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Modérateur : Équipe de modération

#4617523
Prier au nom de Jésus en public serait islamophobe…
https://www.dreuz.info/2019/04/01/prier ... lamophobe/
#4617579
Je me permets de dévier légérement le sujet par "conseils philosophiques aux islamophobes " ( :) parce qu'au fond il n'y a pas tellement de conseils à donner à des gens bornés qui ne connaissent pratiquement rien à l'islam et qui passent leur temps à troller ou à faire de la propagande islamophobe).

Premier conseil, évitez les amalgames ça ne trompe pas vos interlocuteurs juste ça vous discrédite.

Deuxième conseil, évitez d'enfoncer des portes ouvertes.

Troisième conseil, évitez de vous réfugier lâchement derrière des personnes de notoriété. Si au fond l'islamophobe s'avère n'être qu'un mouton qui suit son berger mieux vaut s'adresser directement à son berger.

Quatrième conseil, arrêtez de flipper pour rien ou de sombrer dans des délires paranoïaques. Un terroriste qu'il soit musulman ou non-musulman ça cherche à terroriser, s'il ne terrorise personne c'est qu'il est nul.

Pour éviter de faire un message trop long je vais terminer en donnant un exemple d'une chose qu'il faut éviter de faire et qui est probablement faite par des naziphobes. Sur ce forum j'avais posté une vidéo (probablement déjà censurée) où l'on entend un discours de Joseph Goebbels, au sein de son discours on entend des rires du publique parce que Joseph Goebbels faisait du sarcasme et par conséquent au sein de sa méchante moquerie ironique il disait le contraire de ce qu'il voulait dire et son publique l'a facilement compris en raison notamment du ton utilisé. Un naziphobe reprendrait sa phrase ironique en la faisant passer pour non-ironique afin de réfuter celle-ci et son publique applaudirait en croyant qu'il a réfuté une opinion de Joseph Goebbels alors qu'en réalité il aurait réfuté une opinion que Joseph Goebbels n'a jamais défendu.
#4617580
Sherlockxyhomes a écrit :
02 avr. 2019, 01:43
Pour éviter de faire un message trop long je vais terminer en donnant un exemple d'une chose qu'il faut éviter de faire et qui est probablement faite par des naziphobes. Sur ce forum j'avais posté une vidéo (probablement déjà censurée) où l'on entend un discours de Joseph Goebbels, au sein de son discours on entend des rires du publique parce que Joseph Goebbels faisait du sarcasme et par conséquent au sein de sa méchante moquerie ironique il disait le contraire de ce qu'il voulait dire et son publique l'a facilement compris en raison notamment du ton utilisé. Un naziphobe reprendrait sa phrase ironique en la faisant passer pour non-ironique afin de réfuter celle-ci et son publique applaudirait en croyant qu'il a réfuté une opinion de Joseph Goebbels alors qu'en réalité il aurait réfuté une opinion que Joseph Goebbels n'a jamais défendu.
C’est une forme d’ironie par antiphrase. Les rhétoriqueurs ont établi des distinctions subtiles entre les formes de l’ironie. Celle-ci semble être le dissyrme, qui est un discours agressif, où l’ironie se fait âpre et directement dénonciatrice.
« Bon appétit, Messieurs, ô ministres intègres,
Serviteurs dévoués qui pillez la maison ! » (Hugo, Ruy Blas.)
#4617602
Sherlockxyhomes a écrit :
02 avr. 2019, 01:43
un exemple d'une chose qu'il faut éviter de faire et qui est probablement faite par des naziphobes.
Ce n'est pas bien d'être "naziphobe" ?
#4617694
katou a écrit :Prier au nom de Jésus en public serait islamophobe…
https://www.dreuz.info/2019/04/01/prier ... lamophobe/
T'occupes pas trop des cons, quand tu ne les connais pas personnellement.

Lis l'article HAHAHHAHAHHAHAHHAHAHHAHAHHAHAHA :mdr: Ho putain cet article est un fake c'est une blague :mdr: [smilie=icon_smile068.gif]

C'est comme si tu croyais que des Japonais s'était réellement suicidé en se gavant de silicone pour l'absence de boob physics dans dead or alive 2.

