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Modérateur : Équipe de modération

#4448287
Les Sicaires étaient une faction de dissidents juifs extrémistes qui tenta au Ier siècle apr. J.-C. d’expulser les Romains et leurs partisans de la Judée. C'est le terme péjoratif — probablement d'origine romaine — appliqué par Flavius Josèphe à partir des années 50 à un groupe de révolutionnaires au sujet desquels la critique se divise pour savoir s'ils appartenaient au groupe Zélote ou non. Avant le déclenchement de la Grande révolte juive (66), ils se distinguent par la pratique d'assassinats contre les Juifs qui collaborent avec les Romains. Une forme classique du terrorisme politique.......


Les termes utilisés par Flavius Josèphe « montrent que ces bandits sont parfois considérés par le peuple comme des résistants et que leur refus de l'autorité s'appuie sur une attente eschatologique et messianique» Le banditisme ou la résistance s'est maintenu dans certaines régions de la Palestine. La Galilée est le principal foyer de cette agitation....
La première action d'importance attribuée aux Sicaires par Flavius Josèphe, est l’assassinat du grand prêtre Jonathan ben Hanan en 56, ....

Les Sicaires poursuivaient leur objectif au moyen de tactiques furtives, dissimulant sous leur manteau de petits poignards, souvent des sicae, d’où leur nom. Les grands rassemblements populaires, en particulier le pèlerinage au Mont du Temple constituaient leur terrain de prédilection. Ils poignardaient discrètement leurs ennemis (Romains ou sympathisants, Hérodiens et riches Juifs tirant parti de la domination romaine), puis, faisant semblant de découvrir le meurtre en le déplorant à grand renfort de cris et de lamentations, ils se fondaient dans la foule avant de pouvoir être repérés et confondus.

Les Sicaires n’étaient pas tous incorruptibles et fanatiques. Il était possible de les soudoyer afin qu’ils épargnent leur victime désignée. Flavius Josèph raconte, qu’après l’enlèvement du secrétaire d’Eléazar, gouverneur du Temple, en réponse aux représailles d’Albinus, les Sicaires acceptèrent de libérer leur victime en échange de la libération de dix des leurs.....

les Sicaires apparaissent dès 56 chez Flavius Josèphe, Ils organisent et pratiquent ensuite ce type d'assassinats politiques jusqu'au déclenchement de la révolte. En 66, Menahem rassemble de nombreux hors-la-loi sous ses ordres et envahit par surprise la forteresse de Massada, exterminant la garnison romaine qui l'occupe. Il donne ainsi le signal du déclenchement de la révolte. Il vient alors renforcer les insurgés de Jérusalem et aide à prendre le Palais d'Hérode. Allié à Éléazar fils d'Ananias, commandant du Temple, un des chefs zélote et fils du grand-prêtre Ananias, ils assiègent la garnison romaine dans la forteresse Antonia.

Menahem prend pendant une brève période la direction de tous les insurgés. Cela permet à ses partisans, aidés par certains Zélotes d'éliminer beaucoup de modérés, partisans d'un compromis avec les Romains. Il fait ainsi tuer plusieurs personnalités de Jérusalem dont le grand-prêtre Ananias, père de son allié.

Dans le 7e tome de sa Guerre des Juifs, écrit près de vingt ans après les six premiers, Flavius Josèphe écrit qu'après la chute du Temple en 70, les Sicaires devinrent le parti révolutionnaire juif dominant, dispersé à l’étranger. Josèphe associe particulièrement le suicide de masse de Massada en 73 et les conséquences du refus du recensement fiscal ordonné par Quirinius, à leurs convictions politiques et religieuses en tant que combattants de la résistance : « Certaines factions de Sicaires [...] ne se contentent pas de se sauver eux-mêmes, mais s’engagent dans de nouvelles voies révolutionnaires, persuadant ceux qui voulaient obtenir leur liberté, que les Romains ne sont pas meilleurs qu’eux et de choisir Dieu comme unique Seigneur et Maître .

plus https://fr.wikipedia.org/wiki/Sicaires




les palestiniens sont bien les dignes descendants des hebreux et rien de mieux que le Hamas pour revendiquer le titre de successeur des Sicaires. [smilie=icon_smile040.gif]
#4448295
Les Sicaires : quand une secte juive de l’Antiquité inventait le terrorisme et l’opération sous faux drapeau


L’histoire du peuple juif est généralement vulgarisée par les médias dominants et l’école républicaine comme un uniforme et continu torrent de larmes et d’injustices subies. Le peuple juif serait l’éternel faible victime de la méchanceté de l’homme, ou de sa jalousie ancestrale : il serait détesté pour avoir fourni « son Dieu et son argent » dont nous serions dépendants, nous explique Jacques Attali [1]…

Comme souvent, la doxa actuelle consiste à vulgariser l’histoire en lui appliquant des visions simplistes et manichéennes contribuant à supporter l’idéologie dominante. Un regard sérieux sur l’histoire du peuple juif nous rappelle pourtant que cette simplification est indigne de sa complexité et de son ampleur. Sans prétention, permettons-nous ainsi de piocher et résumer en quelques lignes un court épisode de l’histoire du judaïsme : les Zélotes et les Sicaires.

