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Modérateur : Équipe de modération

#4423962
Contrairement à l'automne dernier, où le gouvernement avait joué très finement la réforme et les ordonnances sur les lois travail, il semble que cette fois ci le 1er ministre choisisse un choc frontal , avec les syndicats de cheminots .
Malgré les menaces , Edouard Philippe a décidé de reformer la SNCF par ordonnances .
#4423963
il faut se rendre compte que beaucoup de choses ont changé, comparées à 1995, quand Juppé a dû plier face aux grèves des services publics, la SNCF en 1er .

- d'abord la CGT n'est plus majoritaire dans le privé, mais reste en tête uniquement dans le public . Or le fameux discours de la grève des fonctionnaires , par procuration pour les salariés du privé , ne passera plus . Et il ne manquera pas de salariés du privé qui critiqueront les cheminots privilègiés, si ceux ci les empêchent d'aller bosser.

- en 1995, les RTT n'existaient pas . Or aujourd'hui, c'est assez courant de voir les salariés privés de mobilité par une grève SNCF, poser un jour de RTT, ce jour là .
- ou d'autres ( les cadres en particulier) proposer de travailler chez eux, ce même jour , grace à une simple connexion internet .

- en 1995, les différentes sociétés ou applications de covoiturage n'existaient pas
- de même les fameux cars Macron pourraient voir leur activité dopée par une longue période de grèves SNCF. Et capter ainsi de nouveaux clients, sur le long terme

Nous voyons donc que face à un blocage des trains, de nombreux plans B existent . Et finalement une longue grève des cheminots pourrait faire la démonstration, qu'ils ne sont plus aussi indispensables qu'ils ne l'imaginent.............en fait , tout cela pourrait se retourner contre eux .


Ma conviction, c'est que Macron et son gouvernement iront jusqu'au bout ..........quitte à changer un 1er ministre épuisé par une longue période de conflits sociaux .......mais pas avant les élections européennes de juin 2019
Modifié en dernier par agri-info-intox le 26 févr. 2018, 21:31, modifié 4 fois.
#4423972
La classe ouvrière n'a, juste, plus les moyens d'entrer dans une épreuve de force. La dématérialisation des services voir des moyens de productions, tout comme la facilité à délocaliser à tuer toute la logique du rapport de force tel que pensé par le courant syndicaliste des XIX et XX. Certains s'en réjouiront. Encore faut-il être sûr de toujours être dans le camp de ceux qui bénéficieront de cette défaite de la classe salariale (je n'ose plus dire classe ouvrière en France, ceux là sont déjà morts.)
Au vrai celà ne bénéficie qu'aux hyper-riches et aux classes bourgeoises des pays "émergents", se plaindre des "avantages" des cheminots c'est un peu comme envier Paul qui a deux pommes alors que vous n'en avez qu'une et oublié que Gérard, lui, vos engueulades ça lui fait bien plaisir puisqu'il possède tout un champ de pommier qu'il vous fait récolter pour une misère avant de vous refourguez ces mêmes pommes.
polomnic, Valmont France, Werk a/ont remercié ça
#4423980
agri-info-intox a écrit :
26 févr. 2018, 21:11
il faut se rendre compte que beaucoup de choses ont changé, comparées à 1995, quand Juppé a dû plier face aux grèves des services publics, la SNCF en 1er .

- d'abord la CGT n'est plus majoritaire dans le privé, mais reste en tête uniquement dans le public . Or le fameux discours de la grève des fonctionnaires , par procuration pour les salariés du privé , ne passera plus . Et il ne manquera pas de salariés du privé qui critiqueront les cheminots privilègiés, si ceux ci les empêchent d'aller bosser.

- en 1995, les RTT n'existaient pas . Or aujourd'hui, c'est assez courant de voir les salariés privés de mobilité par une grève SNCF, poser un jour de RTT, ce jour là .
- ou d'autres ( les cadres en particulier) proposer de travailler chez eux, ce même jour , grace à une simple connexion internet .

- en 1995, les différentes sociétés ou applications de covoiturage n'existaient pas
- de même les fameux cars Macron pourraient voir leur activité dopée par une longue période de grèves SNCF. Et capter ainsi de nouveaux clients, sur le long terme

Nous voyons donc que face à un blocage des trains, de nombreux plans B existent . Et finalement une longue grève des cheminots pourrait faire la démonstration, qu'ils ne sont plus aussi indispensables qu'ils ne l'imaginent.............en fait , tout cela pourrait se retourner contre eux .


