de
faire « l'économie » du fascisme

Le national-socialisme aura révélé son rôle historique,
économique, culturel. Il est certes une pièce maîtresse
stratégique et opportuniste, qui permet au capitalisme


d"éviter le pire, les pires conséquences de la crise, mais un
non-sens pour l'économie politique, le profit, le
développement C'est un moyen de sauvegarde, un pouvoir
étatique qui n'est pas une finalité en soi. Mais est-ce une
arme absolue, nécessaire ? Faut-il passer nécessairement par
le fascisme pour sortir de la crise ?

Il y a deux exemples spectaculaires et récents qui
prouveraient le contraire. L'Espagne franquiste de l'Opus
Dei s'est reconvertie sans problème à la société de
consommation. Le franquisme ayant accompli son rôle
répressif empêchait de bétonner le sol national du plus grand
profit touristique. S'il y avait eu guerre civile pour implanter
le fascisme, la société de consommation veut la paix civique.
L' Opus Dei s'est mis en place grâce au franquisme et s'est
maintenu en place en faisant disparaître l'Etat fasciste. De
même pour le Chili de Pinochet qui glisse du fascisme brutal
au néolibéralisme « soft » des Golden Boys. Constat
significatif: c'est le même homme qui accomplit les deux
opérations. Sans état d'âme.

Le libéralisme n'est pas d'essence fasciste. L'économie
politique fasciste n'existe pas, sinon comme embargo (Cuba,
Irak) de l'impérialisme. Le fascisme ne doit pas être une
référence automatique et machinale.

Tout au contraire, car le libéralisme a découvert le moyen
d'échapper aux conséquences extrêmes de la crise. Non par
le nationalisme, mais avec la mondialisation. Il faut bien
préciser que cette stratégie se dédouble, selon qu'il s'agit des
pays industriels et « post-industriels » d'une part, ou des pays
dits « en voie de développement », d'autre part. Pour ces
derniers, la stratégie libérale est faite d'agression,
d'occupation militaire, de corruption. Mais pour les pays
industriels, le fascisme de papa apparaît comme un double
échec, de la nation et du libéralisme. Ce fascisme est le


révélateur de la contradiction inhérente au marché. Il s'est
avéré être une voie sans issue et doit céder la place à l'autre
solution spécifique de la modernité : le marché du désir, le
permissif.

Il faut, pour « échapper » au fascisme, une condition
essentielle : empêcher ses conditions d'existence, le classe-
contre-classe. Aussi, la stratégie qui doit remplacer celle du
fascisme sera une stratégie du tiers inclus, de l'intégration des
classes moyennes. La troisième force doit être au moins aussi
forte que celle des extrêmes. Ce sera l'expansionnisme des
nouvelles couches moyennes, du tertiaire et du quaternaire
des services qui décident du primaire et du secondaire
(bureaucratie). La médiation s'impose aux extrêmes.
4 Les populismes de la fin du capitalisme
concurrentiel libéral

a/ Le populisme du boutiquier (poujadisme), fin du
capitalisme concurrentiel libéral

Ma thèse : il n'y a eu qu'un national-socialisme. Après, le
libéralisme ne peut qu'en venir aux populismes. Ceux-ci font
« l'économie » de la prise de pouvoir fascisante. Ils se
constituent comme relève d'un modèle qui n'a plus cours.
Ces populismes déplacent radicalement les enjeux. Mais s'ils
peuvent se passer de la prise du pouvoir d'Etat, c'est qu'ils
ont ou ont eu une autorité, une puissance, une fonctionnalité
indépendamment de cet Etat, qui les autorise à négocier avec
ce pouvoir. Ils disposent d'un tel appareil superstructural,
d'un tel corps social, qu'ils sont déjà Etat dans l'Etat. Ainsi le
poujadisme venu du corporatisme et de la caste
chrématistique, celle des marchands. Ce service s'étend du
B.O.F. (beurre, œufs, fromage) qui fait fortune (marché noir)
jusqu'au commerce de proximité, qui vivote. Du profit le
plus éhonté à la survivance.


poujade ne voulait pas un ordre nouveau mais l'ordre
ncien, celui qui a transféré le chrématistique dans le
corporatisme et qui a reconduit celui-ci dans la libre
entreprise. Alors que le national-socialisme prétend changer
le monde, ce populisme ne veut que conserver le statut
acquis antérieurement (au capitalisme concurrentiel libéral).
Il veut cumuler les privilèges corporatifs et le profit de la
libre entreprise.

Ce populisme — et ceux qui vont suivre - se définit selon
la loi des trois états : d'abord la conquête révolutionnaire (sur
la féodalité) qui, ensuite, se fait conservatisme social (les
jurandes) pour enfin s'achever en revendication
réactionnaire. Il dispose de trois clientèles : celle des
progressistes (du mode de production, du métier), qui
deviennent conservateurs (bénéfice du métier), lesquels
deviennent réactionnaires (conserver les privilèges). Ces trois
états politiques sont les trois états d'âme du populisme : ce
qui a été conquis sur la réaction, devenu nécessité
fonctionnelle, se trouve à son tour dépassé par la
technologie.

Mais le populisme est bien plus que ce populisme. Son
parcours, le système de ses valeurs, rendent compte de
l'histoire de France de la Libération à nos jours. Ce ne sera
plus l'histoire bricolée et empirique des historiens et des
journalistes, mais celle de l'encadrement a priori du mode de
production, celle de la crise, celle de la relation production-
consommation. Cette histoire des catégories constitutives de
la modernité devient l'histoire du populisme, le système
affectif et parental qui s'est constitué pendant les Trente
Glorieuses et les Trente Honteuses.

Ce populisme commence avec Poujade et s'achève avec
Bové : du populisme urbain au populisme rural. La boucle
est bouclée. Ainsi on peut disposer d'un ensemble clos dont


on connaît le commencement et l'achèvement. On peut alors
établir la continuité de ce parcours. Il faudra passer par Alger
et Saint Germain des Prés, faire deux détours du destin pour
rencontrer le populisme de droite - le petit blanc de l'OAS -
et celui de gauche - le petit prince estudiantin.

b/ Le populisme de l'OAS, fin de l'Empire colonial

Le poujadisme signifie une fondamentale remise en
question du capitalisme concurrentiel libéral - du mode de
production - par la modernité — la production de série et la
consommation de masse. Ce populisme de l'OAS remet en
question l'autre pilier du système. Ce sont les fondements
mêmes du mode de production qui sont anéantis. Table rase
est faite : la consommation transgressive va pouvoir se
mettre en place après ce nettoyage par le vide.

L'OAS est l'expression du désir petit blanc qui soudain se
trouve placé devant l'interdit : la Résistance algérienne. C'est
le passage de la toute-puissance de ce désir à l'injonction :
« la valise ou le cercueil ». C'est le recours à la « violence », à
l'armée, à la terreur pour restaurer le consumérisme perdu. Il
s'agit là de la figure essentielle du populisme de la
restauration des privilèges perdus. Elle traduit la situation
d'une multitude de petites gens, de corps intermédiaires,
médiateurs qui ont profité de l'exploitation coloniale sans
être les instigateurs et les gros profiteurs du système (petit
chef, petit patron, petit employé).

La fin de l'Empire colonial est le commencement de la
société de consommation. Le populisme du conservateur va
céder la place au populisme de la modernité. Dans le premier
cas il s'agit de restaurer, dans le second cas il s'agit de
promouvoir. On perd un modèle mais on en gagne un autre.
Il y a passation d'un désir à l'autre. Le capitalisme a perdu
l'Empire mais a gagné le marché du désir. Il y a même un
continuité territoriale et culturelle. Le désir du petit blanc,


sous sa forme littéraire, gidienne se recycle : « Nathanaël,
jette ce livre et va draguer à Saint Germain des Prés ! »

La quête gidienne de la « disponibilité » « s'engage » dans
« la libération du désir ». Quelle continuité, de la philosophie
de la disponibilité à celle de l'engagement ! On croit que
Gide et Sartre s'opposent alors qu'ils sont la
complémentarité des deux moments généalogiques d'un
ensemble éminemment bourgeois.

La médiation qui assure le passage du colonialisme
traditionnel au libéralisme libertaire est le plan Marshall.
C'est le passage à la mondialisation. Certes le colonialisme
était déjà mondialiste. Mais avec le plan Marshall, les USA
imposent le potlatch qui conditionne et soumet les
économies politiques des pays en voie de redressement, de
reconstruction (dont la France). Tout un système d'objets,
de conduites, d'usages s'impose à la culture française : le
surplus américain se fait la cherté et la rareté ! Le
déferlement des films d'Hollywood (accords Blum) imposera
le rêve américain. C'est une autre voie qui s'ouvre vers la
consommation libidinale, ludique et marginale.

5 Le syncrétisme du national-socialisme et du
populisme


a/ Le recyclage du surplus. La nouvelle hiérarchie de class

Il y a deux genres d'étudiants. Ceux qui font des études

pour ne pas être ouvriers et ceux qui font des études pour

être patrons (ou managers). On pourrait ajouter la troisième

composante minoritaire : ceux qui se sont voués «aux

disciplines d'éveil », enfants, et qui se retrouvent

intermittents du spectacle.


Le populisme estudiantin est un état de surplus. J'ai déià
proposé ce statut du surplus à travers les siècles, du surplus
féodal - le cadet et le chevalier - au double recyclage colonial
et artistique. Car les surplus peuvent se recycler selon des
vocations contradictoires. Ce phénomène « mécaniciste » de
la classe sociale, son recrutement et son rôle, permettent
d'accéder à un point de vue inédit sur l'artiste de masse
(Montparnasse, Montmartre, St Germain des Prés).

Le pré-Mai 68 est cette période d'impossible reconversion
des surplus démographiques, familiaux et culturels après la
fin de l'empire colonial et l'aventure populiste de l'OAS. Ce
qui était le principe d'expansion colonial se fait la raison de
l'implosion nationale (guerre civile) : suraccumulation de
surplus. Mai 68 est le constat de la fin des deux recyclages
traditionnels de ce surplus : l'empire colonial et la vie
d'artiste. Table rase du passé, donc. Mais béance de masse,
stupeur existentielle : pré-chômage de masse. Si on a fait des
études pour ne pas devenir ouvrier on se retrouve chômeur,
car ce ne sont pas les études qui permettent de devenir cadre
ou patron.

