Ben non, justement.

Je vais être très humble et très timide, mais je me suis parfois demandé (de façon assez théorique) pourquoi finalement j'accepte beaucoup plus facilement l'idée que deux filles puissent s'amuser entre elles plutôt que deux mecs?

là tu ne parles que de l'homosexualité masculine. Et qu'à t'elle de différent par rapport à la féminine, c'est qu'elle se pratique entre hommes.

et t'as trouvé la réponse?

C'est rigolo Zicmu. Vous vouliez infirmer les affirmations de Bobby et ne faite qu'apporter de l'eau à son moulin.

Je ne cherche pas à infirmer ses affirmations, puisque lui et moi on est d'accord.

j'en reviens juste au sujet, et je démontre juste que "l'homosexualité" n'est pas un facteur de risque puisque les femmes ne sont pas concernées.

être un homme avec des partenaires multiples est suffisant pour constituer la population à risque...

Non, c'est pas ta faute, mais faudrait pas que la "loi" mette dans le même sac les femmes et les hommes dans l'histoire, car ce n'est pas de la faute des femmes si cette communauté est à risque non plus.

Autant une femme bisexuelle c'est cool.

Autant une femme qui se dit lesbienne, ça lui donne tout de suite un je-ne-sais-quoi antipathique.

Ca sonne revancharde, lesbienne.

Mais j'appuie le fait qu'ils ont globalement une sexualité qui n'a rien à voir avec celle des hétéros.

Les aires d'autoroutes, les plages où ils se jaugent d'un regard pour aller s'emmancher dans la forêt 5 minutes après ça n'est pas un mythe.

Perso les aires de repos je connais assez. ( je suis routier). J'ai pris l'habitude d'afficher bien en évdence un calendrier avec nanas à oualpé, pour dissuader les types qui tournent dans les parkings en "testant leurs phares" et pour vous proposer gâteries ou autres...Le plus souvent gratis en plus, pour dire !

Le truc le plus glauque que j'ai vécu ?

...Ce type se plantant devant mon camion et commençant à s'astiquer...(moi j'ai fait semblant de ne pas le voir en ne levant pas les yeux de mon journal).

A mon époque parisienne, je suis tombé une fois sur Gerard Majax, qui m'a proposé de rentrer dans le show-bizz en échange d'un petit séjour dans sa piaule du 18ème arrondissement.....

Comme je suis pas trop mal (brun aux yeux bleus, élancé etc) je leur plais beaucoup.

Un jour un collègue de boulot a trouvé un prétexte pour m'inviter chez lui (les bus étaient en grève et il était 2 heures du mat)..... Il a commencé à me faire des avances, allant jusqu'à se mettre à genoux en chialant pour que j'accepte ...ce que vous savez.

J'ai d'autres anecdotes glauques comme ça à raconter...mais je vais faire court:

Des "préjugés" j'en avais pas. Un certain vécu m'en a donné...

Mais j'appuie le fait qu'ils ont globalement une sexualité qui n'a rien à voir avec celle des hétéros.

Les aires d'autoroutes, les plages où ils se jaugent d'un regard pour aller s'emmancher dans la forêt 5 minutes après ça n'est pas un mythe.

Les putes en forêt et sur les parkings non plus ce n'est pas un mythe, leur clientèle est bien hétéro ... c'est la même chose va !!

Mais j'appuie le fait qu'ils ont globalement une sexualité qui n'a rien à voir avec celle des hétéros.

Les aires d'autoroutes, les plages où ils se jaugent d'un regard pour aller s'emmancher dans la forêt 5 minutes après ça n'est pas un mythe.

Les putes en forêt et sur les parkings non plus ce n'est pas un mythe, leur clientèle est bien hétéro ... c'est la même chose va

Ca n'a rien à voir.

Si tu veux croire que ça ne fornique pas plus chez les homos que chez les hétéros c'est ton choix, mais je vais pas faire semblant d'être aveugle pour ne pas vexer les gay-friendly.

Mais j'appuie le fait qu'ils ont globalement une sexualité qui n'a rien à voir avec celle des hétéros.

Les aires d'autoroutes, les plages où ils se jaugent d'un regard pour aller s'emmancher dans la forêt 5 minutes après ça n'est pas un mythe.

Les putes en forêt et sur les parkings non plus ce n'est pas un mythe, leur clientèle est bien hétéro ... c'est la même chose va

C'est pourtant simple à comprendre.

Si dans un panier j'ai 5 champignos vénéneux sur 100 et que j'en prend deux mettons, ce n'est pas le même risque que 5 sur 50.

Vous comprenez Mme la relativiste libertaire-libérale royaliste ?

