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Modérateur : Équipe de modération

par Simplet
#3916791
polomnic a écrit :
Simplet a écrit : Ca reste peu enviable, avec des conditions de vie plus que mauvaise, une culture agro-alimentaire qui ne permettrait pas, au jour d'aujourd'hui, de nourrir la population entière.

Et c'est sans compter épidémies, guerres, etc. Les conditions de vies minable etc etc.

Mais bon, j'invite les gens qui soutiennent ce type de modèle de vie, à s'y mettre, et sans tricher : pas de magasin, pas de pesticides, pas de prise en compte de tout ce que la science à apporté en matière de connaissance de l'agriculture, en matière de croisement des espèces, pas d'usage de produits n'étant pas originaire de la région.
Oui, sauf que le modèle de production actuel n'est pas tenable sur le long terme. Il va donc falloir de toute manière apprendre à vivre frugalement. Et sans pour autant renoncer à tous les avantages de la société moderne, il me semble sain de commencer à s'y préparer, notamment si on le peut à produire soi-même ses légumes et faire un peu d'élevage.
Cela réclame un morceau de terre, et de l'espace. Et le sacrifice des populations les plus pauvres.
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par polomnic
#3916795
Simplet a écrit : Cela réclame un morceau de terre, et de l'espace. Et le sacrifice des populations les plus pauvres.
De la terre, il y en a en France. Il suffit de voir le nombre de déserts ruraux. Mais cela implique de quitter la ville.
Seulement, beaucoup de surface agricole ont été saccagées pour y mettre à la place de grandes zones commerciales. En 10 ans, je crois que l'on a perdu l'équivalent d'un département français au nom de la société de consommation.
Modifié en dernier par polomnic le 17 juil. 2015, 17:16, modifié 1 fois.
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par BobbySix
#3916834
La mutualisation et la spécialisation des espaces de production c'est juste le début du commencement de la base de l'ABC de l'efficacité dans la production.

Il est parfaitement illusoire d'imaginer un quelconque salut en reparcellisant la production à une échelle individuelle.
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par hibernatus
#3916841
ultra pink noise a écrit :L'occident, c'est aussi une usine à con ... la production touche la chine ...
Le tiers-monde est une usine à barbares, chacun son truc [smilie=icon_smile034.gif]
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par Jean de Meung
#3916876
BobbySix a écrit :Il est parfaitement illusoire d'imaginer un quelconque salut en reparcellisant la production à une échelle individuelle.
Certes. Mais si ce n'est pas trop possible pour les gens habitant en immeuble, le moindre péquin pas trop fainéant disposant d'une carré de verdure peut tout à fait se faire son petit potager. Mais bon, tu auras toujours le mec qui préfèrera une pelouse bien verte et grasse à des légumes. Bah, qu'il bouffe de la merde alors. Ou sa pelouse bien verte et bien grasse.
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par polomnic
#3916881
BobbySix a écrit :La mutualisation et la spécialisation des espaces de production c'est juste le début du commencement de la base de l'ABC de l'efficacité dans la production.

Il est parfaitement illusoire d'imaginer un quelconque salut en reparcellisant la production à une échelle individuelle.
Certes, mais c'est avant tout la mécanisation issue de l'ère pétrolière. Seulement, le pétrole aura une fin et on a pas encore inventé le tracteur électrique. Et il se trouve que l'exploitation intensive des sols a tué toute vie et qu'ils ne sont plus que des supports inertes sur lesquels on ajoute des intrants chimiques pour faire pousser les récoltes.
L'industrialisation de l'agriculture a également eu pour corollaire la désertification du monde rural.

