Le plus important forum indépendant de discussions politiques. Commentez l'actualité, participez aux débats sur les réformes et les lois.

Discutez de tout ce qui ne concerne pas l'Europe, de la politique étrangère de la France, des événements et conflits mondiaux, etc.

Modérateur : Équipe de modération

#2292582
Topic rassemblant tous les sujets autour des révolutions et mouvement sociaux en cours dans le monde Arabe // Jn


Beaucoup sont totalement déconnectés de la réalité de la Tunisie.

La révolte s'est déroulée merveilleusement bien:

Les manifestations ont été parfaitement pacifiques, et ce malgré leur spontanéité et de l'absence de leur encadrement, mais partout un scénario s'est répété dans tous les villes et villages, après les répressions des manifestations, souvent avec des victimes, les gens rentrent à leur maison, des bandes armées par armes blanches inconnus par les habitants des quartiers viennent détruire, piller, mettre à feu tout ce qu'ils peuvent détruire et même à attaquer les maisons (à Kasserine on a évoquer des cas de viol)...
Il est à remarquer d'une part à ce titre:
- que toutes les victimes ont été enregistrées parmi des manifestants et aucune victime parmi les pilleurs,
- alors que la sécurité intervient dès qu'une manifestation commence, les bandes de terreur font le tour des villes détruisent tout et rentrent chez eux "sans que la police ne s'aperçoit"
Juste après Ben Ali, nous sorte pour condamner la violence et promet de la réprimer (le 10/01).

Les événements s'accélèrent, les contestations continuent, se propagent tjs plus et atteignent la capitale, en commençant par les pauvres quartiers populaires (là il y a eu des attaques, ou des vengeances, selon les visions, contre les postes des organismes sécuritaires), le décret du couvre feu n'a pas dissuader les gens à s'arrêter, bcp ne l'ont même pas respecté.

Ben Ali rappelle le déploiement de l'armée dans les villes - on dit que l'armée a refusé de tirer sur les manifestants -, modifie le chef de l'armée, puis retire l'armée de la capitale et ... retire tous les organes de sécurités de toutes les villes !!! , les bandes de terreur continuent à semer le chaos dans tous les villes dont Tunis malgré leur forte présence (on dit que plus de 6% de la population travaille dans les organes de sécurité), devant une telle détermination populaire pour son départ BA décide enfin de fuir le pays, l'armée prends le contrôle du pays et décrète l'état d'urgence pour rétablir l'ordre.

Les choses ne sont pas encore rétablis, les bandes de la terreur souvent armés, continuent de tourner dans le pays d'une ville à une autre d'un village à un autre, ils utilisaient essentiellement des voitures de locations, tirent parfois à tort et à travers,.. la nuit dernière ils ont même utilisé des ambulances volés, aujourd'hui des taxis (dont le vidéo de St Victoire de Paris), ...

Qui sont ces bandes ? essentiellement les gardes présidentiels, leur chef Ali Seriati a été arrêter hier.... mais le complot ne s'arrête pas là, hier aussi des milliers de prisonniers du droit public ont été libérés dans un soucis bien claire, c'est la politique de la terre brulée.
Des nouvelles d'aujourd'hui des tireurs étrangers ont été arrétés avec des armes, 2 suédois (le vidéo cité ci dessus), 4 allemands ...
http://www.kapitalis.com/fokus/62-natio ... tunis.html

