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Modérateur : Équipe de modération

#4382910
allmen67 a écrit :
12 déc. 2017, 14:02
Filochard, je ne vais pas me lancer dans une polémique autour de la sémantique d'un mot.
Je ne constate qu'un fait historique absolument irréfutable: l'Europe de 1970/1914 est très nationaliste et que ce fait (avec d'autres évidemment) a participé à l'engrenage fatal y compris après 1918.

Et sachez aussi que j'ai certainement bien plus d'arguments historiques à faire valoir sans à priori idéologiques que vous sur cette époque.
Vous êtes dans un débat totalement obnubilé par vos préférences idéologiques là où moi, je reste autant que possible objectif.
Et bien allons y: les causes de la 1ere GM:
- la politique anglaise cherchant à empêcher l’émergence d'un pays hégémonique sur le continent menant à la guerre contre Napoléon et au refus de toute paix avec Napoléon sous le prétexte bidon de la Belgique,
- Napoléon qui prend un peut trop au pied de la lettre sa propre devise "la meilleur défense c'est l'attaque" et attaque la Russie au lieu de se retrancher derrière le Rhin, le Po, et l'Ebre,
- la défaite de Napoléon en Russie entrainant la chute de la France,
- l’Angleterre qui continue à voir en la France le pays le plus puissant d’Europe et ne voit pas que la Prusse est en train d'annexer tous les états Allemands et devenir hégémonique à son tour,
- la Prusse qui annexe l'Alsace et la Lorraine en 1870 contre l'avis de Bismark.
A partir de là la guerre était inévitable.

Quand vous dites des millions de morts pour l'Alsace et la Lorraine c'est stupide: on ne savait pas qu'il y aurait des millions de morts. Et quand bien meme...

Maintenant dites moi: ou dans ce bref résumer le nationalisme est il la cause de la guerre ? -

Tout ce que je vous concède c'est que la nationalisme a été un facteur aggravant: il a fait des troupes motivées et ardentes au combat. Mais dire que le nationalisme est la cause de la guerre est aussi stupide que de dire que des soldats bien entrainés sont la cause de la guerre.

En ce qui concerne la France une certitude, c'est que le nationalisme nous a sauvé et est un facteur important de la victoire.

Comme le nationalisme nous permettra de vaincre l'islamisme en France et de venger Nice 2015.
#4382935
allmen67 a écrit :
12 déc. 2017, 14:02
Vous êtes dans un débat totalement obnubilé par vos préférences idéologiques là où moi, je reste autant que possible objectif.
Cette phrase n'a pas de sens : tout choix politique émane d'arbitraires moraux. Il n'existe pas de morale naturelle.

Or vous avez exprimé un choix : celui de la paix avant tout, au prix de la soumission si nécessaire. A vous lire il aurait fallu abandonner l'Alsace à l'Allemagne, puis laisser l'Allemagne nous conquérir, se soumettre aux envahisseurs.

Et aujourd'hui il faudrait encore ne rien faire contre l'immigration et se soumettre à l'Islam. Tout juste marmonnez-vous sans souci de cohérence qu'ils finiront bien par devenir français, même après qu'ils seront devenus majoritaires.


Au fait, si le nationalisme c'est la guerre, pourquoi diable construire une nation européenne ? Comment croire que les mêmes problèmes n'apparaîtront pas à une autre échelle ?

Ainsi notez que l'UE n'est pas en reste en matière de colonialisme et d'impérialisme. Par exemple la moitié de la population d'Angleterre aurait été non-anglaise d'ici à 2050 (à cause de l'immigration européenne, très supérieure aux autres, que l'UE a tenté de continuer à imposer après le Brexit). Et la Suisse prend le même chemin avec 30% de la population qui est déjà européenne. Et Berlin devient anglophone.

Enfin admirez notre appui au coup d'état en Ukraine où nous avons soutenu des néo-nazis dans un contexte de guerre ethnique afin de capter ce pays dans l'UE et agrandir nos frontières. Ce qui a créé un conflit latent avec la Russie. Ai-je mentionné que la haine ne cesse de grandir en Europe parce que vous avez voulu forcer des intérêts différents à appliquer les mêmes règles, et parce que vous tentez de détruire nos pays et nos peuples ?

