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A moins d'un an des prochaines présidentielles il est temps de regrouper les discussions.

Modérateur : Équipe de modération

par henri6
#4231142
Bonjour,
Quoi ! des milliers de commentaire sur l'election de 2017, et pas un seul sur la seule initiative qui vaille un peu le coup : Génération Ingouvernable !

Pour les rares personnes qui n'en ont pas encore entendu parler :D il s'agit d'une initiative qui a pris forme à la suite du mouvement du printemps 2016, sobrement appelé mouvement contre la Loi Travail, mais qui fut avant tout le moment d'apparition d'une force politique autonome, inédite en france. Elle vient de l'élan toute une génération qui s'est reconnu dans le rejet total d'un monde en perdition, un monde qui voudrait nous entrainer dans sa chute, dans le refus du travail, dans la recherche d'un accroissement de son autonomie, dans la pratique de l'auto-organisation, dans l'affrontement de rue, dans l'ouverture de lieux de vie collectifs, dans l'expérimentation de nouvelles formes de vie...

Ce surgissement s'est traduit par le développement d'une multitude de pratiques diffuses sur le territoires : radios, cantines, maisons occupées, manifestations, émeutes, cortèges de têtes, sabotages, concerts, fêtes géantes, début de convergence avec les luttes en banlieues...

Génération Ingouvernable affirme une manière radicalement différente de se rapporter à la politique. Plusieurs événements sont prévus d'ici l'election présidentielle. Il ne s'agit moins de chercher l'annulation ou le sabotage de l'election, d'appeler à l'abstention, ou dénoncer impuissament sa vacuité et sa nocivité, mais plutôt de faire en sorte que le surgissement de multiples forces autonomes ébranle la situation de manière à renvoyer ce non-évènement à ce qu'il est : une diversion.

Je me permet de faire suivre un court texte issu des premières rencontres des groupes qui ont lancé l'initiative.



Ingouvernable.

Le mot d'ordre résonne partout. Ces derniers jours dans les manifestations de Washington ou de Seattle. Il remplissait les rues de Rome et de Florence à l'automne dernier, et celles de Paris au printemps. Face à l'effondrement des repères politiques et au discrédit général des puissants, devenir ingouvernable s'impose comme un cri de notre époque.

Nous sommes de la génération qui avait l'âge de Zyed et Bouna en 2005. L'âge de Rémi en 2014. L'âge d'Adama en 2016. Une génération prise en étau entre les attentats, le harcèlement des flics et des rêves dévorants. Celle qui ne croit plus aux mensonges des médias, qui n'écoute plus les politiques, qui n'a jamais rien attendu des élections. Celle qui ne vote pas mais subit de plein fouet les attaques des élus. Celle des lycées pro, destinée à la précarité. Celle qui gratte les cours. Celle qui s'enlise sur les bancs de la fac.

La génération qui s'est rencontré dans la rue l'an dernier. La génération qui relève la tête, alors que celle de ses parents avait accepté tous les reniements sans broncher. Celle qui crie qu'elle déteste la police depuis le mois de mars et qui défile masquée derrière des banderoles. Celle qu'on croise sur des barricades à la ZAD ou en train de taguer la métropole. Celle qui part en taule, accusée avoir mis une béquille à un flic ou un fumigène dans une voiture. La génération qui reçoit des interdictions de manifester, ou des éclats de grenades dans les jambes, le ventre ou le visage. Celle qui ne veut pas de retour à la normale, et qui compte retourner dans les rues. Celle qui veut empêcher le déroulement normal de la présidentielle. La génération qui a pris conscience de sa force.

Dans cette optique, plusieurs centaines de personnes se sont trouvées ces derniers jours à Paris. La génération ingouvernable est partout, et fourmille déjà d'idées. Il s'agira de se retrouver encore et encore dans les semaines à venir, pour perturber le sinistre Spectacle électoral.
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par sinistrevent
#4231170
Ouais...
Bref la génération qui ne travaille pas, n'a jamais travaillé et ne tient pas à le faire.
Une génération à moitié dégénéré pour qui foutre le bronx tient lieu de révolution.