Aujourd'hui, la situation sécuritaire s'améliore grâce notamment à l'armée mais aussi au peuple par la formation des des groupes d'hommes de protection des quartiers qui ont énormément aidé l'armée ... mais on attend une amélioration de la situation alimentaire, la pénurie des vivres s'aggrave.
Modifié en dernier par Joanni le 17 févr. 2011, 20:30, modifié 3 fois.
#2292594
Franchement tout ceci ne présage rien de bon pour la Tunisie, ce qui a commencé comme une simple révolution, la fin d'un régime tyrannique sous fond de situation économique exécrable pourrait très bien dégénérer dans le désordre, l'anarchie.
Cela pourrait très bien arriver dans d'autres pays, et cette fois la réaction du gouvernement dans les premiers jours pourrait être bien plus ferme, sévère et sanglante.
Espérons qu'un consensus émerge rapidement, du peu que je sais il y a une force policière et militaire importante en pourcentage par rapport à la population, et si plusieurs camps se formaient et s'opposaient pour restaurer l'ordre ou prendre le pouvoir, ca pourrait vraiment finir dans un terrible bain de sang.
Il me semble d'ailleurs que le principal problème dans les grandes villes d'une manière générale (là bas ou n'importe où dans le monde) c'est que les supermarchés n'ont que quelques jours de provisions de réserves s'ils ne sont pas approvisionnés, et cela devient encore plus problématique où dans un pays comme la Tunisie il est déjà difficile de se nourrir correctement pour beaucoup dans une période "normale", les pilleurs et maraudeurs risquent donc d'être de plus en plus nombreux.
Modifié en dernier par LeDuc92 le 17 janv. 2011, 01:33, modifié 1 fois.
#2292602
nimzegin a écrit :Je pense que les tunisiens savent ce qu'ils font, il faut pas être inutilement pessimiste
ils sont sous l'emprise de l'hystérie collective. ils ont une obsession maitresse, élimer toute trace de l'ère ben ali. il font une épuration.
depuis la france, on se demande sur quoi ça va aboutir.
j'ai du mal à imaginer la tunisie sans sa corruption, son administration folle et sa police arrogante et violente.
Modifié en dernier par victoire le 17 janv. 2011, 01:59, modifié 2 fois.
#2292606
nimzegin a écrit :N'importe quoi ... et dans l'hystérie ils ont déjà formé un gouvernement :lol:
je ne comprends pas ta réaction.

[youtube]BZ6Yh26SNUo[/youtube]
Journal de France 24 16/01/2010
Beaucoup de monde pense qu'un gros coup fumant se prépare du coté du clan Ben Ali / RCD. Dans cette vidéo du JT du soir de France24, le Premier Ministre (Proche de Ben Ali) dit être toujours en contact avec le président en fuite, par téléphone. Et à la question "est-ce que les ministres de l'intérieure (main mise totale sur la police) et le ministre des affaires étrangère (autre gros bonnet) seraient maintenus dans le nouveau gouvernement ?" Le Premier ministre répond clairement qu'il n'exclue pas cette possibilité (sic), à écouter aussi plus tard dans l'ITW, il fait l'éloge de la politique de Ben Ali en sortant des chiffres type, le nombre d'emplois crée ces derniers temps etc...
l'annonce de la présidence tenue par le premier ministre n'a pas tenue, ça se trouve le nouveau président par intérim en place ne le sera plus dans 24h.
il ne restera alors plus que l'armée...
Ben Ali a marginalisé l’armée au profit d’une police pléthorique

Fondée en 1957, l’armée tunisienne, qui n’aurait donc pas tiré un seul coup de feu contre les manifestants, a été délibérément marginalisée par le président Ben Ali au profit de l’autre composante de l’appareil sécuritaire, la police, dont les effectifs (120 000 hommes) ont quadruplé au cours des vingt dernières années.

Avec seulement 35 000 hommes – dont 27 000 pour l’armée de terre – l’armée tunisienne est sous-dimensionnée et sous-équipée. Elle ne possède que douze hélicoptères. Quatre sont affectés à la surveillance du couvre-feu dans la capitale, et tournoient toutes les nuits au-dessus de Tunis et sa banlieue, pour sécuriser l’agglomération et prévenir les exactions des miliciens inféodés à l’ancien régime.

Zine el-Abidine Ben Ali, qui était lui-même militaire, se méfiait de ses frères d’armes. En avril 2002, un mystérieux accident d’hélicoptère avait décapité l’état-major des forces terrestres au grand complet. Et tué les treize plus hauts gradés, dont le chef d’état-major, le général de brigade Abdelaziz Rachid Skik, personnalité très respectée de la troupe.
face à la police.

c'est ce qui est redouté depuis le départ de ben ali.


et pour maintenir la pression cette info courre
Le gendre de l'ex-président tunisien Ben Ali aurait affirmé aux services de sécurité tunisiens que 800 voitures bourrées d'explosifs ont été disséminées à travers tout le pays, principalement à Tunis, rapporte le site du Point.

