Un projet de loi a été déposé pour empêcher les vétérinaires de délivrer certains antibiotiques (certainement le premier pas vers une interdiction totale de la délivrance de médicaments par les vétos). Cela a été fait sans aucune concertation avec les vétérinaires. : : :

La profession est extrêmement remonté et une journée de protestation est prévu pour le 6 novembre. La plupart des cliniques vétérinaires seront fermés (sauf urgences).

Pour comprendre les enjeux voici un très bon blog

http://www.boulesdefourrure.fr/index.ph ... ifestation

ici une pétition pour soutenir le mouvement.

http://www.stop-marisol-touraine.com/

Un projet de loi a été déposé pour empêcher les vétérinaires de délivrer certains antibiotiques (certainement le premier pas vers une interdiction totale de la délivrance de médicaments par les vétos). Cela a été fait sans aucune concertation avec les vétérinaires. : : :

La profession est extrêmement remonté et une journée de protestation est prévu pour le 6 novembre. La plupart des cliniques vétérinaires seront fermés (sauf urgences).

Pour comprendre les enjeux voici un très bon blog

http://www.boulesdefourrure.fr/index.ph ... ifestation

ici une pétition pour soutenir le mouvement.

http://www.stop-marisol-touraine.com/

S'ils n'étaient aussi avide du gain..

En quoi ça les gênerait qu'ils n'aient plus le droit de vendre des médicaments ?

Surtout aux prix prohibitifs où certains le font !

Un projet de loi a été déposé pour empêcher les vétérinaires de délivrer certains antibiotiques (certainement le premier pas vers une interdiction totale de la délivrance de médicaments par les vétos). Cela a été fait sans aucune concertation avec les vétérinaires. : : :

La profession est extrêmement remonté et une journée de protestation est prévu pour le 6 novembre. La plupart des cliniques vétérinaires seront fermés (sauf urgences).

Pour comprendre les enjeux voici un très bon blog

http://www.boulesdefourrure.fr/index.ph ... ifestation

ici une pétition pour soutenir le mouvement.

http://www.stop-marisol-touraine.com/

S'ils n'étaient aussi avide du gain..

En quoi ça les gênerait qu'ils n'aient plus le droit de vendre des médicaments ?

Surtout aux prix prohibitifs où certains le font

Sans être attiré par le gain,il est toujours bon de ne pas avoir à mettre la clef sous la porte. Cette mesure entrainera inévitablement une hausse des prix des actes, une disparition d'un certain nombre de cliniques (et une perte du maillage vétérinaire déjà pas jojo), des contraintes pour les propriétaires et les éleveurs devant chercher une pharmacie de garde la nuit ou le dimanche....

Un projet de loi a été déposé pour empêcher les vétérinaires de délivrer certains antibiotiques (certainement le premier pas vers une interdiction totale de la délivrance de médicaments par les vétos)./

ces 30 derniers années, tout a pourtant été fait pour que seuls les vetos aient le droit de vendre des médocs vétérinaires.

Les médicaments ne peuvent être vendus que sur ordonnance d'un veto. Je ne vois pas qui pourrait les remplacer.

Un projet de loi a été déposé pour empêcher les vétérinaires de délivrer certains antibiotiques (certainement le premier pas vers une interdiction totale de la délivrance de médicaments par les vétos)./

ces 30 derniers années, tout a pourtant été fait pour que seuls les vetos aient le droit de vendre des médocs vétérinaires.

Les médicaments ne peuvent être vendus que sur ordonnance d'un veto. Je ne vois pas qui pourrait les remplacer.

les pharmaciens qui pour la plupart ne connaissent pas grand chose aux spécificités des animaux, s'en foutent et ne sont pas forcément intéressés pour vendre du médoc véto. Ce qui signifie que la nuit ou le week-end , l'éleveur devra trouver une pharmacie de garde

la vente de médicaments vétérinaires a été retirée aux pharmaciens, il y a quelques années.

la vente de médicaments vétérinaires a été retirée aux pharmaciens, il y a quelques années.

Là tu es mal renseigné. Les pharmaciens sont des ayant droit à la délivrance des médicaments vétérinaires avec les vétérinaires libéraux (uniquement pour les animaux qu'ils viennent de consulter ou dans le cadre d'un protocole de soin qu'ils ont rédigé) et les vétérinaires de groupement qui ne peuvent délivrer que certains médicaments vétérinaires.