Le texte serait presque drôle s'il n'était parfaitement pathétique, tentant de se rallier par une espèce de mythologie de la violence à ceux qui au siècle dernier et celui d'avant, s'étaient, effectivement battus.
Ici, au premier mort, au premier blessé, ça chouine et ça se prend pour un héros. Ca parle de "non-violence", de "résistance civique", ça aime casser des trucs, dégrader mais ça parait étonné de se prendre un coup de matraque ou un fumigène dans la gueule.

On est loin des grèves mené par des ouvriers qui, eux, étaient prêt à en découdre pour bouffer et étaient accueillis à coups de fusil. On est loin de 36 et des milices anarchistes espagnols, loin de la Makhnovitchna, aussi.
Bref, des nains qui se prennent pour des géants.
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par Werk
#4231178
sinistrevent a écrit :
17 févr. 2017, 13:48
Le texte serait presque drôle s'il n'était parfaitement pathétique, tentant de se rallier par une espèce de mythologie de la violence à ceux qui au siècle dernier et celui d'avant, s'étaient, effectivement battus.
Ici, au premier mort, au premier blessé, ça chouine et ça se prend pour un héros. Ca parle de "non-violence", de "résistance civique", ça aime casser des trucs, dégrader mais ça parait étonné de se prendre un coup de matraque ou un fumigène dans la gueule.

La comparaison n'est pas valable, et nous pourrions en faire autant avec les exemples passés cités.
Les générations actuelles réagissent suivant leurs repères et leur vécu, qui sont profondément différents de ceux de leurs anciens (et nous pouvons nous en réjouir).
Ce qui ne les empêche pas, et ne doit pas les empêcher, de souhaiter combattre de nouvelles formes d'oppressions (et d'anciennes qui survivent), qui elles aussi n'existaient pas sous ces formes à des époques plus anciennes.
Ca n'a aucun sens de comparer ces époques et leurs populations, ni de chercher à les opposer.
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par corsica
#4231179
Bref la génération nuit debout qui squatte la place publique et dont il faut ramasser les excréments, seringues et canettes de bière, chaques matins aux frais du con-tribuable.

Une génération qui se gargarise de palabres stériles et infantiles, incapable de sortir du néant dans lequel elle est enfermée pour longtemps encore.
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par sinistrevent
#4231241
Werk a écrit :
17 févr. 2017, 14:00
La comparaison n'est pas valable, et nous pourrions en faire autant avec les exemples passés cités.
Les générations actuelles réagissent suivant leurs repères et leur vécu, qui sont profondément différents de ceux de leurs anciens (et nous pouvons nous en réjouir).
Ce qui ne les empêche pas, et ne doit pas les empêcher, de souhaiter combattre de nouvelles formes d'oppressions (et d'anciennes qui survivent), qui elles aussi n'existaient pas sous ces formes à des époques plus anciennes.
Ca n'a aucun sens de comparer ces époques et leurs populations, ni de chercher à les opposer.
Ca à un sens très clair quand on s'intéresse aux idées et aux mots.
Quand on prône le combat et qu'on chouine à la première mandale c'est qu'on est non dans l'être mais dans le paraître.
Comme disait ce cher Bossuet: "Dieu se rit des hommes qui déplorent les conséquences dont ils chérissent les causes."
par Simplet
#4231244
sinistrevent a écrit :
17 févr. 2017, 15:38
Werk a écrit :
17 févr. 2017, 14:00
La comparaison n'est pas valable, et nous pourrions en faire autant avec les exemples passés cités.
Les générations actuelles réagissent suivant leurs repères et leur vécu, qui sont profondément différents de ceux de leurs anciens (et nous pouvons nous en réjouir).
Ce qui ne les empêche pas, et ne doit pas les empêcher, de souhaiter combattre de nouvelles formes d'oppressions (et d'anciennes qui survivent), qui elles aussi n'existaient pas sous ces formes à des époques plus anciennes.
Ca n'a aucun sens de comparer ces époques et leurs populations, ni de chercher à les opposer.
Ca à un sens très clair quand on s'intéresse aux idées et aux mots.
Quand on prône le combat et qu'on chouine à la première mandale c'est qu'on est non dans l'être mais dans le paraître.
Comme disait ce cher Bossuet: "Dieu se rit des hommes qui déplorent les conséquences dont ils chérissent les causes."
Mettre une claque à un flic, c'est un acte de résistance, se prendre une claque en retour une injustice. Ainsi va la bêtise.
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par Werk
#4231255
sinistrevent a écrit :
17 févr. 2017, 15:38

Quand on prône le combat et qu'on chouine à la première mandale c'est qu'on est non dans l'être mais dans le paraître.

