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par Merl1
#4487273
27 juin 2018
Saint Cyrille d'Alexandrie
Père et Docteur de l'Eglise (✝ 444)
Patriarche d'Alexandrie, père et Docteur de l'Eglise.




Patriarche d'Alexandrie en Égypte, comme l'avait été son oncle Théophile, il fut un écrivain fécond et un grand pourfendeur d'hérésies. Il fut l'âme du concile d'Éphèse en 431 où fut condamné Nestorius, le patriarche de Constantinople, pour qui le Verbe de Dieu avait habité dans la chair 'comme dans une tente' et n'était pas homme véritablement. C'est ce concile qui proclama la bienheureuse Vierge Marie, 'Mère de Dieu' ou 'Theotokos'.



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par Merl1
#4487275
katou a écrit :
26 juin 2018, 11:35
C'est une chose qui te fait prier ?
Je sais pas pour lui, mais moi oui. On va dire que çà relève un peu ce que je peux écrire par ailleurs. Si je poste pas un jour c'est que j'ai vraiment abusé et que je me sens pas apte à le faire....
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par katou
#4487387
Merl1 a écrit :
26 juin 2018, 22:03
Je sais pas pour lui, mais moi oui. On va dire que çà relève un peu ce que je peux écrire par ailleurs. Si je poste pas un jour c'est que j'ai vraiment abusé et que je me sens pas apte à le faire....
La vie des saints devrait faire partie de la vie des catholiques. Cela dit, j'ai des préférences comme saint François d'Assise qui a su défendre son Dieu sans faillir face au faux dieu des musulmans. Et surtout saint François d'Assise avait un amour réel pour toute la création.
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par Merl1
#4487887
28 juin 2018
Saint Irénée de Lyon
Evêque et martyr (✝ v. 201)



Irénée venait d'Asie Mineure comme beaucoup d'autres dans cette vallée du Rhône. Dans sa jeunesse, il avait été disciple de saint Polycarpe de Smyrne qui avait été lui-même un disciple de saint Jean l'Apôtre. C'est peut-être ce qui lui donna le sens aigu de la tradition dans l'Église: transmission d'homme à homme du dépôt de la foi. On le retrouve à Lyon. On ne sait pourquoi, car il ne s'est pas expliqué sur les raisons de son voyage. On ne sait pas non plus comment il échappe à la grande persécution qui décime les Églises de Lyon et de Vienne. Etait-il en mission à Rome comme on l'a dit? En tous cas, il succède à saint Pothin l'évêque de Lyon , mort martyr pendant cette persécution. Il ne cesse de se dépenser au service de la paix des Églises. Un grand danger le préoccupe: les doctrines gnostiques qui se répandent dangereusement. Elles nient l'Incarnation du Fils de Dieu et mettent en péril l'intégrité de la foi. Saint Irénée les étudie très minutieusement, enquête, interroge, lit. Armé par cette connaissance approfondie de l'adversaire, il rédige un important traité "Contre les hérésies" pour réfuter ces doctrines ésotériques. En même temps, il intervient auprès du pape pour l'empêcher d'exclure de la communion de l'Église les communautés qui fêtent Pâques à une autre date que l'Église romaine. Il n'oubliait pas que son nom signifie: "le pacifique". L'intelligence, la charité et le sens de la Tradition apostolique resplendissent dans ses œuvres. Il fut le premier grand théologien de l'Église d'Occident et mourut martyr.



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vitrail, Lucien Bégule, église Saint-Irénée de Lyon
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par Merl1
#4489575
01 juillet 2018
Saint Thierry
Abbé près de Reims (✝ 533)


Fils du seigneur Marcard, un seigneur qui était aussi un bandit de grand chemin. Mais le fils du seigneur devait être marié et c'est le jour de son mariage que Thierry se rendit compte qu'il avait la vocation religieuse. Sa femme ne voulut rien entendre de cette décision d'entrer au couvent. Ils consultèrent saint Rémi qui défit ce mariage non consommé. Il garda Thierry comme clerc et l'épouse revint dans sa famille. Dans la suite, il fonda le monastère du Mont d'Hor près de Reims. Thierry en fut le premier abbé et eut la joie de voir son père qui s'était converti le rejoindre dans la vie monastique.

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par Merl1
#4490225
02 juillet 2018
Saint Martinien
Martyrisé au Ier siècle (1er s.)


