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Modérateur : Équipe de modération

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par jean
#4608247
Aujourd'hui, jeudi 7 mars, le tribunal correctionnel de Lyon a condamné le cardinal Barbarin à six mois de prison avec sursis pour non-dénonciation d’abus sexuels sur mineurs victimes du père Preynat.

Les agressions sexuelles et en particulier pédophiles sont des crimes.
La non dénonciation de crime est un délit.
La condamnation de Barbarin est donc logique.
Il est temps que la Loi institue la non prescription de crimes pédophiles afin que Barbarin et ses complices ne puissent plus jamais dire "Grâce à Dieu, ces faits sont prescrits".
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par cemab
#4608614
En toute bonne logique, le parquet avait requis la relaxe, on peut donc en déduire l'intervention de pressions de la part du lobby des plombiers
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par cemab
#4608766
Tirésias a écrit :
08 mars 2019, 19:56
Tu veux parler du lobby qui est si "introduit" au Vatican ?
yep, et sa partie extra-cléricale locale
par Courtial
#4608791
Ce qui me troue le cul, c'est le cas de le dire, dans cette affaire, c'est l'argumentaire de l'Eglise. Sans revenir sur les faits de viol en eux-mêmes, qui ne sont pas en cause, c'est le silence et la complicité honteuses qui nous intéressent ici.
Qu'une corporation, quelle qu'elle soit, se défende des immixtions venant du dehors, ça pourrait se comprendre : un flic n'aura pas très envie de témoigner contre un collègue, les militaires ou les avocats préfèrent régler leurs problèmes entre eux, bon, le corporatisme basique, la solidarité professionnelle, ça s'entend. On peut juste remarquer en passant qu'en l'espèce, ça fait un peu bizarre, car on a du mal avec l'idée que le prêtre est dans l'exercice de sa fonction lorsqu'il se fait sucer ou caresser par un gamin...C'est probablement ce qu'il fait croire au gamin quand il se livre à ses saloperies de gros pervers, mais ce n'est pas la réalité.

Mais les gens d'Eglise n'invoquent pas le corporatisme, mais un prétexte évangélique intéressant à mentionner : qui suis-je pour juger ? La hiérarchie répond qu'elle n'a rien fait pour que ces ordures soient punies, parce qu'elle n'est pas là pour juger ! C'est au nom d'un principe chrétien ! Trop forts, les mecs !
Vous voyez ça d'ici : vous voyez une vieille dame se faire molester et piquer son sac par un malotru (bronzé, forcément bronzé) et vous n'intervenez pas. Bon, on a le droit d'être lâche, ou une peur légitime de se prendre soi-même un mauvais coup. Mais vous allez jusqu'à refuser de témoigner ! Et quand les flic viennent vous dire : mais monsieur, vous aviez tout vu et vous n'êtes pas venu témoigner, vous répondez : oh, mais je ne suis pas Juge, moi, c'est pas à moi de juger !

Au-delà du cas de Barbarin, si on élargit le débat actuel (au moins médiatiquement présent) sur les affaires de pédophilie dans l'Eglise, je tiens d'abord à faire une déclaration solennelle. Qui prendra la forme d'une palinodie.

Chers amis réacs-facho-homophobes, vous m'avez souvent trouvé sur votre chemin pour fustiger votre dissidence, me comportant en cela comme un bien-pensant, autrement dit une gauchiasse saumâtre, faut avouer. Et je dois confesser que j'ai le repentir, que je couvre ma tête d'un sac de cendres d'avoir critiqué, galvaudé vos propos si légitimes et pleins de bon sens.

J'abjure mes erreurs passées et je me joins à vous au moins sur ce premier point : il y en a marre qu'il n'y en ait que pour les naigres, les gôchiss, les immigrés, les trans et les homos ! Pendant que les Blancs de droite et hétéro n'ont plus le droit à la parole !
On parle partout de libérer la parole, mais toujours celle de ces marginaux. Eh bien, je le dis avec vous : libérons la parole hétéro !