Si nous continuons sur cette voie l'Europe connaîtra des guerres au cours de ce siècle. Guerres ethniques d'abord à cause de l'immigration, guerres entre pays ensuite parce que les gens réagirotn à votre tentative de détruire leurs nations pour leur en imposer une nouvelle, et parce que vous aurez sacrifié leurs intérêts au nom de votre intérêt supérieur. Foutus internationalistes.


Les nations et royaumes sont inévitables : elles découlent des identités. Pour éviter la guerre il faut de bonnes règles minimalistes, respectant les intérêts nationaux de chacun et leurs identités. Tenter de détruire les nations et les peuples amènera la guerre.
#4383722
Vous vous placez sur un terrain que je n'ai pas évoqué. Je ne faisais que répondre à filochard à propos de son affirmation que récupérer l'Alsace-Moselle "n'avait pas de prix". Si, il y a eu un prix et très lourd.

Je suis beaucoup plus réaliste que vous pour stopper l'immigration.

Les propositions de la FI nous donnent la possibilité de les diminuer drastiquement. Elles paraissent inenvisageables simplement parce qu'elles n'ont pas encore circuler de manière importante comme toutes les idées nouvelles tandis que les vôtres nous promettent une guerre de 1 000 ans basée sur la théorie apocalyptique de la guerre des civilisations mais peut-être que c'est ce que vous désirez.
#4383731
filochard a écrit :
12 déc. 2017, 20:24
allmen67 a écrit :
12 déc. 2017, 14:02
Filochard, je ne vais pas me lancer dans une polémique autour de la sémantique d'un mot.
Je ne constate qu'un fait historique absolument irréfutable: l'Europe de 1970/1914 est très nationaliste et que ce fait (avec d'autres évidemment) a participé à l'engrenage fatal y compris après 1918.

Et sachez aussi que j'ai certainement bien plus d'arguments historiques à faire valoir sans à priori idéologiques que vous sur cette époque.
Vous êtes dans un débat totalement obnubilé par vos préférences idéologiques là où moi, je reste autant que possible objectif.
Et bien allons y: les causes de la 1ere GM:
- la politique anglaise cherchant à empêcher l’émergence d'un pays hégémonique sur le continent menant à la guerre contre Napoléon et au refus de toute paix avec Napoléon sous le prétexte bidon de la Belgique,
- Napoléon qui prend un peut trop au pied de la lettre sa propre devise "la meilleur défense c'est l'attaque" et attaque la Russie au lieu de se retrancher derrière le Rhin, le Po, et l'Ebre,
- la défaite de Napoléon en Russie entrainant la chute de la France,
- l’Angleterre qui continue à voir en la France le pays le plus puissant d’Europe et ne voit pas que la Prusse est en train d'annexer tous les états Allemands et devenir hégémonique à son tour,
- la Prusse qui annexe l'Alsace et la Lorraine en 1870 contre l'avis de Bismark.
A partir de là la guerre était inévitable.

Quand vous dites des millions de morts pour l'Alsace et la Lorraine c'est stupide: on ne savait pas qu'il y aurait des millions de morts. Et quand bien meme...

Maintenant dites moi: ou dans ce bref résumer le nationalisme est il la cause de la guerre ? -

Tout ce que je vous concède c'est que la nationalisme a été un facteur aggravant: il a fait des troupes motivées et ardentes au combat. Mais dire que le nationalisme est la cause de la guerre est aussi stupide que de dire que des soldats bien entrainés sont la cause de la guerre.

En ce qui concerne la France une certitude, c'est que le nationalisme nous a sauvé et est un facteur important de la victoire.

Comme le nationalisme nous permettra de vaincre l'islamisme en France et de venger Nice 2015.
Remonter à Napoléon pour expliquer la 1ère Guerre mondiale... [smilie=icon_mrgreen.gif] Vous croyez que nos décideurs politiques (français ou étrangers qu'importe) pensaient à ça en 14?
Et moi qui pensais que vous alliez nous sortir les vraies raisons: les craintes anglaises de perdre leur suprématie en Europe depuis la fin du XIXème siècle face aux allemands (réaction typiquement nationaliste), la France qui veut récupérer l'Alsace/Moselle qui entraîne évidemment une crainte allemande (réactions doublement nationaliste), le pangermanisme allemand qui veut sa "place au soleil" colonial au détriment de la France qui prend peur évidemment (voir les crises au Maroc: double réactions nationaliste), le nationalisme serbe face au nationalisme autrichien, le nationalisme russe dans la question des Détroits face au mouvement ultra-nationaliste des Jeunes Turcs. Je pourrais rajouter accessoirement le nationalisme irlandais.