Il aurait été le geôlier de saint Pierre. Avec son compagnon Processus, il n'hésita pas à donner sa vie au Christ qu'il avait découvert grâce à son prisonnier. C'est pourquoi le pape Pascal 1er fit transporter leurs cendres dans la basilique Saint Pierre de Rome où elles sont toujours.


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Jean Valentin, Martyre de Saint Proces et Saint Martinien


http://www.museivaticani.va/content/mus ... nav_search
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par Merl1
#4491123
3 juillet 2018
Saint Thomas
Apôtre (1er s.)


Thomas appelé Didyme (le Jumeau) fait partie du petit groupe de ces disciples que Jésus a choisis, dès les premiers jours de sa vie publique, pour en faire ses apôtres. Il est "l'un des Douze" comme le précise saint Jean (Jean 20. 24). Le même Jean nous rapporte plusieurs interventions de Thomas, qui nous révèlent son caractère. Lorsque Jésus s'apprête à partir pour Béthanie au moment de la mort de Lazare, il y a danger et les disciples le lui rappellent: "Rabbi, tout récemment les Juifs cherchaient à te lapider." Thomas dit alors aux autres disciples: "Allons-y, nous aussi, pour mourir avec lui." Dans cette parole est préfiguré le martyre futur de celui qui, dès le début, a donné sa vie à Jésus. Lors du dernier repas, lorsque Jésus annonce son départ, c'est Thomas, la gorge nouée sans doute, qui pose la question :"Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment saurions-nous le chemin?" "Je suis le chemin, la vérité et la vie", répond Jésus. Mais, c'est grâce à ses questions et à ses doutes que Thomas, doit sa célébrité. Le voici qui revient d'on ne sait où: "Nous avons vu le Seigneur!" - "Si je ne vois pas dans les mains la marque des clous, si je ne mets pas ma main dans son côté, non, je ne croirai pas." Pour la postérité, il a reçu le qualificatif d'Incrédule. C'est grâce à cette incrédulité, à cet esprit scientifique pourrait-on dire, qui ne croit que ce qu'il a vérifié, que nous devons la certitude qui nous habite. On oublie souvent que Thomas est surtout le premier qui, devant le mystère des plaies du Christ ressuscité, a donné à Jésus son véritable titre: "Mon Seigneur et mon Dieu."




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L'Incrédulité de saint Thomas est un tableau de Caravage peint vers 1603
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par Merl1
#4491127
4 juillet 2018
Sainte Élisabeth du Portugal
Reine (✝ 1336)



Fille du roi Pierre d'Aragon, elle épousa à douze ans le roi Denys du Portugal qui régna trente-six ans, laissant le souvenir d'un bon souverain et d'un trouvère talentueux et célèbre. Trouvant sa consolation dans l'amour divin, sainte Élisabeth ne tint jamais rigueur à son mari d'avoir des maîtresses. Elle éleva leurs enfants comme si c'était les siens. Elle resta une épouse discrète et attentive et fut une reine excellente, ne sortant de l'ombre que lorsque son mari le désirait. Elle s'efforçait de le faire aimer de ses sujets. Par deux fois, elle le réconcilia avec son fils Alphonse qui avait pris les armes contre son père. Dès que Denys fut mort, elle entra chez les clarisses de Coïmbra, au centre du Portugal.

....En écoutant la vie de Sainte Élisabeth de Portugal, nous pouvons trouver de quoi raviver notre espérance. Certes la 'culture' de ce temps n’est pas celle d’aujourd’hui, les contraintes sont différentes heureusement, mais il y en d’autres!...


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par Merl1
#4491984
05 juillet 2018
Saint Antoine-Marie Zaccaria
Fondateur des Barnabites (✝ 1539)


Une fois encore, l'Église avait besoin de réforme. Luther venait de faire la sienne. Ce fut pour cela que le concile de Trente eut lieu. Antoine-Marie était né à Crémone et fut d'abord médecin, mais il ne pouvait en rester là. Notre bienheureux fonda la congrégation des Barnabites, du nom de leur église à Milan, préparant ainsi un ordre religieux prêt à vivre la Réforme catholique tant attendue.