J'en parle ici parce que jusqu'à maintenant, on ne parle que des pédophiles dans l'Eglise. Comme d'hab', il n'y en a que pour eux, et on s'étale sur leurs pratiques sodomites, et rien sur les hétéros, ils sont effacés, leurs problèmes ne suscitent ni notre intérêt ni notre compassion. Les hétéros de l'Eglise sont la majorité silencieuse, des mal baisants qui cherchent la greluche.
Je ne sais si vous avez vu mardi soir le documentaire d'Arte, mais il en ressortait que la parole hétéro commençait à se libérer, depuis quelques années. Le film portait sur les agressions de religieuses par des prêtres ne violant pas que leurs voeux de chasteté. Des pratiques très répandues, connues depuis toujours par la hiérarchie et qui sont "couvertes" de manière systématique.
Le silence étant la moindre des turpitudes. On en apprenait des bien plus pimentées : pratique encouragée de l'abandon ou de l'avortement, organisation de véritables baisodromes (charismatiques partouzards de l'Arche par exemple), mariages forcés et maquerellage pur et simple (les deux derniers peut-être plus fréquents en Afrique).
Sans parler du sort de ces pauvres filles, dont la vie est brisée et qui ne reçoivent de l'institution, comme salaire de leurs services bien involontaires, dans le meilleur des cas (pour celles qui s'écrasent) que le mépris et la honte et pour les autres (celles qui regimbent), la persécution.
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par Merl1
#4609001
La persécution est là
J’ai déjà eu l’occasion de dire à quel point la décision de « justice » autorisant le réalisateur François Ozon à diffuser son film à charge contre le cardinal Barbarin avant l’issue du procès était un scandale – et une nouvelle preuve que la « chasse au catho » était ouverte.

Le verdict me donne hélas raison. Alors que le dossier est à peu près vide et que tout ce que l’on peut reprocher à l’archevêque de Lyon est une erreur de communication et, à la rigueur, une trop grande lenteur à se saisir de dossiers qui dataient de bien avant son arrivée à Lyon – et qui avaient déjà été, faut-il le rappeler, traités par la justice –, le cardinal écope de six mois de prison avec sursis.

Cette lapidation médiatico-judiciaire, au mépris de toutes les règles du droit, est à vomir.

C’était bien la peine de nous rebattre les oreilles avec les horreurs de l’Inquisition ! Au moins cette dernière a-t-elle inventé l’avocat et l’enquête à charge et à décharge. Aujourd’hui, la soi-disant justice française revient à l’archaïsme des lynchages collectifs. René Girard, reviens, ils sont devenus fous !

Pour apaiser la colère des dieux postmodernes, offensés par l’invraisemblable prétention de l’Eglise à défendre le mariage, il fallait sans nul doute une victime expiatoire. A présent, le lobby homosexualiste, que le cardinal avait osé défier lors du vote de la loi Taubira, est apaisé. Il ne réclamera pas tout de suite de nouvelles victimes. Grâces te soient rendues, ô puissant Moloch, pour son admirable modération !

Mais le lobby et le pouvoir croient-ils vraiment que nous ne comprenons pas leur petit jeu ? Ils sont terrorisés à l’idée qu’aux manifestations de gilets jaunes, qui réclament de pouvoir vivre de leur travail, se joignent des manifestations de catholiques défendant le droit des enfants. Et ils voudraient que ce scandale judiciaire et la campagne de presse qui va avec fassent taire les évêques.

Je le dis tout net : ils se fourrent le doigt dans l’œil. Non possumus. Nous ne pouvons pas abandonner la bonne nouvelle du mariage chrétien. Nous ne pouvons pas abandonner les enfants à l’Etat ni au marché. Nous ne pouvons pas laisser un pouvoir totalitaire prétendre redéfinir la nature humaine, la famille et la société – oh, avec tous les atours de la démocratie, rassurez-vous (mais le IIIe Reich aussi avait un parlement légalement élu, qu’est-ce que cela prouve ?).

Comme nos prédécesseurs refusaient jadis d’adorer l’empereur, ce simple mortel qui prétendait se faire dieu, nous refusons d’adorer leur parlement ou leurs tribunaux qui prétendent avoir le pouvoir de dire le vrai et le faux, le bien et le mal.

Je lis que le cardinal Barbarin fera appel de cette sentence inique. Je l’espère bien.