Un peu le propre de notre époque où la com' a toute son importance, que de se scandaliser pour un rien.

Ils cherchent un moyen d'exprimer leur colère, pour la majorité (tout aussi valable pour la pop française) n'a jamais été confronté à la violence physique. Ils sont déçus par l'offre politique et essaient de créer la leur, en tâtonnant, peut-être en faisant de la merde, mais leur reprocher leur rapport à la violence physique me parait assez injuste. C'est toute la population qui est infantilisée, ils cherchent un moyen de s'extirper de cela, et ça ne me parait pas si évident que de le faire.
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par sinistrevent
#4231260
Werk a écrit :
17 févr. 2017, 16:09
sinistrevent a écrit :
17 févr. 2017, 15:38

Quand on prône le combat et qu'on chouine à la première mandale c'est qu'on est non dans l'être mais dans le paraître.
Un peu le propre de notre époque où la com' a toute son importance, que de se scandaliser pour un rien.

Ils cherchent un moyen d'exprimer leur colère, pour la majorité (tout aussi valable pour la pop française) n'a jamais été confronté à la violence physique. Ils sont déçus par l'offre politique et essaient de créer la leur, en tâtonnant, peut-être en faisant de la merde, mais leur reprocher leur rapport à la violence physique me parait assez injuste. C'est toute la population qui est infantilisée, ils cherchent un moyen de s'extirper de cela, et ça ne me parait pas si évident que de le faire.
C'est toi qui les infantilise en leur trouvant des excuses, pas moi.
J'ai eu vingt aussi, j'ai eu des rêves aussi, j'ai eu mes engagements politiques.
Mais leurs mots c'est de prôner le combat physique (Barricades & ZAD). Quand on prône le combat et le désordre, derrière on assume les conséquences. Une poignée de morts dans un vrai combat politique, je veux dire autre chose qu'une posture pour avoir l'impression d'exister, ce n'est rien.
Ce que je lis, c'est de la posture de jeunes pourris-gâtés, aux idéaux creux tout juste sorti d'une révolte adolescente de pacotille;
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par Werk
#4231265
sinistrevent a écrit :
17 févr. 2017, 16:19

C'est toi qui les infantilise en leur trouvant des excuses, pas moi.
(..)
Ce que je lis, c'est de la posture de jeunes pourris-gâtés, aux idéaux creux tout juste sorti d'une révolte adolescente de pacotille;

Je les infantilise ? Donc tu ne trouves pas que notre époque infantilise les populations, jeunes et moins jeunes ? Et qu'il n'y a pas une intention derrière cela, que c'est justement une des nouvelles formes de violences qu'il faut chercher à combattre ?
Pour le reste je te rejoins, mais j'y vois avant tout un résultat plutôt qu'une responsabilité à imputer à ces gosses. Il ne s'agit pas de leur trouver une excuse, juste d'être lucide sur l'efficacité des modes de communications et méthodes de gestion des populations actuelles. Ils s'expriment comme ils peuvent, ce qui n'enlève rien à la légitimité et la réalité de leur colère. Que cela ne soit pas à ton goût ni au mien, c'est autre chose.
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par sinistrevent
#4231270
Notre état actuel a, effectivement, pour projet de nous infantiliser. De toute les manières possibles, en gérant notre santé, notre éducation, celle de nos enfants, nos assurances, notre armement et toute cette sorte de chose... Plus un citoyen est dépendant moins il est susceptible de résistance.
Entendons nous bien, je ne désapprouve ni la révolte, ni la colère, ni la violence politique. Mon seul et unique reproche c'est d'entendre les jérémiades dès que l'un de leur crasseux crève sur le bitume de leurs luttes.
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par Werk
#4231284
sinistrevent a écrit :
17 févr. 2017, 16:32
Entendons nous bien, je ne désapprouve ni la révolte, ni la colère, ni la violence politique. Mon seul et unique reproche c'est d'entendre les jérémiades dès que l'un de leur crasseux crève sur le bitume de leurs luttes.