C'est du niveau manger ses morts c’est vegan !


#4617700
Plariste le Revanite a écrit :
02 avr. 2019, 13:25
katou a écrit :Prier au nom de Jésus en public serait islamophobe…
https://www.dreuz.info/2019/04/01/prier ... lamophobe/
[...]
Lis l'article HAHAHHAHAHHAHAHHAHAHHAHAHHAHAHA :mdr: Ho putain cet article est un fake c'est une blague :mdr: [smilie=icon_smile068.gif]
[...]
C'est sûr qu'il (l'article de dreuz.info) est grotesque, sinon on peut relever ce que dit wikipedia sur l’extrême droite sur Internet :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Extrême_d ... r_Internet
"L’extrême droite sur Internet concerne l’ensemble des activités et sites en ligne déployés par les différents mouvements d'extrême droite dans le monde sur Internet [...] Utilisant souvent la désinformation, les fake news, les trolls et des théories du complot, Internet a permis à l'extrême droite de diffuser ses idées auprès d'une audience grandissante. [...]
L'extrême droite sur Internet en France est également appelée par les médias experts et universitaires « fachosphère » ou « réacosphère ». La « fachosphère » est définie par Le Monde comme « une nébuleuse de sites, de comptes sur les réseaux sociaux, visant à diffuser de la « réinformation », en clair de la propagande allant dans le sens des militants qui les animent. »
Les sites les plus souvent inclus par les médias sont Égalité et Réconciliation, Novopress, Fdesouche, Polémia, Nouvelles de France, Riposte laïque, Medias-presse.info, Dreuz.info, heuresactu, LesObservateurs.ch, Le Salon beige, La gauche m'a tuer, europe-israel.org, Breizh info, Contre-info, Nations presse info lié au Front national, et Boulevard Voltaire [...]"
#4617782
Plariste le Revanite a écrit :
02 avr. 2019, 13:25
katou a écrit :Prier au nom de Jésus en public serait islamophobe…
https://www.dreuz.info/2019/04/01/prier ... lamophobe/
T'occupes pas trop des cons, quand tu ne les connais pas personnellement.

Lis l'article HAHAHHAHAHHAHAHHAHAHHAHAHHAHAHA :mdr: Ho putain cet article est un fake c'est une blague :mdr: [smilie=icon_smile068.gif]

M. Mallard a déclaré que la référence à Jésus était une référence chrétienne et qu'il souhaitait que la prière soit plus inclusive des autres croyances religieuses.
https://www.radionz.co.nz/news/politica ... ys-mallard
#4617787
Sherlockxyhomes a écrit :
02 avr. 2019, 13:50
Plariste le Revanite a écrit :
02 avr. 2019, 13:25
katou a écrit :Prier au nom de Jésus en public serait islamophobe…
https://www.dreuz.info/2019/04/01/prier ... lamophobe/
[...]
Lis l'article HAHAHHAHAHHAHAHHAHAHHAHAHHAHAHA :mdr: Ho putain cet article est un fake c'est une blague :mdr: [smilie=icon_smile068.gif]
[...]
C'est sûr qu'il (l'article de dreuz.info) est grotesque,
Les manifestants se sont rendus au parlement néo-zélandais cette semaine pour demander à l'orateur de rétablir les références à Jésus-Christ dans la prière parlementaire.

Depuis qu'il a pris ses fonctions en novembre dernier, Trevor Mallard de Labour a abandonné toute référence à Jésus dans la prière qui ouvre le début de chaque session.
https://www.theguardian.com/world/2018/ ... ary-prayer
#4617795
katou a écrit : M. Mallard a déclaré que la référence à Jésus était une référence chrétienne et qu'il souhaitait que la prière soit plus inclusive des autres croyances religieuses.
https://www.radionz.co.nz/news/politica ... ys-mallard
Hilarant, et c’est vrai c'est un problème mineur, on peut marrer, c'est pas comme rire du chômage en France. Mais bon, vu ce que l'ont dit sur l'Islam, et le désir que l'Islam soit une religion clean sans aucune violence dans le coran, fallait pas s'étonner que ce niveau d'exigence absurde s'applique aux nouvelles évangiles au point que chasser les marchand du temple fait que ça ne passe plus la barre.

