Le plus important forum indépendant de discussions politiques. Commentez l'actualité, participez aux débats sur les réformes et les lois.

Discutez de tout ce qui n'est pas spécifique aux autres thèmes

Modérateur : Équipe de modération

Avatar du membre
par sinistrevent
#4563497
La multiplication des fils sur un événement unique et pour balancer des réflexions de deux lignes est complétement stupide.
Il a été créé trois fils.
- Un fil principal, historique.
- Un fil sociologie de comptoir
- Un fil sur la manifestation de ce jour

Avant d'ouvrir un nouveau fil réfléchissez à son utilité réelle. Certains, que je ne citerais pas, semble se spécialiser - se croient-ils si intéressant? - dans cette attitude visant à confondre twitter et un forum. Ils ont tort et les topics inutiles seront détruit, bennés ou verrouillés. En cas de difficulté de compréhension et de pollution notables les cartons tomberont vite.
Avatar du membre
par sinistrevent
#4563659
Ouverture de ce topic. l'organisation visant à éviter le bordel n'a pas pour objet de stériliser la discussion, elle pourra être interrogée ici.
Les trolls, cependant, seront cartonné à vue. Faire le ménage, je veux bien, mais pas quand les gens salopent sciemment.
par Mico
#4564862
Gilets jaunes, suite et fin. Aucun mouvement de cette nature n'a jamais abouti. La contestation étudiante du 22 mars 1968 n'a changé momentanément le rapport des forces que parce que les organisations syndicales ont été capables de récupérer le mouvement, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Plus récemment, les bonnets rouges ont obtenu gain de cause car les organisations professionnelles ont encadré le mouvement. On n'est pas du tout dans ce cas de figure avec les gilets jaunes. Ce qui est probable maintenant, c’est la récupération du pouvoir en place qui se revendiquera comme seul recours possible contre les désordres et les accidents dramatiques. Le manque d’alternative politique joue en sa faveur. Le français moyen, qui accueillait hier les gilets jaunes avec sympathie, sera rassuré demain de trouver l’état protecteur. Avec le pourrissement de la situation sur le terrain, le temps joue en faveur du gouvernement. Malheureusement.
par Courtial
#4564937
Mico a écrit :
26 nov. 2018, 19:59
Gilets jaunes, suite et fin. Aucun mouvement de cette nature n'a jamais abouti. La contestation étudiante du 22 mars 1968 n'a changé momentanément le rapport des forces que parce que les organisations syndicales ont été capables de récupérer le mouvement, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Plus récemment, les bonnets rouges ont obtenu gain de cause car les organisations professionnelles ont encadré le mouvement. On n'est pas du tout dans ce cas de figure avec les gilets jaunes. Ce qui est probable maintenant, c’est la récupération du pouvoir en place qui se revendiquera comme seul recours possible contre les désordres et les accidents dramatiques. Le manque d’alternative politique joue en sa faveur. Le français moyen, qui accueillait hier les gilets jaunes avec sympathie, sera rassuré demain de trouver l’état protecteur. Avec le pourrissement de la situation sur le terrain, le temps joue en faveur du gouvernement. Malheureusement.
Sinistre, je vais essayer de répondre à ta question, mais il faut d'abord redresser ce qui est tordu. Tu peux sauter les antécédents et aller au dernier paragraphe directement.
J'ai vu que certains utilisent un bouton qui permet de ne pas se taper des propos annexes (il faut cliquer dessus pour les avoir) mais je ne sais pas comment on fait. Ca me serait certainement bien utile.

Le Mouvement du 22 mars, il faudrait que la droite choisisse. On ne peut pas raconter la chose et son contraire, il faut essayer d'être cohérent.
On nous rebat les oreilles en expliquant qu'il s'agissait pour les étudiants de pouvoir avoir accès au dortoir des filles. C'est exact. Traduisons : de la permissivité sexuelle.
Il y a eu échec sur ce plan ?
Non, et la droite enragée ne cesse de diffuser partout que si, en France, ça baise dans tous les coins, c'est la faute à mai 68. Avant cela, les épouses étaient fidèles et les maris exemplaires.
C'était le grand projet de Nicolas Sarkozy, qui voulait casser 68, mais qui divorçait, qui allait en baiser une autre comme le dernier des soixante-huitards, une sorte de petit ado surexcité, qui allait jouir sans entrave avec les milliardaires, comme un vrai enfant de 68.

