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Modérateur : Équipe de modération

#4559288
« Je suis étonné de la décision du Conseil constitutionnel. Je suis même choqué. Nous avons appliqué strictement le Code de procédure pénale et même au-delà. Par exemple, nous avions fait venir un médecin pour examiner Murielle Bolle alors que cela ne se faisait pas trop à l'époque. Son père était présent dans nos locaux, certes, pas à l'audition, mais c'était la règle à l'époque. En revanche, le père avait pu relire la déposition. Certes, on ne l'a pas filmée, comme cela se fait pour les mineurs aujourd'hui, et il n'y avait pas non plus la présence d'un avocat, mais ce n'était pas dans le Code de procédure dans les années 1980. Notre enquête a été attaquée en justice, et nous avions obtenu un non-lieu. En 1984, nous aurions dû protéger Murielle Bolle pour lui éviter des pressions de sa famille. À cette époque, elle a révélé qu'elle avait des informations sur le processus qui avait mené au crime, sa mise en examen plus tard n'était pas nécessaire. De multiples pièces ont été annulées seulement pour des questions de procédure et non pas sur le fond. On réécrit l'histoire trente ans après. Toutes les affaires judiciaires pourraient être revues à cet aune-là. J'étais absent lors de sa première déposition, mais j'étais là quand Murielle Bolle a été confrontée à ses révélations, ce qui nous a permis de penser que ses premières informations étaient valides. Pour moi, 21 personnes ont confirmé la première version de cette femme. Cette décision du Conseil constitutionnel me conforte encore plus dans l'idée qu'on n'est plus dans une affaire judiciaire. Seuls les historiens pourront dire la vérité et non plus la justice aujourd'hui. Sur le plan judiciaire, c'est un dossier qui ne ressemble plus à rien. »
« C’était une gamine qui ne donnait pas l’impression d’être influençable. Elle avait du caractère et ne se laissait pas manipuler comme ça ».
https://www.vosgesmatin.fr/vosges/2018/ ... es-avocats
#4561881
Raphaëlle a écrit :
16 nov. 2018, 23:41
Murielle Bolle, une vie brisée. De la petite fille terrorisée par des gendarmes à la femme de 49 ans jetée en prison. Toute la folie d'une justice aveugle.



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Elle devrait téléphoner à " comme j'aime " .
#4603045
"Annuler la garde à vue sera le plus facile, restera ensuite à déterminer quels actes" devront être gommés à sa suite, a commenté Emmanuel Piwnica, l'un des avocats de Mme Bolle.

La Cour a en revanche refusé de faire droit à d'autres demandes de Mme Bolle, qui dénonçait la "partialité" du juge Simon, chargé de l'enquête entre 1987 et 1990.
"Grosse culpabilité"

Murielle Bolle est "extrêmement satisfaite", a réagi un autre de ses avocats, Christophe Ballorin.

"Elle traînait une grosse culpabilité liée au fait qu'elle incriminait, dans cette garde à vue, Bernard Laroche. C'est sur la base de ces déclarations que Bernard Laroche avait été incarcéré" avant d'être tué par le père de Grégory, a-t-il rappelé.

L'affaire avait connu un rebondissement spectaculaire en juin 2017 avec les mises en examen de Murielle Bolle et du couple Jacob, grand-oncle et grand-tante de Grégory, pour le rapt mortel de l'enfant. L'accusation privilégie désormais la thèse d'un "acte collectif" avec Bernard Laroche.

Annulées depuis pour des questions de procédure, ces mises en examen pourraient intervenir de nouveau une fois tous les recours purgés. Selon la cour d'appel de Dijon, les propos de Murielle Bolle adolescente sont sans incidence sur sa mise en examen de 2017, "basée sur des éléments nouveaux".

Chaque camp voit toutefois midi à sa porte quand aux conséquences d'une annulation de la garde à vue.

Me Claire Waquet, l'un des avocats des parents Villemin, estime que subsisteraient des déclarations de Murielle Bolle incriminant Laroche, "comme témoin" avant sa garde à vue puis "chez le juge". La décision de la Cour de cassation "ne va pas entraver de façon significative la recherche de la vérité", commente aussi leur avocat historique, Thierry Moser.

Me Ballorin y voit pour sa part "la fermeture définitive de la piste Bolle".

Gérard Welzer, l'avocat de Marie-Ange Laroche, veuve de Bernard Laroche, estime quant à lui que "quand le dossier sera renvoyé à Dijon" purgé, "il n'y aura plus rien sur la piste Laroche".

Après son "nettoyage" parisien, le dossier reviendra à la chambre de l'instruction de Dijon. Le juge Dominique Brault s'y trouve désormais en charge de l'affaire Grégory, après le départ à la retraite de l'ancienne présidente Claire Barbier.

https://www.lepoint.fr/societe/affaire- ... 561_23.php
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