Le plus important forum indépendant de discussions politiques. Commentez l'actualité, participez aux débats sur les réformes et les lois.

Discutez des sujets touchant à notre société et ses institutions

Modérateur : Équipe de modération

#4548223
reminem2 a écrit :
26 oct. 2018, 12:07
Économiquement à gauche, sociétalement à droite. Ça sent le retour du patriotisme ça mon cher Filochou.
Des fois je fait un sondage dans mes blacklistés. T'as rien compris: c'est Économiquement à gauche, sociétalement encore plus à gauche. C'est bon tu restes en orange.
#4550640
Philippe de Villiers : «Nous vivons peut-être la fin d'une civilisation, la nôtre»
...
L'histoire est imprévisible. Cinq ans avant que Clovis n'accède au pouvoir, toutes les élites sont absolument désespérées. La rumeur partagée est partout la même dans les hypocaustes (thermes, NDLR) : «C'est la fin de la civilisation!» L'empereur disparaît. L'Empire se délite. On n'a pas idée de la violence du phénomène. Et tout à coup surgit Clovis. Un pur produit du Barbaricum, sur lequel les évêques vont miser. Ils ont préféré un Franc païen à un Goth aryen. En d'autres termes, personne n'a rien vu venir. Pour un tel sursaut, il faut deux conditions: un mouvement d'idées et un petit reste d'élites visionnaires. Il faut Clovis plus Remi. Le mouvement d'idées est là, mais les élites visionnaires manquent à l'appel. L'avenir, c'est la postmondialisation, le retour aux valeurs simples, aux ancrages, aux terroirs, aux voisinages affectifs, aux retrouvailles avec le temps long, à la transcendance. Le «nouveau monde» de Macron est devenu l'ancien monde. Nous allons vivre la fin de la politique du tout calcul-statistique, et le retour de la politique des hiérarchies distinctives. Depuis Giscard, la vie politique française se décline et se dégrade en une vision économétrique. On n'a plus de visionnaires mais les mécaniciens pullulent. Ils augmentent les impôts en arguant qu'ils vont les baisser. Leurs mensonges sont toujours chiffrés et leurs chiffres sont toujours faux. La politique, ce n'est pas cela, Soljenitsyne me l'avait dit au cours de notre dernier échange: «L'Occident croit que la politique se confond avec l'économie. La politique, c'est la civilisation.» Voilà le langage que les peuples veulent entendre. La prédiction de Soljenitsyne, «les dissidents étaient à l'Est, ils vont passer à l'Ouest», se vérifie, car chaque jour, les résistants aux pesanteurs du système sont de plus en plus nombreux. Qu'est-ce qu'un dissident? C'est un indépendant d'esprit. Qui échappe, par une pensée personnelle, à la chape de plomb.
http://premium.lefigaro.fr/vox/societe/ ... -notre.php

Très bon. Je vous la met en intégrale bande de veinards:
ENTRETIEN - Livre après livre, il explore le passé pour mieux éclairer le présent. Dans son nouvel ouvrage, Le Mystère Clovis (Albin Michel), Philippe de Villiers veut voir des correspondances entre le monde troublé de Clovis et l'Europe contemporaine, elle aussi en proie à une crise civilisationnelle profonde.

LE FIGARO. - Pourquoi consacrer un livre à Clovis aujourd'hui?

Philippe de VILLIERS. - Nous sommes dans des temps de grand trouble. Quand on ne sait plus où on habite, le plus sage est de rebrousser chemin pour savoir d'où l'on vient. Clovis est le premier mur porteur sur lequel on peut poser la main. Il soutient la poutre maîtresse de la petite demeure invisible des filiations françaises. Aujourd'hui, nous sommes le seul pays au monde où la France n'est plus célébrée. Le seul où l'on a oublié que cette vieille nation, qui n'est pas une start-up nation, est riche d'une histoire que l'on devrait choyer car elle est glorieuse ; d'un art de vivre que l'on devrait protéger parce qu'il est fragile ; et d'une langue que l'on devrait déposer dans le sanctuaire des cœurs d'enfants plutôt que de développer l'apprentissage de l'arabe à l'école, comme l'a suggéré M. Blanquer, ou encore d'imposer l'anglais dans toutes les grandes réunions scientifiques comme l'ont fait les présidents de la République depuis Giscard l'atlantiste. Clovis, c'est le roi fondateur pour deux raisons: c'est lui qui a dessiné la première combinaison de la France en rassemblant des territoires, des peuples, des royaumes, par ses victoires ; en convertissant au christianisme les Goths aryens. Sans Clovis, la Gothia aurait succédé à la Romania. La deuxième raison, c'est qu'il est le continuateur de la romanitas. Quand il a vaincu les Wisigoths à Vouillé, il s'est vu remettre devant le tombeau de saint Martin - l'apôtre des Gaules - le titre de consul, la chlamyde de pourpre et le diadème du Princeps. Autrement dit, il est devenu le continuateur de Rome. Le conquérant se laisse conquérir par sa conquête. Il se civilise, il aspire à devenir un barbare romanisé: quelle leçon!