C'est pourtant ce que ferait aussi un groupe violent qui correspondrait davantage à l'image que tu t'en fais, d'essayer de braquer l'opinion publique sur les actes de leurs opposants (la police par exemple). Ca me parait être un des outils du combat, qui fait forcément basculer dans le paraître.
J'ai du mal à concevoir un groupe qui ne le ferait pas, encore moins à notre époque avec la place des médias qui rend compliqué toute forme de lutte, violente ou non.
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par Hacker
#4231452
Werk a écrit :
17 févr. 2017, 16:26
sinistrevent a écrit :
17 févr. 2017, 16:19

C'est toi qui les infantilise en leur trouvant des excuses, pas moi.
(..)
Ce que je lis, c'est de la posture de jeunes pourris-gâtés, aux idéaux creux tout juste sorti d'une révolte adolescente de pacotille;

Je les infantilise ? Donc tu ne trouves pas que notre époque infantilise les populations, jeunes et moins jeunes ? Et qu'il n'y a pas une intention derrière cela, que c'est justement une des nouvelles formes de violences qu'il faut chercher à combattre ?
Pour le reste je te rejoins, mais j'y vois avant tout un résultat plutôt qu'une responsabilité à imputer à ces gosses. Il ne s'agit pas de leur trouver une excuse, juste d'être lucide sur l'efficacité des modes de communications et méthodes de gestion des populations actuelles. Ils s'expriment comme ils peuvent, ce qui n'enlève rien à la légitimité et la réalité de leur colère. Que cela ne soit pas à ton goût ni au mien, c'est autre chose.
Ce n'est pas l'époque qui infantilise les populations. c'est ta génération qui le fait !

Qui est pour la liberté d'expression .... à condition que cela ne blesse aucune sensibilité ? Votre génération !
Qui est d'accord avec l'idée que l'état impose le crime-par-la-pensée? Votre génération !

Votre génération ne casse pas des vitrines pour l'abolition des lois liberticides de censures. Au lieu de chercher à reverser le pouvoir établie, vous ne faites qu'emmerdé Messieurs et Madame tout-le-monde, bref la classe ouvrière.

Et contrairement à ce que tu crois les comparaisons entre génération sont approprié, parce que cette situation dure depuis plus de trente ans. Les emplois précaires et mal payé, ce n'est pas d'y hier qui cela existe. Nous savons ce que tu ressens, mais à mon époque les gens le montrait avec le look punk...

Mais la principale différence est que votre génération a été victime de Twitter et Facebook.
Ce sont des trucs géniaux pour garder des contacts avec des amis. mais ce ne sont pas des médiums pour vraiment approfondir des idées. Seulement pour échanger des états d'âmes. Et malheureusement cela a eu l’effet pervers de façonner votre vision du monde en deux choses; j'aime ou ne j'aime pas.

Et dans certains cas, les gens influençables se sont mis à commenter des évènements dans le monde uniquement sous le prisme de la popularité du commentaire, plutôt par souci de la vérité et de la justice.

Je n'ai pas de mépris pour ta génération, car je dois reconnaître qu'en Europe vous avez le cul sur un baril de poudre, mais j'ai bien du mal avec cette génération d'hommes qui fonctionnent à l'émotion plutôt qu'à la raison.
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par Werk
#4231457
Pas lu plus loin que la première phrase, je m'excuse.

Non pas à cause de l'insulte que ton message est au français, mais je trouverais intéressant que tu précises ce que tu entends par "ta génération". Curieux d'apprendre à laquelle j'appartiens, et ça me parait indispensable de le définir avant de commencer à échanger.

Et fais un effort s'il te plait.

Edit : je me suis aventuré un tout petit peu plus loin dans ton message finalement. Ne perds pas ton temps, pas la peine de reformuler ni de me répondre.
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par Alberto
#4231480
henri6 a écrit :
17 févr. 2017, 12:56
Bonjour,
Quoi ! des milliers de commentaire sur l'election de 2017, et pas un seul sur la seule initiative qui vaille un peu le coup : Génération Ingouvernable !