Quant à nous, qui n’avons pas l’autorité du cardinal, mais qui avons reçu le même baptême, nous pouvons bien vous dire, à vous juges iniques, à vous ministres ou parlementaires indignes qui nous crachez au visage, que NOUS NE LACHERONS RIEN, JAMAIS.

Pas par obstination. Simplement parce que nous ne pouvons pas faire autrement : nous avons reçu la vérité à notre baptême ; elle est notre raison de vivre ; vous ne pourrez jamais nous forcer à l’abandonner.

Cela étant, chers amis lecteurs, voici encore une bonne intention pour notre Carême : il faut nous préparer à des temps difficiles, à des temps où la profession de notre foi chrétienne nous vaudra toutes sortes d’avanies. Mais, ce qui est sûr, c’est que leur société pourrie issue de mai 68 est encore plus vermoulue que n’était l’empire de Néron. Ils n’ont plus d’enfants, ils n’ont plus d’avenir. Ils sont morts sur pied. J’ignore si nous gagnerons, mais je sais qu’ils ont déjà perdu.

Guillaume de Thieulloy


PS : J’apprends aujourd’hui que le conseil régional d’Ile-de-France a subventionné le film d’Ozon à hauteur de 360 000 euros. Ce qui veut dire qu’on a utilisé les impôts des catholiques pour les insulter publiquement ! Mais les responsables de cette forfaiture ne l’emporteront pas en paradis. De telles agressions auront des conséquences électorales…
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par Merl1
#4609002
Le cardinal Barbarin est condamné tandis que le père Preynat, qui est tout de même celui qui a commis les abus sexuels, attend toujours son procès, et en Australie, de nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer l’injustice subie par le cardinal Pell. Dans ces horreurs d’abus sexuels, il semble que les coupables passent entre les mailles du filet, tandis que les innocents, parce qu’ils portent une mitre, subissent les foudres de toutes les justices, tant médiatiques, que politiques et judiciaires. Pire : dans l’affaire Pell, c’est celui qui a voulu nettoyer les écuries d’Augias qui est en prison ! Ainsi, George Weigel écrit dans un texte
A propos du verdict pervers rendu contre le cardinal George Pell, qui l’a condamné pour «des abus sexuels historiques», est-il venu à l’esprit de quelqu’un que le cardinal n’avait pas à retourner dans son Australie natale pour être jugé? En tant que membre du Collège des cardinaux de la Sainte Église romaine et fonctionnaire du Vatican, Pell détient un passeport diplomatique du Vatican et la citoyenneté de l’État de la Cité du Vatican. S’il avait été coupable, il aurait pu rester dans la sécurité extraterritoriale de l’enclave du Vatican, intouchable pour les autorités australiennes. Mais parce que le cardinal Pell sait qu’il est innocent, il était déterminé à rentrer chez lui pour défendre son honneur et, dans un sens plus large, pour défendre ses décennies de travail à reconstruire l’Église catholique en Australie, dont les parties vives doivent beaucoup à son leadership et à son courage. […]

Le cardinal Pell et moi sommes amis depuis plus de cinquante ans, et au cours des vingt-cinq dernières années de cette amitié, j’ai été consterné par les calomnies auxquelles il a été soumis, tant dans les médias australiens hyper-sécularistes que dans les milieux religieux déterminés à conserver leurs rêves de révolution post-Vatican II. Une attaque mémorable contre lui est survenue peu de temps après mon séjour chez lui à Melbourne fin 2000: l’auteur de l’article affirmait que l’archevêque d’alors, Mgr Pell, était épris de parures liturgiques et que sa maison était remplie de vêtements richement brodés et d’autres bric-à-brac ecclésiastiques coûteux. J’ai été heureux de pouvoir répondre par écrit qu’après quelques jours passés dans la maison, je n’avais vu aucun vêtement, de brocard ou autre, mais que j’avais vu des livres partout, ainsi que les numéros les plus récents de toutes les revues d’opinion importantes de l’Anglosphère, à gauche, à droite et au centre. […]