Il ne faut pas à la fois affirmer que 68 n'a rien fait et l'accuser par ailleurs de tous les péchés d'Israël, ce n'est pas sérieux. Faut choisir.

Deuxième remarque : la classe ouvrière. Plus important parce que cela nous ramène plus aux Jaunes. Elle était à l'époque plus encadrée (et plus importante numériquement) que maintenant. En 68, les syndicats se sont montrés très prudents au départ et on observe le même phénomène maintenant ; on ne sait pas trop ce que ces fils de bourges fabriquent, certains d'entre eux tiennent des discours gauchistes (au sens marxiste = branleur) délirants, mais il y a quoi pour nous dans cette affaire ? Ils s'y sont donc mis très tardivement parce que le truc leur semblait suspect au départ.
Quand les syndicats s'y sont mis, de Gaulle lui-même (qui était tout le contraire d'une couille molle et tout ce qu'on peut imaginer de contraire à un imbécile, a vu qu'il fallait négocier, on a invité ce beau monde à Grenelle et on a calmé l'affaire en cédant sur certains points).
On retrouve ça avec les Jaunes aujourd'hui : peut-être que les syndicats viendront s'y mettre, mais à leurs yeux, c'est un truc suspect. Je dis "peut-être" mais c'est très improbable, les Jaunes détestent les syndicats. Je ne sais plus lequel de nos amis jaune (j'accorde "jaune" avec "lequel") dit que les cégétistes, ils auront droit au goudron et aux plumes.
Il y avait déjà cela en 68, je veux dire la phobie de la récup', mais ça s'est beaucoup accentué à mon avis. On commence par mettre un orteil dans la piscine, si ça va on en met un second, dans dix minutes on mettra peut-être le pied, en 68,on était moins farouche, on plongeait direct.

Maintenant, j'essaye de répondre à SinistreV. Je n'ai pas d'explication sur la prolifération de sujets jumeaux sur la même question.
En revanche, je vois une homologie.
Ce que veulent et font les Jaunes, c'est être partout. Tu ne sais pas si tu vas les trouver au bas de ton immeuble, au péage de l'autoroute, , sur le périphe, ou Faubourg Saint-Honoré. Leur mode d'existence, c'est la prolifération imprévisible et inorganique. Le fait qu'ils te pondent des sujets qui pullulent anarchiquement, qui métastasent, c'est une logique interne à ce mouvement, c'est secrété automatiquement, ce n'est ni ta faute ni la leur.
Pour le reste, je ne vais pas t'apprendre la grammaire élémentaire : les types de la CGT veulent travailler et en témoignent en faisant la grève, les gilets jaunes veulent rouler en bagnole en empêchant les gens de rouler, mais c'est le B A = Ba, c'est sous-entendu.
Avatar du membre
par EUKINI
#4565750
Mico a écrit :
26 nov. 2018, 19:59
Gilets jaunes, suite et fin. Aucun mouvement de cette nature n'a jamais abouti. La contestation étudiante du 22 mars 1968 n'a changé momentanément le rapport des forces que parce que les organisations syndicales ont été capables de récupérer le mouvement, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Plus récemment, les bonnets rouges ont obtenu gain de cause car les organisations professionnelles ont encadré le mouvement. On n'est pas du tout dans ce cas de figure avec les gilets jaunes. Ce qui est probable maintenant, c’est la récupération du pouvoir en place qui se revendiquera comme seul recours possible contre les désordres et les accidents dramatiques. Le manque d’alternative politique joue en sa faveur. Le français moyen, qui accueillait hier les gilets jaunes avec sympathie, sera rassuré demain de trouver l’état protecteur. Avec le pourrissement de la situation sur le terrain, le temps joue en faveur du gouvernement. Malheureusement.
Bonjour. Dejà, ce post est hors sujet de ce que tente de faire sinistrevent.
Ensuite le gauchiste, nous ne sommes plus en 1968. le PCF n'existe plus... Le PS joue à cache cache avec ses électeurs, la droite classique se regarde le nombril... Kikenveux? M Macron l'a bien pigé...Si les "Gilets jaunes" refusent tout support politique ou syndical...ils ne refuseront pas celui des transporteurs que M macron voulait tondre un peu plus et qu'il s'est très vite abstenu de faire!

Et là, en 15 jours, tout est plié! Le feront ils ces transporteurs sans qui RIEN ne peut plus fonctionner?
Je n'en sait rien!