Par contre un pharmacien n'a pas le droit de délivrer des médicaments vétérinaires sans ordonnance (en tout cas pour ceux dont une ordonnance est obligatoire)

un mois plus tard

Un projet de loi a été déposé pour empêcher les vétérinaires de délivrer certains antibiotiques (certainement le premier pas vers une interdiction totale de la délivrance de médicaments par les vétos). Cela a été fait sans aucune concertation avec les vétérinaires. : : :

La profession est extrêmement remonté et une journée de protestation est prévu pour le 6 novembre. La plupart des cliniques vétérinaires seront fermés (sauf urgences).

Pour comprendre les enjeux voici un très bon blog

http://www.boulesdefourrure.fr/index.ph ... ifestation

ici une pétition pour soutenir le mouvement.

http://www.stop-marisol-touraine.com/

Les dit "certains antibiotiques" sont de dernière génération, aucun intérêt de donner ça aux bestiaux.

Après il restera quoi pour les bonhommes, réfléchissez bon sang !

Ce n'est pas un premier pas vers l'interdiction totale de la délivrance de médoc, c'est un pas pour commencer à réfléchir autrement.

Bon je n'avait pas donné de nouvelle sur ce mouvement mais le découplage a été retiré.

Dédé , personne ne nie (et encore moins les vétos) la nécessité de limiter la consommation d'antibiotique et notamment d'antibiotique "critique" (dont au passage il faudrait avoir une liste précise car elle change tout le temps). Bon déjà il ne faut pas oublier que le plus créateur de résistance en humaine c'est la médecine humaine (comme le plus gros pourvoyeur en résistance chez le porc est la consommation antibiotique chez le porc...). Donc se limiter à la consommation véto c'est regarder le problème par le petit bout de la lorgnette. Ensuite, il y a des cas où une fluoroquinolone ou une céphalosporine de 3ème ou 4ème génération reste nécessaire (et je ne parle pas de la colistine, les macrolides, la combinaison amoxicilline acide clavulanique voire du florfénicol qu'on inclus parfois dans cette liste). Il faut limiter leurs utilisations (ce qui est en train d'être fait on dépasse même les objectifs qui nous avaient été fixés) mais on ne pourra pas supprimer (ou alors on augmente les mortalités). Et puis surtout le découplage ça ne marche pas.

j'ai du mal à comprendre en quoi le fait de passer par les pharmaciens limiterait l'emploi des antibiotiques.

j'ai du mal à comprendre en quoi le fait de passer par les pharmaciens dérange les vétérinaires, à part juste économiquement

j'ai du mal à comprendre en quoi le fait de passer par les pharmaciens limiterait l'emploi des antibiotiques.

j'ai du mal à comprendre en quoi le fait de passer par les pharmaciens dérange les vétérinaires, à part juste économiquement

Il y a une question de pratique.Quand on doit faire une injection à un animal: c'est franchement chiant de devoir demander au proprio d'aller à la pharmacie pour chercher le médoc (pour pour que tu sois en pleine nuit ou le dimanche...), il y a une question de suivi des élevages: on repère assez facilement les problèmes sanitaires d'un élevage par ses achats de médocs cela permet d'intervenir et de régler les problème (et donc de réduire la consommation d'antibiotique), il y a une question de compétence: les pharmaciens ne sont pas formés pour la pharmacie vétérinaire (c'est d'ailleurs la raison pour laquelle beaucoup de pharmaciens ne veulent pas délivrer les médicaments vétérinaires), il y a une question d'amour propre: on nous rend responsable de l’antibiorésistance en humaine alors qu'on a fait des efforts ce qui n'est pas le cas de la médecine humaine. Ensuite, je ne joue pas l'hypocrite, l'aspect économique n'est pas à nier surtout chez les ruraux (sachant qu'on manque de vétérinaires ruraux), on ne peut pas dire que vu le niveau d'étude, l'emploi du temps (35h connait pas), les gardes, les risques tant physiques (une coup de tatane d'une vache ça ne fait pas du bien) que psychologiques (mine de rien c'est un métier qui te bouffe), les vétérinaires soient surpayés. Certes les vétos ne sont pas dans la misère (même s'il y a des exceptions) et généralement ne se plaignent pas de leurs revenus le boulot apportant d'autres satisfactions (et puis surtout cela vient du fait qu'on ne fasse pas assez payer les actes) mais ce n'est pas une raison pour accepter de se mettre dans des situations financièrement difficiles.