Slim Chiboub "a accusé les dirigeants de la police tunisienne". Selon le Point, "cette information est prise très au sérieux par l'armée, qui passe actuellement la capitale au peigne fin."
il ne s'agit pas d'être pessimiste mais d'être conscient des dérapages possibles.
Modifié en dernier par victoire le 17 janv. 2011, 11:02, modifié 3 fois.
#2292610
3 membres de l'opposition entrent au gouvernement... pour le moment c'est tout ce que l'on sait
La composition des membres du gouvernement sera annoncée dans le courant de la journée lundi
par résistance-
#2292613
nimzegin a écrit :Elle n'est pas finie la révolution ... tant qu'il y aura encore des scènes de guérilla dans les rues
Le risque, c'est que ça parte en chienlit islamique comme en algérie.
#2292617
Barbarous a écrit :Les manifestations ont été parfaitement pacifiques, et ce malgré leur spontanéité et de l'absence de leur encadrement, mais partout un scénario s'est répété dans tous les villes et villages, après les répressions des manifestations, souvent avec des victimes, les gens rentrent à leur maison, des bandes armées par armes blanches inconnus par les habitants des quartiers viennent détruire, piller, mettre à feu tout ce qu'ils peuvent détruire et même à attaquer les maisons (à Kasserine on a évoquer des cas de viol)...
Il est à remarquer d'une part à ce titre:
- que toutes les victimes ont été enregistrées parmi des manifestants et aucune victime parmi les pilleurs,
- alors que la sécurité intervient dès qu'une manifestation commence, les bandes de terreur font le tour des villes détruisent tout et rentrent chez eux "sans que la police ne s'aperçoit"
Juste après Ben Ali, nous sorte pour condamner la violence et promet de la réprimer (le 10/01).
Il est également remarquable que, ni sur place, ni à l'étranger, les médias et les opinions n'en furent dupes et que la police du régime fut exclusivement dénoncée pour ces malveillances. Ce complot (du régime pour rester en place) fut éventé (tous les complots le sont) presque aussitôt après sa conception.
Barbarous a écrit :mais le complot ne s'arrête pas là, hier aussi des milliers de prisonniers du droit public ont été libérés dans un soucis bien claire, c'est la politique de la terre brulée.
Les bolcheviques avaient également vidé les prisons pour semer le chaos en Russie en 1917.
Barbarous a écrit :Aujourd'hui, la situation sécuritaire s'améliore grâce notamment à l'armée mais aussi au peuple par la formation des des groupes d'hommes de protection des quartiers qui ont énormément aidé l'armée ... mais on attend une amélioration de la situation alimentaire, la pénurie des vivres s'aggrave.
Je suis sûr que l'organisation de la société tunisienne et les aides internationales éviteront la misère.
#2292699
3 membres de PARTIS d'opposition seront du nouveau gouvernement mais également beaucoup de personnalités indépendante très respectés par les tunisiens : des activistes des droits de l'homme et des syndicalistes notamment!
il y'aura conservation des technocrate de l'ancien régime , Ghanouchi est un technocrate qui n'a pas de sang sur les mains !
#2292701
Ghanouchi est unhomme honnete et modeste connu à l'echelle internationale qui a pu sauver le pays quand il était au bord du déclin dans les années 80 et début 90, c'est un technocrate, mains propres, la politique ne lui dit rien, il a servi le pays avec ses compétences tout en lui apportant une prosperite certes relative, on l'accuse d'etre complice a BEN ALI au sein du RCD, je prends la résponsabilité d'assurer tout le monde et de crier haut et fort que c'est un homme honnete , sérieux qui était harcelé par le dictateur et sa famille,
Modifié en dernier par Joukov le 17 janv. 2011, 09:47, modifié 1 fois.
#2292775
il y a un autre domaine d'influence dans les événements qui vont suivre, les maffia étrangères qui profiteront de ce chaos si ça met en péril leurs business, des milliards sont en jeu.
Modifié en dernier par victoire le 17 janv. 2011, 11:17, modifié 2 fois.
#2292790
(...)
Autrement dit, trois hypothèses, a priori, se dégageaient de cette analyse à chaud :