Mais arrête le gauchiste avec tes analogies à Mai 1968! ceux qui hurlaient "il est interdit d'interdire" sont AU POUVOIR... Et ils interdisent quasi TOUT. Cette époque est morte et enterrée.

Désolé Sinistrevent.
Avatar du membre
par Volog
#4567830
Louve_intrepide a écrit :
02 déc. 2018, 14:18
Pour samedi prochain qui a une bonne idée de lieu ?

D'autre part il faudrait favoriser la convergence des luttes : qui pense savoir comment faire ?

J'appelle déjà les étudiants et les lycéens à participer au mouvement.

Les convergences commencent à se former, difficilement mais ça vient. Des barrières doivent tomber, lorsqu'on entend, pas de syndicat, alors que l'un des porte parole est CFDT , question, de même, pas de politique, l'un des porte parole a été ex candidat FN, double question. Sorti de ces blocages, ça peut le faire.
Avatar du membre
par Cadmos
#4567833
Louve_intrepide a écrit :
02 déc. 2018, 14:18
Pour samedi prochain qui a une bonne idée de lieu ?

D'autre part il faudrait favoriser la convergence des luttes : qui pense savoir comment faire ?

J'appelle déjà les étudiants et les lycéens à participer au mouvement.
C'est vrai qu'ils paient beaucoup d'impôts... :D
par Jean88
#4567835
Volog a écrit :
03 déc. 2018, 16:27
Louve_intrepide a écrit :
02 déc. 2018, 14:18
Pour samedi prochain qui a une bonne idée de lieu ?

D'autre part il faudrait favoriser la convergence des luttes : qui pense savoir comment faire ?

J'appelle déjà les étudiants et les lycéens à participer au mouvement.

Les convergences commencent à se former, difficilement mais ça vient. Des barrières doivent tomber, lorsqu'on entend, pas de syndicat, alors que l'un des porte parole est CFDT , question, de même, pas de politique, l'un des porte parole a été ex candidat FN, double question. Sorti de ces blocages, ça peut le faire.
On peut tout à fait avoir une casquette syndicale dans son entreprise, ou une carte d'un parti politique en poche
et
devenir un citoyen ordinaire, gilet jaune révolté et en colère comme les autres. Le drapeau syndical ou politique n'ajoute rien, au contraire il peut faire repoussoir.
Avatar du membre
par Merl1
#4569644
Image


Décapiter Méduse – en finir avec l’idéologie républicaine


La révolte contre la politique fiscale qui secoue actuellement la France suscite comme il est naturel beaucoup de réactions et de commentaires, plus ou moins pertinents. En-dehors des analyses sociologiques sur l’origine du mouvement des « gilets jaunes », très justes, force est de constater que l’on reste sur sa faim quant à l’analyse politique, qui n’est pas du tout à la hauteur de ce qui est en train de se jouer.

La plupart, en effet, se contentent de mettre en avant les incuries de l’actuel président et de son gouvernement et, de manière générale, la déconnexion des élites de fait qui dirigent le pays, laissant ainsi sous-entendre qu’un simple changement de politique pourrait résoudre la crise. Les plus osés vont jusqu’à parler de démission de l’Assemblée Nationale, pour de nouvelles élections instaurant une cohabitation, et seuls les “gilets jaunes“ eux-mêmes veulent celle du président lui-même. Les plus perspicaces remontent le fil des décennies en soulignant que la coupure entre les gouvernants et le peuple ne date pas d’hier, la médiocrité du personnel politique non plus : mais pour quelle solution ? Même quelqu’un d’aussi avisé que le maire de Béziers, tout en soulignant l’immense travail accompli en quelques jours par ces Français qui refusent de mourir, ne fait qu’évoquer une séance solennelle des députés à l’Assemblée pour étudier les revendications du peuple.

En vérité, c’est se moquer, ou être singulièrement aveugle. Que M. Macron doive démissionner, en emportant son gouvernement avec lui, cela nous paraît de l’ordre de l’évidence : non seulement son incompétence et sa morgue l’ont définitivement disqualifié, non seulement l’équipe de pieds-nickelés qui l’entoure ferait presque passer les bras cassés de M. Hollande pour des virtuoses de la politique, mais en outre, et surtout, son élection a été, plus encore que les précédentes, une imposture. Que M. Macron ait été placé à l’Elysée pour exécuter l’agenda des libéraux de Bruxelles n’est même plus de l’ordre du secret de Polichinelle : c’est avoué le plus ouvertement du monde par les membres de LREM qui veulent transférer la souveraineté au niveau européen. Que celui qui a des oreilles entende, dit l’Evangile !