Le dossier contre Pell a été truffé d’invraisemblances, et pire, depuis le début. La police de Victoria a entrepris une pêche aux témoignages contre Pell un an avant qu’une plainte n’ait été reçue d’une victime présumée. L’audience préliminaire, qui a rejeté bon nombre des accusations portées par la police, aurait dû les rejeter toutes; mais dans un climat public qui mérite d’être comparé à celui de Salem, au Massachusetts, pendant l’hystérie des sorcière du XVIIe siècle, un procès criminel a été ordonné. Lors de ce procès, et après que la défense de Pell eût démontré qu’il était physiquement impossible que les crimes dont il était accusé se soient produits, un jury a voté à 10 contre 2 pour l’acquitter; mais cela signifiait un jury dans l’impasse – hung jury – (dont plusieurs membres ont pleuré à la lecture du verdict), et la Couronne a décidé de procéder à un nouveau procès. Lors du nouveau procès, l’équipe de la défense de Pell a démontré que dix choses invraisemblables et improbables auraient dû se produire simultanément pour qu’il soit coupable des accusations; il n’y a eu aucune corroboration des accusations du plaignant; la possibilité même que les actes ignobles dont Pell était accusé aient été commis ce jour-là par des personnes présentes a été amplement réfutée; il a été démontré que la police a fait preuve d’une négligence grossière dans son enquête sur le lieu présumé du crime – et pourtant, le deuxième jury a voté 12-0 pour la condamnation, après ce qu’on peut raisonnablement supposer être son refus de prendre au sérieux les directives du juge du procès sur l’interprétation à donner à la preuve.

Et lorsque l'”ordonnance de suppression” des médias (suppression order: ordonnance du tribunal selon laquelle la presse n’a pas le droit de parler du procès), qui interdisait la couverture de ces procès par la presse australienne a été levée et que le deuxième verdict a été révélé au début de cette semaine, un Niagara de calomnies a été déversé sur le cardinal Pell par les milieux politiques et les médias, malgré le fait que quelques courageux journalistes australiens et le Père Frank Brennan (un éminent jésuite australien à l’autre extrémité du spectre ecclésial de Pell) ont fait remarquer l’injustice de sa condamnation.

Quelque chose, ici, ne tient pas debout.

Personne ne doute que l’Église catholique en Australie a fait preuve d’une terrible négligence dans le traitement des abus sexuels commis par des clercs pendant des décennies. Quiconque connaît l’histoire de la réforme catholique en Australie ne peut douter que l’homme qui a inversé cette tendance au déni et au camouflage était George Pell – qui a aussi eu l’honnêteté et le courage d’appliquer à lui-même les normes strictes qu’il imposait aux autres accusés d’abus. […]
Le père Raymond J. de Souza parle lui de persécution :
Il est important pour les catholiques de connaître les détails de l’affaire, pas seulement les déclarations sommaires selon lesquelles [les accusations] étaient “faibles”. Elles étaient impossibles. Selon l’accusation, le cardinal Pell, au lieu de saluer les gens après la messe, comme il en avait l’habitude, a quitté immédiatement tout le monde dans la cathédrale Saint-Patrick pour se rendre sans accompagnement à la sacristie. Arrivé seul dans la sacristie, il trouva deux enfants de chœur qui, d’une manière ou d’une autre, avaient quitté le cortège des cinq autres douzaines d’enfants de chœur et buvaient du vin d’autel. Après les avoir surpris sur le fait, il a rapidement décidé de les agresser sexuellement – «pénétration orale», pour être désagréablement précis. Il l’a fait immédiatement après la messe, la porte de la sacristie ouverte, alors qu’il portait tous ses parements liturgiques et pouvait raisonnablement s’attendre à ce que le sacristain, le maître de cérémonie, les servants ou les concélébrants puissent entrer, sortir ou même passer par la porte ouverte, comme il est d’usage après la messe. Pendant ce temps, il y avait des douzaines et des douzaines de personnes dans la cathédrale, priant ou déambulant. Toute l’affaire s’est déroulée en six minutes, après quoi les garçons sont allés à la répétition de la chorale et n’en ont jamais parlé à personne pendant 20 ans, pas même entre eux. En effet, l’un des garçons, qui est mort d’une overdose d’héroïne en 2014, a explicitement dit à sa mère, avant de mourir, qu’il n’avait jamais été victime d’abus sexuel. Les faits prétendus sont virtuellement impossibles à accomplir. Demandez à n’importe quel prêtre d’une paroisse de taille normale – sans parler d’une cathédrale – s’il serait possible de violer des enfants de chœur dans la sacristie immédiatement après la messe. Soixante secondes – et encore moins six minutes – ne passeraient pas sans que quelqu’un, ou plusieurs personnes, entrent et sortent, ou du moins passent par la porte ouverte. Demandez à n’importe quel prêtre s’il est habituellement seul dans la sacristie immédiatement après la messe, alors qu’il y a encore des gens dans l’église et que le sanctuaire n’a pas encore été nettoyé. […]

