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Modérateur : Équipe de modération

#4448139
Tirésias a écrit :
14 avr. 2018, 18:38
katou a écrit :
14 avr. 2018, 17:42
Le problème de ces mosquées n'est pas l'islam qui est le même dans toutes (sunnisme dans toutes ou presque) mais l'incidence des pays auxquels elles appartiennent. Est-ce que l'état français est maître sur ses mosquées et peut donc les fermer ou est-il soumis aux pays musulmans qui ont payé ces mosquées ?

Alors Tirésias, pas d'idée sur la question ?
Je pense qu'on devrait planter un drapeau français/espagnol/anglais... sur Sainte-Sophie.
D'après Daniel, ça ne pose aucun problème ! [smilie=icon_smile025.gif]

Plus sérieusement, ces mosquées ne sont pas des représentations diplomatiques, et ne bénéficient pas de l'extra-territorialité. Ce sont de simples propriétés que le gouvernement français peut fermer ou exproprier moyennant indemnisation.
Alors pourquoi le gouvernement fait tout un pataquès avec la transparence du financement des mosquées en France ? Qu'est-ce que ça peut faire s'il peut fermer ou exproprier sans que les pays musulmans qui ont financé ne peuvent rien dire ?
#4448152
Pour Manuel Valls, le combat contre le radicalisme passe aussi par une meilleure connaissance des flux qui financent les lieux de culte musulmans. En juin, il a ainsi relancé l'idée d'une fondation intermédiaire qui recueillerait les dons et les redistribuerait en fonction des besoins. Les fonds seraient ainsi mutualisés et leur origine neutralisée. Une solution simple sur le papier, qui séduit d'ailleurs aussi nombre d'élus de droite, mais difficile à mettre en oeuvre. En 2005, Dominique de Villepin, alors ministre de l'Intérieur, avait pris une initiative dans ce sens en créant la Fondation des oeuvres de l'islam de France. Le projet n'a jamais fonctionné en raison des mésententes au sein de la communauté musulmane. C'est l'obstacle que devra surmonter le Premier ministre.
Deux choses, pourquoi neutraliser l'origine du financement et pourquoi des mésententes entre "communautés musulmanes" puisque de toute façon c'est le même islam prôné dans ces mosquées ?
On ne me fera pas croire que l'influence des divers pays musulmans qui financent ne sera pas tenue en compte par le gouvernement français. Par ex le royaume du Maroc qui achète une mosquée en France dira forcément son mot si on veut fermer sa mosquée sous peine d'incident diplomatique.
#4448161
katou a écrit :
14 avr. 2018, 19:58

Alors pourquoi le gouvernement fait tout un pataquès avec la transparence du financement des mosquées en France ? Qu'est-ce que ça peut faire s'il peut fermer ou exproprier sans que les pays musulmans qui ont financé ne peuvent rien dire ?
Parce qu'il a décidé de ne fermer que dans la l'égalité qu'en cas de prêche violente, et pas dans l'arbitraire
Et que certains états sont plus dangereux que d'autre et qu'on veut pas faire de discrimination
Sans être violentes les prêches ne vont pas forcément dans le bon sens, et autour s'infiltrent des activistes.
On préférerait que ça soit géré par un "clergé" français qui precherait la bonne parole et pourrait détecter les activistes
#4448163
On peut constater les ravages sur le cerveau de 13 ans de fopo à hautes doses avec bientôt 77000 messages au compteur.
Un lieu de prière avec un drapeau, c'est forcément une ambassade ! Et un bâtiment sans drapeau mais dont le proprio est un roi ou un chef de gouvernement, ça devient aussi une ambassade !

Peut-être que l'abonnement à la version premium du figaro va remédier à ce qui s'apparente à un cas désespérant !
#4448171
danielfr40 a écrit :
14 avr. 2018, 20:35
katou a écrit :
14 avr. 2018, 19:58

Alors pourquoi le gouvernement fait tout un pataquès avec la transparence du financement des mosquées en France ? Qu'est-ce que ça peut faire s'il peut fermer ou exproprier sans que les pays musulmans qui ont financé ne peuvent rien dire ?
Parce qu'il a décidé de ne fermer que dans la l'égalité qu'en cas de prêche violente, et pas dans l'arbitraire
Et que certains états sont plus dangereux que d'autre et qu'on veut pas faire de discrimination
Sans être violentes les prêches ne vont pas forcément dans le bon sens, et autour s'infiltrent des activistes.
Qu'un pays musulman réputé comme prônant le jihad armé verse de l'argent pour une mosquée, qu'est-ce que cela peut faire si ce n'est que pour construire une mosquée, l'argent n'a pas d'odeur, d'autant que Micron fait ami ami avec le wahhabisme qui finance le terrorisme islamique.
Ou alors cela voudrait donc dire que l'influence du pays musulman qui donne l'argent existe bel et bien sur un plan diplomatique.
#4448205
danielfr40 a écrit :
14 avr. 2018, 20:35
katou a écrit :
14 avr. 2018, 19:58

Alors pourquoi le gouvernement fait tout un pataquès avec la transparence du financement des mosquées en France ? Qu'est-ce que ça peut faire s'il peut fermer ou exproprier sans que les pays musulmans qui ont financé ne peuvent rien dire ?
Parce qu'il a décidé de ne fermer que dans la l'égalité qu'en cas de prêche violente, et pas dans l'arbitraire
Et que certains états sont plus dangereux que d'autre et qu'on veut pas faire de discrimination
Sans être violentes les prêches ne vont pas forcément dans le bon sens, et autour s'infiltrent des activistes.
On préférerait que ça soit géré par un "clergé" français qui precherait la bonne parole et pourrait détecter les activistes
C'est surtout parce que fermer une mosquée qui appelle au meurtre, c'est braquer tous les muslims "modérés" du coin, qui vont ensuite prier le cul en l'air dans les rues de la ville...