(Même si tu sais que moi les marchand du temples... je pense que Jésus y a été mollo !)
#4619542
«Islamophobie»: une arme d’intimidation pour dissuader d’observer la réalité.
L’islamophobie est une manipulation qui nuit à la paix civile, juge le sociologue Philippe d’Iribarne dans son essai Islamophobie - Intoxication idéologique (Albin Michel). Le Figaro publie, en exclusivité, de larges extraits de ce remarquable ouvrage. Une lecture indispensable.
Voici un livre capital. Son auteur, X-Mines, directeur de recherche au CNRS et reconnu comme un intellectuel de premier plan, a bâti une œuvre subtile et rigoureuse. Plusieurs de ses ouvrages sont des classiques. Or, dans son essai Islamophobie - Intoxication idéologique (Albin Michel), le sociologue affronte cette fois-ci une question de société brûlante. Avec une grande clarté et un calme souverain, il décortique les études sur les discriminations et la perception de l’islam en France. Puis leur interprétation. Enfin leur présentation par les médias, les pouvoirs publics et les institutions internationales. Sa conclusion est nette: la notion d’islamophobie est un leurre forgé pour empêcher la compréhension du réel et interdire à l’esprit critique d’exercer ses droits. Pour ses adeptes, rien ne doit être porté au crédit des Français d’ascendance européenne, cependant que les Français musulmans sont par principe exempts de tout reproche.

Les bonnes feuilles du nouveau livre de Philippe d’Iribarne

Extraits choisis et présentés par Guillaume Perrault
• Pouvoir de séduction des slogans accusateurs

L’histoire laisse voir combien peut être grande la séduction, chez les foules comme chez des esprits supposés éclairés, d’un discours animé par un délire de persécution qui diabolise un ennemi fantasmé, tels les ennemis du peuple, les koulaks ou les Juifs. Orwell nous a mis en garde contre la capacité magique du langage à égarer quand le regard porté sur le monde, prisonnier d’un palais de mots à forte charge émotionnelle assemblés avec art, est guidé par la manipulation et le mensonge.

De nos jours il est sans cesse question de post-vérité. Avec la dénonciation en forme de slogan d’un Occident islamophobe, ne sommes-nous pas dans un cas de ce type?

• L’instrument du projet islamiste en occident

Les islamistes, Frères musulmans en tête, qui propagent le discours de l’islamophobie ne sont pas des observateurs sans passion du monde social. Ils sont engagés dans un combat. Est en question ce que vont devenir les musulmans d’Occident. Vont-ils se fondre parmi les infidèles, renoncer à vivre dans une société régie par les préceptes de l’islam, en un mot trahir? Ou vont-ils rester attachés à l’oumma, la communauté des croyants, construire un embryon de contre-société islamique en espérant peut-être que l’Occident deviendra un jour musulman, dans un accomplissement de l’épopée conquérante des pieux ancêtres?

L’image de musulmans subissant l’hostilité de sociétés islamophobes, qui les stigmatisent en paroles et les discriminent en actes, est une arme

Face à ce choix, l’image de musulmans subissant l’hostilité de sociétés islamophobes, qui les stigmatisent en paroles et les discriminent en actes, est une arme. Elle véhicule un message adressé aux musulmans: l’Occident est un empire du mal aveuglé de passions mauvaises ; quoi que vous fassiez, votre appartenance à l’islam vous marque d’un stigmate indélébile qui fait qu’il ne vous acceptera jamais comme membres à part entière ; la seule option honorable qui vous est offerte est de rejeter un monde qui vous rejette, refuser ses séductions, vous rassembler dans des lieux au sein desquels vous ferez la loi.