M. Macron doit partir, soit. M. Macron part. Qu’est-ce que cela change ? Le changement de personne n’est pas rien, certes, mais cela ne fait pas tout. Lorsqu’on souligne, à raison, les errements des hommes politiques depuis quarante ans au moins, on ne conduit le raisonnement qu’à moitié, sans se demander si, au-delà du manque de vertu de tel ou tel, il n’y aurait pas une raison structurelle à cette médiocrité chronique. On fait comme s’il n’y avait pas une structure du pouvoir, comme si les partis ne prospéraient pas sur un sol nourricier, qui n’est autre que celui de l’Etat, cet Etat qui vampirise la société et s’est développé à ses dépens de manière formidable depuis deux siècles au moins, jusqu’à étouffer le peuple. L’ironie étant que c’est au moment où cet Etat est par ailleurs affaibli par son insertion dans la mondialisation et le bateau ivre qu’est l’UE qu’il devient le plus féroce et le plus dangereux. La révolte du peuple à laquelle nous assistons, c’est celle d’une France qui meurt mais qui veut vivre. En vérité, c’est se moquer d’elle que de lui proposer seulement de suspendre des taxes et d’opérer quelques aménagements de circonstance dans la manière de gouverner.

On a fait des gorges chaudes, à droite, de la référence du président aux années 30, mais sans voir qu’il avait davantage raison qu’il ne le soupçonnait lui-même. Ce ne sont certes pas les ligues qui menacent. Mais par contre, le haut-le-cœur vis-à-vis du régime est bien là. Même s’il est vrai que ce n’est pas encore formulé ainsi par le peuple, une analyse honnête doit conduire à reconnaître que c’est le régime comme tel qui a failli et qui est rejeté. Et quand nous disons le régime, ce n’est pas seulement à la cinquième du nom que nous nous référons, mais bien à la “République française“ comme telle. Près de cent cinquante ans après son instauration, il est temps de faire un bilan du régime républicain, et ce bilan ne sera pas à son honneur. La république n’a eu de cesse depuis ses fonds baptismaux de frayer avec le scandale et la corruption. La république est depuis ses origines une oligarchie de l’argent, une ploutocratie cynique se drapant de l’idéal de la liberté pour mieux asservir le peuple français, le faisant hier massacrer sur le champ de bataille, le laissant aujourd’hui démuni face aux migrations et au dictat de l’argent en général, toujours le corrompant moralement, ce qui atteint aujourd’hui des sommets. On n’a de cesse de se moquer des “valeurs républicaines“, pure fantasmagorie vide de sens. Et avec cela, le régime qui porte ces valeurs serait sain et immaculé ?

La république, c’est Méduse, qui transforme progressivement en pierre le cœur de ceux dont elle sidère les esprits. Il est temps désormais de s’en libérer, et, en lui tournant le dos, de la décapiter spirituellement, avant de la remplacer dans les faits et les institutions.


Eleuthère



http://royalisme.merl1.over-blog.com/20 ... caine.html
Avatar du membre
par Louve_intrepide
#4574741
Samedi soir une nouvelle allocution d'Emmanuel Macron serait pertinente. Il faudrait qu'il dise quelque chose qui mette fin à la crise.
La dissolution de l'Assemblée nationale par exemple ferait passer la confrontation de la rue aux urnes.
Les commerçants seraient heureux qu'Emmanuel Macron annonce celle-ci ...

... La gouvernance ne souhaite elle pas aussi un retour à la normale avec des clients dans les boutiques de Noël grâce à ce passage de la confrontation de la rue aux urnes ? ;)
Dissolution effectuée égale consommation retrouvée !
Avatar du membre
par Louve_intrepide
#4582328
:idea: Et maintenant changeons de braquet pour obtenir le nécessaire changement de système politique ; développons la légitime solidarnoscuisation de l'opposition par rapport au régime oppresseur. :arrow: Il s'agit, la revendication étant connue, à savoir la refondation républicaine, de mettre en oeuvre les moyens pour y parvenir, à savoir utiliser les mêmes méthodes que celles du régime pour renverser un état mais contre lui. :idea:
Les retraites

@Jiminy ... Voir mon post précéd[…]

Topic unique Front National de Marine Le Pen

Apr!s avoir présenté la sortie de l[…]

Oui à la propriété priv&eac[…]

Faut-il être Malthusianiste

Tu ne réponds toujours pas à ma qu[…]