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Modérateur : Équipe de modération

#4622137
Ma question peut faire débat mais pour ma part, j'y suis favorable.
Si autrefois, les artisans avaient eu accès aux technologies actuelles, il ne fait aucun doute qu'ils ne seraient pas privés, mais voilà il y a plus de 50 ans, on ne connaissait pas les matériaux composites, la fibre de carbone et j'en passe. On ne connaissait que la pierre et le bois.

Donc je pense que pour pérenniser une construction et éviter qu'elle ne s'abîme trop rapidement dans le temps, je pense qu'il serait peut-être bon d'utiliser des matériaux plus solides.

Après, on peut aussi dire que les bâtiments d'autrefois, qui ont été réalisé avec des matériaux comme la pierre de taille sont encore là aujourd'hui, oui mais sans restauration régulière, il serait dans quel état aujourd'hui ?

Je crois que tous les 20 ans, on reconstruit les statues du château de Versailles parce qu'elles ne résistent pas aux pluies acides et à la pollution atmosphérique, c'est un chantier permanent, ne serait-il pas mieux que de refaire une bonne fois pour toute avec des matériaux bien plus solides de façon à permettre aux sculpteurs de s'attaquer à d'autres chantiers ?

Aujourd'hui, on assiste à l'avènement de l'impression 3D, les sculpteurs de demain ne seront-ils pas, pour beaucoup d'entre eux des infographistes 3D ? Certainement et c'est pas plus mal si ça peut contribuer à la préservation durable de notre patrimoine.

Si autrefois, ils avaient fait des château en carton, devrait-on encore utiliser ce matériau pour restaurer ces monuments ? Non, bien sûr, je cite le carton mais la pierre de tuffeau est friable et très fragile, on peut avantageusement la remplacer par du béton et l'illusion est parfaite.

Qu'en pensez-vous ?
#4622145
Remplacer les parties d'un monument revient à se confronter à l'énigme de Thésée.

Elle imagine un bateau dont toutes les parties sont remplacées progressivement. Au bout d'un certain temps, le bateau ne contient plus aucune de ses parties d'origine. La question est alors de savoir s'il s'agit du même bateau ou d'un bateau différent.

Perso je pense qu'il est bien de conserver le savoir faire et les matériaux d'autrefois.

En revanche, je serais favorable à la reconstruction de monuments historiques tels que le Colisée de Rome.
#4622147
Pourquoi pas. Mais je me garderai bien de toute réponse tranchée. En effet, l'histoire nous enseigne que, quand surviennent des catastrophes (inondations, incendies, etc.), ce sont souvent les bâtiments les plus anciens qui résistent le mieux. Je me souviens, par exemple, des inondations à Vaison-la-Romaine, dans les années 90 : la ville avait été largement détruite, et le pont romain avait, lui, résisté. A Notre-Dame-de-Paris, on dirait bien que la structure ancienne, en pierre, est celle qui a finalement le mieux résisté...
#4622154
J'ai suivi de près la reconstruction de la Frauenkirche à Dresde, notamment au cours de plusieurs visites sur place.
Elle fut reconstruite à l'identique, avec utilisation des pierres récupérées dans les gravas.
150 millions d'euros.

Mais c'était un chantier beaucoup moins important que celui qui doit réinstaller ND à sa place. Il a duré onze années.
#4622156
Miguelito Loveless a écrit :
16 avr. 2019, 08:25
Et pourquoi pas une charpente métallique , plus économique , plus fiable ?
De toute façon, pour retrouver 1200 chênes du niveau de ceux qui furent utilisés, c'est sans doute impossible.