Elle adresse aussi un message au monde occidental: si certains de vos membres et certaines de vos lois luttent contre l’emprise d’une forme de vie inspirée par l’islam, c’est que vous bafouez vos propres idéaux d’égal respect pour toutes les religions. Vous devez accepter cette emprise et poursuivre des foudres de votre justice ceux qui tentent de lui résister.

• Des études qui triturent les faits

L’histoire abonde en épisodes où le désir de faire triompher une cause a conduit à fabriquer des preuves. Les procès de Moscou restent dans les mémoires, comme le bordereau de l’affaire Dreyfus. Chaque fois, les faits sont tordus, interprétés de manière spécieuse ou même inventés pour les ajuster à ce que l’on veut démontrer. Le discours de l’islamophobie obéit à cette logique. Et cette démarche contamine jusqu’aux travaux qui se disent scientifiques portant sur l’accueil de l’islam et des musulmans par les sociétés occidentales. […]

Quand on lit ces études, la première impression est celle de rigueur. Les tableaux de chiffres abondent, renvoyant à de vastes enquêtes sur des échantillons représentatifs. Des traitements statistiques établissent des relations significatives. Les raisonnements s’enchaînent. Mais, si l’on est plus attentif, les choses se gâtent. Parfois les questions sont posées de façon telle qu’il est impossible de répondre de manière sensée. Ainsi, des questions qui portent sur «les musulmans» considérés comme un bloc indifférencié interdisent d’opérer des distinctions entre eux. L’interprétation des corrélations constatées en relations de cause à effet conduit souvent à introduire des hypothèses ad hoc d’où découle ce que l’on cherche à démonter. Ou encore c’est au moment de conclure que l’étude tourne casaque et que l’islamophobie surgit comme un deus ex machina, rendant vain le travail d’analyse qui précède. De façon générale ces études évitent de confronter les représentations et opinions relatives au monde de l’islam aux réalités objectives concernant ce monde. Cela permet de faire comme si de purs fantasmes étaient à l’œuvre.

Être hostile au port du voile intégral ne veut pas dire rejeter l’islam en tant que tel, mais une certaine pratique de l’islam

• La population majoritaire en accusation

En France, la Commission nationale consultative des droits de l’homme est en pointe pour répandre cette vision. […] Des réactions négatives provoquées par des éléments problématiques associés à l’islam sont bien évoquées, mais ce n’est jamais pour les trouver sensées. C’est toujours pour les mettre au passif de ceux qui prêtent attention à ces éléments. […]

Aucun intérêt n’est porté au fait que les réactions d’une même personne envers les différents marqueurs de l’islam sont fort diverses alors même que les données dont l’étude fait état témoignent de cette diversité. […] Le jeûne du ramadan, un des cinq piliers de l’islam, dont la dimension religieuse est incontestable, devrait être la pratique la moins acceptée si l’islam en soi était rejeté. Or, au contraire, c’est ce qui est le mieux perçu, bien que l’obligation de jeûner puisse parfois poser problème dans l’exercice du travail. Pendant ce temps, le port du voile intégral, qui est très mal vu, n’est nullement inhérent à l’islam. Nombre de musulmanes engagées dans une démarche de foi répugneraient à l’arborer. Y être hostile ne veut pas dire rejeter l’islam en tant que tel, mais une certaine pratique de l’islam.

• L’invention de victimes

Un rapport réalisé pour l’Union européenne sur le sentiment de discrimination éprouvé par les musulmans en Europe est exemplaire en la matière. Ce qu’il s’agit de montrer est énoncé dès la première phrase: «Vous souvenez-vous de la dernière fois où vous avez postulé pour un emploi? Vous pouvez avoir craint que vos compétences informatiques soient insuffisantes, ou vous vous êtes tracassé à propos d’une faute d’orthographe dans votre CV. Mais, si vous êtes musulman ou d’origine musulmane et vivez dans l’Union européenne, votre nom peut suffire pour rendre certain que vous ne recevrez jamais d’invitation à un entretien d’embauche.» Ce qui est propre à chacun (les compétences informatiques, les fautes d’orthographe) est supposé sans importance ; ce sont les musulmans en général, identifiés grâce à leur nom, qui sont supposés rejetés sans distinction, en tant que musulmans. […] Cette orientation générale est associée au refus d’attribuer aux musulmans ne serait-ce qu’une partie de la responsabilité de la défiance que rencontrent certains d’entre eux, ce qui conduirait à les «stigmatiser». […]