"On ne savait pas...". On dira aussi ça dans un siècle (s'il y a une descendance) quand votre nationalisme aura coûté des dizaines de millions de victimes et à mon avis sans victoire car cette fois-ci vous allez faire face à plus d'un miliard de personnes et pas à quelques dizaines de millions seulement.
#4383944
allmen67 a écrit :
14 déc. 2017, 16:21
Les propositions de la FI nous donnent la possibilité de les diminuer drastiquement.
La stopper quand ? En 2200 ?! Vous insultez votre intelligence.

Dîtes-nous concrètement combien de milliards vous allez donner chaque année pour développer ces pays. Pour rappel il y a 1,5 milliards d'habitants en Afrique et au Moyen-Orient, pour un PIB annuel de 4000 milliards de dollars.
#4383947
allmen67 a écrit :
14 déc. 2017, 16:51
"On ne savait pas...". On dira aussi ça dans un siècle (s'il y a une descendance) quand votre nationalisme aura coûté des dizaines de millions de victimes et à mon avis sans victoire car cette fois-ci vous allez faire face à plus d'un miliard de personnes et pas à quelques dizaines de millions seulement.
Êtes-vous en train de nous dire que vous acceptez la colonisation de la France et votre soumission à l'Islam car vous avez peur qu'ils nous fassent la guerre si nous refusons ? Seriez-vous si lâche et si veule ?!


Et quand bien même vous auriez raison et qu'il nous faudrait verser le prix du sang, je répondrais à nos descendants qu'entre la certitude de la soumission et le risque de la mort, mieux vaut une vie courte, libre et la tête haute plutôt qu'une vie longue amère et soumis, à ne pas oser se regarder dans un miroir.

Il y a plus important dans la vie que de pouvoir consommer en paix. Voir mon pays se soumettre à l'envahisseur, se mépriser et se suicider me fait honte et me désole à un point que vous ne pouvez imaginer.
#4383954
allmen67 a écrit :
14 déc. 2017, 16:21
Les propositions de la FI nous donnent la possibilité de les diminuer drastiquement. Elles paraissent inenvisageables simplement parce qu'elles n'ont pas encore circuler de manière importante comme toutes les idées nouvelles tandis que les vôtres nous promettent une guerre de 1 000 ans basée sur la théorie apocalyptique de la guerre des civilisations mais peut-être que c'est ce que vous désirez.
la guerre des civilisations c'est un peu fort, leur opposition & concurrence, oui, c'est une nécessité et, même, une esthétique.
L'hypothèse inverse c'est la fusion de l'humanité dans un même creuset. En ce qui me concerne c'est là qu'est l'abolition de son humanité, une convergence menant à l'uniformité.
Si la diversité crée le conflit, alors qu'il en soit ainsi, mieux vaut des civilisations et peuples créant chacun leur univers, leurs valeurs, leurs beautés, leurs rites qu'un melting-pot identique de Tomboucto à Malmo et de Las vegas à Pékin.
france2100 a/ont remercié ça
#4383979
allmen67 a écrit :
14 déc. 2017, 16:51
Remonter à Napoléon pour expliquer la 1ère Guerre mondiale... [smilie=icon_mrgreen.gif] Vous croyez que nos décideurs politiques (français ou étrangers qu'importe) pensaient à ça en 14?
Je vous ai donné les vrai raisons géopolitiques et il n'y a pas besoin que les décideurs en soient conscient pour que les dynamiques enclenchées fassent leur oeuvre.
Tout le reste n'est que détail ou propagande.
allmen67 a écrit :
14 déc. 2017, 16:51
"On ne savait pas...". On dira aussi ça dans un siècle (s'il y a une descendance) quand votre nationalisme aura coûté des dizaines de millions de victimes et à mon avis sans victoire car cette fois-ci vous allez faire face à plus d'un miliard de personnes et pas à quelques dizaines de millions seulement.
vous avez raison: dans le doute autant capituler préventivement. [smilie=thinking.gif]
#4383999
Clavier56 a écrit :
15 déc. 2017, 00:31
Nous gagnerons parceque nous sommes les plus forts ...300 têtes nucléaires quand même [smilie=icon_smile025.gif]
seule puissance européenne nucléaire, ouep!