C'est pas comme ça que ça marche .... la loi c'est le nombre

Il y a effectivement plus d'hétérosexuels séropositifs en nombre que d'homosexuels séropositifs, c'est indéniable, mais quand on parle de population à risque ou de communauté à risque, on parle en pourcentage, c'est la définition du risque... Le seul chiffre intéressant pour parler de population à risque est le pourcentage, hors il est beaucoup plus élevé dans la population homosexuelle, c'est aussi indéniable, ainsi la population homosexuelle est plus à risque que la population hétérosexuelle vis à vis du VIH.

quand 500 hétéros déboulent pour donner leur sang par rapport à 20 homos dans la file d'attente ... je vous dis de remballer vos %, dans ce cas précis ils n'ont pas cours

Dommage, mais les pourcentages sont toujours aussi important voire même plus vu qu'il s'agit de vies humaines:

en prenant pour exemple une contamination par le VIH pour 100 000 dons chez les hétérosexuels et 1 pour 10 000 chez les homosexuels (le risque de contamination est plus important chez les homosexuels même si les chiffres donnés en exemple sont très approximatifs) et un donneur homosexuel pour 26 donneurs hétérosexuels (je reprend vos chiffres), voici ce qu'on obtient:

Pour 1 million de dons par des hétérosexuels, on a 10 contaminations par le VIH chez les receveurs (fort dommageable mais tant que le sang synthétique n'existe pas on ne peut pas faire mieux).

Pour 1 million de dons par les deux populations, on a 961 538 donneurs hétérosexuels donc entre 9 et 10 contaminations, et 38 462 donneurs homosexuels soit environ 4 contaminations, au total on obtient à peu près 13 contaminations par le VIH soit 3 de plus qu'avec la simple population hétérosexuelle, après tout c'est pas grand chose... si ça ne tombe pas sur toi...

Donc quelque soit la situation, quand on parle de risque on utilise un pourcentage, c'est un fait et aucun exemple ne pourra contredire cette affirmation.

exact, de plus une population à risque est plus vigilante qu'une population non à risque, de ce fait les hétéros se sentent pousser des ailes et se protègent moins et deviennent alors potentiellement plus à risque que les homos qui eux savent qu'ils doivent coûte que coûte se protéger.

le pourcentage est donc faussé au moins par une simple conscience du risque...plus présent chez les homos que les hétéros.

Visiblement les chiffres de l'article cité sur le premier message contredisent ton propos:

Les hétérosexuels sont beaucoup moins à risque que les homosexuels et même si on peut regretter un laisser-aller chez les hétérosexuels, la population homosexuelle est toujours beaucoup plus à risque et la conscience du risque chez les homosexuels n'est toujours pas optimale.

Le risque est évalué sur un échantillon d'hétérosexuels (500 si vous voulez) choisi de manière aléatoire sur l'ensemble de la population hétérosexuelle, autant dire la quasi totalité de la population française estimée à 60 millions. Si on opère de la même manière pour la population gay, on prend 20 gays choisis de manière aléatoire sur l'ensemble de la population gay élevée à peine à quelques milliers. La probabilité de tomber sur des donneurs malades dans la population hétérosexuelle sera < à celle de tomber sur des malades dans la population gay, car le taux de malades hétérosexuels/taux de donneurs hétérosexuels sera < au taux de malades gays/taux de donneurs gays. Il n'y a aucune raison que les rapports s'inversent par magie parce qu'on prend un échantillon d'hétérosexuels 10 fois plus élevé que celui que vous nous avez choisi.

...ceux qui vont donner leur sang ce ne sont pas des "folles"

Pouvez admettre dans votre tête que la majorité sont des gens sérieux vivant en couple depuis longtemps .. ce sont des gens stables, comme tout un chacun

Marrant ces stéréotypes

quand 500 hétéros déboulent pour donner leur sang par rapport à 20 homos dans la file d'attente ... je vous dis de remballer vos %, dans ce cas précis ils n'ont pas cours

Si, car la comparaison ne concerne pas 500 hétéros contre 20 gays, mais 1 hétéro contre 1 gay (ou, pour reprendre votre chiffre, 500 hétéros contre 500 gays). On parle ici du risque concernant un individu donné: on ne regarde pas l'ensemble de la file d'attente, mais chaque membre, individuellement de cette file d'attente.

Laissez tomber, Nimz croit être le seul à avoir raison contre tout le monde, ça relève du calcul de probabilité, des mathématiques mais nimz maintient malgré tout que les pourcentages ne comptent pas. Y a pas plus épuisant que l'ignorant qui se croit intelligent ! :

Je fais un dernier essai pour expliquer ce qu'est une population à risque:

Déjà quand on parle de population à risque, on parle d'un risque ou d'une maladie particulière et non de toutes les maladies (pour coller au sujet on prendra comme maladie le VIH).