Ma conviction, c'est que Macron et son gouvernement iront jusqu'au bout ..........quitte à changer un 1er ministre épuisé par une longue période de conflits sociaux .......mais pas avant les élections européennes de juin 2019
Pour l'instant, Edouard Philippe n'a pas eu beaucoup de conflits sociaux. L'automne terrifiant que les syndicats promettaient, a duré à peine une journée et fait pschiiiittt.
Les étudiants que FI appelaient à descendre dans la rue pour protester contre la réforme de l'Université sont allés en cours et je ne sens pas les lycéens partir en fronde contre le nouveau bac.

Si la grève de la SNCF n'est pas complète, EP aura gagné une manche.

La grève de 1995 avait fait du dégât!
#4423983
Cà ne serait même plus gagner une manche, mais gagner la guerre par chaos des syndicats
Les syndicats auraient tort de placer la barre trop haut, car ils risquent de tout perdre , en cas d'abandon du projet . En effet, tant que la concurrence sur le rail n'est pas installée, ils ont encore le monopole du blocage des rails .Mais dans 4 ans, les compagnies privées auront facile à briser leurs grèves

La porte de sortie proposée aux actuels cheminots ressemble à un tapis rouge " pour vous, on ne change rien, vous gardez vos privilèges "............à mon avis, c'est ce qu'ils voudront sauver au final, en cédant sur le reste.
#4423993
La SNCM n'a as survécu à l'ouverture de la concurrence sur la liaison continent Corse.
Si la SNCF veut survivre à la même chose, elle doit faire de très gros efforts de mise au niveau et mettre dans sa poche avec le mouchoir dessus les décisions trop fortes des syndicats.
Dans tous les cas cette entreprise arrive à un croisement majeur qui va soit la forcer à évoluer soit à disparaitre.
Les syndicats doivent réfléchir entre leur avenir et tenir leurs troupes habitués à la grève.
Nous allons suivre leur choix et mesurer leur finesse de manœuvre.
#4423998
Je n'arrive pas à comprendre comment la SNCF est arrivé à cette situation financière actuelle , sachant que :

-La SNCF n'a jamais remplacé son matériel pendant plus de 40 ans (Locomotive diesel ayant 60 ans , voiture Corail 40 ans)

-La SNCF a fermé de nombreuses lignes dans les années 70/80/90 , car non rentable

-La SNCF s'est déchargé des liaisons "Corail Intercité" sur l'Etat et des liaisons rurales aux régions (TER)

-La SNCF avait une politique du tout TGV et laissé de coté les autres lignes

Ca fait quand même un peu peur , ca veut dire que la SNCF ne sait pas gérer de l'argent alors qu'elle s'est déchargé des Corails et des TER au profit du TGV ? Et maintenant , ces lignes délaissés , qui va payer pour les remettre en état ? Quel est l’intérêt pour une compagnie privé de faire rouler des trains à 40 KM/H ?

Je pense , très sincèrement , que les dirigeants SNCF avaient vu et anticipé depuis longtemps la concurrence de 2020 , et sans doute cette philosophie qu'est : " On ne va pas payer de notre poche la rénovation des voies pour y voir après passer dessus des trains qui nous appartiennent pas ! On va donc laisser les voies se détériorer , se décharger des coûts sur l'Etat et les Régions sur ces trains , en misant le TGV comme avenir de ce qui restera de la SNCF en 2020 , et utiliser l'argent de l'Etat pour construire le maximum de ligne à grande vitesse et les rames qui vont avec , quitte à s'endetter (mais l'Etat ne fera jamais faillite , donc pas de problème) afin d’être en position de force sur les lignes grandes vitesses quand la concurrence arrivera (InOui est une marque SNCF) et de laisser les autres lignes à leurs sort".

Alors oui , il y a bien des travaux de régénération de ligne un peu partout en France , mais c'est les régions qui mettent le plus la main au portefeuilles , pas RRF ni l'Etat ...