maintenant que les anglais ont dit bye bye...
l'Europe DOIT payer un loyer à la france, pour son parapluie dissuasif!
#4384005
nymo a écrit :
15 déc. 2017, 00:36
l'Europe DOIT payer un loyer à la france, pour son parapluie dissuasif!
Le parapluie n'est dissuasif que s'il ne couvre que nos besoin vitaux. Sinon c'est du bluff.
#4384007
filochard a écrit :
15 déc. 2017, 00:59
nymo a écrit :
15 déc. 2017, 00:36
l'Europe DOIT payer un loyer à la france, pour son parapluie dissuasif!
Le parapluie n'est dissuasif que s'il ne couvre que nos besoin vitaux. Sinon c'est du bluff.
je plaisantais
c'est déjà beau de voir l'Europe raquer 60 millions pour les forces anti islamistes au Sahel.
#4384210
nymo a écrit :
15 déc. 2017, 00:36
l'Europe DOIT payer un loyer à la france, pour son parapluie dissuasif!
Scénario 1 :
Paris : vous venez de bombarder nos amis allemands, nous allons répondre !
Moscou : si vous faîtes ça nous rasons Paris.
Paris : finalement nous voilà débarassés des bosches, c'est pas plus mal.


Scénario 2 :
- Un jihadiste après la capture des armes nucléaires iraniennes : Allah Akbar, tchic tchic !
- Général français : dans douze minutes la ville sera rasée, que devons-nous faire Mr le président ?
- Macron : ben ?! Et l'équilibre de la dissuasion nucléaire ?! C'est pas gentleman du tout !
#4384220
france2100 a écrit :
15 déc. 2017, 15:38
nymo a écrit :
15 déc. 2017, 00:36
l'Europe DOIT payer un loyer à la france, pour son parapluie dissuasif!
Scénario 1 :
Paris : vous venez de bombarder nos amis allemands, nous allons répondre !
Moscou : si vous faîtes ça nous rasons Paris.
Paris : finalement nous voilà débarassés des bosches, c'est pas plus mal.


Scénario 2 :
- Un jihadiste après la capture des armes nucléaires iraniennes : Allah Akbar, tchic tchic !
- Général français : dans douze minutes la ville sera rasée, que devons-nous faire Mr le président ?
- Macron : ben ?! Et l'équilibre de la dissuasion nucléaire ?! C'est pas gentleman du tout !
la dissuasion ne vaut que lorsque l'on reste au stade de la dissuasion.

le cas du terroriste, sort de ce champ car il s'en fout complet de la dissuasion.
#4441661
...
Ce lien indicible, presque inconscient, qui ne se réveille qu'en cas d'affront ou d'exaltation collective, habite tous ceux, Français de longue date ou non, qui ont été élevés par leurs parents et leurs enseignants dans l'amour de la patrie. Si cette éducation familiale existe encore dans de nombreux foyers, en toute discrétion, presque en catimini, beaucoup de familles apprennent aussi à leurs enfants à haïr la France, leur pays de naissance mais pas de cœur.

Ils sont aidés par l'école publique où la doxa du «vivre-ensemble» universel et du «tout se vaut» (ayant pour corollaire le «rien ne vaut rien») a expulsé le patriotisme, relégué au rang des sentiments nauséabonds. On aura tout écrasé, tout déraciné, à commencer par l'enseignement de l'histoire réduit à l'analyse scrupuleuse des «pages sombres» quand on réserve le zapping des «pédagogies actives» pour les autres thèmes historiques. À l'école aujourd'hui, on continue de se gargariser du prêchi-prêcha droits de l'hommiste, de la tolérance diversitaire, du multiculturalisme béat, qui obligent à taire toutes les aspérités de la pensée et interdisent de facto l'exercice d'une intelligence critique du monde, ce qui est pourtant la mission culturelle de l'école. C'est pourquoi le déracinement culturel, historique autant que littéraire, a été scrupuleusement organisé depuis plus de cinquante ans par les «rénovateurs progressistes» qui ont édicté après la guerre que la patrie, c'est le Mal. D'où le projet européen. Évidemment toutes les nations n'étaient pas également dénoncées dans leur raison d'être. Ainsi, les pays nés de la décolonisation avaient non seulement le droit mais le devoir d'être fiers d'être des nations...