Sans doute charpente en aluminium et non en acier, pour des questions de poids. La structure porteuse imposera le choix.
#4622174
Notre-Dame a été plusieurs fois modifiée ou réparée. La charge historique de ce qui a été détruit est irrécupérable par l'imitation.
J'y connais rien mais je pense qu'il faut quelque chose d'amélioré et de moins sensible aux risques d'incendie. C'est soit tenter de reconstituer à l'identique par souci de ne rien perdre de ce qu'elle fut.
Soit voir ça comme un nouveau volet historique. Ce qui sera décevant dans sa modernité et dans le sentiment d'avoir perdu une partie d'héritage, mais un patrimoine important pour les générations futures et qui va acquérir sa propre patine historique. Je vois ça comme un nouveau cycle, la possibilité d'y aggréger la touche de notre temps (mais pas de fibre de carbone svp, ni de trucs recyclés).
#4622178
Reconstruire des vestiges avec des matériaux plus modernes et amélioratifs, je pense que c'est souhaitable.

Un exemple qui parlera à tout le monde : si on devait fabriquer à nouveau le pingouin à partir des plâtras qu'il en reste, le doter d'un cerveau et le livrer étanche du bassin, qui se plaindrait alors du résultat ?
#4622191
Une charpente en chêne, c'est ce qui se faisait à l'époque mais il existe d'autres essences de bois toutes aussi nobles, j'ai une préférence pour le mélèze qui a de nombreuses qualités en ce sens que c'est un bois réputé imputrescible, résistant aux champignons, aux bestioles, à l'humidité et sûrement peu cher en comparaison du chêne dans la mesure où ça pousse plus vite, autre particularité intéressante, c'est un arbre qui pousse très droit et fait de très longues poutres.
C'est un bois qui s'utilise pour faire des mâts de bateaux et ce, depuis des siècles.

Et si on doit faire des structures en métal, je préconise l'usage du titane pour son caractère résistant, léger, imputrescible, mais malheureusement extrêmement couteux.
#4622230
azaroth a écrit :
16 avr. 2019, 08:07
Si autrefois, les artisans avaient eu accès aux technologies actuelles, il ne fait aucun doute qu'ils ne seraient pas privés, mais voilà il y a plus de 50 ans, on ne connaissait pas les matériaux composites, la fibre de carbone et j'en passe. On ne connaissait que la pierre et le bois.
S'ils avaient eu accès à nos techniques contemporaines, la forme toute entière du bâtiment serait différente. Les arches et pilliers sont là pour des raisons structurelles.

Je ne me prononce pas sur le fond, encore que mon intuition me porte vers les matériaux d'origine dans la mesure du possible, seulement sur cet argument.
#4622237
GTH a écrit :
16 avr. 2019, 10:41
Le bois lamellé-collé permet de réaliser des structures de grande portée légères et résistantes.



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Ben oui , on va demander à IKEA de nous bricoler une charpente , en espérant qu'ils ne se plantent pas dans la notice de montage .
#4622254
GTH a écrit :
16 avr. 2019, 10:41
Le bois lamellé-collé permet de réaliser des structures de grande portée légères et résistantes.



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C'est du bois, ça flambe, donc NON, la même chose en fibre de carbone, oui avec une peinture imitation bois. Encore que, si ça se trouve la fibre de carbone, ça flambe aussi, je ne suis pas assez connaisseur là dessus.
#4622258
azaroth a écrit :
16 avr. 2019, 08:07
Ma question peut faire débat mais pour ma part, j'y suis favorable.
Si autrefois, les artisans avaient eu accès aux technologies actuelles, il ne fait aucun doute qu'ils ne seraient pas privés, mais voilà il y a plus de 50 ans, on ne connaissait pas les matériaux composites, la fibre de carbone et j'en passe. On ne connaissait que la pierre et le bois.

Donc je pense que pour pérenniser une construction et éviter qu'elle ne s'abîme trop rapidement dans le temps, je pense qu'il serait peut-être bon d'utiliser des matériaux plus solides.

Après, on peut aussi dire que les bâtiments d'autrefois, qui ont été réalisé avec des matériaux comme la pierre de taille sont encore là aujourd'hui, oui mais sans restauration régulière, il serait dans quel état aujourd'hui ?