Ensuite on calcule le nombre de personnes séropositives par rapport à la population totale française (pour une étude française) pour obtenir un chiffre de base (en pourcentage n'en déplaise à certains), puis on fait le même calcul avec des populations particulières: nombre de personnes séropositives chez les homosexuels / population homosexuelle, nombre de personnes séropositives chez les hétérosexuels / population hétérosexuelle (et on s'aperçoit dans le cas des homosexuels que le chiffre est plus élevé par rapport à au chiffre de base comprenant toute la population ou même par rapport à la population hétérosexuelle, les homosexuels sont donc une population à risque vis à vis du VIH). Si on fait le même calcul avec les moines par exemple je pense que l'on trouvera des chiffres inférieurs à ceux de la population française, le fait d'être moine est donc un facteur protecteur vis à vis du VIH.

Ce chiffre calculé correspond à un risque, ainsi en voyant une personne donnée, on ne peut rien affirmer, une population à risque ne signifie pas que tous les membres sont atteints par la maladie mais simplement qu'un plus grand nombre l'est, à l'inverse dans une population peu à risque cela ne signifie pas qu'aucun de ses membres n'est atteint par la maladie.

A quoi servent donc ces données ? Elles permettent d'identifier les populations à risque pour si on peut diminuer les conduites à risque (pas le fait d'être homosexuel mais le fait de ne pas utiliser de préservatifs) et d'augmenter le dépistage pour être plus rapidement soigné.

Pour finir, les homosexuels sont donc une population à risque vis à vis du VIH ou même plus globalement des MST, et cela restera le cas tant que le nombre de séropositifs homosexuels ne baissera pas ou alors que le nombre de séropositifs hétérosexuels n'augmentera pas, la première solution étant la meilleure !

Ensuite pour la question du don du sang par les homosexuels:

Remarque intéressante de Nimzegin:

ceux qui vont donner leur sang ce ne sont pas des "folles"

Pouvez admettre dans votre tête que la majorité sont des gens sérieux vivant en couple depuis longtemps .. ce sont des gens stables, comme tout un chacun

Marrant ces stéréotypes

et je suis tout à fait d'accord avec le fait qu'un homosexuel en couple sans écart et ayant pratiqué un test négatif n'a pas plus de risque qu'un hétérosexuel ayant le même comportement mais voici la nuance sur la véracité des affirmations des donneurs que j'avais déjà apportée précédemment:

Il est évident que les homosexuels et les hétérosexuels ne sont pas plus menteurs les uns que les autres, il existe deux positions, une qui consiste à faire confiance aux donneurs et croire sur parole ce qu'ils disent, l'autre étant celle de la précaution qui consiste à exclure les populations à risques (homosexuels, drogués IV, personnes ayant vécu longtemps en zone endémique, personnes déjà transfusées, ...). Les deux positions sont valables, la deuxième étant celle utilisée actuellement et je ne crois pas qu'elle pose de problèmes à l'EFS.

Ce qui est indéniable, c'est que les populations à risque (dont les homosexuels) ont plus de risque de transmettre le VIH par don de sang que les populations à faible risque (non nul d'ailleurs), ceci sans prendre en compte les pratiques sexuelles, ce surcroit de risque étant très faible et étant à mon avis inférieur à l'intérêt d'une transfusion sanguine. Cependant y-a-t-il un intérêt pour les receveurs à autoriser les dons de sang de toutes ou d'une partie des populations à risque ? Sur ce point qui est fondamental, c'est à l'EFS de trancher en fonction de l'offre et de la demande, si les dons de sang sont insuffisants alors il est licite de prendre un peu plus de risque pour survenir aux besoins, sinon pourquoi augmenter les risques pour les receveurs ? Je répète encore une fois que SEUL l'intérêt des receveurs peut justifier une modification de la législation, le don de sang étant désintéressé et donc ne doit pas être l'objet d'une lutte pour l'égalité (pour ça il y a le mariage !).

Pour compléter ce message, la possibilité de don de sang chez les homosexuels doit si elle est autorisée s'accompagner de l'autorisation de toutes les communautés à risque évoquées ci-dessus et ce même si elles ont des lobbys beaucoup moins puissants (question d'égalité tant prônée par les homosexuels)

Enfin, c'est à mon avis à l'EFS de donner son avis quant à la pertinence de l'autorisation des dons de sang pour les communautés à risque, ce sont eux les mieux placés pour parler de ce sujet, et je n'ai jamais entendu l'EFS réclamer l'ouverture des dons de sang aux communautés à risque et ce malgré leurs appels répétés aux dons de sang pour subvenir aux besoins...

Non, c'est pas ta faute, mais faudrait pas que la "loi" mette dans le même sac les femmes et les hommes dans l'histoire, car ce n'est pas de la faute des femmes si cette communauté est à risque non plus.

Ce n'est effectivement pas le cas. Inutile de jouer les victimes bêlantes à bon compte...

Je comprends qu'on ne peut faire confiance à personne

Oui.

Qu ils soignent leur déviance.

J'adore votre sens républicain . Vous êtes de toutes évidence, un excellent défenseur de la laïcité :