Clovis arrive à la chute de l'Empire romain. Vivons-nous aujourd'hui une période analogue à cette chute?

Il y a des correspondances étranges. Mon livre est à double lecture. Nous vivons peut-être la fin d'une civilisation, la nôtre. C'était la civilisation romaine. Il se trouve que l'Empire romain a chuté en 476, cinq ans avant que Clovis ne soit hissé sur le pavois. Il y a deux points communs entre la déliquescence de l'Empire romain et notre propre décrépitude. À un moment donné, la noblesse sénatoriale romaine, qui ne pense plus qu'à ajouter une couche de porphyre à ses baignoires, ne considère plus le limes, la frontière de l'Empire, comme une urgence à sécuriser. À partir de cet instant, il n'y a plus de différence entre les citoyens et les étrangers. En perdant le limes, Rome va perdre sa fierté, et affaiblir sa capacité à se défendre. Quand il n'y a plus de frontière, l'identité se dilue. Le deuxième point commun désigne la paresse qui abandonne les terres aux Barbares. Le refus du service militaire encourage les Romains de l'otium à confier leur propre sécurité à des Goths ou des Vandales, ce qui reviendrait à laisser travailler des fichés S à l'aéroport de Roissy. En outre, à l'époque, on installe les Barbares partout dans l'Empire romain, dans des enclaves, et on les appelle des «colons». Le mot a une résonance édifiante.

Les migrants, aujourd'hui, viennent pour survivre, pas pour nous coloniser!

Vous parlez comme les sénateurs romains qui disaient des Barbares: «Ils sont doux et pacifiques.» Si l'on décrypte les deux traits essentiels de la décadence romaine - la submersion extérieure et la décomposition intérieure -, on retrouve quelques-uns des symptômes de l'époque actuelle. Notre classe politique ne semble toujours pas comprendre la nécessité de la frontière. On installe, avec leurs mœurs et leur religion, les nouveaux «barbares» sur des portions du territoire français, au risque de préparer ce que François Hollande avait appelé «la partition». Et ce que Gérard Collomb a décrit comme le «côte-à-côte» avant le «face-à-face». La physionomie de la France d'aujourd'hui, où des Français du commun renoncent à aller et venir dans certains coins de France par prudence, parce que ces zones, je cite Gérard Collomb, «sont soumises à la loi du plus fort, qui n'est plus la nôtre», est désormais celle d'une marqueterie de frontières qui ont migré à l'intérieur alors que des espaces d'extraterritorialité islamique se multiplient, où la charia est une tentation. Ce que je décris là, c'est aussi la situation romaine de la fin de l'Empire. Une différence notable toutefois: ils ont mis cinq siècles à s'effondrer ; nous, à partir de Mai 68, on aura été plus performants, plus «progressistes», on n'aura mis que cinquante ans.

La comparaison paraît tout de même tirée par les cheveux! Le contexte n'est pas le même aujourd'hui…