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par Merl1
#4492024
06 juillet 2018
Sainte Maria Goretti
martyre à 12 ans (✝ 1902)



Elle avait douze ans quand elle préféra mourir pour le Christ, plutôt que de pécher. Maria est née au village de Corinaldo en Italie, dans un univers frappé de plein fouet par la crise économique. Elle est l'aînée de six enfants et, de ce fait, reçoit très jeune de lourdes responsabilités. Elle les assume avec sérénité et piété afin de permettre à ses parents d'assurer la subsistance de la famille. Malgré l'exil dans une métairie des Marais Pontins, la mort précoce du père et une promiscuité difficile, Maria, à 12 ans, rayonne par sa vie intérieure. Toute à l'ardeur de sa première communion, elle subit le harcèlement du jeune Alessandro Serenelli qui vit sous le même toit et veut abuser d'elle. Elle résiste. Le garçon insiste. Le 5 juillet 1902, il s'est armé d'un couteau. Maria ne cède pas "C'est un péché, Alessandro!". Le garçon perd la tête. Frappée de quatorze coups de couteau, Maria mourra le lendemain dans de grandes souffrances en ayant pardonné à son meurtrier. Alessandro se convertira en prison. Quarante-cinq ans après la mort de Maria, il assistera à son procès de béatification avant de finir ses jours comme jardinier dans un monastère franciscain.



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par Merl1
#4492515
07 juillet 2017
Saint Roger Dickenson
et ses compagnons, martyrs en Angleterre (✝ 1591)


Il restait à peine cent mille catholiques en Grande Bretagne quand la reine Élisabeth, fille d'Henri VIII créa "l'inquisition anglaise". Les catholiques ne pouvaient ni sortir de leurs villages ni assister à une messe romaine sans payer une forte amende et, pour les prêtres, sans encourir la peine de mort. Ralph Milner était un laboureur illettré et Roger Dickenson un prêtre. Ralph, arrêté pour avoir entendu la messe, ne pouvait payer l'amende. Il fut jeté en prison et comme il avait aidé le prêtre, ils furent tous deux pendus côte à côte.

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par Merl1
#4492950
8 juillet 2018
Sainte Sunniva
sainte norvégienne (10ème s.)


Sunniva était une belle et sage princesse irlandaise. A la mort de son père, elle gouverna son pays; puis, fuyant un roi païen qui voulait l'épouser et avait envahi ses terres, elle s'enfuit et arriva sur l'île de Selja en Norvège où elle s'installa avec ses compagnons dans des grottes. Pourchassés par les habitants qui les croyaient ennemis, des rochers tombèrent à l'entrée des grottes et ils ne furent pas détectés. Plus tard, des navigateurs attirés par des lueurs trouvèrent leurs restes... et le corps intact de Sunniva fut trouvé en 996 par le roi Olaf.
Depuis toujours Sainte Sunniva et ses compagnons de Selje sont considérés comme les plus anciens saints de Norvège, leur légende 'Acta sanctorum in Selio' a été écrite en latin vers 1170.
Elle est la patronne du diocèse de Bjørgvin et de l'ouest de la Norvège.



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https://kyrkja.no/bjorgvin/
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par Merl1
#4493438
09 juillet 2018
Saintes Martyres d'Orange
Marie-Madeleine de Justamont et ses compagnes, martyres à Orange (✝ 1794)


Sous la Révolution française furent arrêtées et rassemblées à la prison d'Orange, cinquante-deux religieuses du Vaucluse et de la région d'Avignon, accusées "d'avoir voulu détruire la République par le fanatisme et la superstition." Ce qu'elles vécurent le jour de leur mort existe dans les archives: "5h: lever et méditation, prières de la messe - 7h: déjeuner - 8h: litanies des saints et autres prières - 9h: plusieurs sont convoquées au tribunal et elles se disent un joyeux adieu - Celles qui restent prient pour celles qui partent et méditent un chemin de croix. - 18h: le roulement de tambour annonce que les condamnées montent à l'échafaud. Les prisonnières qui restent disent les prières des agonisants. Quand le tambour cesse, elles chantent le "Te Deum." Aucune n'avait peur, aucune ne signa le serment qui lui eût épargné la mort. Elles chantent même un hymne dont le refrain est plein d'humour: "Bien loin que la guillotine me cause quelque frayeur, mon Dieu me fait voir en elle un moyen très précieux qui, par une voie nouvelle, me conduit droit aux cieux." Trente-deux d'entre elles furent décapitées. Les vingt autres furent sauvées par le décret de la Convention qui arrêtait les massacres.





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par Merl1
#4493863
10 juillet 2018
Saint Knud le Saint
Roi du Danemark, martyr (✝ 1086)
ou Canut.