Après 1945, les nations européennes, comme la France, n'avaient plus ce droit. Il a fallu les déconstruire. Pour construire quoi? En France, hormis les mythologies gaulliste et communiste dont il ne reste plus que de piteux oripeaux, nous y sommes depuis trente ans: c'est le triomphe du Rien. L'ignorance et l'autodénigrement étant les conditions essentielles à l'expansion du système capitaliste postmoderne, à savoir la société de consommation à outrance et l'essor de loisirs aussi abrutissants que possible. Ce qui est signifiant c'est que cette œuvre de destruction, nous la devons quasi exclusivement au gauchisme culturel qui a conquis aussi les «esprits» de la droite politique, qui usent aussi depuis quatre décennies des mots-valises du politiquement correct. Il n'est qu'à écouter tous les ministres de l'Éducation nationale, de droite, de gauche et du centre pour s'en rendre compte: pas un qui n'utilise la novlangue pédago postmoderne. Certains avec aisance, d'autres avec une pointe de mépris, mais ils y sont tous condamnés par le poids idéologique qu'a fait peser sur l'institution scolaire le parti des déracineurs.
...
Si donc, il est encore possible aux Français, malgré le soigneux travail de sape opéré à l'Éducation nationale depuis les années 1980, d'éprouver cet «amour sacré de la patrie» qui puisse conduire et soutenir «nos bras vengeurs», c'est bien au nom de la liberté une fois encore que nous tous devons «combattre avec [ses] défenseurs». Il n'y a pas mille indices pour savoir où nous en sommes en tant que peuple: avons-nous encore la chair de poule en écoutant chanter le couplet «Sous nos drapeaux, que la victoire accoure à tes mâles accents, que tes ennemis expirant voient ton triomphe et notre gloire!». À voir le visage fier d'Arnaud Beltrame sur les photographies tenant le drapeau tricolore, on peut imaginer que lui avait encore cette capacité à ressentir l' «amour sacré de la patrie».

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2018 ... patrie.php
#4442936
Vainqueur celui qui cessera de se justifier !

L’homme de droite a la fâcheuse tendance à se justifier, s’excuser, donner des gages. Éric Zemmour, dans le dernier Zemmour & Naulleau, faisait remonter ce besoin irrépressible à la peur de la guillotine. Deux siècles plus tard, la crainte de la mort sociale a succédé à celle de la mort biologique. Qui agit sans se plier à l’idéologie de gauche s’expose à cette mort sociale. Perte d’emploi, mise à l’écart associative, paria des médias… l’homme de droite est devenu un homme des catacombes. Qu’il surgisse au grand jour, avec ses arguments, ses raisonnements, ses faits et leurs commentaires, et le voilà bientôt enjoint par la gauche de s’expliquer, de se justifier et, terme du processus, de s’excuser. La morale de la gauche est sa meilleure arme politique. Qui ne le voit combat aveugle. Qui s’y plie a perdu. Qui croit habile de tenter de la retourner, en une sorte de judo, s’y perd.

À force de reculades, l’homme de droite en vient à défendre des positions de l’adversaire. La candidature à la présidentielle d’Alain Juppé a été l’occasion pour plusieurs journalistes de rappeler quel était le programme du RPR en 1990 alors qu’il en était le Secrétaire général. Lors de l’émission Des paroles et des actes sur France 2, à l’évocation des mesures droitières qui y figuraient, notamment sur l’islam et l’immigration, le maire de Bordeaux a eu l’air sincèrement surpris et a reconnu sans sourciller qu’il s’était trompé.
Cette lente évolution idéologique illustre la capacité de la gauche à tirer l’échiquier politique dans sa direction, à répandre sa pensée partout et à en chasser toute réfutation. Non en sortant victorieuse de l’affrontement des idées mais, au contraire, en évitant cet affrontement, en contraignant l’adversaire à ne pas combattre. D’aucuns ont baptisé cela le « mouvement sinistrogyre ». D’autres ont parlé de terrorisme intellectuel. Quoiqu’il en soit, le résultat est là : une certaine droite a peur. La gauche ne peut lui interdire de se présenter à des élections ni de les gagner. En revanche, elle lui a imposé une barrière à ne pas franchir : appliquer des idées de droite et notamment dans le domaine de l’identité.