Il est bien pire. Car la grande différence que je sous-entends dans mon livre, entre l'orbis de Clovis et le monde actuel, relève de la démographie: du fait que les Barbares étaient peu nombreux, ils ont été assimilés par la romanitas. Alors qu'aujourd'hui, on est plutôt dans le cas inverse, avec des «Gaulois» livrés à la défrancisation ou qui se barbarisent, sous l'influence de l'«American way of life» ou de l'islam radical. D'après Michel Rouche et Jacques Dupaquier, respectivement historien et démographe, la proportion des Barbares, au moment des grandes invasions, culmine entre 2 % et 5 % de la population autochtone. Il est possible d'assimiler des minorités, surtout quand il s'agit de petites tribus qui n'ont pas de prétention à imposer leur vision de l'avenir parce qu'ils portent sur le monde un regard fruste. Alors qu'à notre époque se croisent sur notre sol des errants désorbités qui ne savent plus où ils habitent face à des migrants qui ne l'ont jamais su. Pour la première fois dans l'histoire de l'Europe, au nom du principe de non-discrimination, on tente de nous soumettre à l'épreuve mortifère de deux bouleversements de civilisation: le premier qui met fin à la frontière physique consiste en l'installation d'une société multiculturelle, donc multiconflictuelle et multidéculturée où nous avons vocation à devenir minoritaires ; et le second, qui met fin à la frontière anthropologique, c'est-à-dire la frontière entre les sexes, entre la vie et la mort, entre l'animal et l'homme. Nous tentons une double expérience de dissociété diversitaire et de désaffiliation. Nous proposons aux citoyens de vivre sans nation, sans famille et sans mémoire. C'est la fabrique de l'homme de sable.

Concernant les frontières, nous faisons face à un paradoxe: effacement des frontières traditionnelles mais apparition de nouvelles microfrontières comme les péages à l'entrée des grandes villes. Est-ce le retour à la féodalité?

Oui, il y a même un double retour à la féodalité. D'abord celui que vous évoquez: les frontières intérieures pour les riches. Des barrières que ne peuvent se payer que les nantis, dans le but de protéger des sanctuaires de bourgeois-bohèmes, ghettoïsés à côté des garages à vélos. Ces cercles de sécurité mercantile permettent pour l'instant aux riches de continuer à survivre comme des riches. Comme dans le film LeDocteur Jivago (1965), ils trouvent distrayant de regarder, depuis leurs belvédères à double vitrage, les rixes des bandes dans la rue. Ils ne manquent pas de faire venir des Africains pas chers afin de faire baisser le prix des courses de sushis. N'oublions pas qu'à Rome les porteurs d'eau et portefaix étaient des Barbares, que les sénateurs romains attiraient à eux pour diminuer le coût de la main-d'œuvre. Ainsi, la frontière s'est déplacée de l'extérieur vers l'intérieur, protégeant des havres réservés aux riches. Conjointement, on trouve des parentés entre le droit communautaire et l'époque mérovingienne. L'Europe de la directive des travailleurs détachés applique aujourd'hui le droit du peuple d'origine. Il s'agit d'un droit non plus territorial mais personnel, comme c'était le cas à l'époque de Clovis.

À vous entendre, cette chute est en partie liée à la construction européenne?

La construction européenne est, à la vérité, une déconstruction de l'Europe. Elle est à l'Europe ce que Le Corbusier est au Mont-Saint-Michel, une grimace hideuse de «cité radieuse». Nous sommes devant une prétention inouïe: une gouvernance acéphale qui vise à se débarrasser des nations millénaires, des souverainetés, des États, des ferveurs et des peuples. D'ailleurs, quand un peuple a le malheur de s'exprimer dans les urnes et de crier qu'il ne veut pas mourir, on hurle au populisme. C'est éloquent. Nos élites désignent les peuples comme un véritable danger à redouter. À cause de l'extension indéfinie du système européiste et mondialiste. Après la chute du mur de Berlin, on a élevé le mur de Maastricht. C'est un mur érigé sur quelques pierres branlantes de la postmodernité globale: on a cru à la fin de l'histoire, à l'émergence des fraternités cosmiques, au marché planétaire de masse qui devait dissoudre les identités récalcitrantes comme de simples calculs rénaux. On transforme le citoyen en consommateur compulsif. On marchande ses rêves et on lui vend de nouvelles pulsions que le divin marché exauce. Enfin, après la chute du Mur, on a cru à la fin des idées et des religions, au nom d'un syncrétisme consumériste post-laïque. Aujourd'hui, nous réalisons que cette projection futuriste était une illusion mais nous en payons le prix fort.

Pourquoi avoir soutenu Emmanuel Macron, européen déclaré?