Roi de Danemark et successeur de Harald le Fainéant, il connut d'abord un règne heureux. Mais les choses se gâtèrent quand il voulut faire valoir les droits du royaume de Danemark sur l'Angleterre, au moment où le Normand Guillaume le conquérant venait de s'établir. Ce fut une ruineuse défaite et Canut leva tant d'impôts sur la noblesse et le clergé, que ceux-ci se révoltèrent. Il ne put les mettre à la raison. Surpris pendant qu'il entendait la messe dans l'île d'Odense, il communia, pardonna à ses ennemis qui envahirent l'église et massacrèrent ceux qui s'y trouvèrent dans une horrible boucherie. Le Pape Pascal II le canonisa comme un martyr et le Danemark en a fait son patron.





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La mort de saint Knut par Christian Albrecht von Benzon (XIXe siècle)
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par Merl1
#4494464
11 juillet 2018
Saint Benoît
Benoît de Nursie,
patriarche des moines d'Occident (✝ v. 547)




C'était un jeune noble de Nursie en Ombrie. A 15 ans, on l'envoie à Rome faire ses études, accompagné de sa nourrice. Rome est terrible aux âmes pures : tentations charnelles, tentations intellectuelles et politiques.
Benoît s'enfuit, car c'est "Dieu seul" qu'il cherche et il ne veut pas courir le risque de le perdre. Il aboutit à une caverne de Subiaco où un ermite accepte de lui servir de guide dans sa quête de Dieu. Benoît y médite de la meilleure façon de vivre pour trouver Dieu. Mais il est difficile de passer inaperçu quand on rayonne de sainteté.
Les moines d'un monastère voisin l'invitent à devenir leur Père abbé. Bien mal leur en a pris : il veut les sanctifier et les réformer. Ils en sont décontenancés et tentent de l'empoisonner.
Il retourne à sa caverne de Subiaco où des disciples mieux intentionnés viennent le rejoindre. Il les organise en prieuré et c'est ainsi que va naître la Règle bénédictine. La jalousie d'un prêtre les en chasse, lui et ses frères, et ils se réfugient au Mont-Cassin qui deviendra le premier monastère bénédictin.
Il y mourra la même année que sa sœur sainte Scholastique. Emportées au Moyen Age d'une manière assez frauduleuse, leurs reliques sont désormais sur les bords de la Loire, à Fleury sur Loire, devenu Saint Benoît sur Loire-45730.
Saint patron de l'Europe: "Messager de paix, fondateur de la vie monastique en Occident, Lui et ses fils avec la Croix, le livre et la charrue, apporteront le progrès chrétien aux populations s'étendant de la Méditerranée à la Scandinavie, de l'Irlande aux plaines de Pologne" (Paul VI 1964)


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par Merl1
#4494915
12 juillet 2018
Saint Olivier Plunket
Evêque d'Armagh, martyr (✝ 1681)



Il naquit à l'époque où le gouvernement royal d'Angleterre dépossédait les Irlandais de leurs terres pour les donner aux Anglais protestants qu'il installait dans l'île catholique. Il eut vingt ans au moment où Cromwell noya dans le sang la révolte de ses compatriotes. Ordonné prêtre en 1654, il fut nommé archevêque d'Armagh quinze ans plus tard. Il s'y montra toujours courageux, entreprenant et d'humeur joyeuse. Quand il fut arrêté, il ne perdit rien de sa bonne humeur et de sa courtoisie. On l'accusait d'avoir préparé le débarquement de 20 000 soldats français en Irlande et d'avoir taxé son clergé pour mettre sur pied une armée de 70 000 hommes. Le jury le condamna à "être pendu, vidé et démembré." Saint Olivier remercia le juge et pardonna aux dénonciateurs qui l'avaient calomnié. "Je suis heureux d'aller auprès du Christ dont je vous ai tant parlé."