Et nos politiques ont très peur du vote muslim, sans parler des crétins idéologues qui refusent par principe toute critique de l'islam et des islamiqués.
#4448255
katou a écrit :
14 avr. 2018, 21:04

Qu'un pays musulman réputé comme prônant le jihad armé verse de l'argent pour une mosquée, qu'est-ce que cela peut faire si ce n'est que pour construire une mosquée, l'argent n'a pas d'odeur, ....
Ou alors cela voudrait donc dire que l'influence du pays musulman qui donne l'argent existe bel et bien sur un plan diplomatique.
ça oui, on peut le dire
ce n'est pas tant l'argent ici qui est une influence mais les prêches de l'imam qui est d'obédience du pays mécène.
pas d'influence sur le gouvernement, qui n'en retire aucun bénéfice, contrairement à l'argent étranger qui s'investi dans l'économie mais de l'influence sur les musulmans
ce sont les musulmans qui en retirent bénéfice, ils n'ont pas à économiser sou par sou pour construire leur mosquée comme on le voit partout ailleurs, la mosquée de ma ville a été financée par leurs dons.
#4448880
L'erreur est de penser que les mosquées en France ne soient que des lieux de culte ou cultuelles, que l'on puisse les fermer sans tenir compte des pays qui les ont achetées ou financées, que la diplomatie n'ait rien à voir etc ... Ce n'est pas pour rien que des politiques ont voulu que l'argent donné pour ces mosquées soit mis dans un tronc anonyme. Au fond, on ne sait rien de ces accords entre le gouvernement français et les pays musulmans donateurs comme l'Arabie car on veut nous faire croire que la fermeture ou l'expropriation se ferait d'un claquement de doigt après décision de l'état français comme il peut le faire pour une propriété qui gênerait le passage d'une autoroute par ex. Faut vraiment être naïf.
#4449175
Grave.
#4449184
Géopolitique du culte musulman en France : des rivalités locales aux enjeux internationaux.

Certains États étrangers, principalement l’Algérie, le Maroc et la Turquie, exercent une influence sur les expatriés et binationaux qui résident en France. Localement, leurs enjeux en France peuvent être la collecte de renseignements, un certain contrôle sur les mosquées, ou la victoire de notables proches de leurs intérêts lors d’élections du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM). Parmi les grandes fédérations qui structurent la représentation de l’islam en France, certaines sont liées à des États étrangers, comme l’Union des mosquées de France (UMF), proche du Maroc, la Fédération Nationale de la Grande mosquée de Paris (FNGMP ou GMP), proche de l’Algérie, le Comité de coordination des musulmans turcs de France (CCMTF), proche de la Turquie. Néanmoins, il ne s’agit pas de surévaluer le rôle des États qui sont en fait pris dans des relations complexes : ils peuvent être sollicités par des notables locaux ou par des fédérations dans le cadre d’intérêts communs ou afin de tirer parti de leurs ressources (influence auprès des pouvoirs publics locaux, place sur des listes électorales du CFCM, financements) et ne contrôlent pas forcément les dons privés de mécènes de leurs nationalités qui peuvent financer des projets . Il existe également d’autres fédérations, comme l’Union des Organisations Islamiques de France (UOIF), proche de l’idéologie islamiste des Frères musulmans , qui dispose d’un réseau important dont des associations (les Jeunes Musulmans de France, la Ligue Française de la Femme Musulmane, etc.), des écoles privées , une soixantaine de mosquées , et un rassemblement annuel au Bourget, la Rencontre annuelle des musulmans de France (RAMF). Enfin, il existe aussi des réseaux transnationaux islamistes comme le mouvement Tabligh (notamment l’association Foi et Pratique), le Millî Görüş (principalement la Tendance nationale union islamique en France dans l’est de la France) ou encore les salafistes, avant tout quiétistes (une centaine de mosquées. ...
En France, ce sont principalement les États d’origine des musulmans installés dans le pays qui sont impliqués dans la question cultuelle, particulièrement l’Algérie et le Maroc, rivaux historiques. Leur intérêt, au-delà de la dimension sécuritaire qu’ils partagent avec l’État français, est, on l’a vu, de conserver une influence locale et un certain contrôle auprès de ressortissants et binationaux et « de jouer un rôle dans le processus d’organisation de la minorité musulmane en vue d’acquérir des ressources supplémentaires dans les négociations avec l’État français » . L’enjeu tient autant de la diplomatie que d’un soft power symbolique et religieux lié à une question de prestige au sein de la « communauté des croyants » française ou mondiale. États et réseaux transnationaux, qui ne sont pas uniformes et dans lesquels il existe des rivalités internes, ont ainsi développé une politique d’influence via de grandes fédérations, l’envoi d’imams salariés ou encore les financements de mosquées. À titre d’exemple, les frais de fonctionnement de la Grande mosquée de Paris étaient financés à hauteur de 1,8 million d’euros par an par l’Algérie, la Grande mosquée de Strasbourg a été financée à hauteur de 53 % de 10,6 millions d’euros par le Maroc, l’Arabie Saoudite et le Koweït et la Grande mosquée de Saint-Étienne à hauteur de 6 millions d’euros par le roi du Maroc, Mohammed VI.

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