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Modérateur : Équipe de modération

#4247596
S'essayer au dialogue machine, s'astreindre à raisonner de façon purement logique et servile dans l'espoir de satisfaire un putain de réseau de contacts.
Vu de loin cela peut paraître ingrat comme tâche, rabaissant, purement utilitaire.

Et pourtant, pour de nombreux pratiquants, elle s'effectue avec plaisir, avec passion, voire avec obsession.

Parfois j'ai l'impression que l'informatique a engendré l'émergence de véritables totems, des systèmes logiques qui à mon sens ne sont que des espèces de pendules complexifiés à l'extrême, mais en même temps se font avatar d'une déité incarnant la simple logique, qu'il est orgasmique de parvenir à satisfaire.

Je pars peut être un peu dans le mystique là, mais reste que ce sentiment d'accomplissement à réaliser et améliorer un algorithme machine est tout à fait singulier.
#4247628
Je travaille parfois avec des informaticiens et il y a tellement d'approches différentes. Par la force des choses je m'y connais un peu mais il est tellement difficile de trouver des gens conjuguant passion personnelle et pratique réaliste.
Je m'explique. Il m'est arrivé de tomber sur des artistes, des gens très au fait des dernières technologies et très rigoureux dans leur travail. Mais ils mettent leur art devant le but à atteindre. Ils vont par exemple passer beaucoup de temps à tenter de mettre en place le dernier framework à la mode et au beaucoup de quelques mois, produire une application qui est un cauchemar de dépendances imbriquées et une plaie à maintenir.

Je comprend la satisfaction que peut procurer la mise en place d'une logique bien huilée, mais je constate souvent un savoir parcellaire du métier.
Là encore je m'explique. Il y a ces informaticiens qui pensent que maîtriser la syntaxe d'un langage suffit à faire d'eux de bons éléments. Mais bien souvent ceux-ci ne s'intéressent pas à ce qui se passe au delà car ne faisant pas tout à fait partie de l'aspect algorithmique comme par exemple le cycle de vie d'un objet (cette instance, à quel moment va-t-elle disparaître de la mémoire ?).
Je travaille dans un domaine ou les temps de latence sont extrêmement importants et ou la puissance exigée impose de passer par du calcul distribué.
Je ne sais pas ce que tu en penses mais je trouve que l'algorithmique est un aspect important mais parmi d'autres comme comprendre une architecture globale, savoir produire quelque chose de pérenne et simple, garder un objectif réaliste en vue.
#4247654
BobbySix a écrit : se font avatar d'une déité incarnant la simple logique
Le lexique divin est issu d'une réflexion indépendante ou est-il emprunté à Linus Torvalds?
Linus Torvalds a écrit :I'm personally convinced that computer science has a lot in common with physics. Both are about how the world works at a rather fundamental level. The difference, of course, is that while in physics you're supposed to figure out how the world is made up, in computer science you create the world. Within the confines of the computer, you're the creator. You get to ultimately control everything that happens. If you're good enough, you can be God. On a small scale.
Source: "Just for Fun", écrit par lui avec David Diamond.

Comme j'ai souvenir que l'on est censé traduire ce que l'on poste sur ce forum, traduction perso: "Je suis personnellement convaincu que la science informatique a beaucoup en commun avec la physique. Les deux ont pour objet le monde tel qu'il fonctionne à un niveau fondamental. La différence, bien sûr, est qu'alors qu'en physique vous êtes censés comprendre comment le monde tel qu'il est fait, alors qu'en informatique, vous créez le monde. A l'intérieur des limites de l'ordinateur, vous êtes le créateur. Vous en venez à avoir le contrôle sur tout ce qui arrive. Si vous êtes assez bon, vous pouvez être Dieu. A une petite échelle."

Je citerai pour ma part, notamment:
- le plaisir de comprendre à fond un système que l'on peut maîtriser entièrement,
- le plaisir de créer,
- le plaisir, quand cela finit par tourner parce-que l'on a compris l'origine des problèmes, de voir les résultats concrets de ses efforts.
#4248440
Non, quand je cite quelqu'un je le dis.

Et oui il y a un côté hyper-cartésien dans les langages machine, une absence d'aléa qui à la fois challenge par une absence d'excuse en cas d'échec, rassure aussi par son côté intangible.

Et dégage une sensation de pureté, d'absolue franchise.
#4248458
BobbySix a écrit :
20 mars 2017, 21:19
S'essayer au dialogue machine, s'astreindre à raisonner de façon purement logique et servile dans l'espoir de satisfaire un putain de réseau de contacts.
Vu de loin cela peut paraître ingrat comme tâche, rabaissant, purement utilitaire.

Et pourtant, pour de nombreux pratiquants, elle s'effectue avec plaisir, avec passion, voire avec obsession.

Parfois j'ai l'impression que l'informatique a engendré l'émergence de véritables totems, des systèmes logiques qui à mon sens ne sont que des espèces de pendules complexifiés à l'extrême, mais en même temps se font avatar d'une déité incarnant la simple logique, qu'il est orgasmique de parvenir à satisfaire.

Je pars peut être un peu dans le mystique là, mais reste que ce sentiment d'accomplissement à réaliser et améliorer un algorithme machine est tout à fait singulier.
Bonjour,

Ce qui m'intéresse dans le codage c'est de surmonter des difficultés, et ensuite la recherche de l'optimisation.