Il y a une question de pratique.Quand on doit faire une injection à un animal: c'est franchement chiant de devoir demander au proprio d'aller à la pharmacie pour chercher le médoc (pour pour que tu sois en pleine nuit ou le dimanche...), il y a une question de suivi des élevages: on repère assez facilement les problèmes sanitaires d'un élevage par ses achats de médocs cela permet d'intervenir et de régler les problème (et donc de réduire la consommation d'antibiotique), il y a une question de compétence: les pharmaciens ne sont pas formés pour la pharmacie vétérinaire (c'est d'ailleurs la raison pour laquelle beaucoup de pharmaciens ne veulent pas délivrer les médicaments vétérinaires), il y a une question d'amour propre: on nous rend responsable de l’antibiorésistance en humaine alors qu'on a fait des efforts ce qui n'est pas le cas de la médecine humaine. Ensuite, je ne joue pas l'hypocrite, l'aspect économique n'est pas à nier surtout chez les ruraux (sachant qu'on manque de vétérinaires ruraux), on ne peut pas dire que vu le niveau d'étude, l'emploi du temps (35h connait pas), les gardes, les risques tant physiques (une coup de tatane d'une vache ça ne fait pas du bien) que psychologiques (mine de rien c'est un métier qui te bouffe), les vétérinaires soient surpayés. Certes les vétos ne sont pas dans la misère (même s'il y a des exceptions) et généralement ne se plaignent pas de leurs revenus le boulot apportant d'autres satisfactions (et puis surtout cela vient du fait qu'on ne fasse pas assez payer les actes) mais ce n'est pas une raison pour accepter de se mettre dans des situations financièrement difficiles.

merci, je comprends à présent le coté chiant d'avoir à attendre les médicaments, si c'est le vétérinaire qui administre.

c'est tout à votre honneur si vous êtes de la profession de reconnaître aussi un intérêt économique.

reste mon autre question, en quoi le passage par le pharmacien va réduire les antibiotiques, s'il fait comme pour la médecine humaines, il ne fait que suivre l'ordonnance du prescripteur.

ou est-ce que ce serait une tentative des pharmaciens pour étendre leur chiffre d'affaire ?

Comme je l'ai dis pour la question de savoir si la délivrance par les pharmaciens réduit la consommation d'antibiotiques la réponse, si on regarde ce qui se passe ailleurs semble être non. Ensuite ce ne sont pas les pharmaciens dans leur ensemble qui demande le découplage la majorité y est opposé, mais il est vrai qu'il existe 2 syndicats minoritaires mais très actifs qui font pressions pour obtenir le marché (soit dit en passant le directeur d'un de ces 2 syndicat a été condamné pour des délivrances de médicaments vétérinaires sans ordonnances), il y a aussi un syndicat d'éleveur très minoritaire mais assez puissant qui fait aussi pression (dans l'objectif d'acheter moins cher les médicaments); je précise tout de suite que la très grande majorité des éleveurs sont contre le découplage. Il y a surtout l'ignorance des enjeux et de la médecine vétérinaire par le ministère de la santé et le manque total de communication avec le ministère de l'agriculture (Touraine par exemple ignorait totalement l'existence du plan écoantibio 2017)...et c'est surtout ça qui est inquiétant. Même s'il faut avouer une responsabilité de la profession qui n'a pas fait assez de travail de lobbying de fond (le lobby véto, c'est 1 gars qui fait ça pour se donner bonne conscience en gros)

j'ai du mal à comprendre en quoi le fait de passer par les pharmaciens limiterait l'emploi des antibiotiques.

j'ai du mal à comprendre en quoi le fait de passer par les pharmaciens dérange les vétérinaires, à part juste économiquement

Le véto prend sa marge sur les médocs, pour faire facturer un peu moins ses interventions.

Bon je n'avait pas donné de nouvelle sur ce mouvement mais le découplage a été retiré.

