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Le secrétaire d'État au Numérique, Mounir Mahjoubi, et le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, ont annoncé la création d'un G2IA, une alliance qui vise à promouvoir une intelligence artificielle éthique et inclusive. Un moyen pour deux petits pays de miser sur leurs forces pour se distinguer dans une bataille économique mondiale dominée par les États-Unis et la Chine.


Alors que la bataille économique autour de l'intelligence artificielle se concentre entre les États-Unis et la Chine, qui investissent à coups de dizaines de milliards dans la recherche via leurs agences nationales d'innovation et leurs géants du Net (respectivement les fameux Gafam et les Batx), les "petits" pays tentent d'exister et de se distinguer par d'autres moyens.
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En déplacement à Montréal pour une conférence du G7 sur l'IA, le secrétaire d'État français au Numérique, Mounir Mahjoubi, et le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, ont annoncé la création du G2IA, un nouveau groupe international d'experts. Il s'agit de l'un des principaux résultats découlant de la Déclaration franco-canadienne sur l'intelligence artificielle, annoncée par Emmanuel Macron et Justin Trudeau avant le sommet du G7 en juin dernier.
L'objectif du G2IA est de "soutenir et de guider l'adoption responsable de l'intelligence artificielle, axée sur le respect de la personne, l'inclusion, la diversité, l'innovation et la croissance économique", précise le secrétariat d'État au Numérique. Bien que le projet soit mené conjointement par le Canada et la France, l'idée est d'inclure les pays qui voudront définir la future application de l'IA dans la vie de tous les jours. Priorité sera donnée aux pays du G7, notamment le Japon, avec lequel les « discussions sont très avancées », assure Mounir Mahjoubi. L'éventuelle participation des États-Unis n'a pas encore été décidée, même si le secrétaire d'État s'attend à ce que compagnies et scientifiques américains veuillent apporter leur contribution à titre individuel.
En marge du prochain sommet du G7, qui se tiendra à l'été 2019 à Biarritz, dans le sud-ouest de la France, la France et le Canada organiseront donc à Paris une grande conférence mondiale sur l'intelligence artificielle, qui visera à "établir un premier consensus scientifique sur les enjeux de l'intelligence artificielle".
"Avec son plan AI for Humanity, la France se place parmi les champions de la discipline, et porte les questions éthiques sur la scène mondiale. Nous invitons les chercheurs, entreprises, organisations internationales et pays qui partagent nos valeurs à nous rejoindre", a déclaré Mounir Mahjoubi à Montréal.
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Cette démarche fait sens à plusieurs niveaux. La France et le Canada, qui ont chacun de grandes ambitions dans le domaine de l'IA mais de petits moyens, sont persuadés que c'est en mettant l'accent sur une IA éthique que celle-ci pourra s'imposer dans les usages et répondre aux défis sociétaux majeurs du XXIe siècle, comme la transition écologique ou l'inclusion sociale, plutôt que de détruire l'emploi des catégories de population les plus précaires et de fragiliser le contrat social, comme le craignent de nombreux experts.
Miser sur l'éthique est aussi un positionnement stratégique, source, espèrent les deux pays, de nouvelles opportunités économiques. Effectivement, il y a encore un "trou" à combler dans ce domaine, puisque les deux superpuissances américaine et chinoise portent peu ces sujets. Largement dépassés par les États-Unis et la Chine, les petits pays comme la France et le Canada doivent trouver comment capitaliser sur leurs atouts - leurs cerveaux, leurs valeurs -, pour se démarquer avec des marges de manœuvre financières réduites.
En France, la stratégie française sur l'IA, sur la base du rapport du député Cédric Villani, prévoit un investissement d'environ 1,5 milliard d'euros d'ici à 2022 tandis que Paris a déjà attiré, grâce à la qualité ses ingénieurs, de nombreux centres de recherche en IA américains, dont celui de Facebook. Au Canada, Montréal se distingue déjà comme un "hub" mondial de la recherche en IA, grâce à des pôles d'excellence universitaires et des centres spécialisés comme L'Institut des algorithmes d'apprentissage de Montréal (Mila) et l'Institut de valorisation des données.
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source
Sylvain Rolland - La Tribune - vendredi 7 décembre 2018

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