Pour les rares personnes qui n'en ont pas encore entendu parler :D il s'agit d'une initiative qui a pris forme à la suite du mouvement du printemps 2016, sobrement appelé mouvement contre la Loi Travail, mais qui fut avant tout le moment d'apparition d'une force politique autonome, inédite en france. Elle vient de l'élan toute une génération qui s'est reconnu dans le rejet total d'un monde en perdition, un monde qui voudrait nous entrainer dans sa chute, dans le refus du travail, dans la recherche d'un accroissement de son autonomie, dans la pratique de l'auto-organisation, dans l'affrontement de rue, dans l'ouverture de lieux de vie collectifs, dans l'expérimentation de nouvelles formes de vie...

Ce surgissement s'est traduit par le développement d'une multitude de pratiques diffuses sur le territoires : radios, cantines, maisons occupées, manifestations, émeutes, cortèges de têtes, sabotages, concerts, fêtes géantes, début de convergence avec les luttes en banlieues...

Génération Ingouvernable affirme une manière radicalement différente de se rapporter à la politique. Plusieurs événements sont prévus d'ici l'election présidentielle. Il ne s'agit moins de chercher l'annulation ou le sabotage de l'election, d'appeler à l'abstention, ou dénoncer impuissament sa vacuité et sa nocivité, mais plutôt de faire en sorte que le surgissement de multiples forces autonomes ébranle la situation de manière à renvoyer ce non-évènement à ce qu'il est : une diversion.

Je me permet de faire suivre un court texte issu des premières rencontres des groupes qui ont lancé l'initiative.



Ingouvernable.

Le mot d'ordre résonne partout. Ces derniers jours dans les manifestations de Washington ou de Seattle. Il remplissait les rues de Rome et de Florence à l'automne dernier, et celles de Paris au printemps. Face à l'effondrement des repères politiques et au discrédit général des puissants, devenir ingouvernable s'impose comme un cri de notre époque.

Nous sommes de la génération qui avait l'âge de Zyed et Bouna en 2005. L'âge de Rémi en 2014. L'âge d'Adama en 2016. Une génération prise en étau entre les attentats, le harcèlement des flics et des rêves dévorants. Celle qui ne croit plus aux mensonges des médias, qui n'écoute plus les politiques, qui n'a jamais rien attendu des élections. Celle qui ne vote pas mais subit de plein fouet les attaques des élus. Celle des lycées pro, destinée à la précarité. Celle qui gratte les cours. Celle qui s'enlise sur les bancs de la fac.

La génération qui s'est rencontré dans la rue l'an dernier. La génération qui relève la tête, alors que celle de ses parents avait accepté tous les reniements sans broncher. Celle qui crie qu'elle déteste la police depuis le mois de mars et qui défile masquée derrière des banderoles. Celle qu'on croise sur des barricades à la ZAD ou en train de taguer la métropole. Celle qui part en taule, accusée avoir mis une béquille à un flic ou un fumigène dans une voiture. La génération qui reçoit des interdictions de manifester, ou des éclats de grenades dans les jambes, le ventre ou le visage. Celle qui ne veut pas de retour à la normale, et qui compte retourner dans les rues. Celle qui veut empêcher le déroulement normal de la présidentielle. La génération qui a pris conscience de sa force.

Dans cette optique, plusieurs centaines de personnes se sont trouvées ces derniers jours à Paris. La génération ingouvernable est partout, et fourmille déjà d'idées. Il s'agira de se retrouver encore et encore dans les semaines à venir, pour perturber le sinistre Spectacle électoral.
Bref, le prochain gouvernement peut commander en urgence des matraques et des gaz lacrymogènes.
Avatar du membre
par allmen67
#4231764
Logique que ce genre d'initiatives se produisent dans un monde dans lequel des marionnettes gouvernementales sont le jouet d'une caste oligarchique auto-proclamée seule maîtresse légitime du monde.

Tant que le politique ne décidera pas de couper les fils, ces initiatives se multiplieront. C'est comme ça et c'est logique.

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