De toute manière, la raréfaction des matières premières forcera de facto à une diminution de la taille des exploitations et à un exode urbain à plus ou moins long terme.
Modifié en dernier par polomnic le 17 juil. 2015, 20:02, modifié 1 fois.
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par Edmond le H
#3916896
Manger bio à 100% ça doit être possible mais notre organisme est tellement habitué à la daube industrielle que franchir le cap n'est pas donné au premier venu. Travailler un petit lopin de terre, y planter des arbres fruitiers, des légumes, posséder des lapins, dindes, deux chèvres plus un bouc, quelques porcs (pour les amateurs), dix bonnes poules de Bresse plus deux coqs et être en auto-suffisance pour les douze mois de l'année c'est accessible... pour un retraité ou un barjot écologiste.
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par BobbySix
#3916916
Jean de Meung a écrit :
BobbySix a écrit :Il est parfaitement illusoire d'imaginer un quelconque salut en reparcellisant la production à une échelle individuelle.
Certes. Mais si ce n'est pas trop possible pour les gens habitant en immeuble, le moindre péquin pas trop fainéant disposant d'une carré de verdure peut tout à fait se faire son petit potager. Mais bon, tu auras toujours le mec qui préfèrera une pelouse bien verte et grasse à des légumes. Bah, qu'il bouffe de la merde alors. Ou sa pelouse bien verte et bien grasse.

Les mauvaises années ta facture d'arrosage atteindra 2 fois la valeur de revente de tout ton potager ce qui ne t'empêchera pas de jouir de l'impression de t'être autonomiser.
par Anonyme001
#3916930
polomnic a écrit :
Simplet a écrit : Ca reste peu enviable, avec des conditions de vie plus que mauvaise, une culture agro-alimentaire qui ne permettrait pas, au jour d'aujourd'hui, de nourrir la population entière.

Et c'est sans compter épidémies, guerres, etc. Les conditions de vies minable etc etc.

Mais bon, j'invite les gens qui soutiennent ce type de modèle de vie, à s'y mettre, et sans tricher : pas de magasin, pas de pesticides, pas de prise en compte de tout ce que la science à apporté en matière de connaissance de l'agriculture, en matière de croisement des espèces, pas d'usage de produits n'étant pas originaire de la région.
Oui, sauf que le modèle de production actuel n'est pas tenable sur le long terme. Il va donc falloir de toute manière apprendre à vivre frugalement. Et sans pour autant renoncer à tous les avantages de la société moderne, il me semble sain de commencer à s'y préparer, notamment si on le peut à produire soi-même ses légumes et faire un peu d'élevage.
Avec des amis on parlait récemment du fait qu'à brève ou moyenne échéance seule une minorité pourra encore s'offrir de la bonne viande, de bons légumes, de bons fromages. La bonne viande et les bons fromages étant deux bases incontournables de mon alimentation, je disais que je serais prêt à faire beaucoup de choses, légales ou pas, pour continuer à faire de la minorité qui pourra s'alimenter à sa guise.
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par polomnic
#3916932
BobbySix a écrit :
Jean de Meung a écrit :
BobbySix a écrit :Il est parfaitement illusoire d'imaginer un quelconque salut en reparcellisant la production à une échelle individuelle.
Certes. Mais si ce n'est pas trop possible pour les gens habitant en immeuble, le moindre péquin pas trop fainéant disposant d'une carré de verdure peut tout à fait se faire son petit potager. Mais bon, tu auras toujours le mec qui préfèrera une pelouse bien verte et grasse à des légumes. Bah, qu'il bouffe de la merde alors. Ou sa pelouse bien verte et bien grasse.

Les mauvaises années ta facture d'arrosage atteindra 2 fois la valeur de revente de tout ton potager ce qui ne t'empêchera pas de jouir de l'impression de t'être autonomiser.
Avec un bon paillage vous limitez drastiquement le besoin d'arrosage. Si en plus vous intégrez du bois mort, dans une butte par exemple, celui-ci stocke l'eau durant l'hiver et la restitue en période sèche. Grâce à ces techniques, certains arrivent à faire du maraîchage dans des régions semi-désertiques.
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par polomnic
#3916936
Qualita B a écrit :
Avec des amis on parlait récemment du fait qu'à brève ou moyenne échéance seule une minorité pourra encore s'offrir de la bonne viande, de bons légumes, de bons fromages. La bonne viande et les bons fromages étant deux bases incontournables de mon alimentation, je disais que je serais prêt à faire beaucoup de choses, légales ou pas, pour continuer à faire de la minorité qui pourra s'alimenter à sa guise.
A mon avis, bien se nourrir est une question de priorité. La part des revenus attribués à la nourriture n'a cessé de diminuer au profit de besoins secondaires, voir même parfois futiles.
Par ailleurs, le fait d'acheter directement au producteur vous fait économiser quand même pas mal. Mais ça suppose de vivre à sa proximité afin d'échapper à tous les intermédiaires qui font fortement grimper les prix.