Mai 68 est bien une contre-révolution. L'estudiantin de
masse se souciait bien peu du marxisme, à part quelques
prétendus mao et non moins prétendus léninistes qui
comme par hasard s'en prenaient à la cible de papa - le PC -,
déjà hors du coup : le coup de pied de l'âne. Mais l'étudiant
était en état de candidat potentiel aux nouveaux métiers
venus d'Amérique - terre du libéralisme - aux nouveaux
métiers de la hiérarchie de l'animation et de celle du
management.

Il ne faut pas réduire le promotionnel libéral à un
opportunisme arriviste de quelques individus qui deviennent
exemplaires avec leur repentance littéraire, gogos abusés puis
désabusés, qui auront vécu « la totale » : « papa ne me


comprend pas», «je m'éclate sur les barricades», «j'étais
bien con ». Que de variantes d'une même partition ! On
entend dire « ils ont réussi parce qu'ils ont trahi ». Tout au
contraire : ils ont réussi parce qu'ils ont été fidèles à eux-
mêmes, libéraux libertaires jusqu'à la moelle, radicaux du
Marais, du centre mou. Tout un ensemble doué de
l'indéniable talent de s'inscrire dans la nouvelle hiérarchie
sociale des deux encadrements de « la nouvelle société » :
l'animation et le management.

Car c'est toute la société qui est rénovée par ce double
contrôle du libéralisme, double création d'emplois. La
modernité n'est autre que le passage de la société sans
tertiaire - embryonnaire — à la société de la saturation du
tertiaire et du quaternaire, celle des métiers du culturel et du
mondain.

La jeunesse de France, déjà libérée de Poujade et de Salan
(OAS) - des deux populismes de la fin du mode de
production et de la fin du colonialisme - est alors totalement
disponible pour constituer la hiérarchie de classe de cette
nouvelle société. Un bel exemple de la disponibilité gidienne.

C'est toute une refondation de l'esprit public, un

basculement de la société française qui passe quasiment sans

transition de la Vieille France de la ruralité à celle de la
modernité.

Aussi peut-on reprendre cette généalogie du libéralisme
libertaire comme une « génération spontanée » qui rendrait
compte de tout un pouvoir d'auto-engendrement. On peut
proposer l'ensemble évolutif selon un tableau constitué
essentiellement à partir des apports de « Néofascisme et
idéologie du Désir » et de « Capitalisme de la Séduction ». Il
s'agit de constituer une anthropologie qui servirait de
référence à une éducation échappant à l'unité des contraires
du permissif et du répressif. Il s'agit en même temps de


reconstituer et de mesurer la pathologie de la civilisation du
libéralisme libertaire et de ne jamais oublier que le
narcissisme en est à la fois l'origine et le terreau. Le tableau
suivant peut figurer cet engendrement :

Après faudrait que je scan mon livre.

Image

Il faut souligner la prégnance de ces déterminations
phénoménologiques. Une fois que l'initiation mondaine a pu
atteindre une certaine consommation transgressive, le
libéralisme libertaire ne peut en venir qu'à ses ultimes
conséquences, à une intériorisation radicale, aliénation
définitive qu'est la servitude volontaire, forme pathologique
de l'action sociale.


Du narcissisme à la psychose, quel parcours ! C'est aussi
la relation dialectique du marché et du désir. Toute une
padiologie sociale est contenue dans la logique économique
des trois parrains et des quatre vénéneuses.

b/ Le triplé électoral de Le Pen : les repentis, les
ratés et les réussis

La crise va révéler tout un nouveau jeu social, un jeu de
société qui est à la fois comédie humaine et drame social.
Trois spécimens humains combien remarquables sont
apparus pour constituer un ensemble spécifique de la
modernité en crise : les parvenus et les ratés de la nouvelle
société, et les repentis du gauchisme. La raison de cette
situation est paradoxale : c'est la société mise en place par
Cohn-Bendit qui est à l'origine de l'électorat de Le Pen.
Cette affirmation mérite évidemment d'être explicitée. Notre
thèse sera une loi méconnue : une société qui accède au
permissif doit proposer une autorégulation de ce permissif.
Dans l'opposition, le discours contestataire a dû être une
radicalisation provocatrice. Au pouvoir, face à la crise, il doit
se normaliser, assurer le minimum de fonctionnalité.

Le petit prince du populisme estudiantin sera la parfaite
illustration de cette loi. Dans l'opposition, il provoque, se
vante d'une certaine pédophilie. Accédant au pouvoir
écologique, il met de l'eau dans son vin, procède, tout
penaud, à son autocritique. Et il se sert habilement de
l'hypothèse freudienne d'une sexualité infantile réprimée
pour justifier des actes équivoques.

Qu'il y ait une sexualité infantile, peut-être. Mais le fait ne
doit pas engendrer la loi, comme le cynisme empiriste
voudrait nous le faire croire. La prétendue libération sexuelle
fondatrice du libéralisme libertaire ne serait dans ce cas que
justification du fait naturel. Prétendant se libérer, le petit


prince du populisme estudiantin se soumet à l'impitoyable
pression de la nature. Sa proclamation immoraliste est une
proposition anti-sociale, anti-républicaine, anti-

démocratique. Elle n'est autre que l'alibi qui cache qu'il est le
parvenu du permissif.

Ne faut-il pas dire au contraire que, puisque sexualité
infantile il y aurait, mais potentielle, virtuelle, il faut d'autant
plus la prévenir, la cultiver par l'interdit pour qu'elle puisse
atteindre sa totale plénitude civique ! L'interdit est donation
de sens à ce qui manque d'être, d'existence. Il charge, il
apporte les conditions de la plénitude. Si l'on fait jouer la loi
naturelle, la soumission à la dictature du fait, on pourrait dire
aussi que, la femelle n'étant en chaleur et disponible à l'acte
sexuel qu'une très courte période du cycle menstruel,
l'homme - par respect naturaliste — ne devrait pas connaître
de vie sexuelle en dehors de ce moment. La loi naturelle doit
jouer dans l'ensemble si elle est promulguée dans une partie.
Le fait de la sexualité infantile devrait avoir comme
conséquence le respect du fait menstruel, la non
instrumentation de la femme en dehors de son « désir ».

Deuxièmement : la crise se manifeste dans la société
globalement rénovée (double contrôle et dressage par
l'animation et le management). Il s'agit alors, pour toute une
population de parvenus, de conserver les privilèges acquis et
de se défendre contre ceux qui voudraient prendre leur
place, profiter aussi du permissif.

De là cette situation brzarre, paradoxale, comico-
dramatique : une société de « réussis » et de ratés. Les réussis
de la refondation que Mai 68 a imposés (parce que
nécessaires à la survie du capitalisme) : un corps élitaire de
gens qui ont su profiter de la création d'emplois, ou de leurs
transformations selon de nouvelles compétences. Ces
individus doivent faire face à l'énorme cohorte des victimes
de la crise, des suppressions d'emplois, des emplois


précaires, de la flexibilité, masse informe des victimes du
système, ratés objectifs.

Les deux vieux copains que l'on disait inséparables, et qui
s'étaient perdus de vue, se rencontrent fortuitement : « Viens
prendre un pot ! », « que deviens-tu ? ». On informe l'autre
de son parcours depuis Mai 68 et l'on se remet à discuter...
Jusqu'à ce qu'une violente dispute les sépare à jamais : « Moi,
je n'ai pas trahi ». « Toi, tu n'es qu'un rêveur ! »

Ce ratage objectif s'alourdit de toutes les retombées de la
permissivité par temps de crise. Les petits boulots s'avèrent
impossible survie ; c'est là où il y a, paradoxalement, le plus
de concurrence. Le retour à la terre qui, en période
d'euphorie de la croissance (les Trente Glorieuses) a pu se
vivre comme vacances bucoliques, s'avère création de néo-
surplus, héritiers de la non formation professionnelle de
l'après Mai 68, celle de gens qui n'ont pas suffisamment de
qualification pour exercer un métier qui fait vivre à la
campagne et qui interdit aussi d'envisager une réinsertion
sociale à la ville.

Après la fin de l'amitié, la fin de l'amour, la rupture avec
la compagne rencontrée à la manif, femme libérée et qui jette
l'éponge, ultime trahison. Elle épousera un métier, car il faut
bien que vivent ses enfants. Quelle amertume pour le raté de
Mai 68. « Les salauds ! Le Pen a bien raison ».

Troisièmement - et c'est l'ironie de l'histoire et du
transcendantal (de la connaissance) - les opposés votent
pour le même parti, le F.N. ! Mais alors, inquiétant constat :
Le Pen pourrait faire l'unanimité ? C'est toute la modernité
qui vote pour ce ringard. Il peut ratisser large. Les réussis et
les ratés de Cohn-Bendit - c'est lui qui est le symbole de la
société permissive - vont se retrouver dans l'électorat de Le
Pen. Engendrement réciproque du permissif et du répressif,
Faut-il s'étonner, étant donné la logique de l'ensemble, de


trouver dans cet électorat des jeunes, des chômeurs, des
employés, des ouvriers ?

On peut alors mesurer toute la portée de la menace Front
National. C'est celle d'un populisme moderne qui traduit et
récupère l'inquiétude d'une société en crise, qui a normalisé
le permissif mais qui reste toujours dépendante des effets
contradictoires de la crise : l'arrogance d'Alcibiade, le jeune
fils à papa, et la frustration du quidam de base, qui a cru que
tout était permis et pour qui rien n'est possible. L'un attend
sa revanche, l'autre est prêt à tout pour conserver sa
consommation libidinale, ludique, marginale.