Le fait d’être familier du discours dénonçant les discriminations incite à interpréter ce que l’on vit en le qualifiant de discrimination

Le rapport européen s’appuie uniquement sur des déclarations relatives aux discriminations ressenties par les personnes interrogées. Ce qu’il advient en réalité est supposé identique à ce qui est déclaré. Il n’est pas envisagé que certains traitements défavorables fondés sur des raisons nullement discriminatoires, par exemple un déficit de compétence, aient été présentés, sincèrement ou non, comme discriminatoires par ceux qui affirment les avoir subis. […]

D’après cette étude, ceux qui déclarent avoir vécu une expérience personnelle de discrimination sont là encore minoritaires, ce qui est évidemment gênant quand on entend dénoncer une discrimination massive. Pour surmonter cette difficulté les auteurs de l’étude affirment que ceux qui ont été discriminés refusent souvent d’en faire état. L’idée sous-jacente est que «recueillir des informations sur des expériences potentiellement traumatiques ne va pas de soi car elles font souvent l’objet d’une sorte de déni ou de mise à distance - jouant un rôle de protection - de la part de celles et ceux qui les ont subies».

On pourrait faire pourtant l’hypothèse inverse et supposer que ceux qui se déclarent discriminés sont plus nombreux que ceux qui le sont réellement: se déclarer discriminé fournit en effet une justification consolante à un échec personnel, et il est d’autant plus tentant de le faire que le discours de la discrimination est devenu hautement légitime.

Du reste, comme le montre l’étude, le fait d’être familier du discours dénonçant les discriminations incite à interpréter ce que l’on vit en le qualifiant de discrimination. Mais il n’est même pas envisagé que cette familiarité puisse agir en fournissant un instrument de rationalisation. Il est considéré comme évident que son seul rôle est de favoriser une prise de conscience de la réalité.

• Le refus post-moderne d’une pensée libre

Comment se fait-il que des sophismes qui seraient impitoyablement dénoncés si on avait affaire à un domaine ordinaire de connaissance soient ici acceptés? […] L’avènement de la postmodernité est en cause, par la manière dont elle arbitre entre les deux impératifs majeurs des Lumières: le libre examen et l’égalité. À l’époque fondatrice des Lumières, le libre examen prévaut et l’exigence d’égalité lui est subordonnée. Mais dans une vision postmoderne, la hiérarchie se renverse. L’exigence d’égalité se radicalise: l’égalité de respect dû aux individus implique une égalité de respect envers leurs choix de vie comme envers les doctrines qui alimentent ces choix. Du coup, c’est le libre examen qui devient subordonné. Cette évolution est au cœur du regard contemporain porté sur l’islam. […]

La norme devient de faire passer la vérité scientifique après le principe philosophique fondamental de l’égalité de tous les groupes d’hommes

La volonté de promouvoir une société «caractérisée par le pluralisme, la non-discrimination, la tolérance» a conduit au refus de tout traitement différencié, en paroles ou en actes, des membres de groupes distincts. Les différences naguère attribuées à l’inégal accès à des valeurs qualifiées d’objectives, qu’il s’agisse de la raison ou du goût, ont été requalifiées en termes d’effets de domination.

Quand cette perspective est adoptée, la manière de raccorder l’exigence d’égalité et celle de libre examen se transforme. Loin de privilégier un regard exigeant sur le moment présent et de renvoyer au futur la promesse d’égalité, la norme devient plutôt de faire passer la vérité scientifique après le principe philosophique fondamental de l’égalité de tous les groupes d’hommes. Tout jugement d’existence susceptible de mettre en cause cet impératif d’égalité est réputé n’être fondé que sur des préjugés. Ce terme associe dorénavant deux sens en supposant qu’ils vont de pair. Le sens, porté par l’élan initial des Lumières, de ce qui est contraire à la raison critique demeure. De plus le sens, central dans un contexte postmoderne, de ce qui contrevient à l’impératif d’égalité s’y rajoute. Mais, dès lors, le statut à accorder aux faits d’observation fait question. […] Cette évolution a conduit à une mise en question radicale de la liberté d’expression dès lors que l’affirmation sacrée d’égalité entre groupes humains est concernée.