1. Le gouvernement par intérim, qui, à peine en fonction, avait proclamé l’état d’urgence et la loi martiale, réprimait toute opposition dans le sang durant la nuit ; et Ben Ali, une fois la crise jugulée, revenait (Mohamed Ghannouchi n’avait-il pas précisé, d’ailleurs, qu’il assurait l’intérim car le président Ben Ali était « temporairement » incapable d’exercer ses fonctions ?) ou pas, mais, avec ou sans lui, tout continuait comme avant.

2. Les insurgés pensaient avoir gagné, la colère retombait (cas d’école d’une révolution mal organisée qui, refroidie dans son élan, avorte et ne peut que rarement être relancée) et, en douceur et sur le long terme, les anciens dirigeants, qui avaient jusqu’alors agi dans l’ombre de Ben Ali, récupéraient le gâteau et confisquaient à nouveau le pouvoir au peuple. Au mieux, on arrêtait quelques familiers et proches de Ben Ali, juste pour faire bonne figure (et tout le monde en Europe et ailleurs n’y verrait que du feu ; d’autant plus que la Tunisie quittera rapidement l’actualité et retournera à son triste sort, tandis que les charters de touristes recommenceront à affluer vers Djerba).

3. Les insurgés réalisaient qu’ils étaient en train de se faire manipuler par ce tour de passe-passe et poursuivaient le mouvement jusqu’au renversement complet de la dictature et l’arrestation ou la fuite de tous ceux qui l’avaient soutenue. Probablement, alors, la démocratie et les changements socio-économiques avaient leur chance d’aboutir. Certes, face à la ténacité et au courage avec lequel le peuple tunisien avait jusqu’alors conduit sa révolution, il n’était pas impossible qu’il surprît encore.

Qui, en effet, aurait parié sur l’avenir de cette révolution ? Or, elle avait la peau dure. Et, tandis que les gouvernements européens pouvaient aller cacher leur honte pour leur attentisme et leur mutisme scandaleux (espéraient-ils l’essoufflement du mouvement et la fin des troubles, pour à nouveau dormir tranquillement ?), les Tunisiens, quoi qu’il en fût de la suite des événements, avaient déjà offert au monde une extraordinaire leçon de démocratie.

C’est dès lors le lendemain qu’il fallait attendre, pour savoir ce qu’il en serait de la Tunisie et de sa révolution...

Toutefois, le réveil est difficile : les rues de Tunis et des grandes villes sont désormais désertes ; l’armée patrouille ; Ben Ali parti, tout le monde est gentiment rentré chez soi ; la révolution a vécu.

Les chefs de l’armée, en concertation avec les leaders du gouvernement, ont négocié le départ du président Ben Ali, qui a ainsi servi de fusible (avait-il encore vraiment le choix ?), et sa « fuite », d’exutoire à la révolte. Mais ce sont bien tous les anciens de « la bande à Ben Ali » qui demeurent aux commandes et continuent de contrôler tous les rouages du pays et le processus qui mènera aux élections d’un « nouveau » parlement et à la désignation du « nouveau » président.

Le tour de passe-passe magistralement exécuté par les dirigeants tunisiens (et peut-être, déjà, avec la complicité de certains Etats européens), est parvenu a calmer la rue, dont les meneurs, mal organisés et désormais dépouillés des forces vives de la révolte, n’ont plus les moyens de faire aboutir le processus révolutionnaire et d’instaurer leur propre gouvernement provisoire pour organiser des élections libres et effectivement transformer le régime.

La victoire de cette révolution au Maghreb aurait également pu être un motif d’espoir pour le peuple d’Algérie, toujours en lutte contre la junte corrompue qui le dirige. Hélas, l’échec tunisien n’augure rien de positif pour les Algériens.

Bref, les anciens ministres de Ben Ali ont eu très chaud, depuis quelques semaines. Aussi ont-ils eux-mêmes choisi de tout réorganiser, de tout changer, pour que tout reste pareil.

