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Modérateur : Équipe de modération

#4379314
D'Ormesson, c'était la classe incarnée. Même en slip dans un cocktail au milieu des petits fours, il aurait gardé son panache.
Les dernières année de sa vie, je le trouvais trop consensuel. Je préférais Ormesson du temps où il était un opposant politique qui pouvait clamer haut et fort sur un plateau que le Chili de Pinochet n'avait jamais été l'URSS et le goulag.
#4379565
Valmont France a écrit :
06 déc. 2017, 12:12
RIP.

Il n'aura pas la "chance" de voir la France en ruines de Macron.
Quand on a connu de Gaulle et Miterrand et qu'on s'est ensuite tapé Sarkozy et Hollande, je crois, que, hélas, on a suffisamment vécu pour observer la dégénérescence d'une race et d'une nation.
#4379566
Raphaëlle a écrit :
06 déc. 2017, 01:01
D Je préférais Ormesson du temps où il était un opposant politique qui pouvait clamer haut et fort sur un plateau que le Chili de Pinochet n'avait jamais été l'URSS et le goulag.
L'âge assagie, ou tasse. En ce qui le concerne à plus de 85 ans, il était encore intellectuellement efficace. Peu peuvent en dire autant.
#4379708
Sans doute quelqu'un de brillant, mais qui ne laissera à mon avis aucune trace.

On ne peut être à ce point consensuel de son vivant et durer dans les mémoires.

D'un point de littéraire, j'ai essayé une fois de lire "Le juif errant". Ca m'est tombé des mains au bout de 50 pages. Je suis totalement hermétique à son style. C'est simple, je n'arrivais pas à comprendre ce que je lisais.

Sinon, son côté aristo fin de race e revenu de tout m'agaçait un peu. En somme, il s'était à ce point repu de son ancien monde, qu'il ne considérait plus comme forcément nécessaire d'en faire profiter ceux qui lui survivraient. D'une certaine manière, il devait considérer la décadence de notre époque comme le vernis préservant ses souvenirs de l'ancienne France. Et il s'en accommodait visiblement très bien.

Chose que ne peuvent se permettre ceux qui subissent le monde réel et ne le contemplent pas amusés de leur piédestal.

Bref, j'aurais presque du mépris pour le bonhomme.
Raphaëlle a/ont remercié ça
#4379726
Cheshire cat a écrit :
06 déc. 2017, 18:34
polomnic a écrit :
06 déc. 2017, 18:30
(...)
Bref, j'aurais presque du mépris pour le bonhomme.
Cette restriction vous honore.
D'Ormesson me fait un peu penser à ces écrivains dont parlait Céline dans une de ses interviews avec Louis Pauwels



D'Ormesson n'a jamais mis sa peau sur la table. Il avouait d'ailleurs, ne jamais penser à la mort.
http://www.rtl.fr/culture/jean-d-ormess ... 7764763654

Un écrivain qui ne souffre pas ne peut rien écrire de réellement intéressant sur l'homme.
#4379875
polomnic a écrit :
06 déc. 2017, 18:49

D'Ormesson n'a jamais mis sa peau sur la table. Il avouait d'ailleurs, ne jamais penser à la mort.
http://www.rtl.fr/culture/jean-d-ormess ... 7764763654

Un écrivain qui ne souffre pas ne peut rien écrire de réellement intéressant sur l'homme.
Attention, vous sortez la phrase de son contexte. il a dit n'avoir jamais pensé à la mort quand il était soigné pour son cancer.

Par contre, un de ses livres a pour titre "Un jour je m'en irai sans en avoir tout dit" et il était un grand admirateur de Chateaubriand et de ses mémoires d'outre tombe. La réflexion sur la mort ne lui était pas étrangère, même s'il traitait le sujet avec une certaine sérénité.
#4380158
spitfire a écrit :
07 déc. 2017, 00:19

Par contre, un de ses livres a pour titre "Un jour je m'en irai sans en avoir tout dit" et il était un grand admirateur de Chateaubriand et de ses mémoires d'outre tombe. La réflexion sur la mort ne lui était pas étrangère, même s'il traitait le sujet avec une certaine sérénité.