Il n’est pas étonnant qu’un jury de 12 citoyens ordinaires ait pu être convaincu, contre toute évidence et tout bon sens, que le cardinal Pell était coupable. Après tout, des dizaines et des dizaines de policiers et de procureurs hautement qualifiés et expérimentés ont décidé que l’ancien archevêque de Sydney était coupable avant même que des accusations soient portées. Telle est la haine de l’Australie pour l’Église catholique en général et George Pell en particulier. En 2013, la police de Victoria a lancé l’opération “Tethering” pour enquêter sur le cardinal Pell, bien qu’aucune plainte n’avait été déposée contre lui. Il s’en est suivi une campagne de quatre ans pour trouver des personnes prêtes à l’accuser d’abus sexuels, une campagne qui incluait la publication par la police du Victoria d’annonces dans les journaux pour demander des plaintes pour abus sexuels à la cathédrale de Melbourne – avant même qu’il n’y en ait eu. La police avait son homme et avait juste besoin d’une victime. Alors que l’Australie traversait l’épreuve d’une commission royale d’investigation sur les abus sexuels – l’Église catholique se taillant la part du lion – ce n’était qu’une question de temps avant que quelqu’un puisse être trouvé pour dire quelque chose, ou se souvenir de quelque chose, ou, si nécessaire, le fabriquer entièrement. Le fait qu’après tous ces efforts, la police du Victoria n’ait pu monter qu’un dossier aussi fragile est en soi une indication puissante que le cardinal Pell n’est pas un agresseur sexuel.

Dans les affaires de violence sexuelle, dans le Victoria, la victime témoigne à huis clos, de sorte que le public ne la connaît pas et ne peut évaluer la crédibilité de ce qui a été dit. Au premier procès, le plaignant a témoigné devant le jury. Ils ont voté contre la condamnation. Au deuxième procès, le plaignant n’a pas témoigné du tout, mais à la place les dossiers de son témoignage au premier procès ont été présentés. Il semble que le premier jury, qui a entendu le plaignant en direct, l’a trouvé moins crédible que le second jury, qui ne l’a pas rencontré en direct.

Le cardinal Pell a donc été condamné sur la foi du témoignage d’un seul témoin qui a présenté une histoire incroyable, sans corroboration, sans aucune preuve physique et sans aucun comportement antérieur, par dessus l’insistance acharnée de l’auteur présumé que rien de ce genre ne s’était jamais produit. Cela, presque par définition, se rapporte à la règle du doute raisonnable.

Plus étonnant encore, le jury a condamné le cardinal Pell pour avoir agressé le deuxième garçon, bien qu’il ait démenti à sa propre famille avoir été agressée. La deuxième victime présumée est décédée en 2014. Il n’a jamais porté plainte, n’a jamais été interrogé par la police et n’a jamais été examiné au tribunal.

Sans la haine publique à l’égard du cardinal Pell, une telle affaire n’aurait jamais été portée devant les tribunaux. Mais tout comme les policiers avaient leur homme avant d’avoir des accusations ou des preuves, les magistrats savaient qu’ils avaient de bonnes chances d’obtenir un jury tellement déterminé à avoir le cardinal Pell qu’ils n’ont eu qu’à leur donner une chance.
http://benoit-et-moi.fr/2019/actualite/ ... ieres.html
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par Plariste le Revanite
#4609004
Une polémicouze qui va occuper surtout que le cardinal est connu.

@Courtial
Le serpent est là.

On dirait moi quand j'étais sur le forum et que je m'insurgeais contre l'islamophobie et les dérives Islamophobes dans al critique de l'Islam.