Bref, manger bon et sain est avant tout une question de priorité. Ai-je besoin de changer de portable à 400 euros tous les ans, où préférè-je m'acheter plus régulièrement une bonne côte de boeuf auprès de mon artisan boucher qui aura sélectionné sa bête sur pied ?
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par BobbySix
#3916943
polomnic a écrit : Avec un bon paillage vous limitez drastiquement le besoin d'arrosage. Si en plus vous intégrez du bois mort, dans une butte par exemple, celui-ci stocke l'eau durant l'hiver et la restitue en période sèche. Grâce à ces techniques, certains arrivent à faire du maraîchage dans des régions semi-désertiques.
Moué, je ne doute pas de ton intérêt et de ton implication dans la pousse de ton potager.
Mais à un moment donné il faut quand même garder une espèce de réserve face aux gens de métiers, prétendre réapprendre ou révolutionner la méthode de ceux qui bossent dans le secteur tous les jours suite à une découverte dans son jardin ou via un lien Facebook, je dis attention.
par Anonyme001
#3916956
polomnic a écrit :
Qualita B a écrit :
Avec des amis on parlait récemment du fait qu'à brève ou moyenne échéance seule une minorité pourra encore s'offrir de la bonne viande, de bons légumes, de bons fromages. La bonne viande et les bons fromages étant deux bases incontournables de mon alimentation, je disais que je serais prêt à faire beaucoup de choses, légales ou pas, pour continuer à faire de la minorité qui pourra s'alimenter à sa guise.
A mon avis, bien se nourrir est une question de priorité. La part des revenus attribués à la nourriture n'a cessé de diminuer au profit de besoins secondaires, voir même parfois futiles.
Par ailleurs, le fait d'acheter directement au producteur vous fait économiser quand même pas mal. Mais ça suppose de vivre à sa proximité afin d'échapper à tous les intermédiaires qui font fortement grimper les prix.