Je ne prone pas la vérité absolue , je ne fait que penser , mais quand je pense à la liaison emblématique qu'est Lyon - Bordeaux , et ce qu'est elle devenu aujourd’hui , ce que je viens d'écrire prend tout son sens , à mon sens .
#4424025
Corail_ a écrit :
26 févr. 2018, 23:17
Je n'arrive pas à comprendre comment la SNCF est arrivé à cette situation financière actuelle , sachant que :
* La multiplication des voitures individuelles, la baisse du prix de l'avion, ainsi que les déplacements démographiques (concentration de la population dans les grandes villes).

* Les retraites : même en réduisant la voilure aujourd'hui, il faut continuer à payer les salairés d'antan pendant des décennies.

* Le passage à des normes comptables privées a sans doute mis en évidence le coût de la dépréciation du capital, coût qui devait être autrefois masqué jusqu'à ce que l'Etat allonge l'oseille. D'où des résultats nets négatifs malgré un excédent.

* Un défaut d'investissements, sans doute parce que le long-terme était à chaque fois la variable d'ajustement entre des exigences contraires et impossibles à satisfaire autrement.
#4424030
Les cheminots à l’heure de vérité .
Sur fond d’élection professionnelle en novembre les syndicats quasiment unanimes vont partir à priori pour un mois de grève . Réflexe naturel pour qui a toujours pratiqué le bras de fer contre le gouvernement dès lors que l’on vient remettre en question tout ou partie du statut.
Ceci va surement altérer la mansuétude à leur égard que les Français avaient des cheminots car bien évidemment qui va supporter cela mais aussi plus le temps avance plus on mesure les conditions avantageuses accordées au personnel.

Cela passe par des horaires inférieurs avec des RTT supérieurs .On parle de 80000 journées « perdues ».Ceci est un des éléments qui contribue à ce que le transport ferroviaire en France soit en moyenne supérieur de 30% par rapport aux autres pays.

Système propre de santé prévoyance y compris retraites avantageux déficitaires supporté pour 3 milliards par la collectivité ,la SNCF ne pouvant faire face. (Tout comme EDF pour parti)

La concurrence arrive ,mais ceci n’est pas une découverte prévue de longue date mais toujours ignorée sauf que l’échéance est là. A trop ne voir que le trafic franco/français on a oublié cela.
Pourtant n’y a-t-il pas au contraire matière à développement car la SNCF peut profiter de cette ouverture pour élargir son périmètre. Ceci passe par de profonds changements dont malheureusement les cheminots ne veulent pas entendre.
Pourtant l’exemple de EDF, France Télécom devrait quand même faire réfléchir. Il sont en développement .
#4424094
agri-info-intox a écrit :
26 févr. 2018, 21:06
Contrairement à l'automne dernier, où le gouvernement avait joué très finement la réforme et les ordonnances sur les lois travail, il semble que cette fois ci le 1er ministre choisisse un choc frontal , avec les syndicats de cheminots .
Malgré les menaces , Edouard Philippe a décidé de reformer la SNCF par ordonnances .
moi je ne vois pas trop la différence
dans les deux cas il s'est concerté, a fait partiellement machine arrière et finalement passé par ordonnance
ici c'est le maintien des petites lignes même si ça intéresse plus les usagers et les élus locaux et pas les syndicats.
on verra si les cheminots arrivent à faire une grève sérieuse ou si c'est un échec comme la loi travail.
et si le gouvernement recule en cas de grève sérieuse
#4424101
attention, quand les cheminots parlent d'un mois de grève, c'est une grève tournante et larvée .
Par principe , les fonctionnaires et assimilés n'ont aucune épargne de précaution, qui leur permettrait de ne pas travailler pendant un mois ..........car quand on a la sécurité de l'emploi, du salaire et de la promotion, on ne cherche pas à avoir une épargne de précaution, comme le font la plupart des travailleurs indépendants . Au mieux un fonc peut se permettre 7 jours de grèves.