Comme Nicolas Sarkozy hier, Laurent Wauquiez aujourd’hui semble avoir compris que cette soumission était gage de défaite. Mais plus que les conseils d’un Patrick Buisson ou la pression d’une « droite hors des murs », c’est le poids électoral du FN qui a conduit ces hommes à ce constat. Pour autant, ni Sarkozy ni Wauquiez n’ont la stature pour incarner ce grand retournement de la droite française. Il leur manque l’épaisseur, le caractère, le goût du mythe et de l’histoire. En cela, ils ressemblent à la quasi-totalité des chefs politiques d’Europe de l’Ouest et, plus largement, occidentaux.

On aurait pu croire jusqu’en 2016 que telle était la fatalité de nos vieilles nations épuisées et sorties de l’histoire. Or, l’irruption de Donald Trump a prouvé le contraire. Trump est une révolution. Il ne s’excuse jamais. Au contraire, il accuse son adversaire. Il lui fait revêtir le costume du « bad guy ». D’instinct il a compris le jeu de la gauche morale qui est au moins aussi active aux États-Unis qu’en Europe. Il l’a compris et il le balaye d’un seul revers de la main.

Ne pas s’excuser, ne pas se justifier, au-delà des idées politiques défendues : telle doit être la ligne de conduite d’un homme politique qui veut emporter le suffrage populaire. Lorsque l’on a la conviction que son combat est légitime, il n’est nul besoin de le justifier. À force de justifications, d’excuses et de gages donnés, c’est la force de conviction de celui qui s’y soumet qui est mise en doute. La gauche comme la classe médiatique n’ont en aucun cas une quelconque autorité morale qui leur permet de distribuer les bons points. Celui qui s’en rendra enfin compte, à n’en pas douter, remportera la mise. En France comme aux États-Unis. Vainqueur celui qui cessera de se justifier !

Jean-David Cattin

http://www.les-identitaires.com/2018/02 ... justifier/
#4442942
filochard a écrit :
01 avr. 2018, 11:11
Vainqueur celui qui cessera de se justifier !

L’homme de droite a la fâcheuse tendance à se justifier, s’excuser, donner des gages. Éric Zemmour, dans le dernier Zemmour & Naulleau, faisait remonter ce besoin irrépressible à la peur de la guillotine. Deux siècles plus tard, la crainte de la mort sociale a succédé à celle de la mort biologique. Qui agit sans se plier à l’idéologie de gauche s’expose à cette mort sociale. Perte d’emploi, mise à l’écart associative, paria des médias… l’homme de droite est devenu un homme des catacombes. Qu’il surgisse au grand jour, avec ses arguments, ses raisonnements, ses faits et leurs commentaires, et le voilà bientôt enjoint par la gauche de s’expliquer, de se justifier et, terme du processus, de s’excuser. La morale de la gauche est sa meilleure arme politique. Qui ne le voit combat aveugle. Qui s’y plie a perdu. Qui croit habile de tenter de la retourner, en une sorte de judo, s’y perd.

À force de reculades, l’homme de droite en vient à défendre des positions de l’adversaire. La candidature à la présidentielle d’Alain Juppé a été l’occasion pour plusieurs journalistes de rappeler quel était le programme du RPR en 1990 alors qu’il en était le Secrétaire général. Lors de l’émission Des paroles et des actes sur France 2, à l’évocation des mesures droitières qui y figuraient, notamment sur l’islam et l’immigration, le maire de Bordeaux a eu l’air sincèrement surpris et a reconnu sans sourciller qu’il s’était trompé.
Cette lente évolution idéologique illustre la capacité de la gauche à tirer l’échiquier politique dans sa direction, à répandre sa pensée partout et à en chasser toute réfutation. Non en sortant victorieuse de l’affrontement des idées mais, au contraire, en évitant cet affrontement, en contraignant l’adversaire à ne pas combattre. D’aucuns ont baptisé cela le « mouvement sinistrogyre ». D’autres ont parlé de terrorisme intellectuel. Quoiqu’il en soit, le résultat est là : une certaine droite a peur. La gauche ne peut lui interdire de se présenter à des élections ni de les gagner. En revanche, elle lui a imposé une barrière à ne pas franchir : appliquer des idées de droite et notamment dans le domaine de l’identité.