Je crois que tous les 20 ans, on reconstruit les statues du château de Versailles parce qu'elles ne résistent pas aux pluies acides et à la pollution atmosphérique, c'est un chantier permanent, ne serait-il pas mieux que de refaire une bonne fois pour toute avec des matériaux bien plus solides de façon à permettre aux sculpteurs de s'attaquer à d'autres chantiers ?

Aujourd'hui, on assiste à l'avènement de l'impression 3D, les sculpteurs de demain ne seront-ils pas, pour beaucoup d'entre eux des infographistes 3D ? Certainement et c'est pas plus mal si ça peut contribuer à la préservation durable de notre patrimoine.

Si autrefois, ils avaient fait des château en carton, devrait-on encore utiliser ce matériau pour restaurer ces monuments ? Non, bien sûr, je cite le carton mais la pierre de tuffeau est friable et très fragile, on peut avantageusement la remplacer par du béton et l'illusion est parfaite.

Qu'en pensez-vous ?
contre a 100% , j'aime le naturel .

je préfére qu'on rase notre dame que de lui mettre une charpente qui n'a rien a voir avec son origine .
#4622286
GTH a écrit :
16 avr. 2019, 10:41
Le bois lamellé-collé permet de réaliser des structures de grande portée légères et résistantes.


Putain de lol.
Mais il le fait exprès ou quoi ?

Ne pas oublier bacacier pour la couverture.
https://www.bacacier.com/fr/28-toiture-couverture

On ne devrait pas vieillir.
#4622288
Plariste le Revanite a écrit :
16 avr. 2019, 12:22
Jiminy a écrit : Pépère, tu n'es plus crédible, car trop impliqué, sur l'affaire du complot avec l'état puisque tes couilles sont en jeu! [smilie=diabolo_gif.gif]
J’ai un article du Time de 2017 qui en parle.

http://time.com/4876087/notre-dame-cath ... crumbling/
The fumes from decades of gridlock have only worsened the damage. “Pollution is the biggest culprit,” says Philippe Villeneuve, architect in chief of historic monuments in France. “We need to replace the ruined stones. We need to replace the joints with traditional materials. This is going to be extensive.”

It will be expensive too, and it’s not at all clear who is prepared to foot the bill. Under France’s strict secular laws, the government owns the cathedral, and the Catholic archdiocese of Paris uses it permanently for free. The priests for years believed the government should pay for repairs, since it owned the building. But under the terms of the government’s agreement, the archdiocese is responsible for Notre Dame’s upkeep, with the Ministry of Culture giving it about €2 million ($2.28 million) a year for that purpose. Staff say that money covers only basic repairs, far short of what is needed. Without a serious injection of cash, some believe, the building will not be safe for visitors in the future. Now the archdiocese is seeking help to save Notre Dame from yielding to the ravages of time.
The architects of Notre Dame knew all too well about lengthy building work; it took more than a century to build the cathedral, beginning in 1163. It was periodically vandalized over the turbulent centuries that followed. Rioting Huguenots damaged parts of the building they believed to be idolatrous in the mid–16th century. During the French Revolution, mobs of people carted off or smashed some of its paintings and statues. The hated royalty suffered the brunt of the carnage, with crowds destroying 28 statues of monarchs from the building’s Gallery of Kings. After that, Notre Dame languished in neglect.

Then in 1831 came Victor Hugo’s book The Hunchback of Notre Dame, whose hero was the disfigured bell ringer Quasimodo. In it, France’s beloved writer raised alarm about the building’s decay, describing “mutilations, amputations, dislocations of the joints.” “Beside each wrinkle on the face of this old queen of our cathedrals,” he wrote, “you will find a scar.”