La Judée devint une province Romaine en l’an 6. La population n’accepta alors qu’avec des nuances l’occupation, malgré la souplesse donnée par la reconnaissance romaine du droit indigène. Au-delà du poids fiscal, les populations juives supportaient mal les agissements de l’occupant païen, qui, méconnaissant les règles de vie à observer d’après le judaïsme, multipliaient les « idolâtries », les « souillures » ou autres « blasphèmes ».

Les Zélotes, gardiens du Temple, furent un groupe religieux de quelques milliers d’individus constituant le fer de lance officiel de l’opposition. Ils furent d’ailleurs des acteurs centraux de l’ensemble des révoltes juives du premier et deuxième siècle.

Parallèlement, une autre faction fondamentaliste, plus restreinte et secrète, émergea : les Sicaires.

Les Zélotes et les Sicaires avaient en commun de légitimer leur opposition à l’occupant par des visées profondément religieuses : Dieu est unique et il est le seul maitre que le fidèle doit accepter. Ainsi, toute autorité humaine s’écartant de ce cadre doit être entièrement et totalement refusée [2].

Les méthodes d’actions entre les deux groupes différaient cependant. Alors que les Zélotes, en tant qu’organe officiel, ne menaient dans un premier temps aucun combat armé contre les Romains, les Sicaires agissaient clandestinement, dans l’ombre. Ils commirent d’abord des assassinats [3] de représentants romains, mais aussi, par fanatisme, de religieux ou notables locaux qu’ils jugeaient trop complaisants avec l’occupant. Grâce à leur discrétion et leurs ruses, mais aussi grâce à la bienveillance des Zélotes, qui fermaient les yeux sur ces actions, les Sicaires arrivaient à agir en demeurant relativement impunis.

Mais leur nombre (une centaine) et leurs faibles moyens ne suffisaient pas à combattre efficacement le pouvoir romain, qui, bien que fortement contesté, restait relativement toléré par la population, en particulier par les élites. Quand la révolte juive commença véritablement, en 66, les Sicaires entreprirent alors de tirer, « par la tignasse de leurs cheveux », pourrait-on dire, les deux camps – Romains contre population autochtone – au conflit total plutôt qu’à la paix. Ils détruisirent les réserves de vivres, provoquant ainsi une atroce famine, et s’assurèrent que les Romains fussent accusés de cet acte vil.

La révolte juive de 66 aboutit à la destruction du second Temple en 70 par les Romains. Quant à la secte des Sicaires, ils se suicidèrent collectivement en 74 à Massada.

L’épisode des Zélotes et des Sicaires, bien que lointain, est un élément notable de l’histoire du judaïsme, et nous pouvons à sa lumière poser des questions en rapport avec notre monde contemporain.

En ce qui concerne les Zélotes tout d’abord, il est évident en premier lieu que ce qu’une certaine lecture moderne désigne comme l’héroïsme des Zélotes contre les Romains pourrait avec ironie être comparé aux résistances palestiniennes contemporaines qui s’opposent elles aussi, au même endroit, à un expansionnisme agressif.

Mais les Zélotes peuvent être le symbole de quelque chose d’encore plus fort dans la constitution de l’esprit même d’un certain judaïsme. Ils symbolisent effectivement la fusion entre l’intérêt d’un peuple, dans ses aspects socio-économiques liés à un territoire considéré comme son espace vital propre, et une volonté religieuse. Ce rapprochement, jusqu’à l’indistinction, du religieux et du politique est la source même de l’identité juive et du sionisme en particulier, qui fait du destin d’Israël la finalité même du judaïsme [4]. Cette conception théocratique et ethnocentrée de la chose publique semble être celle qui a surpassé toutes les autres dans l’Israël d’aujourd’hui, tant l’actualité nous en donne des illustrations. Ainsi, il est intéressant de noter que Benjamin Netanyahu, en son titre de chef d’État, s’est rendu à l’autre bout du monde, à Toulouse, pour rendre hommage à des membres de la communauté juive assassinés dans une école religieuse.

Quant aux Sicaires, leurs actes font sans doute d’eux les inventeurs officiels du terrorisme. Nous ajouterons qu’ils sont aussi probablement les inventeurs des opérations sous faux drapeau. Avec ironie encore, nous constatons donc que les opérations sous faux drapeau, qui provoquent des cris accusatoires de « complotisme paranoïaque antisémite » à leur moindre évocation, trouvent pourtant des échos véritables dans un épisode historique vieux de deux mille ans…