Bref, manger bon et sain est avant tout une question de priorité. Ai-je besoin de changer de portable à 400 euros tous les ans, où préférè-je m'acheter plus régulièrement une bonne côte de boeuf auprès de mon artisan boucher qui aura sélectionné sa bête sur pied ?
J'ai grandi à la campagne, en ne mangeant quasiment que des "légumes du jardin". Je vis en ville depuis une quinzaine d'années et je fais attention à ce que je mange, quitte à dépasser le budget alloué. Je pense que la situation ne sera pas tenable à long terme. Même avec un budget correct.
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par Edmond le H
#3916961
On en parle pas assez mais l'agriculture aux pesticides et aux hormones de croissance entraîne beaucoup de gaspillage alimentaire dans les pays occidentaux, il faut réapprendre à manger moins mais mieux pour diminuer l'impact négatif sur l'écologie.
par Anonyme001
#3916967
Edmond le H a écrit :On en parle pas assez mais l'agriculture aux pesticides et aux hormones de croissance entraîne beaucoup de gaspillage alimentaire dans les pays occidentaux, il faut réapprendre à manger moins mais mieux pour diminuer l'impact négatif sur l'écologie.
Tout à fait. Mais le TAFTA ne va pas dans cette direction [smilie=icon_smile034.gif]
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par Jean de Meung
#3916972
BobbySix a écrit :Les mauvaises années ta facture d'arrosage atteindra 2 fois la valeur de revente de tout ton potager ce qui ne t'empêchera pas de jouir de l'impression de t'être autonomiser.
C'est un détail ça, sachant qu'un potager ne nécessite pas forcément un arrosage intensif et qu'il existe des moyens pour récupérer l'eau ou de procéder à des arrosages utiles : tu verras rarement ces mecs arroser en plein cagnard par exemple. Après ceux qui font des potagers, du moins la plupart, j'espère, ne le font pas pour économiser du pognon, mais surtout pour goûter aux vraies saveurs des fruits et légumes. Ce sont de petits plaisirs simples et pas trop chers, pourquoi s'en priver quand on peut le faire ? Puis moi j'ai un puits. Et ce n'est pas pour autant que je gaspille l'eau bêtement.
par gondebaud
#3917012
De la terre, il y en a en France. Il suffit de voir le nombre de déserts ruraux. Mais cela implique de quitter la ville.
Seulement, beaucoup de surface agricole ont été saccagées pour y mettre à la place de grandes zones commerciales. En 10 ans, je crois que l'on a perdu l'équivalent d'un département français au nom de la société de consommation.
Ce que tu dis est vrai.
Le pire est que nous avons bétonné les meilleurs terres arables.
Les villes se sont généralement développées au milieu des meilleures terres.
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par Mac le Givré
#3917071
Jean de Meung a écrit :
BobbySix a écrit :Il est parfaitement illusoire d'imaginer un quelconque salut en reparcellisant la production à une échelle individuelle.
Certes. Mais si ce n'est pas trop possible pour les gens habitant en immeuble, le moindre péquin pas trop fainéant disposant d'une carré de verdure peut tout à fait se faire son petit potager. Mais bon, tu auras toujours le mec qui préfèrera une pelouse bien verte et grasse à des légumes. Bah, qu'il bouffe de la merde alors. Ou sa pelouse bien verte et bien grasse.
En fait c'est facile de faire pousser de la pelouse et difficile de maitriser un potager, techniquement.
De plus d'un point de vue écologique les consommations d'intrants, eaux, engrais et autres sont plus facilement optimisées à moyenne et grande échelle.
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par Mac le Givré
#3917073
polomnic a écrit :
BobbySix a écrit :La mutualisation et la spécialisation des espaces de production c'est juste le début du commencement de la base de l'ABC de l'efficacité dans la production.

Il est parfaitement illusoire d'imaginer un quelconque salut en reparcellisant la production à une échelle individuelle.
Certes, mais c'est avant tout la mécanisation issue de l'ère pétrolière. Seulement, le pétrole aura une fin et on a pas encore inventé le tracteur électrique. Et il se trouve que l'exploitation intensive des sols a tué toute vie et qu'ils ne sont plus que des supports inertes sur lesquels on ajoute des intrants chimiques pour faire pousser les récoltes.
L'industrialisation de l'agriculture a également eu pour corollaire la désertification du monde rural.

De toute manière, la raréfaction des matières premières forcera de facto à une diminution de la taille des exploitations et à un exode urbain à plus ou moins long terme.
L'industrialisation de l'agriculture a permis de passer d'une situation oscillant de la disette à la famine à une situation ou on gère des excédents et des chutes de cours, cf la crise des élevages.
Il y a sans doute un juste milieu mais n'importe qui ne peut pas maitriser le potager, et va faire un semis de carotte ou radis sur un sol travaillé manuellement...le résultat est pas optimum.Pour bien faire les choses ils faut bien les connaitre.
Quand aux sols sans vie...il est vrai que la fertilisation a beaucoup profité de l'azote chimique mais la notion de couts de production rentre en ligne de compte, le fumier n'est ni gratuit, ni forcément disponible, ni très facile à épandre.
Si tu supprime l'azote issu du pétrole (ou plutôt de son énergie) il te faut revoir totalement le système agricole.

Rien que l'évolution vers une agriculture plus économe en énergie, en eau et qui ne dégraderait pas l'environnement est un objectif plus réaliste.
D'autant que le problème de l'obésité est autant lié à un problème de qualité que de quantité de l'alimentation donc on a un peu de marge avant de revenir à la disette...

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