• La fabrique du ressentiment

Les effets du discours de l’islamophobie sur les musulmans qui y adhèrent sont d’autant plus amers qu’en fin de compte la promesse dont il est porteur est mensongère. Il incite les musulmans à croire qu’ils trouveront pleinement leur place dans les sociétés occidentales en étant dispensés de la laborieuse adaptation à ces sociétés qui a été jusqu’ici le lot de toutes les vagues immigrées. La dénonciation comme islamophobe de toute pression poussant à cette adaptation, jointe à l’assurance qu’une telle pression va céder aux coups de boutoir des défenseurs de l’islam, fonde cette promesse. Mais celle-ci ne risque pas d’être tenue. Et ses principales victimes sont les musulmans qui s’y fient.

Intoxiqués par les discours masquant l’emprise d’une contre-société islamique derrière l’affirmation des droits de l’individu à pratiquer sa religion, nombre de musulmans ne semblent pas comprendre les réactions que suscite leur manière d’agir. Il est vraisemblable que beaucoup d’entre eux interprètent et ressentent en toute bonne foi dans le registre d’un manque de respect pour leurs droits religieux ce qui est motivé en fait par le refus d’une emprise sociale. […]

Les musulmans qui écoutent le discours de l’islamophobie sont entretenus dans l’illusion qu’ils pourront un jour être traités comme des semblables tout en continuant à s’affirmer différents

La complexité de l’univers de l’islam est à l’origine de cette pluralité de réactions. L’islam est porteur de ce à quoi l’on pense immédiatement quand on parle de religion: une invitation à une démarche spirituelle, un souci d’éclairer les âmes, d’ouvrir à ce qui dépasse l’horizon le plus tangible, une incitation à méditer sur le sens de l’existence sous le regard de Dieu. […] Mais ce que donnent à voir les pays où il régit la vie sociale montre qu’il possède une autre dimension: l’imposition d’un ordre qui n’hésite pas à contraindre les esprits et les corps. Or deux traits majeurs de cet ordre sont inacceptables pour l’Occident: le refus de la liberté de conscience (un musulman ne peut se convertir librement à une autre religion ou renoncer à sa foi) et le statut d’être inférieur, objet d’un strict contrôle, réservé aux femmes, statut dont les manifestations sont multiples, des règles d’héritage à l’obligation d’adopter une tenue «pudique» en passant par l’interdiction d’épouser un non-musulman.

C’est ce refus de l’Occident qui engendre des réactions hostiles. Pour sa part, le musulman inconnu, dont on ignore quel parti il a pris, suscite une certaine réserve, mais celle-ci s’évapore vite pour peu qu’il laisse entrevoir qu’un tel refus lui est étranger. Le discours de l’islamophobie ne veut rien connaître de ce discernement. […] Les musulmans qui écoutent le discours de l’islamophobie sont entretenus dans l’illusion qu’ils pourront un jour être traités comme des semblables tout en continuant à s’affirmer différents.
http://premium.lefigaro.fr/vox/societe/ ... ealite.php
#4619586
Oh putain ! il y en a qui ne manquent pas d'air chez les propagandistes islamophobes :
Dreuz.info , votre bouffée d'air du matin, pour supporter les mensonges des médias
#4619593
Conseil philosophiques à tous les Islamophobes du Forum.
... Islamophobes, homophobes, europhobes, francophobes, bidulophobes, athéophobes, androphobes, technophobes, gynéphobes ... A force de voir des *phobes partout, on finit par devenir Phobophobe la phobie des phobies, étant une phobie comme une autre.
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