Ce pouvoir syncrétique du lepénisme est très
préoccupant : c'est toute la modernité qui adhère à la contre-
révolution libérale, qui la façonne. Mais ce syncrétisme n'est
pas la seule prouesse de Le Pen. 11 amalgame ce populisme
du Front National et le national-socialisme, du moins ce qu'il
en reste. Il y a toute une vieille clientèle d'extrême droite à
récupérer et toute acquise à un leader charismatique. Le petit
patron et même la grosse entreprise, dont la production et la
distribution restent délimitées par le territoire national,
opposent à la mondialisation un néo-nationalisme. Les petits
vieux retraités redoutent la dévaluation de leur retraite.
Toutes les composantes du national-socialisme redressent la
tête.


Il faut bien convenir de la fécondité de la méthode qui
consiste à définir un corps social, un mouvement de société,
le populisme lui-même, par la relation dialectique de la
production et de la consommation. La sociologie électorale
est le moyen de cacher cette dialectique et d'imposer des
critères purement descriptifs, des repérages qui sont
proposés comme des explications.


B LE TRAVAILLEUR COLLECTIF


1 Rendre inexistante la classe ouvrière

Ce livre est inspiré par le parrain et par la marraine de
l'humanité. Pour rendre grâce du cadeau de Prométhée - la
praxis — et de l'offrande de Psyché — la psyché. Les deux
étincelles divines sont en nous et ont laissé croire qu'elles ne
pouvaient venir de nous. Il faut rendre le divin au procès de
production et à la création continuée, à Prométhée et à
Psyché, aux deux pouvoirs de l'homme, savoir-faire qui se
fait devoir-faire et pulsion sexuelle qui se fait création
continuée de la fidélité.


Mais Prométhée est enchaîné et Psyché interdite et
bafouée par la société prostitutionnelle de la consommation
transgressive. La refondation est-elle possible, celle de l'unité
des contraires, de la complémentarité du politique et de
l'affectif? L'histoire prouve - avec le mythe de Tristan et
Yseult - que cette unité est réalisable. Aussi, le projet
révolutionnaire n'est pas utopique. Il a des précédents. Mais
ils n'impliquent pas une fatalité mécaniciste. Cela doit se
faire et on sait comment le faire. Ce qui ne veut pas dire que
cela se fera parce que ça s'est déjà fait.

L'actuelle société permissive peut-elle être « redressée » à
son tour ? Le libéralisme libertaire triomphe et semble avoir
atteint un point de non retour. Fin de l'histoire ? L'entropie
ne pourrait que s'accélérer pour en venir au pourrissement
de l'histoire. L'impossible refondation ! Narcisse triomphe
de Vulcain. Mais tout un processus est enclenché, sur le
terrain, dans la vie quotidienne, dans la famille. L'univers
politique, culturel, médiatique « résonne » de la dispute des
frères ennemis. Je n'ai fait que mettre en scène ce conflit en
proposant une linéarité : une morale citoyenne du jeu et du


bonheur. Celle-ci se joue non seulement sur le terrain mais
sur celui de l'adversaire. Elle est faite de rencontres
l'inévitable étant celle du type qui fait du sport et du type qui
va en boîte : confrontation de la dope et de la drogue. Ce
conflit est encore plus révélateur s'il est celui de la même
personne, dualité de la conscience.

Mais très vite le débat se déplace et Narcisse — acteur et
sujet du libéralisme libertaire - peut imposer le pré-fascisme
culturo-mondain, sans même faire intervenir l'économique et
le politique. Le fantasme se donne droit de cité pour réifier,
chosifier, mercantiliser l'autre. Celui-ci n'est plus
qu'instrument de jouissance, sans payer et sans contre partie
sentimentale, pur bénéfice, résurgence incoercible de
l'accumulation primitive qui tend à la régression généralisée.

Que serait le fantasme sans cette surdétermination de
classe ? Le sado-masochisme n'est-il pas l'expression de
classe de chacun, imposée par le mimétisme concurrentiel :
« sado » à l'égard de l'inférieur, du subalterne, et « maso » à
l'égard du supérieur, parce qu'il faut bien « encaisser » ça
pour à son tour se faire « sado ». Le masochisme du maître
n'est-il pas la forme ultime de l'appropriation combien
perverse : salaud au point de vouloir vivre pour lui-même la
souffrance de l'autre pour mieux la mesurer.

Comment Vulcain pourrait-il intervenir sur le
fantasmatique ? Prométhée son parrain est en bien fâcheuse
posture, avec son aigle. Vulcain lui-même n'occupe que le
monde d'en bas, comme si les forges remontaient de l'enfer.
Narcisse a pu procéder à tout un négationnisme de la classe
ouvrière.


La linguistique permettra d'expliciter ce refoulement de la
praxis que figure Vulcain et de faire faire apparaître ce
refoulement comme un acte de l'inconscient de classe.


Ferdinand de Saussure l'a révolutionnée. Son apport peut se
ramener à ce schéma :

Signifiant : S
Signifié : s
Réfèrent : R

Je le traduirai selon le procès de production :

Signifiant : code de classe
Signifié : classe ouvrière
Réfèrent : le travail

Ce qui donne en termes marxistes :

Signifiant — « Valeur d'échange
Signifié /Réfèrent — ? Valeur d'usage

Et en terme de philosophie de la connaissance, selon la
querelle des universaux :

Signifiant — ? nominalisme
Signifié /Réfèrent — > réalisme


Ce qui est essentiel et qui explique le rapport de la
bourgeoisie et de la classe ouvrière, c'est la dénégation
apportée par le S (signifiant) du s (signifié). Le pouvoir
fabuleux du signifiant est de servir de code de classe qui
refoule, nie, récupère et exploite le travail et la classe
ouvrière. Le passage de la valeur d'usage à la valeur
d'échange est celui du producteur au consommateur, du
travailleur au client. Le rapport s/ R est une continuité des
deux termes, alors que « S » apporte une discontinuité, un
renversement total du sens.

Conclusion de cette logique de la dénégation : la classe
ouvrière n'existe pas ! La praxis non plus !


L'ironie transcendantale se doit de signaler cet abus de
pouvoir du langage, qui « arrange » bien le discours idéaliste.
Si la classe ouvrière est néantisée, volatilisée, l'argument de
St Anselme permet, lui, de donner l'existence à dieu, étant
donné que le parfait ne peut qu'exister. La classe ouvrière
n'existe pas mais dieu existe : néo-nominalisme. C'est que le
bon dieu ne peut être que l'explication de la réalité si la
praxis est niée. Simple inversion du sens.


Ce n'est plus :
S

5
R (praxis)


t


Mais


S langage
S concept X
R biternel


Il ne peut y avoir de prédicat d'existence de ce qui est
invisible et illisible ! C'est le néo-kantisme en toute son
imposture : renvoyer au noumène, ce qui ne peut être connu
et qui même ne doit pas être connu.

Le fantôme de la classe ouvrière errait encore sur le mur
de Berlin. Mais plus de mur, plus de spectre.

2 La classe ouvrière s'arrache au misérabilisme
et engendre les ingénieurs, techniciens et
cadres (ITC)


« Et pourtant elle tourne » ! L'inconscient - le processus
de négation, de refoulement que je viens d'exposer - fait « le
plein ». La radicale négation de la classe ouvrière lui donne la
formidable présence du négatif. La dépression nerveuse
généralisée est un symptôme parmi d'autres. Cette classe
ouvrière est capable de répondre à Narcisse, au monde qu'il
engendre, au libéralisme libertaire. Et je soulignerai
l'avantage que lui confère sa négation : elle chemine dans


l'ombre, dans le refoulé, clandestine et cachée. « Bien creusé,
vieille taupe ».

Elle est devenue classe ouvrière élargie du travailleur
collectif (celui de la société du salariat généralisé). Pendant
les funérailles du vieux modèle, la naissance secrète du
nouveau modèle « révolutionnaire ». Il est vrai que cette
classe ouvrière élargie est insaisissable parce qu'en transit, en
devenir. Cette situation permet aussi de saisir la
problématique de sa modernisation. Notre méthode : la
relation du procès de production et du procès de
consommation, permet, elle seule, renonciation
révolutionnaire.

Je reprendrai les deux façons de faire disparaître la classe
ouvrière pour renforcer leur sens et les transformer en
renforcement de la classe ouvrière élargie.

Lorsqu'elle s'identifie au prolétariat, la classe ouvrière est
bien plus « damnée de la terre » que force productive. La
misère ouvrière est surdéterminante du travail manuel. Elle
empêche la conscience de classe selon le rôle dans le procès
de production ainsi que le passage à l'acte qui en reste à la
révolte. Le prolétariat ne fait que survivre. En accédant aux
biens de subsistance de la production de série et de la
consommation de masse, ce prolétariat ne s'intègre pas à la
société de consommation — thèse de Marcuse et du
consensus — mais se libère de l'ouvriérisme et de la misère.

J'en viens à l'autre argument moderniste qui prétend en
finir avec la classe ouvrière. Le robot et l'ordinateur auraient
remplacé l'ouvrier. Les ITC - ingénieurs, techniciens,
cadres - seraient la nouvelle force productive qui réduirait la
classe ouvrière à un corps subsidiaire.

Tout au contraire : le prolétaire s'efface dans la mesure où
l'ouvrier qualifié s'impose. C'est un mouvement social qu'il
faut reconstituer en son ensemble. L'accès à la production de


série et à la consommation de masse témoigne d'un saut
qualitatif. La production de série exige une technicité
nouvelle pour la construction des chaînes de production et
pour le montage de l'objet industriel. C'est-à-dire qu'il faut
une qualification professionnelle, un apprentissage qui
n'étaient pas nécessaires du temps où la classe ouvrière était
un corps unique et l'unique force productive. Mais pour que
cette formation soit possible, il faut des conditions de vie
nouvelles, celles que garantissent la subsistance et la
recréation de la force de production. Ce processus est rendu
possible avec le progrès du niveau de vie ( + 3% par an
pendant les Trente Glorieuses) et le passage à un autre genre
de vie. Tout se tient, production de série et consommation
de masse s'engendrent réciproquement. Si l'ouvrier accède à
la consommation de masse c'est qu'il est devenu le
technicien qui a mis en place la production de série.