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par Merl1
#4494960
13 Juillet 2018
Saint Henri II
Empereur germanique (✝ 1024)



Il était le fils du duc de Bavière et, en raison de la mort prématurée de son parent Otton III, il fut couronné empereur germanique. Comme tel, il régna sur l'Allemagne, l'Autriche, la Suisse, les Pays-Bas et l'Italie du Nord. Il épousa sainte Cunégonde de Luxembourg que nous fêtons le 3 mars. Elle ne pouvait avoir d'enfants. Henri refusa de la répudier, fait inouï à cette époque et dans une société où la stérilité, surtout dans la noblesse, était une cause ordinaire de répudiation.
L'une de ses deux préoccupations majeures fut l'unité du Saint Empire romain germanique pour laquelle il dut beaucoup guerroyer. L'autre fut de réformer les habitudes de la Papauté, avec l'aide du roi de France, Robert le Pieux, en un siècle qui vit quatorze papes sur vingt-huit, être élus sous la seule influence des reines et des femmes.
Dans le même temps, il renforça l'influence de l'Eglise sur la société, fonda l'évêché de Bamberg et, oblat bénédictin, il soutint la réforme entreprise par les moines de Cluny.
Privé d'héritier, il institua le Christ comme son légataire de ses biens. A sa mort, sainte Cunégonde se retira à l'abbaye de Kaffungen qu'elle avait fondée.


Nous devons abandonner les biens temporels et mettre au second plan les avantages terrestres pour nous efforcer d’atteindre les demeures célestes qui sont éternelles. Car la gloire présente est fugitive et vaine si, tandis qu’on la possède, on omet de penser à l’éternité céleste.
Lettre de saint Henri à l’évêque de Bamberg


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par Merl1
#4495324
17 juillet 2018
Saint Camille de Lellis
Fondateur des Clercs réguliers pour le service des malades (✝ 1614)


Cet adolescent italien, orphelin et sans fortune, eut une jeunesse dissipée. Il s'engagea dans l'armée espagnole pour combattre les Turcs. Un jour de malchance, il perd au jeu tout ce qu'il possède. On le renvoie de l'armée. Il fait alors tous les métiers pour aboutir comme homme de service dans un couvent de capucins. Et c'est là qu'il se convertit. Comme il ne fait rien à moitié, il y demande son admission. Mais un ulcère incurable à la jambe lui interdit l'état religieux. Camille entre à l'hôpital Saint-Jacques de Rome pour se faire soigner. Il est si frappé par la détresse des autres malades qu'il s'y engage comme infirmier. L'indifférence de ses collègues vis-à-vis des malades le bouleverse. Il entreprend de réformer tout cela. En prenant soin des malades, ce sont les plaies du Christ qu'il soigne. Sa charité rayonnante lui attire de jeunes disciples. Ces volontaires, qui se réunissent pour prier ensemble et rivalisent de tendresse envers les malades, constituent le noyau initial des Clercs Réguliers des Infirmes que l'on appellera familièrement par la suite les "Camilliens". La mission de ces nouveaux religieux, pères et frères, est "l'exercice des œuvres spirituelles et corporelles de miséricorde envers les malades, même atteints de la peste, tant dans les hôpitaux et prisons que dans les maisons privées, partout où il faudra." Pour mieux établir son Institut, Camille devint prêtre. Partout où se déclare une peste, il accourt ou envoie ses frères. Il finit par mourir d'épuisement à Rome.




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par Merl1
#4496293
16 juillet 2018
BBses Marie-Rose de Gordon et 6 compagnes
Religieuses et martyres † 16 juillet 1794


Durant les troubles de la Révolution, 29 religieuses chassées de leurs couvents avaient trouvé refuge dans une maison de Bollène. Là, depuis dix-huit mois, elles partageaient une vie de prière et de totale pauvreté. Elles furent arrêtées en avril 1794 pour avoir refusé de prêter le serment de liberté-égalité exigé par la municipalité et que leur conscience réprouvait. Elles furent incarcérées le 2 mai à Orange, dans la prison de la Cure, près de la cathédrale, où étaient déjà détenues 13 autres consœurs.

Les religieuses s’organisèrent en communauté et passaient leur temps à prier. Elles furent condamnées à mort par la Commission populaire qui siégeait dans l’actuelle chapelle Saint-Louis, et transférées au Théâtre antique en attendant d’aller à la guillotine dressée sur le cours Saint-Martin. Trente-deux d’entre elles furent exécutées (16 ursulines, 13 sacramentines, 2 cisterciennes et 1 bénédictine).