Par ailleurs, comme certains « analystes » se sont parfois basés sur des anecdotes ridicules, ou de sombres interprétations de versets religieux pour décréter que, définitivement, l’intolérance était un pilier de l’Islam, la violence inhérente au catholicisme, de même que le racisme aux peuples européens, nous les invitons à faire le même exercice de vulgarisation malhonnête à partir de l’histoire des Sicaires…
https://www.egaliteetreconciliation.fr/ ... 15609.html
#4449064
agri-info-intox a écrit :
16 avr. 2018, 16:49
Napoléon a écrit :
16 avr. 2018, 14:15
J'adore l'anti-sémitisme maladif de notre aigris ! :mdr:
je ne savais pas que recopier Wikipédia était un acte antisémite
Ah mais tu sais Napo fait du napo... [smilie=icon_smile034.gif]

Tiens ce matin je me suis engueulé avec mon voisin (il est juif, enfin c'est qu'il m'a dit) pour des bricoles et bien il m'a dénoncé au BNCVA... :D
#4449078
La Guerre bactériologique et chimique
L’empoisonnement des sources est sûrement le mode de guerre bactériologique et chimique le plus ancien de l’histoire de l’humanité.
La protection des sources contre la pollution a été instituée par un édit du roi mérovingien Dagobert, me semble-t-il.
Modifié en dernier par GTH le 16 avr. 2018, 19:29, modifié 1 fois.
#4449193
Ainsi va la vie sur Fopo, impossible d'avoir une journée sans un topic antisémite. [smilie=001.gif] Vos journées doivent être tristes quand même.
#4449261
agri-info-intox a écrit :
16 avr. 2018, 16:49
Napoléon a écrit :
16 avr. 2018, 14:15
J'adore l'anti-sémitisme maladif de notre aigris ! :mdr:
je ne savais pas que recopier Wikipédia était un acte antisémite
Mais bien sur... lol mdr... :mdr:
#4457721
Personne n'a véritablement inventé le terrorisme, pas les mêmes les premiers qui ont recouru à cette stratégie. Il n'y a pas une tradition du terrorisme, sauf chez les chiites.

Si bien qu'à toute époque, le faible parce qu'il ne peut affronter son adversaire sur le champs de bataille, recourt au harcèlement, et justifie cette méthode, à priori lâche, par l'idée de résistance.

La fin justifie les moyens. Face à une armée organisée, un groupe informel soudé par une idée politique, soluble dans la population qui utilise des méthodes de guérillas : assassinats, attentats contre des infrastructures et des civils...

Ce n'est pas une stratégie difficile à imaginer. Même sans savoir, on peut l'imaginer en tout lieu, et de tout temps. La seule différence, la compétence : il y a des terroristes amateurs, et de vrais pros.

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C'est un simple avis : je peux me tromper.
#4457791
agri-info-intox a écrit :
04 mai 2018, 21:43
TU PEUX DEVELOPPER ?
Les chi'ites se voient comme des dominés, des résistants. Ils ont leurs martyrs qu'ils commémorent chaque année, comme Hussein pendant l'Achoura. Ils sont aussi millénaristes : ils attendent pour la plupart le retour du douzième imam, qui a été occulté, et qui est censé venir à la fin des temps apporter un dernier règne de justice. Le régime iranien est d'ailleurs censé précipiter cet avènement : le guide la révolution assure l'intérim du douzième imam, et gouverne comme ce dernier le ferait.

Les chi'ites sont préparés à la résistance par leur histoire et leur foi. Ils peuvent à a fois agir pour rendre ce monde meilleur, et pour gagner leur salut. Soit l'on considère que ce sont des fanatiques, soit des croyants authentiques. Prenons l'exemple du Hezbollah : combattre pour ce dernier, c'est à la fois avoir une chance de finir en martyr, la mort la plus admirable, et de préparer une ère de justice.

Comment le Hezbollah s'inscrit dans l'histoire chi'ite ? Ses martyrs sont l'équivalent des anciens martyrs, parce qu'ils résistent eux aussi aux mauvais musulmans d'aujourd'hui et aux impies : un Imad Mougniyeh par exemple. Les saoudiens sont aussi vus comme les équivalents modernes des Omeyyades, les vainqueurs d'Ali (Siffin, 657) et tueurs de Hussein (Kerbala 680), parce qu'ils pratiquent un mauvais islam bien sûr, et parce qu'ils collaborent avec Israël, les USA...

Les combats d'aujourd'hui succèdent simplement aux combats d'hier, et les chi'ites continuent de résister : de défendre le bien envers et contre tous. Il n'y a pas de distinction entre théologie et politique, entre sacré et profane.

Tradition de résistance si l'on trouve la cause légitime, de terrorisme si elle ne l'est pas : si elle ne constitue qu'un appel à la sédition. Dans le cas du Hezbollah, se pose aussi la question suivante: qui peut disposer d'une armée ? Un Etat au nom du monopole de la violence légitime, un parti ?
Modifié en dernier par AF90 le 05 mai 2018, 00:43, modifié 6 fois.
#4457795
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je crois que c'est comme ça que spitfire et paravec aimeraient qu'on se déplace 8-)

... Vous avez la pudeur mal placée (car[…]

et que c'est très multiple et subjectif.[…]

Si il y a déclaration d'état d'urg[…]

De nom seulement. Non, culturellement. Tu croi[…]