Les ITC ne sont pas un corps social qui débarquerait de
l'extérieur, « parachuté ». C'est le cas du personnel de
surveillance. Les ITC sont un auto-engendrement de la
production. Entre l'O.S. et l'OP, il n'y a que différence de
formation. De même entre l'ouvrier et l'ITC. Ils travaillent à
la même chose selon une complémentarité qui n'est autre
que travail collectif. Tous ensemble pour créer un objet alors
commun. Chaque poste de travail est nécessaire pour le
montage collectif. La hiérarchie s'efface dans le commun
procès de production.


Les deux remises en question et même « condamnations »
de la classe ouvrière — intégration dans le système et
désintégration par les Ingénieurs-Techniciens-Cadres
s'avèrent tout au contraire l'accomplissement conceptuel de
la classe ouvrière. Elle se libère du misérabilisme prolétarien
et se fait auto-engendrement, selon le procès de production,
de l'ensemble O.S. - O.P. — technicien — ingénieur — cadre.


Ce technicien-cadre est unité d'action. De la production.
Cette unité est faite sur le terrain, sur le lieu de travail. Mais
elle est doublement interdite en termes politiques par
l'encadrement venu d'en haut, du management et de
l'animation. C'est un marquage « à la culotte » de l'ordre
montant, le Travailleur Collectif, par l'ordre descendant, le
personnel d'encadrement et de surveillance. Du PDG
devenu salarié au chef de bureau ou d'atelier !


Image
Modifié en dernier par Plariste le Revanite le 12 févr. 2019, 20:50, modifié 1 fois.
#4601409
Plariste le Revanite a écrit :
12 févr. 2019, 20:18
Tels sont les moments essentiels de la stratégie capitaliste,
l'odyssée de l'immigrant, avec en prime, bien installé dans la
demeure, un conflit de génération pour occuper les longues
journées du chômage. Bien sûr, il peut y avoir des variantes,
avec la flexibilité et la mondialisation...

c/ Une guerre civile invisible

La vie quotidienne s'est soumise à ce conditionnement.
L'immigrant est vite repéré, montré du doigt, ennemi
invisible à la tête bien connue : un faciès, la tête du passage à
l'acte, au délit. Sous l'immigré, l'Arabe, et sous l'Arabe, le
délinquant. Ainsi se constitue la plus grande « fracture
sociale » qui soit possible, toute une guerre symbolique et
fantasmatique.

Derrière la coexistence communautaire une guerre civile
invisible, du coin de rue, du métro, du comptoir. Elle se
camoufle dans le terme lui-même qui la désigne : la violence.
Comme si c'était la même chose, une bouffe à la récré ou
une bombe atomique sur Hiroshima. Le prétendu concept
indique une telle extension qu'il n'a plus de consistance en
compréhension. Le terme générique doit rester dans le vague
pour que le fantasmatique le pénètre et s'en serve. Cette
guerre sans trêve dans le tissu quotidien, de position,
d'escarmouche, de constant rappel à l'ordre, est devenue
constitutive de l'identité communautaire et de ses frontières
invisibles.


2 Un populisme peut en cacher un autre -
L'engendrement réciproque du permissif et du
répressif, le couple infernal

Est-ce « la faute à » Cohn-Bendit d'avoir engendré Le
Pen ou est-ce celui-ci qui a relancé Cohn-Bendit ? Vain
débat. Il suffit de reconnaître leur engendrement réciproque
celui du permissif et du répressif, celui du couple infernal.

Engendrement réciproque des populismes ! Parce que si
Le Pen en est un, Cohn-Bendit en est un autre. N'est-ce pas
le même référentiel, les mêmes composantes : leader
charismatique, spontanéisme de masse, rejets des partis et
des syndicats, absence de programme politique, thèmes
incantatoires uniquement revendicatifs.

La notion de populisme estudiantin permet de saisir le
fonctionnement idéologique (de l'inconscient de classe) «la
main dans le sac ». Tout le consensus idéologique consiste à
ne pas le savoir et, si c'est soupçonné, à ne pas le dire — la
seule énonciation de ce populisme étant déjà scandaleuse.
Comment la chère tête blonde pourrait être populiste !
Comment l'enfant choyé, le chic type, pourrait se transmuer
en cette vulgarité ! Cohn-Bendit pourrait être populiste alors
que son ennemi l'est déjà ? C'est que le mot étudiant -
estudiantin — est chargé de tout un narcissisme spécifique de
la classe sociale. Il est l'enfant chéri de tout un paternage et
maternage. Il est porteur de tous les espoirs des parents de la
nation républicaine et libérale. Derrière Cohn-Bendit,
maman et papa. Ce sont les parents qui ont ratifié le Mai 68
de leurs enfants pour en faire une révolution. L'affreux Jojo
— l'enfant à qui on passe tout — sera le fruit de ce fistonnage-
paternage, narcissisme et népotisme conjugués : « la
préférence familiale », du clan, du réseau.

Un populisme peut en cacher un autre alors qu'il y a
engendrement réciproque du populisme répressif et du


populisme permissif. Ne pas se tromper de manif. Aucune
garantie de l'étanchéité. Ne peut-on alors glisser d'un
populisme à l'autre ? Ou tenir les deux discours à la fois en

fonction des circonstances ? L'hyper-populisme sera cette

confusion des valeurs.


3 Du nationalisme au mondialisme
a/ Le national- socialisme

Phénomène majeur passé inaperçu, cassure idéologique :
le populisme s'est substitué au national-socialisme. Il n'y a
qu'un national-socialisme. L'après-guerre (de 40) met en
scène un système de populismes. Aussi faut-il établir la
spécificité du national-socialisme, la révélation de son rôle
historique pour déterminer le passage aux populismes en
tant que « rectification » du national-socialisme.

Le fascisme traditionnel est le national-socialisme. Il est
spécifique d'un mode de production : le capitalisme
concurrentiel libéral. Il témoigne de la crise. C'est qu'il porte
en lui une contradiction, fatale, entre la nation et le
capitalisme.

En un premier moment, le national (socialisme) accède au
pouvoir grâce au développement du capitalisme et peut
même en venir à un capitalisme d'Etat. C'est la période de la
complémentarité, nationale et socialiste. Elle se concrétise
par des réalisations fondamentales, infrastructurales et
superstructurales : politique autarcique de l'énergie;
concentration de la production en trusts; industrie lourde ;
infrastructures de la nation, communication (autoroutes),
équipements collectifs et des ménages ; production de série
limitée aux biens de subsistance mais permettant d'accéder à
un certain confort (Volkswagen, voiture populaire). Les
capitaux américains favorisent ce développement.


Le nationalisme, en tant qu'émanation de la province H
campagnes (notables et petits hobereaux), des classes
moyennes, de la caste des services et fonctions de la natio
(qui s'identifie au parti-bureaucratie) peut prétendre avoir
accompli l'unité nationale et même avoir concrétisé le rêve
allemand.

L'Etat fort homogénéise les dynasties régionales (Ruhr
Bavière), autant de places fortes qui doivent se mettre au
service du Grand Reich. La xénophobie et le racisme seront
les moyens d'homogénéiser cette nation, stratégies de l'Etat
fasciste pour imposer le sentiment nationaliste aux
régionalismes et corporatismes. Tout cela, j'insiste, avec
l'aide des capitaux américains.

En un second moment, la dualité de complémentarité -
du national et du socialisme, de l'expansion économique et
du développement de la nation — se transforme en
contradiction, en dualité antagoniste. La stratégie
expansionniste de la Nation, du Grand Reich, freine, retarde,
empêche le développement de la logique capitaliste, la course
aux plus grands profits.

Il n'y aura plus l'aide américaine et l'industrie de guerre va
se détourner de la production de série dévolue à la
consommation de masse. La conquête du territoire, les
annexions, le Reich rêvant du Grand Reich, se font
prédominants. L'économie politique est totalement
surdéterminée par le nationalisme. La conquête n'est plus
celle d'un marché mais d'un territoire. A la fin il ne s'agira
plus que de défendre le sol national.

b/ La mondialisation permet au capitalisme de
faire « l'économie » du fascisme

Le national-socialisme aura révélé son rôle historique,
économique, culturel. Il est certes une pièce maîtresse
stratégique et opportuniste, qui permet au capitalisme


d"éviter le pire, les pires conséquences de la crise, mais un
non-sens pour l'économie politique, le profit, le
développement C'est un moyen de sauvegarde, un pouvoir
étatique qui n'est pas une finalité en soi. Mais est-ce une
arme absolue, nécessaire ? Faut-il passer nécessairement par
le fascisme pour sortir de la crise ?

Il y a deux exemples spectaculaires et récents qui
prouveraient le contraire. L'Espagne franquiste de l'Opus
Dei s'est reconvertie sans problème à la société de
consommation. Le franquisme ayant accompli son rôle
répressif empêchait de bétonner le sol national du plus grand
profit touristique. S'il y avait eu guerre civile pour implanter
le fascisme, la société de consommation veut la paix civique.
L' Opus Dei s'est mis en place grâce au franquisme et s'est
maintenu en place en faisant disparaître l'Etat fasciste. De
même pour le Chili de Pinochet qui glisse du fascisme brutal
au néolibéralisme « soft » des Golden Boys. Constat
significatif: c'est le même homme qui accomplit les deux
opérations. Sans état d'âme.

Le libéralisme n'est pas d'essence fasciste. L'économie
politique fasciste n'existe pas, sinon comme embargo (Cuba,
Irak) de l'impérialisme. Le fascisme ne doit pas être une
référence automatique et machinale.

Tout au contraire, car le libéralisme a découvert le moyen
d'échapper aux conséquences extrêmes de la crise. Non par
le nationalisme, mais avec la mondialisation. Il faut bien
préciser que cette stratégie se dédouble, selon qu'il s'agit des
pays industriels et « post-industriels » d'une part, ou des pays
dits « en voie de développement », d'autre part. Pour ces
derniers, la stratégie libérale est faite d'agression,
d'occupation militaire, de corruption. Mais pour les pays
industriels, le fascisme de papa apparaît comme un double
échec, de la nation et du libéralisme. Ce fascisme est le


révélateur de la contradiction inhérente au marché. Il s'est
avéré être une voie sans issue et doit céder la place à l'autre
solution spécifique de la modernité : le marché du désir, le
permissif.