Bah, c'est un peu ce que je dis. Il aurait traité le sujet de la mort comme on traite le thème des jeunes filles en fleurs.
Que voulez dire de vraiment intéressant littérairement quand jamais vous n'avez été confronté à l'âpreté de la vie. La condition humaine ça s'éprouve.
On peut être issu d'un milieu bourgeois ou aristocratique, mais au moins a-t-on l'élégance, puisque c'est le mot qui revient comme un antienne à son propos, de souffrir d'une quelconque dépression, homosexualité ou alcoolisme vous attirant vers les bas fonds de l'âme humaine, ou les bas fond tout court. Ou à l'inverse une pulsion vitale vous emmenant sur les champs de bataille faire la nique à la mort. Le tout pouvant d'ailleurs s'accorder parfaitement. Hein ! De quoi tirer une matière littéraire qui vous tienne un peu au corps, quitte même à vous donner la nausée.

La vie de Jean d'Ormesson, c'est une une barque navigant paisiblement sur les fastes, les honneurs et les ors de la République, cueillant ça et là quelques fruits savoureux d'un œil gourmand.

Bref, moi ça me laisse froid. Bon, après que certains apprécient, soit. Je ne suis pas un grand cultureux de toute manière. Mais, y'a strictement rien de révolutionnaire dans le bonhomme, rien qui vous prend aux tripes.
#4380214
polomnic a écrit :
07 déc. 2017, 19:09
spitfire a écrit :
07 déc. 2017, 00:19

Par contre, un de ses livres a pour titre "Un jour je m'en irai sans en avoir tout dit" et il était un grand admirateur de Chateaubriand et de ses mémoires d'outre tombe. La réflexion sur la mort ne lui était pas étrangère, même s'il traitait le sujet avec une certaine sérénité.

Bah, c'est un peu ce que je dis. Il aurait traité le sujet de la mort comme on traite le thème des jeunes filles en fleurs.
Que voulez dire de vraiment intéressant littérairement quand jamais vous n'avez été confronté à l'âpreté de la vie. La condition humaine ça s'éprouve.
On peut être issu d'un milieu bourgeois ou aristocratique, mais au moins a-t-on l'élégance, puisque c'est le mot qui revient comme un antienne à son propos, de souffrir d'une quelconque dépression, homosexualité ou alcoolisme vous attirant vers les bas fonds de l'âme humaine, ou les bas fond tout court. Ou à l'inverse une pulsion vitale vous emmenant sur les champs de bataille faire la nique à la mort. Le tout pouvant d'ailleurs s'accorder parfaitement. Hein ! De quoi tirer une matière littéraire qui vous tienne un peu au corps, quitte même à vous donner la nausée.

La vie de Jean d'Ormesson, c'est une une barque navigant paisiblement sur les fastes, les honneurs et les ors de la République, cueillant ça et là quelques fruits savoureux d'un œil gourmand.

Bref, moi ça me laisse froid. Bon, après que certains apprécient, soit. Je ne suis pas un grand cultureux de toute manière. Mais, y'a strictement rien de révolutionnaire dans le bonhomme, rien qui vous prend aux tripes.
Depuis l'annonce de sa mort, personne, véritablement, ne parle en profondeur de son oeuvre littéraire...
C'était un écrivain. Mais qu'a-t-il écrit de transcendant qui retienne l'attention de tous les férus de littérature ?
Quel est le livre qui va rester dans les mémoires comme une référence aux belles lettres françaises ?

Personnellement, je ne le connais qu'au travers de la télé, et au risque d'en choquer quelques-uns, je ne l'ai jamais vu que comme un amuseur avec cet oeil bleu qui frise, car lui-même amusé par la sollicitude de ses interlocuteurs à prendre des gants pour lui soutirer quelques traits d'esprit bien tournés et des anecdotes gracieuses bichonnées dans la douceur d'un timbre de voix courtois.