Comme Nicolas Sarkozy hier, Laurent Wauquiez aujourd’hui semble avoir compris que cette soumission était gage de défaite. Mais plus que les conseils d’un Patrick Buisson ou la pression d’une « droite hors des murs », c’est le poids électoral du FN qui a conduit ces hommes à ce constat. Pour autant, ni Sarkozy ni Wauquiez n’ont la stature pour incarner ce grand retournement de la droite française. Il leur manque l’épaisseur, le caractère, le goût du mythe et de l’histoire. En cela, ils ressemblent à la quasi-totalité des chefs politiques d’Europe de l’Ouest et, plus largement, occidentaux.

On aurait pu croire jusqu’en 2016 que telle était la fatalité de nos vieilles nations épuisées et sorties de l’histoire. Or, l’irruption de Donald Trump a prouvé le contraire. Trump est une révolution. Il ne s’excuse jamais. Au contraire, il accuse son adversaire. Il lui fait revêtir le costume du « bad guy ». D’instinct il a compris le jeu de la gauche morale qui est au moins aussi active aux États-Unis qu’en Europe. Il l’a compris et il le balaye d’un seul revers de la main.

Ne pas s’excuser, ne pas se justifier, au-delà des idées politiques défendues : telle doit être la ligne de conduite d’un homme politique qui veut emporter le suffrage populaire. Lorsque l’on a la conviction que son combat est légitime, il n’est nul besoin de le justifier. À force de justifications, d’excuses et de gages donnés, c’est la force de conviction de celui qui s’y soumet qui est mise en doute. La gauche comme la classe médiatique n’ont en aucun cas une quelconque autorité morale qui leur permet de distribuer les bons points. Celui qui s’en rendra enfin compte, à n’en pas douter, remportera la mise. En France comme aux États-Unis. Vainqueur celui qui cessera de se justifier !

Jean-David Cattin

http://www.les-identitaires.com/2018/02 ... justifier/
Très bon texte, il n'y a qu'à voir ceux par exemple ici ou ailleurs commencent à Discuter en posant leur Pantalon sur leurs chevilles ou même sous leurs Talons.
"Je ne suis pas islamophobe, mais quand même tous ces Arabes qui nous envahissent" ont perdu d'avance la suite du débat.
Le troll gauchiste va lui répondre " Tu dis ça parce que tu haïs les Arabes, etc..."
Et l'autre "Non, Mais Blabla Blabla" et ne développera pas.
C'est l"Erreur Numéro Une à ne pas Faire.
Soyez Fiers de Dire et de Continuer à enfoncer le Clou en tapant dessus de plus en plus Fort !
#4536526
Sens commun se revendique «mouvement conservateur»
...
Le clivage gauche-droite dont on avait annoncé la disparition sous l'effet Macron est en train de réapparaître sous la forme d'un nouveau clivage entre progressistes et conservateurs», croit Laurence Trochu. À ses yeux, la «manœuvre politicienne» d'Emmanuel Macron consiste à créer un «vaste parti centriste» pour évacuer certaines forces sur ses extrêmes. Il viserait ainsi à empêcher la création d'une «alternative» opposée au multiculturalisme, à l'internationalisme et au progressisme.
...

http://www.lefigaro.fr/politique/le-sca ... vateur.php
#4548211
Les Français se sont-ils vraiment « droitisés » ?
...
Dans la foulée du succès de cette thèse, le politologue François Billot de Lochner a écrit un petit essai intitulé Échapper à la mort de la France – 2017 : les mesures de la dernière chance, ébauchant un projet politiquement identitaire, économiquement libéral 1 et « sociétalement » conservateur. Puis, il a confié à l’institut de sondage IFOP le soin d’organiser une vaste enquête auprès des Français, afin de vérifier leur adhésion aux mesures proposées dans ce programme… et censées, selon la thèse « dextrogyre », correspondre à leurs aspirations profondes.