Il faut, pour « échapper » au fascisme, une condition
essentielle : empêcher ses conditions d'existence, le classe-
contre-classe. Aussi, la stratégie qui doit remplacer celle du
fascisme sera une stratégie du tiers inclus, de l'intégration des
classes moyennes. La troisième force doit être au moins aussi
forte que celle des extrêmes. Ce sera l'expansionnisme des
nouvelles couches moyennes, du tertiaire et du quaternaire
des services qui décident du primaire et du secondaire
(bureaucratie). La médiation s'impose aux extrêmes.
4 Les populismes de la fin du capitalisme
concurrentiel libéral

a/ Le populisme du boutiquier (poujadisme), fin du
capitalisme concurrentiel libéral

Ma thèse : il n'y a eu qu'un national-socialisme. Après, le
libéralisme ne peut qu'en venir aux populismes. Ceux-ci font
« l'économie » de la prise de pouvoir fascisante. Ils se
constituent comme relève d'un modèle qui n'a plus cours.
Ces populismes déplacent radicalement les enjeux. Mais s'ils
peuvent se passer de la prise du pouvoir d'Etat, c'est qu'ils
ont ou ont eu une autorité, une puissance, une fonctionnalité
indépendamment de cet Etat, qui les autorise à négocier avec
ce pouvoir. Ils disposent d'un tel appareil superstructural,
d'un tel corps social, qu'ils sont déjà Etat dans l'Etat. Ainsi le
poujadisme venu du corporatisme et de la caste
chrématistique, celle des marchands. Ce service s'étend du
B.O.F. (beurre, œufs, fromage) qui fait fortune (marché noir)
jusqu'au commerce de proximité, qui vivote. Du profit le
plus éhonté à la survivance.


poujade ne voulait pas un ordre nouveau mais l'ordre
ncien, celui qui a transféré le chrématistique dans le
corporatisme et qui a reconduit celui-ci dans la libre
entreprise. Alors que le national-socialisme prétend changer
le monde, ce populisme ne veut que conserver le statut
acquis antérieurement (au capitalisme concurrentiel libéral).
Il veut cumuler les privilèges corporatifs et le profit de la
libre entreprise.

Ce populisme — et ceux qui vont suivre - se définit selon
la loi des trois états : d'abord la conquête révolutionnaire (sur
la féodalité) qui, ensuite, se fait conservatisme social (les
jurandes) pour enfin s'achever en revendication
réactionnaire. Il dispose de trois clientèles : celle des
progressistes (du mode de production, du métier), qui
deviennent conservateurs (bénéfice du métier), lesquels
deviennent réactionnaires (conserver les privilèges). Ces trois
états politiques sont les trois états d'âme du populisme : ce
qui a été conquis sur la réaction, devenu nécessité
fonctionnelle, se trouve à son tour dépassé par la
technologie.

Mais le populisme est bien plus que ce populisme. Son
parcours, le système de ses valeurs, rendent compte de
l'histoire de France de la Libération à nos jours. Ce ne sera
plus l'histoire bricolée et empirique des historiens et des
journalistes, mais celle de l'encadrement a priori du mode de
production, celle de la crise, celle de la relation production-
consommation. Cette histoire des catégories constitutives de
la modernité devient l'histoire du populisme, le système
affectif et parental qui s'est constitué pendant les Trente
Glorieuses et les Trente Honteuses.

Ce populisme commence avec Poujade et s'achève avec
Bové : du populisme urbain au populisme rural. La boucle
est bouclée. Ainsi on peut disposer d'un ensemble clos dont


on connaît le commencement et l'achèvement. On peut alors
établir la continuité de ce parcours. Il faudra passer par Alger
et Saint Germain des Prés, faire deux détours du destin pour
rencontrer le populisme de droite - le petit blanc de l'OAS -
et celui de gauche - le petit prince estudiantin.

b/ Le populisme de l'OAS, fin de l'Empire colonial

Le poujadisme signifie une fondamentale remise en
question du capitalisme concurrentiel libéral - du mode de
production - par la modernité — la production de série et la
consommation de masse. Ce populisme de l'OAS remet en
question l'autre pilier du système. Ce sont les fondements
mêmes du mode de production qui sont anéantis. Table rase
est faite : la consommation transgressive va pouvoir se
mettre en place après ce nettoyage par le vide.

L'OAS est l'expression du désir petit blanc qui soudain se
trouve placé devant l'interdit : la Résistance algérienne. C'est
le passage de la toute-puissance de ce désir à l'injonction :
« la valise ou le cercueil ». C'est le recours à la « violence », à
l'armée, à la terreur pour restaurer le consumérisme perdu. Il
s'agit là de la figure essentielle du populisme de la
restauration des privilèges perdus. Elle traduit la situation
d'une multitude de petites gens, de corps intermédiaires,
médiateurs qui ont profité de l'exploitation coloniale sans
être les instigateurs et les gros profiteurs du système (petit
chef, petit patron, petit employé).

La fin de l'Empire colonial est le commencement de la
société de consommation. Le populisme du conservateur va
céder la place au populisme de la modernité. Dans le premier
cas il s'agit de restaurer, dans le second cas il s'agit de
promouvoir. On perd un modèle mais on en gagne un autre.
Il y a passation d'un désir à l'autre. Le capitalisme a perdu
l'Empire mais a gagné le marché du désir. Il y a même un
continuité territoriale et culturelle. Le désir du petit blanc,


sous sa forme littéraire, gidienne se recycle : « Nathanaël,
jette ce livre et va draguer à Saint Germain des Prés ! »

La quête gidienne de la « disponibilité » « s'engage » dans
« la libération du désir ». Quelle continuité, de la philosophie
de la disponibilité à celle de l'engagement ! On croit que
Gide et Sartre s'opposent alors qu'ils sont la
complémentarité des deux moments généalogiques d'un
ensemble éminemment bourgeois.

La médiation qui assure le passage du colonialisme
traditionnel au libéralisme libertaire est le plan Marshall.
C'est le passage à la mondialisation. Certes le colonialisme
était déjà mondialiste. Mais avec le plan Marshall, les USA
imposent le potlatch qui conditionne et soumet les
économies politiques des pays en voie de redressement, de
reconstruction (dont la France). Tout un système d'objets,
de conduites, d'usages s'impose à la culture française : le
surplus américain se fait la cherté et la rareté ! Le
déferlement des films d'Hollywood (accords Blum) imposera
le rêve américain. C'est une autre voie qui s'ouvre vers la
consommation libidinale, ludique et marginale.

5 Le syncrétisme du national-socialisme et du
populisme


a/ Le recyclage du surplus. La nouvelle hiérarchie de class

Il y a deux genres d'étudiants. Ceux qui font des études

pour ne pas être ouvriers et ceux qui font des études pour

être patrons (ou managers). On pourrait ajouter la troisième

composante minoritaire : ceux qui se sont voués «aux

disciplines d'éveil », enfants, et qui se retrouvent

intermittents du spectacle.


Le populisme estudiantin est un état de surplus. J'ai déià
proposé ce statut du surplus à travers les siècles, du surplus
féodal - le cadet et le chevalier - au double recyclage colonial
et artistique. Car les surplus peuvent se recycler selon des
vocations contradictoires. Ce phénomène « mécaniciste » de
la classe sociale, son recrutement et son rôle, permettent
d'accéder à un point de vue inédit sur l'artiste de masse
(Montparnasse, Montmartre, St Germain des Prés).

Le pré-Mai 68 est cette période d'impossible reconversion
des surplus démographiques, familiaux et culturels après la
fin de l'empire colonial et l'aventure populiste de l'OAS. Ce
qui était le principe d'expansion colonial se fait la raison de
l'implosion nationale (guerre civile) : suraccumulation de
surplus. Mai 68 est le constat de la fin des deux recyclages
traditionnels de ce surplus : l'empire colonial et la vie
d'artiste. Table rase du passé, donc. Mais béance de masse,
stupeur existentielle : pré-chômage de masse. Si on a fait des
études pour ne pas devenir ouvrier on se retrouve chômeur,
car ce ne sont pas les études qui permettent de devenir cadre
ou patron.

Mai 68 est bien une contre-révolution. L'estudiantin de
masse se souciait bien peu du marxisme, à part quelques
prétendus mao et non moins prétendus léninistes qui
comme par hasard s'en prenaient à la cible de papa - le PC -,
déjà hors du coup : le coup de pied de l'âne. Mais l'étudiant
était en état de candidat potentiel aux nouveaux métiers
venus d'Amérique - terre du libéralisme - aux nouveaux
métiers de la hiérarchie de l'animation et de celle du
management.

Il ne faut pas réduire le promotionnel libéral à un
opportunisme arriviste de quelques individus qui deviennent
exemplaires avec leur repentance littéraire, gogos abusés puis
désabusés, qui auront vécu « la totale » : « papa ne me


comprend pas», «je m'éclate sur les barricades», «j'étais
bien con ». Que de variantes d'une même partition ! On
entend dire « ils ont réussi parce qu'ils ont trahi ». Tout au
contraire : ils ont réussi parce qu'ils ont été fidèles à eux-
mêmes, libéraux libertaires jusqu'à la moelle, radicaux du
Marais, du centre mou. Tout un ensemble doué de
l'indéniable talent de s'inscrire dans la nouvelle hiérarchie
sociale des deux encadrements de « la nouvelle société » :
l'animation et le management.

Car c'est toute la société qui est rénovée par ce double
contrôle du libéralisme, double création d'emplois. La
modernité n'est autre que le passage de la société sans
tertiaire - embryonnaire — à la société de la saturation du
tertiaire et du quaternaire, celle des métiers du culturel et du
mondain.

La jeunesse de France, déjà libérée de Poujade et de Salan
(OAS) - des deux populismes de la fin du mode de
production et de la fin du colonialisme - est alors totalement
disponible pour constituer la hiérarchie de classe de cette
nouvelle société. Un bel exemple de la disponibilité gidienne.

C'est toute une refondation de l'esprit public, un

basculement de la société française qui passe quasiment sans

transition de la Vieille France de la ruralité à celle de la
modernité.