Le 6 juillet : Sœur Marie-Rose, bénédictine de Caderousse (Suzanne Deloye, née à Sérignan en 1741) ;
le 7 juillet : Sœur Iphigénie, sacramentine de Bollène (Suzanne de Gaillard, née à Bollène en 1761) ;
le 9 juillet : Sœur Sainte-Mélanie, ursuline de Bollène (Madeleine de Guilhermier, née à Bollène en 1733) et Sœur Marie-des-Anges, ursuline de Bollène (Marie-Anne de Rocher, née à Bollène en 1755) ;
le 10 juillet : Sœur Sainte-Sophie, ursuline de Bollène (Gertrude d’Alauzier, née à Bollène en 1757) et Sœur Agnés, ursuline de Bollène (Sylvie de Romillon, née à Bollène en 1750) ;
le 11 juillet : Sœur Sainte-Pélagie, sacramentine de Bollène (Rosalie Bès, née à Beaume-du-Transit en 1753), Sœur Saint Théotiste, sacramentine de Bollène (Elisabeth Pélissier, née à Bollène en 1741), Sœur Saint-Martin, sacramentine de Bollène (Claire Blanc, née à Bollène en 1742) et Sœur Sainte-Sophie, ursuline de Pont-Saint-Esprit (Marguerite d’Albarède, née à Saint-Laurent-de-Carnols en 1740) ;
le 12 juillet : Sœur Rose, sacramentine de Bollène (Thérèse Talieu, née à Bollène en 1746), Sœur du Bon-Ange, converse sacramentine de Bollène (Marie Cluse, née à Bouvantes en 1761), Sœur Marie de Saint-Henri, cistercienne de Sainte-Catherine d’Avignon (Marguerite de Justamond, née à Bollène en 1746) et Sœur Saint-Bernard, ursuline de Pont-Saint-Esprit ( Jeanne de Romillon, née à Bollène en 1753).
le 13 juillet : Sœur Madeleine, sacramentine de Bollène (Elisabeth Verchières, née à Bollène en 1769), Sœur Marie-de-l’Annonciation, sacramentine de Bollène (Thérèse Faurie, née à Sérignan en 1770), Sœur Saint-Alexis, sacramentine de Bollène (Andrée Minutte, née à Sérignan en 1740), Sœur Saint-François, ursuline de Bollène (Marie-Anne Lambert, née à Pierrelatte en 1742) et Sœur Sainte-Françoise, converse ursuline de Carpentras (Marie-Anne Depeyre, née à Tulette en 1756), Sœur Saint-Gervais, supérieure des ursulines de Bollène (Anastasie de Roquard, née à Bollène en 1749) ;
le 16 juillet: Sœur Aimée, sacramentine de Bollène (Rose de Gordon, née à Mondragon en 1733), Sœur Marie-de-Jésus, sacramentine de Bollène (Thérèse Charrensol, née à Richerenches en 1758), Sœur Saint-Joachim, converse sacramentine de Bollène (MarieAnne Béguin-Royal, née à Bouvantes en 1736), Sœur Saint-Michel, converse ursuline de Bollène (Marie-Anne Doux, née à Bollène en 1738), Sœur Saint-André, converse ursuline de Bollène (Marie-Rose Laye, née à Bollène en 1728), Sœur Madeleine, ursuline de Pernes (Dorothée de Justamond, née à Bollène en 1743) et Sœur du Coeur-de-Marie, cistercienne de Sainte-Catherine d’Avignon (Madeleine de Justamond, née à Bollène en 1754) ;
le 20 juillet : Sœur Saint-Basile, ursuline de Pont-Saint-Esprit (Anne Cartier, née à Livron en 1733) ;
le 26 juillet : Sœur Saint-Augustin, sacramentine de Bollène (Marguerite Bonnet, née à Sérignan en 1719), Sœur Catherine, ursuline de Pont-Saint-Esprit (Marie-Madeleine de Justamond, née à Bollène en 1724), Sœur Claire, ursuline de Bollène (Claire Dubas, née à Laudun en 1727) et Sœur du Cœur-de-Jésus, supérieure des ursulines de Sisteron (Elisabeth de Consolin, née à Courthézon en 1736).

Elles montèrent toutes joyeusement à l’échafaud, chantant et priant pour leurs persécuteurs qui admiraient leur courage : « Ces bougresses-là meurent toutes en riant ». Les dix autres religieuses détenues furent sauvées par la chute de Robespierre, le 28 juillet, et libérées en I795.

Les corps des martyres furent jetés dans des fosses communes, dans le champ Laplane (à Gabet), situé à 4 kilomètres de la ville, au bord de l’Aygues, et une chapelle y fut bâtie en 1832.

Les 32 religieuses ont été béatifiées par le pape Pie XI (Ambrogio Damiano Achille Ratti, 1922-1939) le 10 mai 1925.



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