Tout semble concourir à lui donner l'image d'un homme sociable, conciliant, bienveillant, au savoir-vivre impeccable et cultivant le principe de fidélité indéfectible?...
La perfection existe-t-elle en ce bas monde ? :)
#4380283
polomnic a écrit :
07 déc. 2017, 19:09
spitfire a écrit :
07 déc. 2017, 00:19

Par contre, un de ses livres a pour titre "Un jour je m'en irai sans en avoir tout dit" et il était un grand admirateur de Chateaubriand et de ses mémoires d'outre tombe. La réflexion sur la mort ne lui était pas étrangère, même s'il traitait le sujet avec une certaine sérénité.

Bah, c'est un peu ce que je dis. Il aurait traité le sujet de la mort comme on traite le thème des jeunes filles en fleurs.
Que voulez dire de vraiment intéressant littérairement quand jamais vous n'avez été confronté à l'âpreté de la vie. La condition humaine ça s'éprouve.
On peut être issu d'un milieu bourgeois ou aristocratique, mais au moins a-t-on l'élégance, puisque c'est le mot qui revient comme un antienne à son propos, de souffrir d'une quelconque dépression, homosexualité ou alcoolisme vous attirant vers les bas fonds de l'âme humaine, ou les bas fond tout court. Ou à l'inverse une pulsion vitale vous emmenant sur les champs de bataille faire la nique à la mort. Le tout pouvant d'ailleurs s'accorder parfaitement. Hein ! De quoi tirer une matière littéraire qui vous tienne un peu au corps, quitte même à vous donner la nausée.

La vie de Jean d'Ormesson, c'est une une barque navigant paisiblement sur les fastes, les honneurs et les ors de la République, cueillant ça et là quelques fruits savoureux d'un œil gourmand.

Bref, moi ça me laisse froid. Bon, après que certains apprécient, soit. Je ne suis pas un grand cultureux de toute manière. Mais, y'a strictement rien de révolutionnaire dans le bonhomme, rien qui vous prend aux tripes.
En effet, rien d'un Che Guevra, d'un Fidel Castro, d'un Pol Pot, d'un Kim, d'un Le Pen ou d'un Georges Marchais. Un ci-devant embourgeoisé tout à fait, mais un homme fin, cultivé, d'une grande d'éloquence et beaucoup d'humour. Un français d'une autre époque et de toujours à la fois. J'ai appris à l'apprécier avec le temps, il n'a pas faibli jusqu'à il y a peu. Quand j'étais jeune, il ne me disait rien, je ne vivais pas dans la même France que lui.
#4380367
Les dernières phrases écrites par Jean d'Ormesson, retrouvées samedi sur son bureau
"Une beauté pour toujours. Tout passe. Tout finit. Tout disparaît. Et moi qui m'imaginais devoir vivre pour toujours, qu'est-ce que je deviens ? Il n'est pas impossible... Mais que je sois passé sur et dans ce monde où vous avez vécu est une vérité et une beauté pour toujours et la mort elle-même ne peut rien contre moi."
http://www.huffingtonpost.fr/2017/12/07 ... _23300925/
#4380430
JPS38 a écrit :
07 déc. 2017, 20:39
Depuis l'annonce de sa mort, personne, véritablement, ne parle en profondeur de son oeuvre littéraire...
C'était un écrivain. Mais qu'a-t-il écrit de transcendant qui retienne l'attention de tous les férus de littérature ?
Quel est le livre qui va rester dans les mémoires comme une référence aux belles lettres françaises ?

Personnellement, je ne le connais qu'au travers de la télé, et au risque d'en choquer quelques-uns, je ne l'ai jamais vu que comme un amuseur avec cet oeil bleu qui frise, car lui-même amusé par la sollicitude de ses interlocuteurs à prendre des gants pour lui soutirer quelques traits d'esprit bien tournés et des anecdotes gracieuses bichonnées dans la douceur d'un timbre de voix courtois.

Tout semble concourir à lui donner l'image d'un homme sociable, conciliant, bienveillant, au savoir-vivre impeccable et cultivant le principe de fidélité indéfectible?...
La perfection existe-t-elle en ce bas monde ? :)
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