Aussi peut-on reprendre cette généalogie du libéralisme
libertaire comme une « génération spontanée » qui rendrait
compte de tout un pouvoir d'auto-engendrement. On peut
proposer l'ensemble évolutif selon un tableau constitué
essentiellement à partir des apports de « Néofascisme et
idéologie du Désir » et de « Capitalisme de la Séduction ». Il
s'agit de constituer une anthropologie qui servirait de
référence à une éducation échappant à l'unité des contraires
du permissif et du répressif. Il s'agit en même temps de


reconstituer et de mesurer la pathologie de la civilisation du
libéralisme libertaire et de ne jamais oublier que le
narcissisme en est à la fois l'origine et le terreau. Le tableau
suivant peut figurer cet engendrement :

Après faudrait que je scan mon livre.

Image

Il faut souligner la prégnance de ces déterminations
phénoménologiques. Une fois que l'initiation mondaine a pu
atteindre une certaine consommation transgressive, le
libéralisme libertaire ne peut en venir qu'à ses ultimes
conséquences, à une intériorisation radicale, aliénation
définitive qu'est la servitude volontaire, forme pathologique
de l'action sociale.


Du narcissisme à la psychose, quel parcours ! C'est aussi
la relation dialectique du marché et du désir. Toute une
padiologie sociale est contenue dans la logique économique
des trois parrains et des quatre vénéneuses.

b/ Le triplé électoral de Le Pen : les repentis, les
ratés et les réussis

La crise va révéler tout un nouveau jeu social, un jeu de
société qui est à la fois comédie humaine et drame social.
Trois spécimens humains combien remarquables sont
apparus pour constituer un ensemble spécifique de la
modernité en crise : les parvenus et les ratés de la nouvelle
société, et les repentis du gauchisme. La raison de cette
situation est paradoxale : c'est la société mise en place par
Cohn-Bendit qui est à l'origine de l'électorat de Le Pen.
Cette affirmation mérite évidemment d'être explicitée. Notre
thèse sera une loi méconnue : une société qui accède au
permissif doit proposer une autorégulation de ce permissif.
Dans l'opposition, le discours contestataire a dû être une
radicalisation provocatrice. Au pouvoir, face à la crise, il doit
se normaliser, assurer le minimum de fonctionnalité.

Le petit prince du populisme estudiantin sera la parfaite
illustration de cette loi. Dans l'opposition, il provoque, se
vante d'une certaine pédophilie. Accédant au pouvoir
écologique, il met de l'eau dans son vin, procède, tout
penaud, à son autocritique. Et il se sert habilement de
l'hypothèse freudienne d'une sexualité infantile réprimée
pour justifier des actes équivoques.

Qu'il y ait une sexualité infantile, peut-être. Mais le fait ne
doit pas engendrer la loi, comme le cynisme empiriste
voudrait nous le faire croire. La prétendue libération sexuelle
fondatrice du libéralisme libertaire ne serait dans ce cas que
justification du fait naturel. Prétendant se libérer, le petit


prince du populisme estudiantin se soumet à l'impitoyable
pression de la nature. Sa proclamation immoraliste est une
proposition anti-sociale, anti-républicaine, anti-

démocratique. Elle n'est autre que l'alibi qui cache qu'il est le
parvenu du permissif.

Ne faut-il pas dire au contraire que, puisque sexualité
infantile il y aurait, mais potentielle, virtuelle, il faut d'autant
plus la prévenir, la cultiver par l'interdit pour qu'elle puisse
atteindre sa totale plénitude civique ! L'interdit est donation
de sens à ce qui manque d'être, d'existence. Il charge, il
apporte les conditions de la plénitude. Si l'on fait jouer la loi
naturelle, la soumission à la dictature du fait, on pourrait dire
aussi que, la femelle n'étant en chaleur et disponible à l'acte
sexuel qu'une très courte période du cycle menstruel,
l'homme - par respect naturaliste — ne devrait pas connaître
de vie sexuelle en dehors de ce moment. La loi naturelle doit
jouer dans l'ensemble si elle est promulguée dans une partie.
Le fait de la sexualité infantile devrait avoir comme
conséquence le respect du fait menstruel, la non
instrumentation de la femme en dehors de son « désir ».

Deuxièmement : la crise se manifeste dans la société
globalement rénovée (double contrôle et dressage par
l'animation et le management). Il s'agit alors, pour toute une
population de parvenus, de conserver les privilèges acquis et
de se défendre contre ceux qui voudraient prendre leur
place, profiter aussi du permissif.

De là cette situation brzarre, paradoxale, comico-
dramatique : une société de « réussis » et de ratés. Les réussis
de la refondation que Mai 68 a imposés (parce que
nécessaires à la survie du capitalisme) : un corps élitaire de
gens qui ont su profiter de la création d'emplois, ou de leurs
transformations selon de nouvelles compétences. Ces
individus doivent faire face à l'énorme cohorte des victimes
de la crise, des suppressions d'emplois, des emplois


précaires, de la flexibilité, masse informe des victimes du
système, ratés objectifs.

Les deux vieux copains que l'on disait inséparables, et qui
s'étaient perdus de vue, se rencontrent fortuitement : « Viens
prendre un pot ! », « que deviens-tu ? ». On informe l'autre
de son parcours depuis Mai 68 et l'on se remet à discuter...
Jusqu'à ce qu'une violente dispute les sépare à jamais : « Moi,
je n'ai pas trahi ». « Toi, tu n'es qu'un rêveur ! »

Ce ratage objectif s'alourdit de toutes les retombées de la
permissivité par temps de crise. Les petits boulots s'avèrent
impossible survie ; c'est là où il y a, paradoxalement, le plus
de concurrence. Le retour à la terre qui, en période
d'euphorie de la croissance (les Trente Glorieuses) a pu se
vivre comme vacances bucoliques, s'avère création de néo-
surplus, héritiers de la non formation professionnelle de
l'après Mai 68, celle de gens qui n'ont pas suffisamment de
qualification pour exercer un métier qui fait vivre à la
campagne et qui interdit aussi d'envisager une réinsertion
sociale à la ville.

Après la fin de l'amitié, la fin de l'amour, la rupture avec
la compagne rencontrée à la manif, femme libérée et qui jette
l'éponge, ultime trahison. Elle épousera un métier, car il faut
bien que vivent ses enfants. Quelle amertume pour le raté de
Mai 68. « Les salauds ! Le Pen a bien raison ».

Troisièmement - et c'est l'ironie de l'histoire et du
transcendantal (de la connaissance) - les opposés votent
pour le même parti, le F.N. ! Mais alors, inquiétant constat :
Le Pen pourrait faire l'unanimité ? C'est toute la modernité
qui vote pour ce ringard. Il peut ratisser large. Les réussis et
les ratés de Cohn-Bendit - c'est lui qui est le symbole de la
société permissive - vont se retrouver dans l'électorat de Le
Pen. Engendrement réciproque du permissif et du répressif,
Faut-il s'étonner, étant donné la logique de l'ensemble, de


trouver dans cet électorat des jeunes, des chômeurs, des
employés, des ouvriers ?

On peut alors mesurer toute la portée de la menace Front
National. C'est celle d'un populisme moderne qui traduit et
récupère l'inquiétude d'une société en crise, qui a normalisé
le permissif mais qui reste toujours dépendante des effets
contradictoires de la crise : l'arrogance d'Alcibiade, le jeune
fils à papa, et la frustration du quidam de base, qui a cru que
tout était permis et pour qui rien n'est possible. L'un attend
sa revanche, l'autre est prêt à tout pour conserver sa
consommation libidinale, ludique, marginale.

Ce pouvoir syncrétique du lepénisme est très
préoccupant : c'est toute la modernité qui adhère à la contre-
révolution libérale, qui la façonne. Mais ce syncrétisme n'est
pas la seule prouesse de Le Pen. 11 amalgame ce populisme
du Front National et le national-socialisme, du moins ce qu'il
en reste. Il y a toute une vieille clientèle d'extrême droite à
récupérer et toute acquise à un leader charismatique. Le petit
patron et même la grosse entreprise, dont la production et la
distribution restent délimitées par le territoire national,
opposent à la mondialisation un néo-nationalisme. Les petits
vieux retraités redoutent la dévaluation de leur retraite.
Toutes les composantes du national-socialisme redressent la
tête.


Il faut bien convenir de la fécondité de la méthode qui
consiste à définir un corps social, un mouvement de société,
le populisme lui-même, par la relation dialectique de la
production et de la consommation. La sociologie électorale
est le moyen de cacher cette dialectique et d'imposer des
critères purement descriptifs, des repérages qui sont
proposés comme des explications.


B LE TRAVAILLEUR COLLECTIF


1 Rendre inexistante la classe ouvrière

Ce livre est inspiré par le parrain et par la marraine de
l'humanité. Pour rendre grâce du cadeau de Prométhée - la
praxis — et de l'offrande de Psyché — la psyché. Les deux
étincelles divines sont en nous et ont laissé croire qu'elles ne
pouvaient venir de nous. Il faut rendre le divin au procès de
production et à la création continuée, à Prométhée et à
Psyché, aux deux pouvoirs de l'homme, savoir-faire qui se
fait devoir-faire et pulsion sexuelle qui se fait création
continuée de la fidélité.


Mais Prométhée est enchaîné et Psyché interdite et
bafouée par la société prostitutionnelle de la consommation
transgressive. La refondation est-elle possible, celle de l'unité
des contraires, de la complémentarité du politique et de
l'affectif? L'histoire prouve - avec le mythe de Tristan et
Yseult - que cette unité est réalisable. Aussi, le projet
révolutionnaire n'est pas utopique. Il a des précédents. Mais
ils n'impliquent pas une fatalité mécaniciste. Cela doit se
faire et on sait comment le faire. Ce qui ne veut pas dire que
cela se fera parce que ça s'est déjà fait.