La « priorité absolue » du gouvernement d’intérim est désormais le rétablissement de l’ordre public. C’est pourquoi, depuis hier soir, le couvre-feu a été proclamé en Tunisie, sous le prétexte que des « pillards » profitent de la situation de chaos, « pillards » surgis de nulle part, « pillards » que l’on n’avait pas encore vu agir, alors que des émeutes violentes ébranlent pourtant le pays depuis des semaines, « pillards » parmi lesquels d’aucuns croient bien avoir reconnu des agents des forces spéciales de « l’ancien » régime.

La France a pris « acte de la transition constitutionnelle ». L’Union européenne s’est dite satisfaite par ce dénouement, qui devrait aboutir à « une solution démocratique durable ». Les Etats-Unis ont exprimé leur respect pour « le courage et la dignité du peuple tunisien ». Le secrétaire général de l’ONU, enfin, s’est réjoui de ce « règlement démocratique et pacifique de la crise ».

Tout le monde est maintenant rassuré : tout va pouvoir continuer comme avant, en Tunisie.

Pierre PICCININ
Professeur d’histoire et de sciences politiques
http://pierre.piccinin-publications.over-blog.com/
#2292815
Encore une fois je vous répété que c'est l'armée qui a oblige le gouvernement a declarer l'etat d'urgence pour combattre la garde présidentielle et autres milices proches du pouvoire !
vous verrez que la Tunisie deviendra le premier état arabe réellement démocratique.
c'est essentielement les islamistes qui sont mécontent car ils ont étés exclus du jeu politique.
#2292817
Je connais personnellement des personnalités importantes du mouvement ettajdid et du PDP des gens expérimentés qui ne se feront pas avoir si facilement.
#2292826
St Victoire de Paris a écrit :
(...)
Autrement dit, trois hypothèses, a priori, se dégageaient de cette analyse à chaud :
...

Tout le monde est maintenant rassuré : tout va pouvoir continuer comme avant, en Tunisie.Pierre PICCININ
Professeur d’histoire et de sciences politiques
http://pierre.piccinin-publications.over-blog.com/
Excellente analyse... [smilie=icon_smile119.gif]

Néanmoins les membres du nouveau gvt, s'ils étaient impliqués avec la corruption Ben Ali/Trabelsi, sont peut-être un peu moins corrompus... [smilie=icon_smile034.gif]
#2292842
Les membres du nouveau gouvernement seront majoritairement des opposant et des syndicalistes très respectés par les tunisien.
j'en connais déjà en grande parti la composition mais la chose n'etant pas encore public je n'en parlerai pas.
le RCD va être lamine aux prochaines élections , les noyaux du paris implantés aux sein de l'administration vont etre dissoutes c'est la condition imposé par l'opposition et surtout par les syndicats pour participer aux gouvernement!
sans ça milice et le controle de l'administration le RCD n'est rien croyez moi je connai tres bien la situation tunisienne.
#2292853
un autre truc, toujours pour y voir plus clair, élargir son champs de vision.

le pouvoir n'a pas été renversé par le peuple, c'est l'armée qui a obligé ben ali à fuir.
Une armée révolutionnaire aurait emprisonnée ben ali pour le juger et ainsi juger son ère. l'armée a préféré l'éloigner.
le pouvoir n'a pas été renversé et l'armée joue aux héros protecteurs contre les forces de l'ordre alliées aux milices. La population se retrouve coincée sur leur champs de bataille du pouvoir.
d'où le sentiment que les tunisiens changent tout simplement de main, ils passent de la dictature civile à la militaire.
cela ne ressemble pas à une révolution mais bien à une insurrection exploitée.

il va de soi que rien n'est encore joué donc rien n'est perdu, rien n'est gagné, tout reste possible.
Modifié en dernier par victoire le 17 janv. 2011, 12:15, modifié 1 fois.
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 238

Le raz le bol n'est que la conséquenc[…]

Le coin des cyclistes.

Et Alaphilippe qui gagne au sprint devant les spri[…]

L' antisémitisme en France

Gilets jaunes: fil principal

Ça y est le problème est rés[…]