Dédé , personne ne nie (et encore moins les vétos) la nécessité de limiter la consommation d'antibiotique et notamment d'antibiotique "critique" (dont au passage il faudrait avoir une liste précise car elle change tout le temps). Bon déjà il ne faut pas oublier que le plus créateur de résistance en humaine c'est la médecine humaine (comme le plus gros pourvoyeur en résistance chez le porc est la consommation antibiotique chez le porc...). Donc se limiter à la consommation véto c'est regarder le problème par le petit bout de la lorgnette. Ensuite, il y a des cas où une fluoroquinolone ou une céphalosporine de 3ème ou 4ème génération reste nécessaire (et je ne parle pas de la colistine, les macrolides, la combinaison amoxicilline acide clavulanique voire du florfénicol qu'on inclus parfois dans cette liste). Il faut limiter leurs utilisations (ce qui est en train d'être fait on dépasse même les objectifs qui nous avaient été fixés) mais on ne pourra pas supprimer (ou alors on augmente les mortalités). Et puis surtout le découplage ça ne marche pas.

Piquer avec ce genre de bouiboui, c'est qu'il y'a un gros soucis à la base.

Ensuite pour le prix, avec 3 chance sur 4 pour que la bête crève, autant laisser la bête crever et faire en sorte que ça ,ne se reproduise plus.

J'ajoute par contre que si moi je reconnait l'argument économique il y a une certaine pudeur de la profession pour en parler. Non pas par hypocrisie mais plutôt par crainte de la réponse "vous ètes des nantis et en plus, vous vous plaignez". On est parmi les plus en contact avec la misère humaine et il n'est pas rare de devoir euthanasier le seul compagnon d'une personne parce qu'elle n'a pas les moyens de la soigner même si on ne rognait sur les honoraires et je peux t'assurer que moralement c'est très dûr. Bref on sait qu'on est pas trop à plaindre si on se compare aux plus pauvres (même si je le répète on est loin d'être surpayé par rapport à ce que ça exige). Donc la profession est assez timide à invoquer les problème financiers (ce que je pense être un tord)

Il reste encore une couche de la population qui n'est pas en colère en république Française?

j'ai du mal à comprendre en quoi le fait de passer par les pharmaciens limiterait l'emploi des antibiotiques.

j'ai du mal à comprendre en quoi le fait de passer par les pharmaciens dérange les vétérinaires, à part juste économiquement

Le véto prend sa marge sur les médocs, pour faire facturer un peu moins ses interventions.

je ne peux pas le nier comme je l'ai dit les actes sont sous facturés.

Mais diminuer le prix des antibio ne va pas encourager à moins consommer.

Bon je n'avait pas donné de nouvelle sur ce mouvement mais le découplage a été retiré.

Dédé , personne ne nie (et encore moins les vétos) la nécessité de limiter la consommation d'antibiotique et notamment d'antibiotique "critique" (dont au passage il faudrait avoir une liste précise car elle change tout le temps). Bon déjà il ne faut pas oublier que le plus créateur de résistance en humaine c'est la médecine humaine (comme le plus gros pourvoyeur en résistance chez le porc est la consommation antibiotique chez le porc...). Donc se limiter à la consommation véto c'est regarder le problème par le petit bout de la lorgnette. Ensuite, il y a des cas où une fluoroquinolone ou une céphalosporine de 3ème ou 4ème génération reste nécessaire (et je ne parle pas de la colistine, les macrolides, la combinaison amoxicilline acide clavulanique voire du florfénicol qu'on inclus parfois dans cette liste). Il faut limiter leurs utilisations (ce qui est en train d'être fait on dépasse même les objectifs qui nous avaient été fixés) mais on ne pourra pas supprimer (ou alors on augmente les mortalités). Et puis surtout le découplage ça ne marche pas.

Piquer avec ce genre de bouiboui, c'est qu'il y'a un gros soucis à la base.

Ensuite pour le prix, avec 3 chance sur 4 pour que la bête crève, autant laisser la bête crever et faire en sorte que ça ,ne se reproduise plus.

Pas forcément, il n'y a pas de lien entre l'antibio à utiliser et la gravité du problème à la base (il y a un lien entre la quantité d'antibio et le problème à la base).

Et puis clairement si tu dis à l'éleveur "bon ba je soigne pas ta bête, il faut que tu règle le problème à la base" le lendemain tu n'as plus de client (et l'éleveur va acheter le produit en Espagne sans régler le problème à la base pour autant). Et puis on est loin d'être majoritairement dans le cas où il y a 3/4 de chance pour que la bète crève si on la soigne.