L'actuelle société permissive peut-elle être « redressée » à
son tour ? Le libéralisme libertaire triomphe et semble avoir
atteint un point de non retour. Fin de l'histoire ? L'entropie
ne pourrait que s'accélérer pour en venir au pourrissement
de l'histoire. L'impossible refondation ! Narcisse triomphe
de Vulcain. Mais tout un processus est enclenché, sur le
terrain, dans la vie quotidienne, dans la famille. L'univers
politique, culturel, médiatique « résonne » de la dispute des
frères ennemis. Je n'ai fait que mettre en scène ce conflit en
proposant une linéarité : une morale citoyenne du jeu et du


bonheur. Celle-ci se joue non seulement sur le terrain mais
sur celui de l'adversaire. Elle est faite de rencontres
l'inévitable étant celle du type qui fait du sport et du type qui
va en boîte : confrontation de la dope et de la drogue. Ce
conflit est encore plus révélateur s'il est celui de la même
personne, dualité de la conscience.

Mais très vite le débat se déplace et Narcisse — acteur et
sujet du libéralisme libertaire - peut imposer le pré-fascisme
culturo-mondain, sans même faire intervenir l'économique et
le politique. Le fantasme se donne droit de cité pour réifier,
chosifier, mercantiliser l'autre. Celui-ci n'est plus
qu'instrument de jouissance, sans payer et sans contre partie
sentimentale, pur bénéfice, résurgence incoercible de
l'accumulation primitive qui tend à la régression généralisée.

Que serait le fantasme sans cette surdétermination de
classe ? Le sado-masochisme n'est-il pas l'expression de
classe de chacun, imposée par le mimétisme concurrentiel :
« sado » à l'égard de l'inférieur, du subalterne, et « maso » à
l'égard du supérieur, parce qu'il faut bien « encaisser » ça
pour à son tour se faire « sado ». Le masochisme du maître
n'est-il pas la forme ultime de l'appropriation combien
perverse : salaud au point de vouloir vivre pour lui-même la
souffrance de l'autre pour mieux la mesurer.

Comment Vulcain pourrait-il intervenir sur le
fantasmatique ? Prométhée son parrain est en bien fâcheuse
posture, avec son aigle. Vulcain lui-même n'occupe que le
monde d'en bas, comme si les forges remontaient de l'enfer.
Narcisse a pu procéder à tout un négationnisme de la classe
ouvrière.


La linguistique permettra d'expliciter ce refoulement de la
praxis que figure Vulcain et de faire faire apparaître ce
refoulement comme un acte de l'inconscient de classe.


Ferdinand de Saussure l'a révolutionnée. Son apport peut se
ramener à ce schéma :

Signifiant : S
Signifié : s
Réfèrent : R

Je le traduirai selon le procès de production :

Signifiant : code de classe
Signifié : classe ouvrière
Réfèrent : le travail

Ce qui donne en termes marxistes :

Signifiant — « Valeur d'échange
Signifié /Réfèrent — ? Valeur d'usage

Et en terme de philosophie de la connaissance, selon la
querelle des universaux :

Signifiant — ? nominalisme
Signifié /Réfèrent — > réalisme


Ce qui est essentiel et qui explique le rapport de la
bourgeoisie et de la classe ouvrière, c'est la dénégation
apportée par le S (signifiant) du s (signifié). Le pouvoir
fabuleux du signifiant est de servir de code de classe qui
refoule, nie, récupère et exploite le travail et la classe
ouvrière. Le passage de la valeur d'usage à la valeur
d'échange est celui du producteur au consommateur, du
travailleur au client. Le rapport s/ R est une continuité des
deux termes, alors que « S » apporte une discontinuité, un
renversement total du sens.

Conclusion de cette logique de la dénégation : la classe
ouvrière n'existe pas ! La praxis non plus !


L'ironie transcendantale se doit de signaler cet abus de
pouvoir du langage, qui « arrange » bien le discours idéaliste.
Si la classe ouvrière est néantisée, volatilisée, l'argument de
St Anselme permet, lui, de donner l'existence à dieu, étant
donné que le parfait ne peut qu'exister. La classe ouvrière
n'existe pas mais dieu existe : néo-nominalisme. C'est que le
bon dieu ne peut être que l'explication de la réalité si la
praxis est niée. Simple inversion du sens.


Ce n'est plus :
S

5
R (praxis)


t


Mais


S langage
S concept X
R biternel


Il ne peut y avoir de prédicat d'existence de ce qui est
invisible et illisible ! C'est le néo-kantisme en toute son
imposture : renvoyer au noumène, ce qui ne peut être connu
et qui même ne doit pas être connu.

Le fantôme de la classe ouvrière errait encore sur le mur
de Berlin. Mais plus de mur, plus de spectre.

2 La classe ouvrière s'arrache au misérabilisme
et engendre les ingénieurs, techniciens et
cadres (ITC)


« Et pourtant elle tourne » ! L'inconscient - le processus
de négation, de refoulement que je viens d'exposer - fait « le
plein ». La radicale négation de la classe ouvrière lui donne la
formidable présence du négatif. La dépression nerveuse
généralisée est un symptôme parmi d'autres. Cette classe
ouvrière est capable de répondre à Narcisse, au monde qu'il
engendre, au libéralisme libertaire. Et je soulignerai
l'avantage que lui confère sa négation : elle chemine dans


l'ombre, dans le refoulé, clandestine et cachée. « Bien creusé,
vieille taupe ».

Elle est devenue classe ouvrière élargie du travailleur
collectif (celui de la société du salariat généralisé). Pendant
les funérailles du vieux modèle, la naissance secrète du
nouveau modèle « révolutionnaire ». Il est vrai que cette
classe ouvrière élargie est insaisissable parce qu'en transit, en
devenir. Cette situation permet aussi de saisir la
problématique de sa modernisation. Notre méthode : la
relation du procès de production et du procès de
consommation, permet, elle seule, renonciation
révolutionnaire.

Je reprendrai les deux façons de faire disparaître la classe
ouvrière pour renforcer leur sens et les transformer en
renforcement de la classe ouvrière élargie.

Lorsqu'elle s'identifie au prolétariat, la classe ouvrière est
bien plus « damnée de la terre » que force productive. La
misère ouvrière est surdéterminante du travail manuel. Elle
empêche la conscience de classe selon le rôle dans le procès
de production ainsi que le passage à l'acte qui en reste à la
révolte. Le prolétariat ne fait que survivre. En accédant aux
biens de subsistance de la production de série et de la
consommation de masse, ce prolétariat ne s'intègre pas à la
société de consommation — thèse de Marcuse et du
consensus — mais se libère de l'ouvriérisme et de la misère.

J'en viens à l'autre argument moderniste qui prétend en
finir avec la classe ouvrière. Le robot et l'ordinateur auraient
remplacé l'ouvrier. Les ITC - ingénieurs, techniciens,
cadres - seraient la nouvelle force productive qui réduirait la
classe ouvrière à un corps subsidiaire.

Tout au contraire : le prolétaire s'efface dans la mesure où
l'ouvrier qualifié s'impose. C'est un mouvement social qu'il
faut reconstituer en son ensemble. L'accès à la production de


série et à la consommation de masse témoigne d'un saut
qualitatif. La production de série exige une technicité
nouvelle pour la construction des chaînes de production et
pour le montage de l'objet industriel. C'est-à-dire qu'il faut
une qualification professionnelle, un apprentissage qui
n'étaient pas nécessaires du temps où la classe ouvrière était
un corps unique et l'unique force productive. Mais pour que
cette formation soit possible, il faut des conditions de vie
nouvelles, celles que garantissent la subsistance et la
recréation de la force de production. Ce processus est rendu
possible avec le progrès du niveau de vie ( + 3% par an
pendant les Trente Glorieuses) et le passage à un autre genre
de vie. Tout se tient, production de série et consommation
de masse s'engendrent réciproquement. Si l'ouvrier accède à
la consommation de masse c'est qu'il est devenu le
technicien qui a mis en place la production de série.

Les ITC ne sont pas un corps social qui débarquerait de
l'extérieur, « parachuté ». C'est le cas du personnel de
surveillance. Les ITC sont un auto-engendrement de la
production. Entre l'O.S. et l'OP, il n'y a que différence de
formation. De même entre l'ouvrier et l'ITC. Ils travaillent à
la même chose selon une complémentarité qui n'est autre
que travail collectif. Tous ensemble pour créer un objet alors
commun. Chaque poste de travail est nécessaire pour le
montage collectif. La hiérarchie s'efface dans le commun
procès de production.


Les deux remises en question et même « condamnations »
de la classe ouvrière — intégration dans le système et
désintégration par les Ingénieurs-Techniciens-Cadres
s'avèrent tout au contraire l'accomplissement conceptuel de
la classe ouvrière. Elle se libère du misérabilisme prolétarien
et se fait auto-engendrement, selon le procès de production,
de l'ensemble O.S. - O.P. — technicien — ingénieur — cadre.


Ce technicien-cadre est unité d'action. De la production.
Cette unité est faite sur le terrain, sur le lieu de travail. Mais
elle est doublement interdite en termes politiques par
l'encadrement venu d'en haut, du management et de
l'animation. C'est un marquage « à la culotte » de l'ordre
montant, le Travailleur Collectif, par l'ordre descendant, le
personnel d'encadrement et de surveillance. Du PDG
devenu salarié au chef de bureau ou d'atelier !

tu as des lectures qui ne sont pas saines pour un jeune de 22 ans .
C'était une provoc quand je t'ai dit d'aller bosser dans un macdo . Mais tu ferais mieux de te plonger dans les réalités quotidiennes . Deviens bénévole à la croix rouge ou au secours catholique, si tu veux faire du social
#4601422
Pour 2700 je pourrais me payer une formation dans un SCOP d'éducation populaire, pour faire des conférences gesticulées.

Je vais te dire ce qui 'est malsain : Ma vie ! Je me baigne dans un certain luxe, mais je n'ai pas d'avenir, j’ai des possibilités d'avenir, pour 4700 boules je pourrais réditer en scrède des livres non édités, ça serait dans une SCOP du coin.


Des services civiques dans le social j'ai postulé, j'ai pas arrêté, mais il semble que la balckliste me suis même jusque dans l'infra emploi !