Je n'ai soutenu personne. Emmanuel et Brigitte Macron sont venus au Puy du Fou le 19 août 2016. Je leur en suis reconnaissant, vu que les autres allaient promener leurs Ray-Ban à Disneyland. Durant nos conversations, nous avons abordé les sujets de fond. Ce qui m'avait frappé à l'époque, c'est que nous portions le même regard sur la fonction présidentielle symbolique, la sacralité régalienne, la posture du mystère au sens gaullien du terme, le danger de désagrégation, le choc identitaire, la nécessité de combattre l'islamisme et de ne pas installer l'Islam en France. Lorsque j'ai suivi ses premiers pas au Louvre, puis vu Trump sur les Champs-Élysées, Poutine à Versailles, je me suis dit: «Il a compris, il pratique la verticalité régalienne.» Et tout à coup, patatras. La Fête de la musique avec les rappeurs en résille à l'Élysée, le doigt d'honneur à Saint-Martin et enfin les anathèmes contre les peuples eurosceptiques, qu'il qualifie de «lèpre populiste». Le choix est simple: ou bien Emmanuel Macron comprend le choc identitaire et se décide à démanteler la contre-société où des populations entières sont déjà en sécession, en imposant la France, en l'imposant physiquement dans les quartiers, en l'imposant moralement, mentalement, culturellement. Ou bien il continue à jouer le fondé de pouvoir de Bruxelles et il sera balayé.

Que peut nous enseigner Clovis au XXIe siècle?

L'histoire est imprévisible. Cinq ans avant que Clovis n'accède au pouvoir, toutes les élites sont absolument désespérées. La rumeur partagée est partout la même dans les hypocaustes (thermes, NDLR) : «C'est la fin de la civilisation!» L'empereur disparaît. L'Empire se délite. On n'a pas idée de la violence du phénomène. Et tout à coup surgit Clovis. Un pur produit du Barbaricum, sur lequel les évêques vont miser. Ils ont préféré un Franc païen à un Goth aryen. En d'autres termes, personne n'a rien vu venir. Pour un tel sursaut, il faut deux conditions: un mouvement d'idées et un petit reste d'élites visionnaires. Il faut Clovis plus Remi. Le mouvement d'idées est là, mais les élites visionnaires manquent à l'appel. L'avenir, c'est la postmondialisation, le retour aux valeurs simples, aux ancrages, aux terroirs, aux voisinages affectifs, aux retrouvailles avec le temps long, à la transcendance. Le «nouveau monde» de Macron est devenu l'ancien monde. Nous allons vivre la fin de la politique du tout calcul-statistique, et le retour de la politique des hiérarchies distinctives. Depuis Giscard, la vie politique française se décline et se dégrade en une vision économétrique. On n'a plus de visionnaires mais les mécaniciens pullulent. Ils augmentent les impôts en arguant qu'ils vont les baisser. Leurs mensonges sont toujours chiffrés et leurs chiffres sont toujours faux. La politique, ce n'est pas cela, Soljenitsyne me l'avait dit au cours de notre dernier échange: «L'Occident croit que la politique se confond avec l'économie. La politique, c'est la civilisation.» Voilà le langage que les peuples veulent entendre. La prédiction de Soljenitsyne, «les dissidents étaient à l'Est, ils vont passer à l'Ouest», se vérifie, car chaque jour, les résistants aux pesanteurs du système sont de plus en plus nombreux. Qu'est-ce qu'un dissident? C'est un indépendant d'esprit. Qui échappe, par une pensée personnelle, à la chape de plomb.
#4550670
Où et comment le filochar se tire une balle dans le pied.
Lis au moins ce que tu proposes, grand benêt. C'est ton libéralisme adoré que le baronnet fustige.

N'oublions pas qu'à Rome les porteurs d'eau et portefaix étaient des Barbares, que les sénateurs romains attiraient à eux pour diminuer le coût de la main-d'œuvre. Ainsi, la frontière s'est déplacée de l'extérieur vers l'intérieur, protégeant des havres réservés aux riches.
#4550908
Knulp a écrit :
31 oct. 2018, 09:15
J'aime bien ce qu'est devenu Villiers.
J'ai aussi une certaine tendresse pour les maniaco-dépressifs.

Un jour il s'extasie devant Macron, qui est la quintessence du monde moderne ; le lendemain il déplore notre effondrement civilisationnel, dont Macron est une sorte de syndic de faillite.
Ca me fait penser à ma mamy gateau(je l'appelle mamé). Un amour de grand-mère, mais qui de temps en temps peut vous sortir une vacherie.
#4550928
polomnic a écrit :
31 oct. 2018, 17:39
Knulp a écrit :
31 oct. 2018, 09:15
J'aime bien ce qu'est devenu Villiers.
J'ai aussi une certaine tendresse pour les maniaco-dépressifs.