Je pense que le gouvernement , ne reculera pas sur la réforme, c'est sa crédibilité qui est en jeu .
Il était question de célébrer les 50 ans de mai 1968. Certains rêvent d'un remake, mais il suffirait de faire parler quelques historiens et quelques économistes, pour démontrer, que mai 1968 a abouti à un recul économique et social de la France (mais une petite avancée sociétale ) pour remettre les pendules à l'heure et briser cette envie de remake .
D'ailleurs rares sont les 18-25 ans qui rêvent d'un nouveau mai 1968 , alors qu'ils étaient encore nombreux dans les années 90
#4424116
situation pas encore comparable
annee 50 et 60 pas de probleme de chomage mais une societé hyper rigide et prude travail famille patrie aussi inegalité social
annee 2018 chomage elevé insecurité ( travail et dans la rue) grande inegalité social mais pas de societé puritaine a part un peu dans banlieue el couscous et chez les ounes papa ounes maman
en plus la societe c est comme un gros bateau enormement d'inertie par exemple mai 68 aurait du etre mai 58 car les rigides au pouvoir dans les annees 50 avaient lache la bride dans les annees 60
#4424122
agri-info-intox a écrit :
26 févr. 2018, 21:11
il faut se rendre compte que beaucoup de choses ont changé, comparées à 1995, quand Juppé a dû plier face aux grèves des services publics, la SNCF en 1er .

- d'abord la CGT n'est plus majoritaire dans le privé, mais reste en tête uniquement dans le public . Or le fameux discours de la grève des fonctionnaires , par procuration pour les salariés du privé , ne passera plus . Et il ne manquera pas de salariés du privé qui critiqueront les cheminots privilègiés, si ceux ci les empêchent d'aller bosser.

- en 1995, les RTT n'existaient pas . Or aujourd'hui, c'est assez courant de voir les salariés privés de mobilité par une grève SNCF, poser un jour de RTT, ce jour là .
- ou d'autres ( les cadres en particulier) proposer de travailler chez eux, ce même jour , grace à une simple connexion internet .

- en 1995, les différentes sociétés ou applications de covoiturage n'existaient pas
- de même les fameux cars Macron pourraient voir leur activité dopée par une longue période de grèves SNCF. Et capter ainsi de nouveaux clients, sur le long terme

Nous voyons donc que face à un blocage des trains, de nombreux plans B existent . Et finalement une longue grève des cheminots pourrait faire la démonstration, qu'ils ne sont plus aussi indispensables qu'ils ne l'imaginent.............en fait , tout cela pourrait se retourner contre eux .


Ma conviction, c'est que Macron et son gouvernement iront jusqu'au bout ..........quitte à changer un 1er ministre épuisé par une longue période de conflits sociaux .......mais pas avant les élections européennes de juin 2019
Donc les jeux sont faits!
Macron à tout prévu!
La droite en n'a rêvé des réformes, Macron l'a fait !
Wauquiez jaloux rumine!
#4424135
allmen67 a écrit :
27 févr. 2018, 14:50
Bien sûr, qu'ils iront au bout et l'emporteront car ça fait longtemps que la société est totalement atomisée entre individus qui jalousent son voisin uniquement en ne voyant pas au-delà du bout de son nez.
Commentaire fataliste juste allmen ! (malheureusement )
Quand à la "jalousie" on n'a le parfait exemple sur ce forum.

Je vous laisse je vais aller faire trempette dans une eau 27°
#4424143
il faut voir que la réforme SNCF fait un immense cadeau aux actuels cheminots en leur maintenant leur statut à vie . Quel cheminot aujourd'hui va sacrifier des semaines de salaires, non pas à son profit, mais au profit des nouveaux entrants ?
et comme les régions ne veulent plus contractualiser , avec la seule SNCF , mais sur appel d'offre, les cheminots sont bien conscients que sans réforme, la SNCF sera incapable de se montrer compétitive sur les appels d'offre rentrera dans une spirale, manque d'activité- déficit- absence de tarifs concurrentiels .

S'ils font grève aujourd'hui, ce sera plus en prévision de la réforme à venir des régimes spéciaux de retraite, que du changement de statut des futurs cheminots .
#4424148
Le cadeau prévisible pour redonner atout à la SNCF c'est pour cette dernière l'effacement de la dette de 50 milliards promis par le candidat Macron en compensation de la suppression du statut actuel pour les nouveaux entrants. Au passage ces derniers seront sous le régime qui régit des millions de salariés .
J'espère que les syndicats en tireront la leçon encore faut-il qu'ils ne s'enferment dans leur sampiternelle rengaine sur le statut!
Et l'intérêt de pérenniser l'entreprise ont-ils conscience de cela ou jouent-ils simplement à qui c'est qui sera le plus fort.
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