Pour le moment j'essaye

Je peux vous dire que ces lectures m'ont assainie la vie, je suis plus sur les nerfs et un peu plus parano, mais c'est un peur un plus rationnelle que celle que je me coltinerai si je ne les avais pas lu.

Je ne peux pas sortir, ni faire les courses, ni même acheter des céréales le matin, je n'ai même plus un petit déjeuné décent... Je n'éprouve plus le besoin de le me lever le matin à cause de ça, je suis complètement décalé, j'ai al peau sur les os.

Pour le moment je bosse sur des primes au blacks, je fais des boulots de white hat, j'essaye de courir après une prime de 8000 boules pourrait faire réparer ma bagnole (l'assurance m'a largué sur ce coup..) et me payer ma formation.

Sinon, il y a dans ce topique pour la phase deux des explication sociales à la montée du sionisme dans les classes bourgeoises.
#4601434
Plariste le Revanite a écrit :
12 févr. 2019, 21:10
Des services civiques dans le social j'ai postulé, j'ai pas arrêté, mais il semble que la balckliste me suis même jusque dans l'infra emploi !

Pour le moment j'essaye
Laisse tomber c'est de la merde, apprend un vrai boulot.

Tu peux commencer par faire employer de ménage, 2 ou 3 heures par jour, ça te permettra d'acquérir une certaine dextérité et de reprendre un rythme de travail, mais ne fait pas comme moi n'accepte pas les horaires déglingos , ne bosse que le matin ou le soir pas les 2. Ensuite quand tu te sentiras prêt tu pourras faire une formation dans l'industrie soudeur par exemple et tu sera aussi bien payé que Cobrasse en gardant ta liberté de penser que tu perdrais en bossant dans un bureau.
#4601470
Plariste le Revanite a écrit :
12 févr. 2019, 19:49
Lepen avait instigué selon clouscard, l'arabomusulmans : Un facies sans identité, et le juif, une identité sans faciès.
C'est Le Pen qui a créé les identités musulmane, arabe et africaine ?! S'il les ont conservés, c'est sa faute ?! Quel discours aberrant !
Il y a une certaine Islamisation en France qui progresse car dans le discourt social dominant, L'islamité est liés aux ZUS et à certaines classes défavorisées.
Il y a une réislamisaton partout dans le monde où vivent des musulmans, depuis plusieurs décennies.

Quant aux conversions culturelles dans les cités, c'est lié à l'asssimilation culturelle par le peuple dominant : les afrabans. En détruisant l'identité française et en faisant des afrabans les conquérants et futurs maîtres de la France, vous avez créé une table rase qui est un boulevard pour l'identité islamique.
Il avait dit que derrières ces racismes antimétèques (pas trouvé mieux pour invoquer le mot racisme), se cachait des réalité social que le pen dénonçait. Puis je me suis mis à écouter du rap vraiment contestataire
Mais ce n'est qu'une partie de la question. Le discours de Clouscard, typique de la gauche, est bien trop simpliste et caricatural.

Il faut aussi savoir que les prolos sont les plus exposés aux populations musulmanes : à Henry IV, vos gamins ne risquent pas d'être convertis. Dans les bureaux de Bercy, personne ne vient vous reprocher de manger du jambon et vous n'avez pas l'impression d'être en terre étrangère. Les énarques ne connaissent pas ces entreprises où l'on a cessé de faire le pot de noël ou de boire un coup après le travail, du fait de la diversité.

De même qu'il faut prendre en compte le fait que les prolos sont toujours plus attachés à l'identité collective et à leur communauté, car s'y trouvent une part de leur orgueil.

De plus l'aspect social répond à une réalité économique : les prolos sont les plus vulnérables à la concurrence des immigrés. Ils ne prennent pas le boulot des énarques !

Notez d'ailleurs que l'extrême-droite recule durant les crises, sauf si elle est si grave que les autres partis semblent désemparés.
#4601482
Ha quand bien même il se seraient pas exposés, le discoure dominant les islamises.
C'est comme la culture black aux U.S en moins pire, la seule différence, c'est qu'aux U.S la culture blacks incite la jeunesse à devenir de la racaille et des gangsters.



Un peu de culture moderne.
france2100 a écrit : De plus l'aspect social répond à une réalité économique : les prolos sont les plus vulnérables à la concurrence des immigrés. Ils ne prennent pas le boulot des énarques !
Les prolos n'ont qu'à pas accepter la mise en concurrences des uns contre les autres. Je vous le dit, pour les boulots au blacks, le patron ne peut pas appeler les keufs si les gens bossent sur leur lieu de travail.

Qu'ils cessent d'attendre que les bourgeois cèdent à leur plaintes.

Marx a développé une stratégie que j'ai détaillé mainte de fois pour éviter ce genre de casses des salaires !
#4601528
Plariste le Revanite a écrit :
12 févr. 2019, 21:10
Pour 2700 je pourrais me payer une formation dans un SCOP d'éducation populaire, pour faire des conférences gesticulées.

Je vais te dire ce qui 'est malsain : Ma vie ! Je me baigne dans un certain luxe, mais je n'ai pas d'avenir, j’ai des possibilités d'avenir, pour 4700 boules je pourrais réditer en scrède des livres non édités, ça serait dans une SCOP du coin.


Des services civiques dans le social j'ai postulé, j'ai pas arrêté, mais il semble que la balckliste me suis même jusque dans l'infra emploi !

Pour le moment j'essaye

Je peux vous dire que ces lectures m'ont assainie la vie, je suis plus sur les nerfs et un peu plus parano, mais c'est un peur un plus rationnelle que celle que je me coltinerai si je ne les avais pas lu.

Je ne peux pas sortir, ni faire les courses, ni même acheter des céréales le matin, je n'ai même plus un petit déjeuné décent... Je n'éprouve plus le besoin de le me lever le matin à cause de ça, je suis complètement décalé, j'ai al peau sur les os.

Pour le moment je bosse sur des primes au blacks, je fais des boulots de white hat, j'essaye de courir après une prime de 8000 boules pourrait faire réparer ma bagnole (l'assurance m'a largué sur ce coup..) et me payer ma formation.

Sinon, il y a dans ce topique pour la phase deux des explication sociales à la montée du sionisme dans les classes bourgeoises.
c'est un peu ce que je pensais, on a retrouvé le fils caché de nimo .
#4601535
Tu devrais savoir que le mal du siècle est un problème collectif, ce qui semble être un problème individuel est en faîte un problème collectif.

Je suis généreux et docile, je n'ai pas d’adversité envers vous alors je vous dévoile ma vie privée sans complexe, n'en abusez pas, si vous ne voulez pas finir comme paravec.
Je sais pourquoi vous avez sauter sur ce fil.
#4601545
tu pouvais me répondre en MP, si tu l'avais voulu . il n'y a aucun jugement négatif de ma part, juste des inquiétudes pour toi.
Je te trouvais un peu atypique pour un gars de 22 ans .

pour te rassurer , c'est encore moins débile de fantasmer sur un monde utopique, comme tu te l'inventes, que de comptabiliser ses amis virtuels sur Facebook et tweeter
Modifié en dernier par agri-info-intox le 13 févr. 2019, 12:01, modifié 1 fois.
#4601548
agri-info-intox a écrit :tu pouvais me répondre en MP, si tu l'avais voulu . il n'y a aucun jugement négatif de ma part, juste des inquiétudes pour toi
Vous pouvez me refiler de l'argent, si vous vous inquiétez pour moi. C’est un privilège d'avoir quelqu'un dépendant de vous.

Cependant je vous soupçonne toujours d'être sur ce topique pour un fait bien précis.
#4601551
pour 100 boules, tu m'offres quoi ? 8-) :lol:

bon, je ne veux pas t'embêter plus, sur ta situation personnelle, mais fais gaffe à l'addiction à internet et aux réseaux sociaux . J'en suis moi même victime
#4601558
Plariste le Revanite a écrit :
13 févr. 2019, 11:27
Tu devrais savoir que le mal du siècle est un problème collectif, ce qui semble être un problème individuel est en faîte un problème collectif.

Je suis généreux et docile, je n'ai pas d’adversité envers vous alors je vous dévoile ma vie privée sans complexe, n'en abusez pas, si vous ne voulez pas finir comme paravec.
Je sais pourquoi vous avez sauter sur ce fil.
C'est une très grosse erreur.
Cela ne sert à rien, juste à "faire vrai", cela ne peut que te nuire d'autant qu'on pourra toujours te dire que ce que tu racontes est faux., ou fantasmé.
#4601566
pourquoi une erreur ? il arrive qu'en face de certains inconnus, on ait envie de parler de soi .....juste parce qu'on à l'impression qu'ils vont vous écouter
#4601571
Francis 15 a écrit :
12 févr. 2019, 21:45
Plariste le Revanite a écrit :
12 févr. 2019, 21:10
Des services civiques dans le social j'ai postulé, j'ai pas arrêté, mais il semble que la balckliste me suis même jusque dans l'infra emploi !

Pour le moment j'essaye
Laisse tomber c'est de la merde, apprend un vrai boulot.

Tu peux commencer par faire employer de ménage, 2 ou 3 heures par jour, ça te permettra d'acquérir une certaine dextérité et de reprendre un rythme de travail, mais ne fait pas comme moi n'accepte pas les horaires déglingos , ne bosse que le matin ou le soir pas les 2. Ensuite quand tu te sentiras prêt tu pourras faire une formation dans l'industrie soudeur par exemple et tu sera aussi bien payé que Cobrasse en gardant ta liberté de penser que tu perdrais en bossant dans un bureau.
c'est l'inverse, en acceptant des horaires décalés , on trouve facilement du boulot , quand les autres sont au repos .
Merde, il suffit de traverser la route . Plaquiste, je l'imagine plus facilement serveur dans un café branché, que soudeur chez Renault :D
( surtout qu'il n'y a plus de soudeurs chez Renault, les robots font le boulot )

God bless Trump. Un mec qui emmerde tant de conn[…]

Avec du foie gras, un Sauternes c'est mieux qu'u[…]

LE CHÔMAGE

Les derniers chiffres d'Eurostat montrent que l'[…]

Notre Dame en feu

Sous la Révolution, Notre-Dame fut gravemen[…]