Maintenant :



Tu verra reste prêt de tes conviction évoques-le si tu veux mais rien à foutre des polémicouzes.
Tu verra ça fera moins de contradictions dans ta tête.
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par cemab
#4609073
Il est évident que la condamnation de Barbarin n'est là que pour satisfaire les simples, comme le démontre ce fil.
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par Djeimse
#4609082
Ca ne me dérange pas plus que ça que Barbarin soit condamné, pas plus que la pression sur l'Eglise qui a la très lourde responsabilité d'avoir laissé des situations en place sans réagir, et fait entrer des prédateurs dans l'Eglise, avec des séminaires qui ressemblaient plus à des écoles du parti socialiste.

Quand aux sales cons qui en profitent pour des raisons politiques, ce sont les mêmes qui font la promotion du voile islamique sous prétexte de liberté ...

Bref, cela doit faire dix fois que je vois ce genre de débat ici, avec toujours les mêmes arguments.
cemab a/ont remercié ça
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par cemab
#4609085
Hormis sur la condamnation d'un innocent innocenté par le parquet, je plussoye.

De plus, il est tout aussi évident que les gens de droite sont moins enclins à la pédophilie que les gens de gauche.
par JPS38
#4609095

" Deux officiants se rencontrent à nouveau, ayant laissé passer quelques années avant de se revoir.

L'un dit à l'autre:
- Tu as beaucoup grossi depuis la dernière fois !

Et l'autre de répondre:
- Mais pas du tout... je rentre encore dans du 14 ans. "
par Courtial
#4609100
Ca ne me dérange pas plus que ça que Barbarin soit condamné, pas plus que la pression sur l'Eglise qui a la très lourde responsabilité d'avoir laissé des situations en place sans réagir, et fait entrer des prédateurs dans l'Eglise, avec des séminaires qui ressemblaient plus à des écoles du parti socialiste.
C'est toujours pareil, on ne me dit jamais rien, à moi.
Si j'avais su que les séminaires du PS étaient organisés pour baiser les petites militantes, je me serais inscrit ! J'ignorais, je croyais que c'était juste du blabla social-traître, je suis passé à côté.
A la lumière de ces révélations, je comprends maintenant les succès passés du PS. Et peut-être les causes de la désaffection actuelle : ils ont cessé ces pratiques, probablement...Et tous les érotomanes déçus ont dû se replier sur l'Eglise, ce qui explique l'afflux de socialos dans l'Eglise, ces derniers temps.
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par cemab
#4609103
On ne peut qu'attendre que ces déchets soient lourdés, une fois l'apostat écarté du pouvoir [smilie=_banker.gif]
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par Djeimse
#4609113
Courtial a écrit :
10 mars 2019, 12:27
Ca ne me dérange pas plus que ça que Barbarin soit condamné, pas plus que la pression sur l'Eglise qui a la très lourde responsabilité d'avoir laissé des situations en place sans réagir, et fait entrer des prédateurs dans l'Eglise, avec des séminaires qui ressemblaient plus à des écoles du parti socialiste.
C'est toujours pareil, on ne me dit jamais rien, à moi.
Si j'avais su que les séminaires du PS étaient organisés pour baiser les petites militantes, je me serais inscrit ! J'ignorais, je croyais que c'était juste du blabla social-traître, je suis passé à côté.
A la lumière de ces révélations, je comprends maintenant les succès passés du PS. Et peut-être les causes de la désaffection actuelle : ils ont cessé ces pratiques, probablement...Et tous les érotomanes déçus ont dû se replier sur l'Eglise, ce qui explique l'afflux de socialos dans l'Eglise, ces derniers temps.
Tu n'aurais peut être pas trouvé ton compte, dans l'église, il s'agit essentiellement de pédophilie homosexuelle. Les petites filles, ça ne les intéresse pas.

Bien sûr, je ne parlerai pas de PIerre Bergé, ni de Jack Lang, ou de Frédéric Mitterrand.

C'est un psychanalyste. Un homme d'affaire ju[…]

C'est fou comme les islamophiles connaissent mieux[…]

Et vous évaluez cette garantie à c[…]