Or, les résultats de cette étude, intitulée « Les Français et les propositions du manifeste de la dernière chance », dévoilent un important décalage entre les dogmes ou présupposés de la droite, tels qu’ils ressortaient notamment de la proposition de programme de M. Billot de Lochner, et les attentes des Français, ce qui, pour une large partie, bat en brèche la pertinence de la thèse « dextrogyre ».

D’une part, si les Français sont très à droite sur l’identité (88 % sont pour la poursuite pénale systématique des promoteurs de la charia et 76 % sont pour la révision des accords de Schengen afin de juguler l’immigration), ils se révèlent cependant économiquement centristes (seuls 49 % sont pour la réduction des fonctionnaires et 44 % pour le retour aux 39 heures) et surtout – et c’est un point essentiel à prendre en compte – « sociétalement » très à gauche, puisque 80 % sont contre l’interdiction de l’euthanasie, 75 % contre la limitation de l’avortement et 63 % contre l’abrogation de la loi Taubira.
...

http://www.bvoltaire.fr/les-francais-se ... droitises/

"un projet politiquement identitaire, économiquement libéral 1 et « sociétalement » conservateur." ben voilà c'est exactement ce qu'il nous faut alleluia [smilie=icon156.gif]
Faut que je lise cet essais de François Billot de Lochner.

Pour le coté identitaire, c'est clair et net.
Pour le coté économique, je suis étonnés que les français lobotomosés au socialisme depuis un siècle ne le soient pas plus.
Pour le coté sociétal, ces sondages sur le sociétal m'ont toujours stupéfiés. C'est probablement exacte mais je suis quand même incrédule: il serait bon que ces stats soient validées en grandeur nature par un référendum de temps en temps, parce que c'est toujours comme si les réponses avaient étés dictées par les LGBTCQFD de paname ces sondages. Louche.
#4548219
filochard a écrit :
26 oct. 2018, 12:02
Les Français se sont-ils vraiment « droitisés » ?
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Dans la foulée du succès de cette thèse, le politologue François Billot de Lochner a écrit un petit essai intitulé Échapper à la mort de la France – 2017 : les mesures de la dernière chance, ébauchant un projet politiquement identitaire, économiquement libéral 1 et « sociétalement » conservateur. Puis, il a confié à l’institut de sondage IFOP le soin d’organiser une vaste enquête auprès des Français, afin de vérifier leur adhésion aux mesures proposées dans ce programme… et censées, selon la thèse « dextrogyre », correspondre à leurs aspirations profondes.

Or, les résultats de cette étude, intitulée « Les Français et les propositions du manifeste de la dernière chance », dévoilent un important décalage entre les dogmes ou présupposés de la droite, tels qu’ils ressortaient notamment de la proposition de programme de M. Billot de Lochner, et les attentes des Français, ce qui, pour une large partie, bat en brèche la pertinence de la thèse « dextrogyre ».

D’une part, si les Français sont très à droite sur l’identité (88 % sont pour la poursuite pénale systématique des promoteurs de la charia et 76 % sont pour la révision des accords de Schengen afin de juguler l’immigration), ils se révèlent cependant économiquement centristes (seuls 49 % sont pour la réduction des fonctionnaires et 44 % pour le retour aux 39 heures) et surtout – et c’est un point essentiel à prendre en compte – « sociétalement » très à gauche, puisque 80 % sont contre l’interdiction de l’euthanasie, 75 % contre la limitation de l’avortement et 63 % contre l’abrogation de la loi Taubira.
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http://www.bvoltaire.fr/les-francais-se ... droitises/

"un projet politiquement identitaire, économiquement libéral 1 et « sociétalement » conservateur." ben voilà c'est exactement ce qu'il nous faut alleluia [smilie=icon156.gif]
Faut que je lise cet essais de François Billot de Lochner.

Pour le coté identitaire, c'est clair et net.
Pour le coté économique, je suis étonnés que les français lobotomosés au socialisme depuis un siècle ne le soient pas plus.
Pour le coté sociétal, ces sondages sur le sociétal m'ont toujours stupéfiés. C'est probablement exacte mais je suis quand même incrédule: il serait bon que ces stats soient validées en grandeur nature par un référendum de temps en temps, parce que c'est toujours comme si les réponses avaient étés dictées par les LGBTCQFD de paname ces sondages. Louche.
Économiquement à gauche, sociétalement à droite. Ça sent le retour du patriotisme ça mon cher Filochou.
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