Un jour il s'extasie devant Macron, qui est la quintessence du monde moderne ; le lendemain il déplore notre effondrement civilisationnel, dont Macron est une sorte de syndic de faillite.
Ca me fait penser à ma mamy gateau(je l'appelle mamé). Un amour de grand-mère, mais qui de temps en temps peut vous sortir une vacherie.
bah c'est expliqué dans l'interview et assez convainquant je trouve:

Je n'ai soutenu personne. Emmanuel et Brigitte Macron sont venus au Puy du Fou le 19 août 2016. Je leur en suis reconnaissant, vu que les autres allaient promener leurs Ray-Ban à Disneyland. Durant nos conversations, nous avons abordé les sujets de fond. Ce qui m'avait frappé à l'époque, c'est que nous portions le même regard sur la fonction présidentielle symbolique, la sacralité régalienne, la posture du mystère au sens gaullien du terme, le danger de désagrégation, le choc identitaire, la nécessité de combattre l'islamisme et de ne pas installer l'Islam en France. Lorsque j'ai suivi ses premiers pas au Louvre, puis vu Trump sur les Champs-Élysées, Poutine à Versailles, je me suis dit: «Il a compris, il pratique la verticalité régalienne.» Et tout à coup, patatras. La Fête de la musique avec les rappeurs en résille à l'Élysée, le doigt d'honneur à Saint-Martin et enfin les anathèmes contre les peuples eurosceptiques, qu'il qualifie de «lèpre populiste».


Cela étant Macron avait déjà parlé de crime contre l'humanité en Algérie ou de culture française qui n'existe pas que De Villiers continuait à parler de Macron en bien. ça aurait du l'alerter sur le progressisme de Macron. Donc il y a du vrai dans ce que vous dites.
#4550930
Aujourd'hui, nous sommes le seul pays au monde où la France n'est plus célébrée. Le seul où l'on a oublié que cette vieille nation, qui n'est pas une start-up nation, est riche d'une histoire que l'on devrait choyer car elle est glorieuse ; d'un art de vivre que l'on devrait protéger parce qu'il est fragile ; et d'une langue que l'on devrait déposer dans le sanctuaire des cœurs d'enfants plutôt que de développer l'apprentissage de l'arabe à l'école.

La construction européenne est, à la vérité, une déconstruction de l'Europe. Elle est à l'Europe ce que Le Corbusier est au Mont-Saint-Michel, une grimace hideuse de «cité radieuse». Nous sommes devant une prétention inouïe: une gouvernance acéphale qui vise à se débarrasser des nations millénaires, des souverainetés, des États, des ferveurs et des peuples. D'ailleurs, quand un peuple a le malheur de s'exprimer dans les urnes et de crier qu'il ne veut pas mourir, on hurle au populisme. C'est éloquent. Nos élites désignent les peuples comme un véritable danger à redouter.

http://premium.lefigaro.fr/vox/societe/ ... -notre.php
#4553265
«Le populisme exprime l'instinct de survie des peuples»

C'est long mais c'est bon. Extraits:

La dénonciation d'une vague populiste planétaire, signe prétendu d'une montée des périls et de l'arrivée d'une nouvelle «peste brune» qui voudrait abattre les démocraties libérales et progressistes européennes, mais aussi américaine, brésilienne ou philippine, témoigne d'une gravissime incompréhension de la vérité même de l'expression démocratique contemporaine dans de vastes parties du monde. La solution, nous dit-on la mine grave? «Faire front»… en poursuivant la fuite en avant politicienne et la défausse technocratique. Haro sur le baudet! Tous ces apprentis dictateurs qui, en Hongrie, Pologne, République Tchèque, Autriche, Italie, aux États-Unis, aux Philippines et désormais au Brésil l'emportent sur les partis traditionnels sont les ennemis d'une «démocratie» incomprise, et leurs électeurs d'ignorantes victimes qui ne savent pas ce qu'ils font en votant pour eux.
Comme c'est commode! Gommant comme par magie toutes les turpitudes de gouvernants déchus souvent corrompus ou démagogues, qui n'ont en commun que leur arrogance et leur inefficacité dans la gestion de leurs pays respectifs..
..
Mais ces incantations courroucées contre le danger «populiste» et la réaffirmation martiale du «no pasaran» contre des «valeurs démocratiques et républicaines» sont sans objet et seront sans effet. Et même contre-productives. Premièrement, car les mots ne valent pas action. Confusion particulièrement aiguë chez les élites françaises. Deuxièmement, car la peur n'évite pas le danger. C'est le déni de la réalité, l'ignorance et l'aveuglement qui sont dangereux, pas les réalités électorales et politiques désormais lourdes que nos Cassandre démagogues prétendent ainsi conjurer.
..
simplement des évidences qui gênent les utopistes et les politiciens qui depuis longtemps ont abdiqué leurs responsabilités et oublié ce que signifie précisément gouverner en démocratie: écouter, comprendre, représenter et servir les intérêts du peuple de vos mandants qui vous a délégué sa souveraineté. Servir, c'est d'abord s'oublier, totalement, penser plus grand que soi et agir par total dévouement. C'est voir loin et penser librement. C'est oser décider et affronter l'impopularité immédiate de décisions nécessaires. C'est convaincre. C'est protéger ceux qui vous ont fait confiance. C'est leur dire la vérité. C'est comprendre la complexité des mutations planétaires, qu'elles soient démographiques, économiques, culturelles, religieuses, environnementales. C'est prendre la mesure de leur signification géopolitique et de l'évolution probable des rapports de force dans lesquels il faut préserver l'intérêt national. C'est enfin parvenir à conjuguer la préservation des libertés politiques et des droits humains sans laisser la collectivité nationale se fragmenter autour de corporatismes revendicatifs qui insidieusement, privatisent peu à peu l'espace public et l'exposent à toutes les instrumentalisations internes et externes.
Gouverner, c'est donc trouver l'alchimie délicate entre libéralisme économique, progressisme tempéré et un certain conservatisme sociétal autour des notions de lien, de famille, de patrie aussi. C'est ne pas sauter à pieds joints, juste pour «être dans le coup», dans les fantasmes transhumanistes et les ruptures anthropologiques en cours, cyniquement présentées comme des vecteurs de progrès humain, en fait accélérateur de la satisfaction illimitée du tout-puissant désir des individus. Ce désir qui est une tyrannie, qui arase tout sur son passage, la famille, l'Histoire, la filiation, le cœur même de l'humanité de l'homme. Évidemment, tout cela est difficile, aléatoire, ingrat. Il est plus aisé de pratiquer frénétiquement la méthode Coué et de faire tourner les moulins à vent en stigmatisant les relents de «fascisme» au lieu de traiter enfin les problèmes.
...

http://www.lefigaro.fr/vox/politique/20 ... euples.php

Je l'ai mis la parce que Caroline Galactéros est une des nombreuse figure talentueuse du renouveau du conservatisme français.
Il faut maintenant que ça se traduise dans les urnes mais c'est un autre débat. ..qu'on poursuivra dans le fil LR: la reconstruction.. ;)
#4553267
filochard a écrit :
05 nov. 2018, 13:07
«Le populisme exprime l'instinct de survie des peuples»

C'est long mais c'est bon. Extraits:

La dénonciation d'une vague populiste planétaire, signe prétendu d'une montée des périls et de l'arrivée d'une nouvelle «peste brune» qui voudrait abattre les démocraties libérales et progressistes européennes, mais aussi américaine, brésilienne ou philippine, témoigne d'une gravissime incompréhension de la vérité même de l'expression démocratique contemporaine dans de vastes parties du monde. La solution, nous dit-on la mine grave? «Faire front»… en poursuivant la fuite en avant politicienne et la défausse technocratique. Haro sur le baudet! Tous ces apprentis dictateurs qui, en Hongrie, Pologne, République Tchèque, Autriche, Italie, aux États-Unis, aux Philippines et désormais au Brésil l'emportent sur les partis traditionnels sont les ennemis d'une «démocratie» incomprise, et leurs électeurs d'ignorantes victimes qui ne savent pas ce qu'ils font en votant pour eux.
Comme c'est commode! Gommant comme par magie toutes les turpitudes de gouvernants déchus souvent corrompus ou démagogues, qui n'ont en commun que leur arrogance et leur inefficacité dans la gestion de leurs pays respectifs..
..
Mais ces incantations courroucées contre le danger «populiste» et la réaffirmation martiale du «no pasaran» contre des «valeurs démocratiques et républicaines» sont sans objet et seront sans effet. Et même contre-productives. Premièrement, car les mots ne valent pas action. Confusion particulièrement aiguë chez les élites françaises. Deuxièmement, car la peur n'évite pas le danger. C'est le déni de la réalité, l'ignorance et l'aveuglement qui sont dangereux, pas les réalités électorales et politiques désormais lourdes que nos Cassandre démagogues prétendent ainsi conjurer.
..
simplement des évidences qui gênent les utopistes et les politiciens qui depuis longtemps ont abdiqué leurs responsabilités et oublié ce que signifie précisément gouverner en démocratie: écouter, comprendre, représenter et servir les intérêts du peuple de vos mandants qui vous a délégué sa souveraineté. Servir, c'est d'abord s'oublier, totalement, penser plus grand que soi et agir par total dévouement. C'est voir loin et penser librement. C'est oser décider et affronter l'impopularité immédiate de décisions nécessaires. C'est convaincre. C'est protéger ceux qui vous ont fait confiance. C'est leur dire la vérité. C'est comprendre la complexité des mutations planétaires, qu'elles soient démographiques, économiques, culturelles, religieuses, environnementales. C'est prendre la mesure de leur signification géopolitique et de l'évolution probable des rapports de force dans lesquels il faut préserver l'intérêt national. C'est enfin parvenir à conjuguer la préservation des libertés politiques et des droits humains sans laisser la collectivité nationale se fragmenter autour de corporatismes revendicatifs qui insidieusement, privatisent peu à peu l'espace public et l'exposent à toutes les instrumentalisations internes et externes.
Gouverner, c'est donc trouver l'alchimie délicate entre libéralisme économique, progressisme tempéré et un certain conservatisme sociétal autour des notions de lien, de famille, de patrie aussi. C'est ne pas sauter à pieds joints, juste pour «être dans le coup», dans les fantasmes transhumanistes et les ruptures anthropologiques en cours, cyniquement présentées comme des vecteurs de progrès humain, en fait accélérateur de la satisfaction illimitée du tout-puissant désir des individus. Ce désir qui est une tyrannie, qui arase tout sur son passage, la famille, l'Histoire, la filiation, le cœur même de l'humanité de l'homme. Évidemment, tout cela est difficile, aléatoire, ingrat. Il est plus aisé de pratiquer frénétiquement la méthode Coué et de faire tourner les moulins à vent en stigmatisant les relents de «fascisme» au lieu de traiter enfin les problèmes.
...

http://www.lefigaro.fr/vox/politique/20 ... euples.php

Je l'ai mis la parce que Caroline Galactéros est une des nombreuse figure talentueuse du renouveau du conservatisme français.
Il faut maintenant que ça se traduise dans les urnes mais c'est un autre débat. ..qu'on poursuivra dans le fil LR: la reconstruction.. ;)
Toujours en train de jouer avec ton caca libéral?

Aucun français n'en veut, tu n'as toujours pas compris?
#4553272
'tain le niveau. t'as pas honte parce que tu ne peux réaliser l'ampleur de ta nullité.
#4553274
jabar a écrit :
05 nov. 2018, 13:44
C'est un fonx. Lui cause pas.
Oui assez représentatif. Il faut que je me retienne d'en faire une théorie, mais c'est comme les muzuls: il y a des gens bien mais une proportion de cons anormalement élevée.
#4553285
filochard a écrit :
05 nov. 2018, 13:46
jabar a écrit :
05 nov. 2018, 13:44
C'est un fonx. Lui cause pas.
Oui assez représentatif. Il faut que je me retienne d'en faire une théorie, mais c'est comme les muzuls: il y a des gens bien mais une proportion de cons anormalement élevée.
D'une main il conduit son Fenwick, de l'autre il écrit son ignoble bouillie libérale. Pas étonnant que ça ne veuille rien dire.
#4553310
Faut me comprendre: j'étais sous le charme de l'article ci-dessus et de l'intelligence et aisance d'expression de l'auteur, et quand tu as déboulé, toi et ta bêtise que je pense sur-jouée, ça m'a fait un choc.
#4553312
La gazelle demande que les lions fassent la loi. Dans le monde libéral que tu prônes, tu ne tiendrais pas 5 min mon Filochou.

Tu n'aurais même pas assez d'argent pour envoyer tes gosses au lycée et donc te dépasser intellectuellement.
  • 1
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8

Jamais les russes n'auraient combattu pour les n[…]

Vos déplorables prédécesseu[…]

J'ai l'impression que vous ne connaissez pas bi[…]

Belle manœuvre et beaucoup d’anciens[…]