But for Notre Dame, Hugo’s book sparked fresh problems. The best seller inspired a restoration in 1844, which used low-quality stone and even cement, since France at the time could not produce the quantities of high-grade material that the job required.
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Stonework has fallen from Notre Dame cathedral in Paris. Low-quality stone and cement were used in a restoration in 1844. Nearly 200 years on, that 19th century work is crumbling (though some of the painstaking medieval construction is in better shape
Nearly 200 years on, that 19th century work is crumbling (though the medieval construction is mostly in better shape). One blazing hot day in early July, a staff member unlocked an old door off the choir and led TIME up a stone spiral staircase and out onto the roof, high above the crowds. Here, the site seemed not spiritually uplifting but distressing. Chunks of limestone lay on the ground, having fallen from the upper part of the chevet, or the eastern end of the Gothic church. One small piece had a clean slice down one side, showing how recently it had fallen. Two sections of a wall were missing, propped up with wood. And the features of Notre Dame’s famous gargoyles looked as worn away as the face of Voldemort. “They are like ice cream in the sun, melting,” says Michel Picaud, head of the nonprofit Friends of Notre Dame de Paris, looking up at them.

What is more, some fear the problem is getting worse. “The damage can only accelerate,” says Andrew Tallon, an associate professor of art at Vassar College in Poughkeepsie, N.Y., and an expert on Gothic architecture. Having carefully studied the damage, he says the restoration work is urgent. If the cathedral is left alone, its structural integrity could be at risk. “The flying buttresses, if they are not in place, the choir could come down,” he says. “The more you wait, the more you need to take down and replace.”

The church was not fully aware of the extent of the problem, say those at Notre Dame. Until a few years ago, the government effectively made the private areas off-limits. “There used to be about 200 old keys, so it was very, very difficult,” says André Finot, a spokesman for Notre Dame. Eventually, the government standardized the keys and allowed its tenants to climb the hidden stone staircases and access the upper levels. “We were shocked when we got up there,” Finot says.
The government hasn’t completely ignored the cathedral’s plight. In 2012, its bells were replaced to mark its 850th birthday. This year, authorities budgeted an extra €6 million ($6.84 million) to restore the spire. Water damage to the spire’s covering is threatening the wood-timber roof, which the medieval craftsmen built using 5,000 oak trees. The restoration will begin in the fall. But a Ministry of Culture official says Notre Dame should not expect regular help of this kind. To the government, the cathedral is just one of many old buildings in need of care. “France has thousands of monuments,” says the official, who was not authorized to speak to the media. Among them, Notre Dame is not necessarily the most pressing case. “It will not fall down,” she says.

Still, there is plenty of alarm in the church. Finally accepting that the government would not pay to restore the cathedral, the archdiocese launched Friends of Notre Dame in October to appeal for help. It hopes to raise €100 million ($114 million) in the next five to 10 years. “There is no part of the building untouched by the irreparable loss of sculptural and decorative elements, let alone the alarming deterioration of structural elements,” the organization says on its website. The cathedral, it says, “is in desperate need of attention.”

Picaud, a retired software executive who heads the fundraising effort, says he is planning a marketing drive in Paris in November. But he believes the bulk of the money will come not from the French but from Americans, millions of whom know Notre Dame and who are less hesitant than the French about giving money to the church. “People don’t want to give money because of laïcité,” says Finot, referring to the strict secularism that infuses French law. “So our message is, This is not about religion. It is about our heritage. Notre Dame is open to Muslims, and everyone.” Finot and Picaud expect to raise most of the funds through large donations and are discussing with government officials whether to acknowledge that generosity with a plaque at Notre Dame.

In April, the U.S. Internal Revenue Service granted Friends of Notre Dame tax-free status, and the organization is planning to hold a five-city American road show in spring 2018 in an all-out push to raise the money. By the time serious renovation work begins–perhaps sometime before the end of this decade–the damage could be worse than it is today. But at Notre Dame, history is counted not in years but in centuries. “We hope it will last forever,” Picaud says. “But it cannot last forever without this renovation.”

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