Cordialement.
#4248514
Coder est infini, il n'y a pas de limites.
C'est d'ailleurs un des plus grand risque qui touche surtout les noob mais pas que: construire un château quand on vous a demandé de construire une cabane.
Il y a une esthétique. Du code élégant, du code qui ne l'est pas. Du code brutal et du code subtile.
Le plus esthétique est le plus simple, le plus pur.
Quand je code je suis à fond dedans, je ne vois pas le temps passer. Pour peut que ce soit ardu, je ne mange plus, ne dort plus, ne baise plus jusqu'à que j'ai passé le cap.
Maintenant je code moins et heureusement: ça me fatigue.
#4248550
BobbySix a écrit :
20 mars 2017, 21:19
S'essayer au dialogue machine, s'astreindre à raisonner de façon purement logique et servile dans l'espoir de satisfaire un putain de réseau de contacts.
Vu de loin cela peut paraître ingrat comme tâche, rabaissant, purement utilitaire.

Et pourtant, pour de nombreux pratiquants, elle s'effectue avec plaisir, avec passion, voire avec obsession.

Parfois j'ai l'impression que l'informatique a engendré l'émergence de véritables totems, des systèmes logiques qui à mon sens ne sont que des espèces de pendules complexifiés à l'extrême, mais en même temps se font avatar d'une déité incarnant la simple logique, qu'il est orgasmique de parvenir à satisfaire.

Je pars peut être un peu dans le mystique là, mais reste que ce sentiment d'accomplissement à réaliser et améliorer un algorithme machine est tout à fait singulier.
pas singulier pour moi
c'est tout à fait comparable à toute recherche de résolution de problème difficile
échecs, mots croisés, énigme, etc
avec en plus la sensation de construire quelque chose comme un architecte, un entrepreneur, etc
#4248625
De ce que je vois (je limite ça à mon domaine), le codage est pas mal d'assemblage dans le sens de l'usage de librairies externes contenant la complexité du code.
La partie algorithmie n'est pas très élaborée malgré le volume de code produit. Je n'ai jamais vu un développeur se préoccuper par exemple d'estimer la complexité (en grand O) de ce qu'il codait. En fait leur insouciance me fait souvent sortir de mes gonds: "J'ai répété 20 fois le même code ? Je manquais de temps. J'ai fait péter la mémoire faute de vérifier des fuites ? Faut acheter de la ram. Le truc que j'ai déployé ne fonctionne pas ? Ça marchait sur mon pc". Au bout d'un moment, on vire ce type de personne.

En revanche il y a une partie dans le monde financier qui exige des développeurs hors du commun, c'est le pricing et la valuation. Ils sont en charge de développer des librairies internes (le plus souvent en C pour des raisons de performance) et leur code est extrêmement protégé. Cela consiste en gros a implémenter des modèles mathématiques modifiés maison. Là, c'est l'inverse du développement classique. L'usage de librairies externes est sévèrement limité au profit de librairies communes internes. Mais cette espèce de développeur est rarissime, ils touchent gros.
#4248631
Je trouve le travail de codage froid et induit un comportement quasi autistique.

Je fais des scripts tous les jours et je sais pourquoi je les fais, et c'est certainement pas par plaisir.

Je comprend la satisfaction de la réalisation. Mais sur la durée, ce métier me débecte de plus en plus (vie de bureau, froideur du métier, rats de laboratoire qui s'ignorent, utilisation d'anglicisme pour se la péter en réunion...) j'assume sans problème de dire que je n'aime pas ce que je fais. J'ai beaucoup de regrets concernant mes études et mes choix d'orientations.
#4248715
Franchement les mecs, avez-vous déjà connu l'horreur de faire un boulot qui ne stimule pas du tout les neurones? Le code, a minima, cela maintient le cerveau en vie.
#4248718
Pash a écrit :
22 mars 2017, 11:18
Franchement les mecs, avez-vous déjà connu l'horreur de faire un boulot qui ne stimule pas du tout les neurones? Le code, a minima, cela maintient le cerveau en vie.
Quel type de problématique codes tu en général ?
#4248726
jabar a écrit :Quel type de problématique codes tu en général ?
En général, applications scientifiques, modèles physiques. Ma remarque s'applique de mon point de vue aussi bien au code "simple" qu'à ce que l'on peut considérer comme plus complexe.
A titre de comparaison, je trouve qu'être utilisateur de codes scientifiques/d'ingénierie est moins intéressant que de les développer.
#4248764
Pash a écrit :
22 mars 2017, 11:18
Franchement les mecs, avez-vous déjà connu l'horreur de faire un boulot qui ne stimule pas du tout les neurones?
Oui.
#4248793
coder n est pas une fin en soi ca permet de creer quelque chose et c est ca qui est gratifiant
comme un musicien ecris des notes sur une partition ( faut savoir le faire et bien mais bon c est pas spécifiquement un plaisir) le plaisir c est ecouter la musique cree
comme un peintre qui doit maitriser les regles de base du dessin et les technique de peinture necessaire mais le plaisir c est regarder le tableau a la fin
einstein a dit imagination is better than knowledge mais imagination and knowledge is better than only imagination
#4248801
jabar a écrit :
22 mars 2017, 12:52
Tu fais quels types de dev Tieum ?
Pas vraiment du dev' en fait.

Du scripting avec LoadRunner ou Jmeter amélioré via du C ou du java.

Je précise que je n'ai pas beaucoup d’appétence pour ce métier peut être aussi parce que je ne suis pas un crack dans le domaine (ou l'inverse peut être que je ne suis pas un crack parce que etc...).
#4248810
Test de charge, homologation, test d'intégration, monitoring (tu peux aussi dire supervision hein ;) ), etc... On fait un peu tout ça à la fois.
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